• La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

    C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

  • écris-moi vite et longuement : lettres à Véronique Campion Nouv.

    « Chère Véronique, Ton coup de téléphone m'a enchantée. Figure-toi que je rentrais juste à 5h30 du matin, sur la pointe des pieds lorsque le téléphone a sonné. Comme il est dans ma chambre, j'ai pensé que mon père allait arriver et, me voyant tout habillée, m'engueuler. Aussi, me suis-je jetée tout habillée avec mon manteau sous les draps et les draps sur le nez ; j'ai parlé à mon père. Après je t'ai parlé et me suis relevée en riant aux éclats, déshabillée et recouchée. Quand rentres-tu ? Il s'est passé des choses notables ici, pas tellement sur le plan sentimental d'ailleurs mais sur le plan travail. J'en suis à la page 112 dactylographiée et n'aurai pas fini avant 50 pages, je crois. Claude Roy, l'éminent critique littéraire, l'a lu et m'en a dit fort grand bien. Bref, je suis enchantée, et ne fais que ça. Le seul ennui c'est que Guy Scheler ressemble à Luc (le héros). Et que tout se mélange agréablement, la vie dépassant la fiction, comme tu le sais. Dieu sait où tu es, ce que tu fais ? N'es-tu pas enceinte au moins ? Si tu reviens vite, je m'occuperai de toi, sinon reviens vite quand même. Je m'ennuie de toi, mon vieux, c'est fou. Tu me trouveras changée, beaucoup plus drôle sans doute. Enfin rentre et dépêche-toi, la plaisanterie a assez duré ! Vive la rue de Constantinople (je t'aiderai à passer les premiers pénibles jours de ton retour).
    Kiki Françoise ».

    Voici le ton de la correspondance de la jeune Françoise Sagan à son amie chère, Véronique Campion. Après la publication de Bonjour Tristesse en 1954, Sagan découvre à dix-neuf ans le succès, le milieu littéraire et l'Amérique lors de la tournée mondiale organisée autour de son livre. Elle écrit ses émois, ses voyages et ses rencontres à coup de lettres enflammées et de télégrammes espiègles adressés à son amie restée en France. Cette correspondance joyeuse, mutine, adorable, fait déjà résonner la « petite musique » de tous les livres à venir. Une publication inédite qui donne à voir une nouvelle facette de l'écrivaine.

  • Derrière l'épaule Nouv.

    Derrière l'épaule

    Françoise Sagan

    « Je n'ai jamais voulu écrire l'histoire de ma vie. D'abord parce qu'elle concerne, heureusement, beaucoup de gens vivants, et ensuite parce que ma mémoire est devenue complètement défaillante : il me manque cinq ans par-ci, cinq ans par-là, qui feraient croire à des secrets ou des cachotteries également inexistants. À y penser, les seuls jalons de ma chronologie seraient les dates de mes roman les seules bornes vérifiables, ponctuelles, et enfin presque sensibles de ma vie.
    De plus, que l'on me croie ou pas, je n'ai jamais relu mes livres, sauf Dans un mois, dans un an, unique lecture traînant dans un avion. Je le trouvais pas mal, d'ailleurs. Mais depuis, rien. On me parle d'un personnage on me jette à la tête des prénoms, des scènes, des moralités bien lointaines. Ce n'est pas la qualité de mes oeuvres qui m'amène à cet autodédain, mais la conscience que de nombreux livres m'attendent encore sur quelque étagère, des inconnus que je n'aurai sûrement pas le temps de lire avant ma mort. Alors relire un livre de moi (moi qui en connais la fin, en plus), quel temps perdu ! ».

    Cette autobiographie sensible, drôle et désabusée de Françoise Sagan prend la forme d'une liste de ses romans. Le paysage de son oeuvre l'entraîne dans une flânerie mélancolique entre « profils perdus », « chagrins de passage », « lits défaits » et « bleus à l'âme ». À travers ce regard jette « derrière l'épaule », c'est toute la vie de l'écrivaine qui resurgit : les années Saint-Germain-des-Prés, ses amours, ses maisons, ses voyages. Un texte immanquable pour tous les amoureux de Sagan.

