• L'art royal (expression courante pour désigner la pratique maçonnique) intrigue toujours, répondant au goût d'un vaste public pour les secrets et supposés complots. Face à tant de fascination irrationnelle, parfois de méfiance, peut-on prétendre à une certaine objectivité historique ? La Franc-maçonnerie tente de répondre à cette interrogation, en offrant une source vive d'information et de références. L'ouvrage s'adresse aux profanes comme aux initiés, aux historiens comme aux curieux venus de tous les horizons de la pensée, à tous ceux qui veulent comprendre, au-delà des peurs et des fantasmes habituels. Il propose des pistes de réflexion, des débats d'idées, des dossiers, des documents historiques sur un sujet qui n'a cessé, depuis plusieurs siècles, de susciter des commentaires passionnés.
    Ces 1 200 pages présentent non seulement un historique de la démarche initiatique, de ses origines hypothétiques à aujourd'hui, mais aussi des diverses obédiences et des rites pratiqués, des symboles utilisés, de l'évolution des tempéraments, des ambitions et des pratiques.
    Cette entreprise monumentale s'appuie sur le concours d'auteurs émérites, pour la plupart initiés, appartenant à des obédiences et des rites d'origines diverses. Cherchant à éviter les partis pris et l'esprit de caste, tout en laissant libre chaque auteur d'exprimer ses interprétations et ses spécificités, le livre donne à entendre les résonances profondes d'une certaine pensée maçonnique plutôt que de se crisper sur des positions politiciennes tranchées ou sur des idéologies réductrices. Une volonté d'éclectisme " éclairé et ordonnée ".
    Cet ouvrage comprend sept chapitres (en symbolique maçonnique, le nombre sept est celui des sept officiers qui rendent la Loge " juste et parfaite " et représente aussi l'âge du maître), qui rendent compte de cette formidable épopée spirituelle à travers plusieurs siècles. Les Annexes offrent au lecteur quelques textes fondateurs, un dictionnaire des frères et soeurs " célèbres ", un lexique des outils symboliques et d'autres termes spécifiques, sans omettre une bibliographie générale la plus explicite possible.

  • La prophétie de saint Malachie ou prophétie des papes est un texte ésotérique de type prophétique et eschatologique qu'une tradition populaire attribue à l'évêque d'Irlande Malachie d'Armagh.
    C'est une liste en latin qui énumère 112 devises, attribuées à Célestin II et à ses successeurs, prétendant annoncer la fin du monde, celle-ci arrivant avec le dernier pape annoncé. Pour chaque pape, une devise latine est donnée qui a suscité des interprétations prophétiques. Le problème de la prise en compte ou non des antipapes se pose différemment suivant la date à laquelle ce document aurait été rédigé.
    Et si le pape François, figure charismatique et publicitaire quasiment intouchable par la doxa populaire catholique et romaine, n'était qu'un mythe mystérieusement fabriqué par l'Ordre noir des Jésuites, à grands renforts de casuistique destructive ? Si le pape François portait le masque que dénonçait le philosophe Pascal en son temps ?
    Si le Souverain pontife actuel était cet évêque de Rome venu d'Argentine, chef en noir et blanc que la célèbre prophétie de saint Malachie prévoit dans sa dernière sentence marquant la fin du Vatican ?

  • Tout est dit ?

    Jean-Luc Maxence

    Mon coeur craque de partout ce soir ;
    Et je ne sais plus parler ;
    Je ne peux que t'envoyer la feuille blanche et secrète ;
    Où nous écrirons tous les deux ;
    Notre histoire quoi qu'il advienne ;
    Notre fabuleuse histoire de filigrane ;
    Et d'éternelle poésie ;
    Jean-Luc Maxence,né a Paris, en 1946, Jean-Luc Maxence est reconnu comme l'un des poètes contemporains les plus influents de son temps. Soleils au poing, Le Castors, Astral, et Regard critique sur la poésie française contemporaine (Seghers). Écrivain, auteur notamment d'un best-seller La prophétie de Malachie (Jean-Claude Lattès) et, dans la Collection « Bouquins », chez Robert Laffont, de La Franc-Maconnerie, Histoire et Dictionnaire. Avec Danny-Marc, son épouse, il travailla au Centre Didro, comme directeur thérapeutique durant près de vingt ans. (L'anti-psychiatre et le toxicomane) (Fleurus). Auparavant, il fut un éditeur de découvertes (Editions de l'Athanor), puis avec Danny-Marc également, il créa le Nouvel Athanor et en tant que journaliste, le magazine bimestriel Rebelle(s). Durant de nombreuses années, Jean-Luc Maxence fut un psychanalyste d'inspiration jungienne, analyse par Xavier Audouard, ami de Jacques Lacan.

