• Jean Pierre Renau passionné de l'histoire des méconnus du XIXème siècle, ressuscite la singulière aventure d'une tribu qui a sombré dans l'oubli : aux côtés de la grande tragédienne, ils furent quatre à entrer comme elle à la comédie française, son frère et trois de ses soeurs, Rebecca, Sarah, Dinah. C'est l'incroyable défi des Félix, qui pendant un demi-siècle ont fait trembler sous les hourras populaires les publics les plus déchaînés du second empire.

  • La recherche des voies du développement local valorise le rôle des acteurs. Mais qui décide ? Et pourquoi faire ? Comment s'approprier les pouvoirs de décision pour valoriser l'espace quotidien ? Une dizaine d'articles met en évidence la diversité des approches possibles.

  • Voici, dans les coulisses du Second Empire, un étrange personnage. Thomé de Gamond a tout imaginé pour concrétiser son rêve : des ponts, des bacs et même un isthme qui couperait froidement le channel. Mais surtout, il s'enflamme pour un tunnel (qu'il imagine d'ailleurs très exactement sur l'emplacement du tunnel actuel). Il le dessine, dans ses premiers projets, avec une île à mi-parcours, merveilleuse escale pour les trains fatigués, les passagers en manque d'air pur et les bateaux embarquant les croisièristes.

  • Depuis deux millénaires, pour le moins, de nombreux textes : traités, livres, cours, leçons, manuels, manifestes, articles, ont été écrits sur l'architecture. Ils composent aujourd'hui le corpus de la théorie de l'architecture. L'usage scientifique actuel, qui dévalue toute production âgée de plus de cinq ans, condamne à l'obsolescence la majeure partie de ce corpus, promis à terme à ne satisfaire que les besoins de l'instruction ou les attentes de l'érudition. S'opposant à une science qui cultive ainsi l'amnésie, l'ouvrage Traités et autres écrits d'architecture a pour motif principal de rendre présent et actuel le corpus de la théorie de l'architecture, en montrant, par les contributions de divers spécialistes en histoire de l'architecture, ce qu'il contient comme ressources de pensée exploitables aujourd'hui en de nombreux champs de la connaissance et de l'action.

  • L'affaire relève d'une longue tradition dans le temps et l'espace puisque les spécialistes n'ont pas manqué de relever que le thème du coeur mangé a traversé les siècles et se retrouve jusqu'en Inde et en Sibérie. Grosso modo, on y retrouve toujours le même scénario :
    Un triangle, mari, femme, et l'amant de celle-ci ; tromperie, secret, soupçons, puis découverte du pot aux roses, enfin vengeance de la part du mari qui fait en sorte que le coeur de l'amant (et parfois même son sexe) soit mangé par la femme adultère. Étrange phénomène qui renverse l'aventure courtoise en une mésaventure de premier plan. D'ailleurs, et le selon le principe d'un même renversement, contrairement aux récits de l'aventure courtoise qui se déroule dans des lieux fabuleux, les récits rassemblés dans ce volume ont pour cadre une réalité quotidienne et bien plus prosaïque. Quoi qu'il en soit, comme en miroir, qu'il puisse s'agir d'une aventure ou d'une mésaventure, l'amour toujours frappe le coeur, le mord, l'arrache, le coupe, le croque et le dévore, métaphoriquement ou non. Voici donc quatre histoires de coeurs mangés, écrits entre le xiie et le xviie siècles, et même si les amants s'y font chaque fois dévorer ce qu'ils ont de plus cher, leur coeur, et parfois plus encore, ces récits étonnants n'en demeurent pas moins subtilement savoureux.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Un éclairage oblique, rasant, porté sur l'enfant Genet, gosse de l'Assistance, "petit Paris" placé chez des villageois d'Alligny-en-Morvan.
    L'auteur traque l'ombre du poète dans la vieille bâtisse où celui-ci passa son enfance. Dans les herbes des prairies qu'il foule à son tour, il en révèle l'empreinte. Il réveille les souvenirs des vieux du village et raconte non seulement l'enfant, mais le vieil homme revenu, brièvement, peu avant sa mort.
    " Sonnent 6 heures en ce milieu d'août 1924.
    Il écrit son roman pour les vaches, les champignons, l'herbe, les arbres, il est l'idiot du village, il parle aux poissons, aux sources, aux vipères, au ciel et ou silence."

