• Fruit de braconnages dans la vie de tout le monde, on peut lire ce livre dans le désordre, le parcourir comme un abattoir où sont débités des morceaux de textes.
    Traversée des genres ou extension, ce n'est pas un hasard si «Fonction-Meyerhold», adressé à celui qui paya de sa vie le fait d'avoir été au service du texte se place au coeur du dispositif. C'est lui qui rayonne comme centre des opérations.
    Fond d'écran, la ville de Marseille tient lieu de décor en tirage surexposé.
    Héroïque travesti, «Oreste pesticide» y redoute de curieuses mouches pornographes. Il mythologise la ville dans son aspect destroy et revisite sur un mode tragi-comique le tabou de la virginité comme les violences policières.
    La lettre à Reverdy affronte un sujet souvent passé sous silence : la collaboration avec l'Allemagne nazie de sa protectrice et amie des arts Coco Chanel.
    Le scénario «B7 : un attentat attentif» est inséparable de l'année 1946 où Hélène Bessette monte à Notre-Dame de la Garde avant d'accoucher de son deuxième fils.
    Pour ce qui est de la fille aux mains coupées, les mains ont été véritablement coupées.

  • Sade épouse Sade

    Liliane Giraudon

    Un essai sur la relation amoureuse entre Sade et Renée Pélagie, son épouse, suivi d'une anthologie de lettres qu'il lui a écrites en prison.
    Sade l'écrit : Je suis un libertin, mais je ne suis pas un criminel ni un meurtrier.
    Enfermé une partie de son existence, il allait fabriquer une machinerie de contre-censure et sur un mode littéral, à partir de l'interdit-faire du romanesque.
    On s'est peu intéressé à Renée Pélagie son épouse.
    Que sait-on de cette singulière conjugalité ? De cette forme d'amour qui les unit ?

    Ce livre est construit en deux parties :
    1. 111 notes pour Lacoste de Liliane Giraudon.
    2. Épouse Sade : une mini anthologie de lettres de Sade à son épouse.

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  • "Texte : LILIANE GIRAUDON - Dessins : CHRISTOPHE CHEMIN

    Mes bien-aimé(e)s est un ensemble de treize biographies exceptionnelles. Walser, Tsvetaïeva, Brecht, Rimbaud, Sappho, Artaud, Pouchkine, Collobert, Dickinson, Nietzsche, Racine, Benjamin, Beckett sont tour à tour campés avec une précision souveraine. Chaque biographème, chaque citation parlent d'eux-mêmes. Aucun pathos, aucun sentimentalisme aucun subjectivisme déplacé ne viennent contrarier le jeu de construction auquel se livre Liliane Giraudon : construction / (re)construction lente et passionnée d'existences vouées à la littérature et que la littérature semble avoir consumées.
    Ces textes sont autant de reconnaissances d'une dette dont tout écrivain se sait éternellement redevable à l'endroit des auteurs qu'il a aimés et qui ont fait de lui ce qu'il est devenu.
    Jamais le genre biographique, si galvaudé par ailleurs, n'aura été abordé avec une telle originalité."

  • La sphinge mange cru

    Liliane Giraudon

    • Al dante
    • 19 Novembre 2013

    À l'origine le sphynx était la sphinge. Mais le sphynx égyptien se substitue à la sphinge grecque, au féminin. Lui donc qui pose le mystère devient ici la sphinge qui est son propre mystère. Ici elle a la bouche malade.
    La parole toujours est à naître d'un mystère à élucider. Le code qui permettra de poser ce mystère n'est pas dans la langue maîtresse, mais dans une parole à inventer de la pratique de la vie. La sphinge est hantée d'une parole, d'un féminin d'avant, en lien avec le monde, avec la nature, avec son masculin en creux. en lien avec ce qui la nourrit. Ce poème est la chair de cette hantise.