  • Comme bien des femmes de sa génération, Fanny voyait des protecteurs dans ses amants, idée disparue depuis belle lurette. Châteaux, cours, collines, ciel bleu pâle, fin d'été, la Touraine déroulait ses charmes.
    « Que la France est belle, pensait Fanny, et que mon amour est beau... » Ludovic était derrière elle, l'avion sentait la bruyère, et le seringa, survolé d'assez près pour qu'on le respire. À un moment, Fanny fut envahie d'un désir si vif, dû à un souvenir si précis de Ludovic, qu'elle se tourna vers lui, et se détourna aussitôt, sans l'avoir même touché du bout des doigts. Cet empêchement, cette impossibilité, serait un des souvenirs les plus sensuels de sa vie amoureuse.

    Voici le dernier roman de Françoise Sagan, traduit dans 16 langues. Subtil, résolument libre, empreint de son immense maîtrise, irrigué par sa passion des sentiments et de leur altérité. L'intelligence, le cocasse, cette élégance qui lui permet de passer sur les drames de manière si vive et si concise, tout se rencontre et nous permet de revisiter une vie de Sagan à laquelle rien ne manque dans ce roman inachevé, brut et bouleversant.

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  • Paule se mira dans son miroir et y vit "une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune". Cette phrase mélancolie soutenue, si pleine de la "petite musique" chère aux admirateurs de Françoise Sagan, donne la note de ce si célèbre roman, porté à l'écran par Anatole Litvak.

    Paule... décoratrice de mode délaissée par son amant, adorée par un jeune homme de quinze ans son cadet, inquiète, hésitante au seuil d'une nouvelle liaison - amour, passion, toquade ? -, tourmentée par un désir désespéré de bonheur, de jeunesse... Une femme de (presque) quarante ans dont Sagan nous livre ici le portrait tendre, ironique, lucide.

  • Deux aristocrates suédois désargentés, Sébastien et Eléonore Van Milhem, frère et soeur, traînent leur mélancolie dans de luxueux appartements parisiens et jouent au quasi-inceste avec innocence... Se pressent autour d'eux Nora, une Américaine aussi riche que mûre, Bruno, jeune premier du cinéma français, Robert, un célèbre imprésario... Sagan prend parti pour l'un ou l'autre de ses personnages, livre ses points de vue sur leur vie et la sienne. Au roman se mêlent ses propres sentiments sur les critiques de ses livres, ce qu'elle pense de sa vie, de son style... Une oeuvre qui mêle récit et essai littéraire, une très grande oeuvre.

  • La Chamade

    Francoise Sagan

    Au cours d'un dîner, Lucile rencontre Antoine, jeune éditeur parisien. Leur complicité se transforme vite en une fougueuse passion. Or, Lucile vit avec Charles, quinquagénaire élégant et fortuné qui l'entoure d'un amour désintéressé. Malgré sa profonde affection pour lui, lorsque Antoine lui demande de choisir, elle décide de quitter Charles.

    « Vous me reviendrez. Je n'ai qu'à attendre. » Charles n'en doute pas. Parce qu'il aime cette femme-enfant pour elle-même et non pour lui. Parce qu'il sait qu'un jour Antoine lui reprochera ses faiblesses et ses défauts. Parce qu'il sait aussi que l'amour sans argent ne fait pas le bonheur. Il entend déjà la « chamade », ce roulement de tambour qui annonce les défaites

  • En compagnie de son jeune amant Bertrand, Dominique, étudiante à la Sorbonne, connaît bien « la petite couleur mauve de l'ennui ». Tout change lorsque Bertrand lui présente son oncle Luc, séduisant quadragénaire à la réputation légère. Près de lui, Dominique se sent tout à coup gaie et drôle, étrangement vivante, et accepte de le suivre pour quinze jours de vacances à Cannes.

