• Les sept pendus

    Leonid Andreiev

    Quand le chef de la sûreté apprend au ministre N. qu un groupe de terroristes tentera de l assassiner le lendemain, le malheureux ministre passe la nuit la plus épouvantable qu il ait connue. Arrêtés, les cinq terroristes sont condamnés à mourir pendus. Pour faire bonne mesure on leur adjoint deux meurtriers, l un de profession, l autre simple d esprit. Dans la solitude absolue de ceux dont la société a décidé de se débarrasser, les sept condamnés doivent affronter la perspective de leur mort prochaine, l angoisse étouffante de leurs dernières nuits, l absurdité sans nom de leur destin.

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  • S.O.S.

    Léonid Andreïev

    Léonid Andreïev (1871-1919) est un écrivain et un dramaturge qui connut un grand succès au début du XXe siècle. Ses récits, 5 volumes parus aux éditions José Corti, brossent une fresque extrêmement vivante de la vie en Russie avant 1917.
    Le recueil S.O.S. rassemble quatre articles ou essais écrits durant les deux dernières années de sa vie. Retranché dans la maison qu'il possédait en Finlande, Andreïev observait de loin les bouleversements qui secouaient son pays.
    Qu'il analyse les effets de la censure sur les écrivains, l'ascendant pris par Lénine sur le peuple russe, la façon dont la révolte sauvage prend le pas sur la révolution, ou le déchaînement de la barbarie sous couvert de grandes et nobles idées, il donne libre cours ici au lyrisme et à la passion qui le caractérisent : il considère les chose en poète plus qu'en analyste politique.
    Ces textes sont un exemple de plus du fait qu'il a existé dès le début des esprits lucides qui ont parfaitement décelé tout ce que le coup d'État bolchevique portait en germe.

  • Mieux que quiconque, andreiev a su incarner l'angoisse inhérente à la fin d'une époque, et prévoir l'avènement d'un temps barbare.

    Profondément marqué par schopenhauer, dostoïevski et nietzsche, andreiev est hanté par des thèmes récurrents : l'oppression des villes, l'absurdité d'un monde sans dieu, la folie, le désespoir, la solitude de l'homme confronté au néant, au gouffre de ténèbres qui le guette de l'intérieur et le menace, alentour. constat lucide oú la précision du trait n 'exclut pas le regard poétique et même tendre qu'il pose sur ses personnages et leur environnement dans une nature dépeinte avec sensualité.
    Andreiev connaît l'âme, ses idéaux et ses entraves et s'il s'inspire, dans ses premiers récits, d'expériences vécues, ses personnages et leur vie quotidienne intéressent tout autant qu'ils percutent par une sorte d'exotisme de proximité.
    Si léonid andreiev n'est pas un inconnu pour le public français -certains de ses récits comme la pensée, le mensonge, le rire rouge ou le gouverneur, ont pu être redécouverts récemment grâce à quelques éditeurs, après la longue période d'oubli- la publication, par ordre chronologique de la totalité de ses récits dans une nouvelle traduction n'ont d'autre finalité que de montrer l'incroyable constance d'un auteur dont chaque histoire renouvelle le sentiment qu'on vient de trouver la meilleure.

  • Ce deuxième tome de l'oeuvre en prose de léonid andreïev ne risque pas de décevoir les lecteurs qui ont été sensibles au charme souvent ténébreux du premier tome, le gouffre : outre de courtes nouvelles remplies d'humour, de sensibilité et de tendresse, il contient quelques-uns des plus grands textes de l'écrivain, écrits en 1902 et 1905.

    Au fur et à mesure que sa renommée grandit, andreïev prend de l'assurance : certains de ses récits s'allongent jusqu'à devenir de petits romans, et il y aborde de façon plus profonde et plus fouillée les thèmes qui l'obsèdent : celui de la folie - le dérèglement de la raison dans la pensée ou de la foi dans la vie de vassili fiveïski, la vie quotidienne à la fois tragique et cocasse d'un asile de fous dans les fantômes - ; le thème de la sexualité dans dans le brouillard ; celui de la guerre dans le rire rouge, rempli des échos de la guerre russo-japonaise et de ceux prémonitoires de la guerre de 14.
    Et enfin, dans le gouverneur et ce qui fut sera, le thème du terrorisme et de la révolution qu'il traite avec une sensibilité " politique ambiguë ", qui lui vaut bien des critiques, mais témoigne d'une vision elle aussi prémonitoire.
    Si les textes d'andreïev sont si poignants, c'est peut-être parce que, à l'instar de l'un de ses héros, il avait appelé à lui la détresse des hommes, et la détresse était venue à lui.
    Son âme flambait comme un autel sacrificiel, chaque homme qui s'approchait, il avait envie de le serrer dans ses bras et de lui dire : " mon pauvre ami, viens, luttons ensemble, pleurons et cherchons ensemble. car l'homme ne reçoit aucune aide de nulle part. " Sophie Benech.

  • Faits divers - quatre recits traduits du russe Nouv.

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