  • L'egregore

    Jean-Luc Maxence

    • Dervy
    • 14 Mars 2003

    Rassembler les êtres humains de manière constructive, et pourquoi pas fraternelle, en leur rendant force et espérance ? En effet, elle est large et variée, la palette des égrégores.
    Le mot " égrégore " suggère un être collectif composé d'une multitude d'influences s'unissant autour d'un centre commun. Pour René Guénon, Eliphas Lévi, Oswald Wirth, pour la Bible aussi, tout égrégore, créateur de formes, puise ses secrets, ses comportements, ses pulsions contradictoires dans ces accumulations d'énergies de l'inconscient collectif que Carl Gustav Jung a baptisé archétypes. Or, ces figures archétypales sont le lot, le trésor de tous les hommes. Dans ce creuset de révélations étranges, chacun peut puiser et explorer.
    Jean-Luc Maxence sort ici l'égrégore du carré sorcier de l'occultisme à trop bon marché et décrypte le mythe. Légrégore n'est pas une métaphore sans objet, une douteuse obsession maçonnique ou l'Ombre des Dieux. C'est l'Ombre qui devient jour, générateur puissant de pouvoirs inconnus, de transformation intérieure.
    Ainsi, comme l'Ange Gabriel, l'égrégore peut avoir une aile de lumière et une aile d'ombre.

  • Selon les 111 mystérieuses devises dites de saint Malachie, le pontificat du successeur de Jean-Paul II réserve de spectaculaires surprises.
    Notre nouveau pape devra affronter désordre planétaire, choc des monothéismes pour Jérusalem, catastrophes naturelles. Il lui faudra, en mystique inspiré, reconnaître les signes d'une Apocalypse toujours en devenir.
    D'après la prophétie, nous venons de saluer au balcon du Vatican l'avant dernier pape de cette lignée de souverains pontifes qui ont fait l'Histoire. La grande littérature apocalyptique rejoint l'inspiration de Malachie : il n'y a plus de temps à perdre en ces temps d'inquiétude spirituelle qui marque sans doute la fin du monde ou plutôt la fin d'un cycle.
    Jean-Luc Maxence, en essayiste et poète chrétien, décrypte ici l'oracle pour la troisième fois en trente ans. À la lumière des torches éclairant le futur que constitue chacune des sentences mystérieuses, l'auteur pressent le destin du pape récemment élu. Il souligne que l'essentiel n'est pas son nom choisi mais le sens (" De la gloire de l'Olive ") qu'il va donner à son pontificat qui s'ouvre sous nos yeux inquiets.
    Immense reste l'ampleur de l'incommunicable...
    Et pourtant, lever le voile sur l'avenir est parfois possible quand les symboles parlent haut en ce début de troisième millénaire.

  • Depuis toujours, l'homme a cherché à dire Dieu, à dialoguer avec lui, à le convaincre du bien-fondé de ses demandes. Les plus belles prières ont ainsi traversé le temps et ont trouvé place dans les livres sacrés. En ce début de siècle inquiet, l'homme continue à lancer vers le Créateur des cris de détresse, des louanges de joie dont certaines méritent qu'on les fasse nôtres. Jean-Luc Maxence les a rassemblées dans cet ouvrage, témoignage polyphonique des multiples expressions de la prière dans notre monde moderne. Insolites et émouvantes, de personnalités connues ou inconnues, de fidèles chrétiens, d'incroyants ou d'agnostiques, ces prières témoignent du besoin de transcendance que nous éprouvons tous.