    Que risque-t-elle ? S'attacher à cet homme frivole, un peu cynique, qui semble jouer avec elle ? Souffrir ensuite ? Et après ? Le plaisir, les rires, une complicité inattendue, cela ne vaut-il pas mieux que de s'ennuyer ? Tous les dangers guettent Dominique au bord de la Méditerranée. Elle ne sait pas encore comment on guérit d'un amour...

    Deux ans après Bonjour tristesse, s'affirmait cette voix singulière, détachée, musicale, qui allait charmer et émouvoir deux générations de lecteurs.

  • Françoise sagan n'a voulu se souvenir que des moments heureux et que des gens qu'elle a aimés.
    C'est ce qui rend ce livre si sympathique et ce qui a fait son succès auprès du public et de la critique. billie holiday, orson welles, jean-paul sartre, carson mc cullers, marie bell, rudolf noureev, tennessee williams... autant de portraits et d'histoires inoubliables.

  • Découvrez La Femme fardée, le livre de Françoise Sagan. Parmi les passagers du Narcissus, Olga Lamouroux, protégée du cinéaste Simon Béjart ; la riche Edma Bautet-Lebrêche et son ennuyeux mari ; Julien Peyrat, commissaire-priseur séduisant ; Éric Lethuillier, directeur de rédaction, et sa timide épouse Clarisse, qui tente en vain de se cacher derrière un maquillage outrancier. Elle est « la femme fardée » qui intrigue autant qu'elle émeut. Alors qu'Éric s'affiche au bras d'Olga, Clarisse s?éprend de Julien. La tension monte et les poses mondaines, insuffisantes à dissimuler les sentiments abjects, deviennent aussi tristes que burlesques.Acuité du regard, grande pénétration psychologique, netteté du trait, empathie non exempte de cette cruauté que génère l?excès de lucidité, précision et élégance extrême d?une phrase au classicisme impeccable et sûr de lui : Sagan est là. Nathalie Crom, Télérama.

  • Les faux fuyants

    Françoise Sagan

    Sous le beau soleil de juin 1940, les Stukas allemands mitraillent les colonnes de civils en fuite. Pris au piège dans leur limousine hors d'usage, quatre amis, modèles de la jeunesse dorée parisienne, trouvent refuge dans une ferme.

    Une imprévisible et cocasse partie de campagne commence alors : pour ces oisifs, ces mondains, la rencontre brutale avec des paysans renverse toutes leurs certitudes. L'héritière et le diplomate, le gigolo et la bourgeoise délaissée découvrent la rudesse et l'inconfort d'un milieu insoupçonné. Au bout de quelques jours, qu'en sera-t-il de leur égoïsme et de leurs instincts de privilégiés ?

  • « Si tout était à recommencer, je recommencerais bien sûr, en évitant quelques broutilles : les accidents de voiture, les séjours à l'hôpital, les chagrins d'amour. Mais je ne renie rien. » Sous forme d'une conversation à bâtons rompus, cet ouvrage rassemble des extraits des très nombreux entretiens que Françoise Sagan a donnés entre 1954 (date de la parution de Bonjour Tristesse) et 1992 dans une trentaine de journaux, avec des journalistes aussi différents que Philippe Bouvard, Serge July ou Josyane Savigneau. Le lecteur, sous le charme de cette conversation entre confidences et mots d'esprit y trouvera toujours un plaisir délicieux.

