Arts et spectacles

  • Tropiques

    Julien Coquentin

  • Saisons noires

    Julien Coquentin

    «J'ignore le moment où cette série a précisément commencé. Sans doute pas à la première photo. Je crois que tout ceci remonte à bien plus loin, au-delà de ma propre mémoire. Ce sont des images qui se bousculent?: un curé revêtu d'une longue cape noire, marchant dans la neige au coeur d'une forêt, tenant en équilibre sur ses épaules une chambre photographique. Ce sont encore des images de gamins dévalant des prés, un morceau de bois sur lequel ont été cloués quelques insectes, des sauts de l'ange dans un déversoir et un tiroir qui chute...».
    «Mes saisons noires sont celles de l'enfance, saisons plongées dans l'obscurité, que le temps chaque jour recouvre davantage. Le territore photographié est une campagne française où j'ai grandi, et dont les paysages, semblables à cette table de chevet, dissimulent ma mémoire, toutes les odeurs et les goûts qui progressivement m'ont constitué, les sensations, la vie éprouvée, saison après saison.» Julien Coquentin

  • Pendant deux ans, Julien Coquentin a arpenté les rues de Montréal, tôt un dimanche matin, pour ramener, chaque jour, une photographie et dessiner ainsi le portrait de cette ville étonnante. Et, pour l'oeil photographique averti, Julien Coquentin décline le plaisir des croisements stylistiques repérables?: aussi bien l'approche caractéristique d'un Bernard Plossu, parfois d'un Bernard Descamps (voici pour l'école française), que celle d'un Joel Meyerowitz, d'un Garry Winogrand ou des coloristes américains des années 1970. Une telle maîtrise, un tel registre impressionnent, provoquent, au-delà du vif plaisir qu'ils procurent, un vertige certain. Julien Coquentin absorbe admirablement tous les styles, tous les langages visuels antérieurs. À la différence de beaucoup, ces dépassements techniques ou stylistiques sont plus que l'expression d'une virtuosité. Ils débouchent sur une vision authentiquement personnelle, une subtile poésie urbaine.
    Extrait de la préface de Gilles Mora

  • Après nous avoir présenté sa vision de Montréal dans «Tôt un dimanche matin / journal de Montréal», c'est à New York que se frotte ici Julien Coquentin. Cette fois, à l'inverse de Montréal, c'est un court voyage d'une semaine qu'il effectue. Une semaine pour photographier New York, c'est peu. Mais ça oblige à être à l'affût, à tenter à chaque instant de saisir ce qui fait d'elle une ville tellement particulière. Julien Coquentin nous offre un portrait intime de la ville. Et l'on retrouve avec bonheur dans ce petit ouvrage le travail si particulier et reconnaissable de la couleur et de la lumière qui ont fait la «marque» du jeune photographe.

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