  • Jean grosjean

    Jean-Luc Maxence

    • Seghers
    • 3 Février 2005

    " Si vite on a frôlé les villages du monde, on s'arrache à ces jours qu'on n'a pas vus, On s'écarte de soi.
    Tout va si vite. Juste eu le temps de m'essuyer les mains. J'aurais aimé avoir longtemps vingt ans Comme un busard qui plane. " Ce poème inédit, écrit très récemment par Jean Grosjean, témoigne de la longévité exceptionnelle de cet écrivain né en 1912. Poète, essayiste, traducteur averti des tragiques grecs (Eschyle et Sophocle), de Shakespeare, du Coran et de la Bible, Jean Grosjean est, en dépit de sa discrétion, l'une des figures importantes de la poésie et de la vie intellectuelle française des cinquante dernières années.
    Selon J.-M. G. Le Clézio, qui voit en lui " le passant et le passeur de notre siècle ", " aucun homme ne sait regarder le monde aujourd'hui avec un tel détachement et pourtant un tel éloignement amoureux. "

  • Installant sur le divan analytique quelques poètes majeurs contemporains (Yves Martin, Yves Bonnefoy, Bernard Noël, Frank Venaille, André Laude, Jean-Louis Giovannoni, Michel Leiris, André Breton, Henry Bauchau, Daniel Biga, etc.), Jean-Luc Maxence, en psychanalyste d'inspiration jungienne (n'oubliant jamais l'apport de Freud), revisite les connivences et les rapports souvent incestueux entre la cure d'âme et les aveux violents de la poésie d'aujourd'hui. Il bouscule avec force et vigueur les idées reçues et l'angle de vue sociétal. Il ouvre de nouveaux paradigmes essentiels pour mieux comprendre un monde en menace de psychonévrose générale.
    Le livre cible le public de la poésie d'aujourd'hui comme « parlêtre » lacanien, celui de la psychanalyse (Freud, Jung, Lacan).

  • Il s'appelle Jean Yves Vallat, il a été édité la première fois par Colette Seghers, il obtient le Prix Ivan Goll en 2000, il sait que toute transcendance est hypothétique, il chante l'âme des arbres, les découvertes héréditaires du sourcier, la terre, à l'heure où elle ne sait plus que faire de son bois mort.
    Parfois, son propos peut sembler pessimiste, mais Jean Yves Vallat donne, avec ses mots inspirés, de l'eau aux fleurs écarlates du jardin. Il porte en lui de la lumière secrète comme son poète de prédilection René Char. Voilà bien un poète de l'humilité fière, de la fraternité directe, un marcheur au couvert du silence. Le reconnaître et le lire ou le relire est une joie, mieux : un acte de justice tout simplement.

  • Ce dictionnaire marie harmonieusement l'inspiration jungienne déclenchant le processus d'individuation et la démarche initiatique du Franc-maçon.
    S'adressant aux initiés comme aux profanes, ce premier DICTIONNAIRE COMPARATIF entre le vocabulaire de la clinique des profondeurs de Carl Gustav Jung et celui de la Franc- Maçonnerie universelle constitue une initiative inédite mais encore il ouvre sur l'ébauche d'une nouvelle thérapie de toute première importance pour ce début de siècle en manque d'équilibre personnel et collectif.
    L'auteur explique en termes clairs et accessibles à tous, que l'Art Royal base sa pratique en loge sur le langage des symboles et leur mise commune en situation, impliquant une graduelle transformation de l'être humain et se découvrant par là même de multiples connivences avec la clinique selon Jung.
    Avec sa règle, ses rites, ses concepts signifiants, une sorte de « maçonnerie jungienne » à effets thérapeutiques peut-elle alors naître et se développer ? se demande ici Jean-Luc Maxence avec une audace avouée et assumée.

  • Dan Brown, Don Quichotte obscur de la modernité décadente, doit-il être crucifié ? Dans un pamphlet implacable et habité de saine colère, essai qui ne ressemble à aucun des ouvrages commentant les thrillers à succès de l'auteur du Da Vinci Code, Jean-Luc Maxence explique le pourquoi et le comment d'une imposture de déstabilisation à grande échelle.
    Il dénonce l'homme qui est toujours du côté de Wotan, Dan Brown, cet ennemi juré de l'Église catholique, ce Renan de pacotille, ce destructeur des bases du christianisme, ce comparatiste sans scrupules atteint de " complotophobie ", ce mystificateur enragé pourfendeur de Jésus et d'Hiram, ce fils spirituel du marquis d'Alveydre, cet héritier de la synarchie d'antan, ce truqueur de Gnose et d'apocryphes, accoucheur de fausses clefs de Salomon transformant ses polars en chefs-d'oeuvre pour lecteurs naïfs.
    En prônant la confusion comme preuve historique ou vrai discours ésotérique, Dan Brown est-il l'agent d'une vaste opération de " déspiritualisation " de notre société occidentale ?