  • Un livre commence à s'écrire sous la protection de deux fantômes féminins. Une poète (Lorine Niedecker) et une photographe (Vivian Meier). C'est à partir de leur travail dans les marges du siècle précédent que le quotidien traversé est interrogé.
    Longtemps le livre reste sans titre puis au cours d'un rêve nocturne un titre apparemment saugrenu s'impose :
    « L'amour est plus froid que le lac ».
    Parallèlement, l'auteur travaille à la réécriture d'un acte de « La mouette » de Tchekhov. Elle s'explique l'incongruité du titre livré la nuit par la présence obsessionnelle du lac russe.
    Le poème, en partie défait, est posé sur la page comme une caméra. Il tourne. D'autres personnages entrent.
    Des récits s'entremêlent où fiction et document tentent de rendre compte d'une plateforme hybride d'expériences.
    Ordinaire manière d'organiser le pessimisme en ce début de XXIème siècle.
    L'annonce brutale de la mort de Chantal Ackermann viendra tout autrement éclairer le décor mis en place et fera ressurgir le titre occulté, celui du premier long métrage de R.W. Fassbinder L'amour est plus froid que la mort.
    La forme d'un film repose aussi sur les scènes qui n'ont pas été tournées et qui doublent les autres. Par un simple déplacement le sujet du lac devient celui de l'amour mort ou plus exactement mis à mort. Semblable au train, un titre peut en cacher un autre. Et avec lui tout un cortège de souvenirs, leur amnésie...
    Comment a-t-on survécu à un premier amour serait la question posée dans la dernière partie du livre (« Une mauvaise fois pour toutes »). En neuf photogrammes revisités dans le sublime film de Fassbinder (ici Héros rejoignant les Dames du Lac) une tentative de réponse est apportée. Sur nous tous, le poème en sait bien plus long que nous. Et c'est bien parce qu'il brûle sur un monde dévasté que l'amour est plus froid que le lac.
    On pourra aussi rapprocher ce livre de la tentative de restitution opérée par Annie Ernaux dans son dernier livre Mémoire de fille.

  • Le garçon cousu

    Liliane Giraudon

    Le Garçon cousu regroupe un ensemble de 6 petites fictions aux titres programmatiques : « Les monstres ne peuvent se passer de compagnie », « Solilocas ou la vie sexuelle des lamproies » (Fiction France Culture production Robert Cantarella et Jacques Taroni) « Moi la langue parlée me rafraîchit », « Le chat la crevette et Gaspara Sampa » et « Arrêtez d'applaudir avec vos cuisses ».
    Autant de brefs récits assez tordus où la cruauté se mêle à des élans véritables, où l'incongruité des personnages éclaire les situations limites ou ordinaires qu'ils doivent affronter. Tous refusent un accord des vivants avec ce qui les tue... On peut dire qu'ils sont des voix. Des voix assez basses et cherchant à se placer. Avec tous les porte-à-faux qui s'en suivent.
    Pour « Le Garçon cousu » qui donne son titre au livre, il s'agit d'une partition- monologue écrite pour l'acteur Nicolas Maury. Au début, une voix incrustée dans un corps (c'est lui qui joue Hélène Bessette dans « Solilocas ou la vie sexuelle des lamproies »). L'auteur veut lui écrire un « portrait ». Il dit « Je suis la somme des livres que j'ai lus. J'en tiens la liste... » « Donnezmoi la liste » Il accepte. À Marseille, elle sort de sa bibliothèque les livres correspondant à la liste. « Je vais faire un costume à ce garçon ». Elle coupe, monte, rabat, faufile. La vie n'est pas un argument mais Nicolas reçoit son costume et devient « Le garçon cousu ». Robert Cantarella se chargera du chemin du chat.
    En final « N'applaudissez pas avec vos cuisses » donnera un autre éclairage du garçon cousu. Des fils véritables y feront coudre le vagin de leur vieille mère.