  • Le présent ouvrage présente des recommandations pratiques en matière de conception de formation continue en ligne. Il s'appuie sur une revue de la littérature issue de diverses disciplines, comme la psychologie, l'éducation ou la communication, et en fait une synthèse structurée selon un cadre conceptuel intégrateur inspiré de deux modèles d'évaluation de formation (Kirkpatrick, 1994 et Moore, 2003).
    Après une présentation générale de la démarche d'élaboration d'une formation continue en ligne, les chapitres suivants abordent à tour de rôle les critères retenus pour évaluer une formation :
    - La satisfaction de l'apprenant : l'apprenant est-il intéressé par les sujets proposés et satisfait de la formation reçue ?
    - L'apprentissage : l'apprenant a-t-il acquis de nouvelles connaissances ?
    - Le changement d'attitude : l'attitude de l'apprenant a-t-elle été modifiée positivement, le cas échéant ?
    - Le changement de comportement : le contenu de la formation est-il transféré concrètement dans la pratique professionnelle ?
    Des exemples sont également présentés pour illustrer de quelle façon les notions abordées peuvent être utilisées en pratique. Enfin, au terme de chacun des chapitres, des éléments-clés à retenir permettent de résumer les contenus principaux. S'adressant aux chercheurs, aux pédagogues et aux étudiants, cette contribution vise à soutenir ceux qui désirent se familiariser davantage avec la conception de formation continue en ligne ou qui sont engagés dans une telle démarche.

  • C'est au Moyen Âge que les deux principaux possesseurs de l'île de Ré lui imprimèrent sa physionomie actuelle : l'abbaye de Saint-Michel-enl'Herm, qui créa et développa de nombreuses salines dans les îles d'Ars, de Loix et des Portes, et les sires de Mauléon, à l'origine de la fondation de l'abbaye Notre-Dame-des-Châteliers, qui firent de la partie orientale de l'île un pays de vignobles.

    L'île de Ré a longtemps eu un rôle stratégique d'avantposte militaire : de la Rochelle durant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion, puis de Rochefort après la création de l'arsenal royal, et enfin de la base sousmarine de la Pallice pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Des documents et de nombreuses photographies commentées présentent ici le patrimoine lié à cette histoire : ports et phares, architecture militaire, édifices religieux et leur mobilier, maisons et demeures.

  • Cet ouvrage met en perspective les différentes solutions offertes par notre droit pour gérer le patrimoine culturel et muséal. De la régie directe aux récents aménagements législatifs de l'Etablissement public de coopération culturelle, l'éventail des modes de gestion est présenté ici de façon quasi exhaustive, avec la préoccupation continue de rattacher la lettre de la loi à la pratique et au réalisme du terrain. Au moment où l'Etat semble se désengager du secteur culturel, il paraît utile de souligner la créativité gestionnaire qui préside, plus qu'on ne l'imagine, aux expériences locales.

  • Ils sont tous, dans leur pays la France, hommes et femmes d'une sorte de "deuxième cercle". Ils se sont taillés une place plus ou moins éblouissante dans ce bouillonnant XIXe siècle. C'est ce tourbillon effréné d'une époque parfois oubliée que souhaite réveiller ces deux tomes consacrés souvent à des méconnus ressuscités. Pour le présent volume : Albert Kahn, Eugène Lefébure, Gaspard Malo, Mayréna, Henri Mouhot, Michel Pacha, Rachel, Savorgnan de Brazza, Aimé Thomé de Gamond et Suzanne Voilquin.

  • La tradition du mécénat d'État a longtemps permis au secteur culturel d'échapper au secteur marchand.
    La globalisation de l'économie, la place grandissante de la communication, la consommation culturelle de masse font que le modèle à direction publique est aujourd'hui concurrencé par le modèle de l'entreprise privée et le paradigme libéral. Souvent confondu avec le parrainage ou avec les fondations, le mécénat avait mauvaise presse. Il pose de fait le délicat problème du statut des dons et de la nécessaire déontologie à observer dans la gestion des équipements culturels.
    Ce livre montre que les pratiques commencent à évoluer. La loi de 2003 a aligné la France sur le niveau de ses voisins européens quant à la défiscalisation des dons. Surtout, le mécénat en région permet à de petites entreprises de se grouper pour soutenir des projets originaux. Le présent ouvrage illustre le changement d'attitude des acteurs à travers trois questionnements : les mutations du modèle culturel français (I), la nouvelle trilogie État-collectivités-entreprises (II), les rencontres inédites entre fonds privés et contraintes publiques (III).
    Il concerne tant les professionnels du secteur culturel que les lecteurs attentifs à la mutation fondamentale qui affecte aujourd'hui la culture.