  • « Votre langue attaque comme l'acide. La gravure est nette, essentielle, et fait de vous un poète hérétique ! J'aime cette rage écrite, contenue, ce masque arraché. Vous écrivez au burin, au poignard. » (Pierre Seghers) « Vos poèmes traînent chez moi comme un reproche. C'est impossible d'y être insensible ! » (Louis Aragon) Reconnu par ses pairs, Jean-Luc Maxence brise une décennie de silence. Tour à tour mystique et révolté, il mène ses multiples combats avec une étonnante énergie et une indépendance radicale, indestructible. Son oeuvre ne s'est jamais compromise, jamais démentie. Cette anthologie personnelle est constituée d'un choix de poèmes écrits entre 1969 et 2011. Quarante ans de poésie rebelle

  • La loge et le divan

    Jean-Luc Maxence

    • Dervy
    • 3 Novembre 2008

    La loge et le divan ? Mariage souhaitable ou divorce assuré ? Témoignant d'une double démarche d'initiation et d'individuation, Jean-Luc Maxence pose la question primordiale : celle de savoir si une telle aventure spirituelle parallèle est pertinente. Du vécu de la loge à celui du divan, il entraîne son lecteur à une authentique descente en soi et compare l'éthique de la psychanalyse et celle de la démarche maçonnique. A l'abstrait des notions dites et commentées, il privilégie sciemment la relation concrète de son voyage à deux voies et, s'appuyant sur les enseignements du symbole et l'approche jungienne, prône la fin de l'Homme morcelé et une meilleure compréhension de ses forces obscures. Du cabinet de réflexion au cabinet de l'analyste, de l'homme au bandeau demandant la Lumière à l'homme au miroir, Jean-Luc Maxence identifie une même étoile flamboyante à suivre et ose la transmission d'une même gnose pour un siècle nouveau.

  • Nous voulions le célébrer pour sa vitalité essentielle, pour sa poésie qui participe aussi bien de la Quête Royale que du tremblement métaphysique du philosophe quand il veut toucher le plus grand nombre. Joyeusement, nous souhaitions lui faire sa fête comme huitième auteur de notre collection "Poètes trop effacés". Et le voilà mourant, soudain, en pleine sieste, sans dire un mot. Un comble d'impertinence "pour éclairer la mer" ! Tant pis : nous persistons.
    Nous proposons ici l'esquisse d'un portrait, une bibliographie quasi exhaustive, un florilège de ses recueils. Nous n'avons pas, hélas, le pouvoir de ressusciter, niais celui de faire mémoire. Voilà bien notre façon effrontée de refuser la victoire de la camarde. Michel Héroult aura marqué sa fin de siècle. Il aura su jaillir d'une "Tour de feu" toujours nouvelle et atteindre le "Soleil Natal" des plus numineux (non, il ne s'agit pas d'une coquille, nous écrivons numineux avec un "n" et non un "l").
    Ce mot-là vient de numen et de Rudolf Otto, un des maîtres de la pensée religieuse. Il sous-tend la présence du Sacré. On le croirait fait pour Michel Héroult, bon sang !

  • Quelle idée de s'appeler Breton sans se réclamer sans cesse du surréalisme ! Quel destin d'être poète et éditeur et revuiste comme Jean, son père ! Et que dire de l'oncle Michel, pour toujours génial fondateur de Poésie 1 ! Alain Breton, poète trop effacé ? Poète ? Il suffit de le lire pour en être convaincu. Il a commencé à être publié en 1979, certes, mais c'est surtout en ce début de vingt-et-unième siècle qu'il a trouvé son "ton" exceptionnel, sa modernité de tripoteur de secret, chantant la femme cosmopolite ("ma métisse /Ma basilique bouillante d'huile", ou encore : "Beau corps / Belle boue, / De l'ombre /La bouche nous sépare / Ou nous fonde sans fin." Trop effacé le barde Alain Breton ? En effet, il est l'architecte inspiré de nombreuses anthologies, il est hic et nunc "sourcier ès poésie et découvreur de poètes", mais sa propre poésie, qui la met sous les projecteurs ? Qui défend cette façon unique d'écrire au plus près du fatum humain d'aujourd'hui ? Nous, pardi.