  • On trouve dans ce livre des dates.
    Celles d'un massacre. Des fantômes (Warburg et son histoire de saucisse, Broodthaers et son cinéma, Rimbaud et ses jambes...) une femme qui mange du cygne, des hommes qui s'enfuient pour écrire ou coucher ensemble, la lettre d'un garçon qui chie du chien (c'est une " Lettre à la Mère ", pourquoi toujours écrire aux pères ?). C'est dans des villes. De vraies villes. Avec des noms. II y a des fleuves. Ce sont des " Nouvelles " ? Si l'on veut.
    Mais des nouvelles pour une Scène. Les personnages comme les décors sont des voix. Les voix n'ont pas de genre. Le genre c'est l'indice de l'opposition entre les sexes. Ici, le personnage est une matière sonore. En constant décalage. Décalé. Il est là. Il se tient entre les pages du livre. Certains sont de simples dessins. Des greffes. Tous savent que vidanger le temps empeste les locaux. Au lecteur, on lui dit c Si vous ne comprenez pas lisez à haute voix ".
    Le lecteur, c'est lui qui met en scène.

  • Écrit en bordure de Méditerranée, L'Omelette rouge est un objet vocal à lire aussi avec les yeux. Dans une lumière inférieure s'agitent des voix. Les voix sont séquestrées dans des corps véritables dont la liste dressée par ordre d'apparition s'ouvre sur une comédienne travestie que ses ennemis surnommaient l'omelette rouge. Sarah Bernhardt (1844-1923), Gherasim Luca (1913-1994), Alexandre Blok (1880-1921), Charlotte-Élisabeth de Bavière (1652-1722), John Maynard Keynes (1883-1946), Richard Wagner (1813-1883), Louise Bourgeois (1911-2010), Christine Lavant (1915-1973), Jeanne d'Arc (1412-1431), Ingeborg Bachmann (1926-1973), Arnold Schoenberg (1874-1951), Jean-Marie Straub (8 janvier 1933-), Danièle Huillet (1936-2006), Karl Marx (1818-1883), Friedrich Engels (1820-1895), Lénine (1870-1924), Vélimir Khlebnikov (1885-1922), Alexeï Kroutchonykh (1886-1968), Daniil Harms (1904-1942), Eva Hesse (1936-1970) Cy Twombly (25 avril 1928-) Grace Hartigan (1922-2008), Frank O'Hara (1926-1966), Hannah Hoch (1889-1978), Hans Arp (1886-1966), Til Brugman (1888-1958), Hélène Bessette (1918-2000), Jackson Pollock (1912-1956), Razine (1630-1671), Emily Dickinson (1830-1886), Josée Lapeyrère (1944-2007), Erich von Stroheim (1885-1957), Alexandre Pouchkine (1799-1837), Saint Paul de Tarse (15-67). L'astre Poésie est vécu ici comme un soleil flingué sous lequel scintillent des natures mourantes et de petites personnes perdues. Si " la seule poésie est la poésie à faire " (Pasolini), L'Omelette rouge pose en séries de raccords et dans une préoccupation de distance la question vitale : " que faire? ".

  • Pallaksch est un mot d'une langue inventée, bégayée par Hölderlin dans sa tour à Tübingen. Pallaksch, Pallaksch est le titre de cet ensemble de récits où se mêlent personnages et animaux pour dire à la fois oui et non, j'y suis et je n'y suis pas à un monde qui, lorsqu'il n'a pas prévu leur destruction, a cessé de prendre en compte leur existence. Au centre du livre, comme au coeur de ce monde en proie à la violence, un écrivain s'entaille la main en coupant un morceau de bois. Bientôt il ne supportera plus le chant des oiseaux et se fera couler de la cire dans les oreilles...