  • Voici ici rassemblées, pour la première fois, 99 chroniques (dont certaines jamais publiées depuis leur parution originale) que Françoise Sagan a écrites entre 1954, date de la sortie et du succès mondial de Bonjour tristesse, et 2003, un peu avant sa disparition.
    Dès 1954, Hélène Gordon-Lazareff, qui dirige alors le journal Elle, lui propose d'écrire des récits de voyage. Puis, L'Express l'envoie à Cuba, dans les salles obscures pour Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais ou encore au procès de l'Algérienne Djamila Boupacha... Elle collabore ainsi avec de nombreux autres journaux : Femme, Le Nouveau Fémina, Playboy, L'Humanité, Globe, Vogue, Égoïste...
    Avec ces textes piquants, érudits, généreux et engagés, François Sagan nous dévoile ses coups de coeur, ses indignations, ses admirations et ses amitiés. Dans ces Chroniques, le lecteur retrouvera les mots, la justesse et cette légèreté apparente qui révèlent l'intense acuité d'un de nos plus grands écrivains.
      Denis Westhoff

  • Oeuvres

    Françoise Sagan

    « J'étais jeune, un homme me plaisait, un autre m'aimait. J'avais à résoudre un de ces stupides petits conflits de jeune fille ; je prenais de l'importance. Il y avait même un homme marié, une autre femme, tout un petit jeu de quatuor qui s'engageait dans un printemps parisien. Je me faisais de tout cela une belle équation sèche, cynique à souhait. De plus, j'étais remarquablement bien dans ma peau. J'acceptais toutes ces tristesses, ces conflits, ces plaisirs à venir, j'acceptais tout d'avance avec dérision.
    Je lus, le soir tomba. Je posai mon livre, appuyai ma tête sur mon bras, regardai le ciel passer du mauve au gris. Je me sentis soudainement faible et désarmée. Ma vie s'écoulait ; je ne faisais rien, je ricanais. Quelqu'un contre ma joue, que je garderais ; que je serrerais contre moi avec la déchirante violence de l'amour. Je n'étais pas assez cynique pour envier Bertrand, mais assez triste pour envier tout amour heureux, toute rencontre éperdue, tout esclavage. Je me levai et sortis. » Françoise Sagan, Un certain sourire.

  • Le huis clos d'une passion, un duo-duel rendu plus complexe par le fait que chacun des protagonistes est un professionnel de la fiction : Edouard, l'auteur à succès, et Béatrice, l'actrice de boulevard. Une peinture extrordinairement précise du sentiment amoureux.

  • Lors de son hospitalisation après son accident de voiture de l'été 1957, Françoise Sagan reçut quotidiennement un succédané de la morphine, pendant trois mois. Après ces trois mois, elle dut passer quelques jours dans une clinique de désintoxication. Elle y écrivit ce journal.

  • Gilles, un brillant journaliste parisien, fait une dépression.
    Il décide de quitter Paris, trop cynique et trop gai, pour se reposer auprès de sa soeur dans le Limousin. Et c'est là-bas qu'il rencontre Nathalie Sylvener, une femme mariée, entière, sincère qui tombe aussitôt amoureuse de lui. Elle quitte tout, emménage à Paris dans son petit appartement, se livre à lui sans retenue et ne lui demande que d'en faire autant. Mais Gilles, qui croit l'aimer, lui aussi, se rend compte que cette existence trop exclusive, trop passionnelle, l'ennuie.
    Nathalie l'avait pourtant prévenu, elle resterait avec lui jusqu'à ce qu'il lui demande de s'en aller. Pour une fois dans un livre de Sagan, le personnage féminin est sans détours, sans mensonges. C'est la femme d'une seule passion.

  • Dix-neuf récits avec pour thème la rupture. Le bonheur apparent des gens comblés est gratté, dénudé et la solitude des êtres est dévoilée.

  • Un chagrin de passage

    Françoise Sagan

    Cancer des poumons... Le médecin est formel. Dans six mois, Matthieu Cazavel - quarante ans, architecte - sera mort et enterré... Cruauté suprême, septembre a aujourd'hui des allures estivales et Paris resplendit.
    Dès cet instant, Matthieu décide de démêler l'écheveau de sa vie. Aussi, se tourne-t-il naturellement vers les femmes qui ont « peuplé » son existence : Sonia, sa ravissante et stupide maîtresse ; Hélène, l'épouse dont il s'est éloigné depuis longtemps ; Mathilde, la seule femme qu'il ait vraiment aimée et qui pourra peut-être modifier la piètre image qu'il a soudain de lui-même...