  • A la charnière de deux siècles: l'Athanor...
    "L"Athanor des poètes" est une anthologie insolite et émouvante dans ses brûlures, son parti-pris de lisibilité, ses révoltes et ses tendresses. Nous affirmons sans vergogne que ce panorama de deux décennies de poésie de langue française en vaut bien d'autres! Il est né d'une épiphanie de rencontres, d'une multiplicité d'entêtements créatifs. Il est notre marque, notre labeur, notre honneur.
    Au delà du pluralisme des singularités, les poètes que nous vous donnons à lire ici ont tous été au moins une fois édités soit par notre revue "Les Cahiers du Sens", soit, en recueil, sous notre sigle "Le Nouvel Athanor".
    En plus de vingt ans maintenant, nous avons servi aux amoureux de la poésie, sans trembler, un vaste hors-d'oeuvre de poètes édités pour la seule joie de découvrir, de faire conna$ître, de faire lire, d'aimer et de faire aimer. Et se faire "piller" en dépit du copyright, par des confrères parfois peu scrupuleux, fieffés onanistes de l'éphémère, sera toujours notre amusement, notre haussement d'épaules, notre joie secrète, voire notre revanche de transmetteurs passionnés.
    Hormis la mort, rien ne pourra désormais nous faire reculer. Nous ne sommes ni des avocats, ni des procureurs, plutôt des bardes, des nomades, des bateleurs présentant des créateurs sur la place publique. Et nous ne craignons, au fond, que le seul tribunal du temps." Les éditeurs, Danny-Marc et Jean-Luc Maxence Les auteurs 122 poètes choisis par Danny-Marc et Jean-Luc Maxence.
    Des fondateurs de maison d'édition comme Gérard Pfister, Jean-Yves Reuzeau, Alain Breton, Françoise Thieck,des "grands"disparus comme Jean-Pierre Rosnay, Alain Sueid, Yves Martin, des révélations comme Jacques Viallebesset, des poètes "de la rue Vaneau"comme Patrice Delbourg, Jean-Louis Giovannoni, Dominique Cerbelaud, et bien d'autres...
    122 notules critiques signées Jean-Luc Maxence présentant tous et chacun.

  • Un pèlerin d'Eros

    Jean-Luc Maxence

    • Rocher
    • 3 Janvier 2008

    Monsieur Vingt-et-Unième siècle, sous les traits d'un jeune homme, corps et âme nus, entre dans le cabinet d'un psychanalyste des profondeurs. Commence alors, sous l'oeil tantôt goguenard tantôt grave d'un portrait de C. G. Jung, accroché au-dessus du divan, le roman philosophique de notre début de millénaire.
    Mais que peut un seul individu pour influencer le destin de notre planète ? Au fil des séances, repli et peur reculent, la déroute du collectif se précise, l'être de désir cherche une issue, une sorte d'aube nouvelle.
    Dans le désordre apparent de ses aveux, le patient - est-ce l'auteur ? notre époque ? celle de la Shoah, d'Hiroshima, de Tchernobyl, du 11 septembre ? - tente de devenir un homme libre et aspire à la totalité. Il éclaircit le puzzle impossible de sa personnalité en dépit du viol de l'enfant qu'il fût. Ce viol n'était-il pas, au bout du compte, une part de l'ombre refoulée du monde ?
    Entre réel et rêve, vrai et faux, sexualité et spiritualité, Un Pèlerin d'Éros prône la réconciliation générale des opposés à travers les labyrinthes d'une individuation chaotique. Il faut tuer le Père (en l'occurrence l'horrible vingtième siècle et ses boucheries inutiles) pour accéder enfin à une certaine indépendance de vivre.
    De visée universelle, toujours inattendu et poétique, ce roman de Jean-Luc Maxence est l'aveu polyphonique d'un poète en gésine d'une nouvelle espérance, en marche vers Dieu sait où, pour Dieu sait quoi ?
    Personne n'en sortira indemne. C'est là que réside son élan vital et sa force de métamorphose continue.

empty