  • Omniprésents dans les entreprises, les systèmes d'information et les outils qui les supportent jouent un rôle essentiel mais ne sont pas toujours accompagnés d'une maturation suffisante dans leur management et dans les outils de contrôle.
    L'ouvrage à vocation prospective propose une synthèse des pratiques en termes d'usage et de pilotage des si, puis des pistes de progrès en termes de management des si.
    La première partie explique à l'aide de cas comment le si peut constituer un moteur du changement et en quoi il est une composante à part entière de ce changement.
    La 2e partie présente l'environnement extrémement mouvant dans lequel se forment les évolutions actuelles et à venir, susceptibles de modifier de façon sensible l'usage de l'information.
    La 3e partie aborde les questions- clés pour un nouveau pilotage des systèmes d'information.
    Ce livre est en fait un panorama élargi des enjeux associés au management de l'information.

  • Ils sont tous, dans leur pays la France, hommes et femmes d'une sorte de "deuxième cercle". Ils se sont taillés une place plus ou moins éblouissante dans ce bouillonnant XIXe siècle. C'est ce tourbillon effréné d'une époque parfois oubliée que souhaite réveiller ces deux tomes consacrés souvent à des méconnus ressuscités. Pour le présent volume : Louis Figuier, Louise Jaÿ, Adélaïde Lenormand, Jules Marmottan, Valérie Masuyer, Henri de Rochefort, Paulin Talabot, François Willème et Eugène Woillez.

  • Formidable destin que celui de Marius Michel, devenu Pacha, au sens turc du mot, soit l'équivalent de vice-amiral de la flotte ! Il passe sa vie à bourlinguer de Constantinople à Paris. Et, un jour, des envoyés de Napoléon III et du Sultan de Constantinople lui demandent de mettre en place autour de la Méditerranée le réseau des phares : immense fortune assurée... Puis il réalise son second rêve : construire, en face de Toulon, à la Seyne sur Mer, la station des Tamaris, avec un décor lui rappelant "son" Bosphore, avec coupoles, minarets, céramiques colorés...

  • Il a fallu qu'un jour le fils d'un milliardaire américain, frappé soudainement par la poliomyélite, soit " miraculeusement " sauvé par un " poumon d'acier ", que l'on croyait inventé par les ingénieurs américains, pour que la vérité soit enfin rétablie : ce fameux appareil, qui avait évité au jeune homme de périr asphyxié, n'avait rien d'une invention made in usa.
    Son authentique inventeur était un certain dr woillez qui, dès 1850, avait imaginé et réalisé le " spirophore ", ancêtre reconnu mais oublié de tous les respirateurs modernes. ce médecin, né à montreuil-sur-mer en 1811, avait alors refusé de déposer un brevet, proclamant qu'une telle invention devait servir à toute l'humanité. là d'ailleurs ne se limitait pas le génie du dr woillez. avant d'imaginer le spirophore, il avait mis en évidence une maladie des poumons qui longtemps porta son nom.
    Médecin d'une maison d'aliénés à clermont-sur-oise, il jeta les bases d'une théorie sociale du traitement de ces malades. il introduisit la musicothérapie dans son hôpital. il imagina avant braille une technique de gravure sur cuivre qui permettait aux aveugles de lire et d'écrire, et ses procédés de " galvanoplastie " furent appelés à largement se développer. reçu à l'académie de médecine, il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages sur la pratique du diagnostic médical.
    Homme de convictions - peut-être moins partagées aujourd'hui - il partit en guerre avec vigueur (c'était de son temps) contre littré et auguste comte, d'affreux positivistes à ses yeux. curieusement, cet homme était aussi un dessinateur - et un aquarelliste - hors pair. il utilisa son talent pour ses études médicales, mais aussi, ce qui est plus insolite, il passa des jours, crayon à la main, à travers tout le département : on lui doit un ouvrage remarquable sur les monuments religieux de l'oise pour lesquels il a lui-même dessiné, avec une précision incroyable, des centaines de planches.
    Aujourd'hui, après les destructions de deux guerres dans cette région martyre, ses dessins uniques et quasi introuvables demeurent les derniers témoignages de ce qu'était encore, au xixe siècle, ce patrimoine exceptionnel.

empty