  • Cécile a dix-sept ans. En vacances avec son père, veuf qui se satisfait d'une aventure sans lendemain avec la jolie Elsa, elle découvre l'amour dans les bras de Cyril, un charmant étudiant. Mais l'arrivée d'Anne, une femme belle et intelligente, vient déranger ces délicieux moments d'insouciance.Avec une écriture moderne et un charme troublant resté intact, Françoise Sagan brosse le portrait d'une jeunesse en quête de liberté et de plaisir, jouant avec les sentiments comme on joue avec le feu.
     *  Le texte intégral annoté*  Des questionnaires au fil du texte*  Des documents iconographiques exploités*  Une présentation de Françoise Sagan et de son époque*  Un aperçu du genre romanesque*  Un groupement de textes  : «  Mensonges et manipulations  »

  • Le garde du coeur

    Françoise Sagan

    L'accident se produit de nuit, sur une route côtière de Santa Monica. Sans raison apparente, un jeune homme se jette sous les roues de la Jaguar de Dorothy Seymour, scénariste hollywoodienne, que conduit Paul, son amant et ami. Dorothy, qui a dépassé la quarantaine, est une femme libre, gaiement amorale et sans illusions sur tous les plaisirs de la vie. Elle décide d'installer le jeune blessé chez elle. Cet étrange Lewis lui voue bientôt une adoration exclusive. Sous les yeux tolérants et étonnés de Paul, une relation amoureuse ambiguë naît entre ces deux êtres. Peu à peu, Dorothy laisse Lewis envahir agréablement sa vie. Mais la situation commence à se compliquer lorsque ce dernier, pris d'une sorte de folie protectrice, entend éliminer, par tous les moyens, tous ceux qui pourraient nuire à sa bienfaitrice

  • On ne s'habille pas pour éblouir les autres femmes ou pour les embêter. Une robe n'a de sens que si un homme a envie de vous l'enlever, je dis bien l'enlever, pas l'arracher en hurlant d'horreur. Un homme ne vous aime pas pour une robe. Seulement, un jour, il vous réclamera aigrement « cette robe bleue, tu sais » (aux orties depuis deux ans), qu'il n'avait pas semblé voir. Les hommes se souviennent des robes, mais leur mémoire est sélective. Évitez les barboteuses...

  • Les Maligrasse, éditeurs parisiens, reçoivent beaucoup à Saint-Germain des Prés. Alain, le maître de maison, aime en secret une comédienne en quête de gloire. Bernard, romancier velléitaire, tente en vain de séduire une fille insaisissable. Le jeune Édouard, conquérant provincial et désarmé, perd son amour aussitôt qu'entrevu. Et tous, dans l'ivresse des plaisirs mondains, de poursuivre des rêves illusoires tout en faisant le malheur de leurs proches.

    L'oeuvre de Françoise Sagan est légère, nonchalante, cruelle. On joue, on ment, on s'ennuie, on souffre. Un jour, dans un mois ou dans un an, ses personnages auront cessé d'aimer. Et ils seront à nouveau seuls. Oubliées l'amertume et la tristesse, ils repartiront à la chasse au bonheur.

  • La laisse

    Françoise Sagan

    Peut-on s'approprier l'objet de son amour, l'emprisonner, le tenir à sa merci ?

    Vincent étouffe depuis des années auprès de sa femme Laurence, grande bourgeoise fortunée, intelligente sans esprit, belle sans charme, passionnée sans tendresse. Lui est musicien sans ambition mais non sans talent. Seule sa faiblesse lui permet de supporter sa captivité. Mais un jour, sous ses doigts de pianiste, naît une mélodie qui le rend riche et célèbre dans le monde entier. Libre ? Pas pour longtemps, car la geôlière ne lâche pas sa proie

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