  • En architecture, les pénétrables désignent les voies d'accès à un bâtiment.
    Ici, les bâtiments désignés sont des livres. Les noms qui ont signé ces livres habitaient un corps. Un corps vivant, comprimé entre deux dates.
    Montées en successives scènes d'un cinémathon élémentaire proche de la lanterne magique, ces vies flashées et non exemplaires auraient fonction de lucioles.
    Manière de considérer les corps et leur existence comme des " machines à semence ".
    Lambeaux de spectres, fantômes vivants, ils occupent une galerie ouverte dont les portes sont sans cesse battantes. Liliane Giraudon dit qu'elle a longtemps rêvé les livres comme de petits stocks de munition. Des outils pour faire reculer le travail de la mort. Ce livre n'est pas un livre d'hommages. Plutôt une sorte de couloir où seraient exposés 25 bustes ciselés, de tailles différentes, 25 bustes d'auteurs parmi ceux dont les textes l'ont aidée à vivre.
    Le mot " bustier " ne se limite pas à désigner cette pièce de l'habillement enserrant étroitement le buste des femmes pour laisser les épaules nues.
    Il désigne aussi le sculpteur spécialisé dans l'exécution des bustes.
    Revisitant une ancienne pratique funéraire Liliane Giraudon a voulu ici se livrer en tant que " bustière " à un exercice de littérature vivante.

  • "1. Interdiction aux femmes de se dévoiler (et de circuler sans être accompagnées d'un parent de sexe masculin).
    2. Interdiction de la musique (cassettes et musiques interdites dans les commerces, les hôtels et les véhicules de transport).
    3. Interdiction aux hommes de se raser.
    4. Obligation de prier. (Il est nécessaire d'être à la mosquée pendant la prière.)
    5. Interdiction des jeux de pigeons et des combats d'oiseaux.
    6. Élimination de la drogue et de ses consommateurs.
    7. Interdiction des jeux de cerfs-volants. (Les magasins vendant des cerfs-volants sont éliminés.)
    8. Interdiction de l'idolâtrie (images et portraits doivent être éliminés des véhicules, commerces, maisons, hôtels, musées, librairies, etc.) (extrait)"
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  • Considérée comme la première princesse et poète de l'humanité, Enheduanna a écrit avant Homère et Sappho. L'hommage que Denise Le Dantec lui rend, c'est un patchwok de poésie et de création.

  • Divagation des chiens

    Liliane Giraudon

    La divagation n'est pas limitée aux bestiaux. C'est aussi un genre littéraire. Ici alternent : poèmes polaroïd, poèmes d'ameublement, poèmes illisibles, proses lentes et, puisque ce qui est privé est public (c'est ainsi que nous nous comportons publiquement), fragments de lettres reçues et de carnets. Ces Mélanges Adultères, ou morceaux d'une longue histoire sans action mais à usage quotidien, pourraient n'être que le spectre «d'un livre du moi abondamment découpé ou déchiré».
    Si la langue est un muscle, l'os, à furieusement enterrer-déterrer-ronger, semblerait être, plutôt que le vieil os de la mort, celui de la poésie. La poésie seule, et considérée ici «parce qu'elle pose le plus extrêmement aujourd'hui la question de la survie».

  • Fur

    Liliane Giraudon

    Attraits, obsessions, pratiques, fixations étranges ; marges de la sensualité, de l´esprit et des règnes ; zones floues, troubles, lieux de passages, aires indécises : dans ces treize nouvelles à l'érotisme violent, traversées par des êtres étranges, ces treize récits inéluctables, à la limite du fantastique, Liliane Giraudon ne s´autorise aucune concession à la poésie, au beau. Plutôt déranger, troubler, maltraiter.

  • Madame Himself

    Liliane Giraudon

    Madame Himself est un livre double où se posent abruptement deux questions. Un amour enfantin pour les amazones et le désir d'écrire une autre Penthésilée peuvent-ils entrainer un cancer du sein ? Les livres soulèvent-ils des fantômes incontrôlables qui mènent une vie autonome et dont le corps des lecteurs deviendrait un habitacle ?En cinq tableaux précédés d'un éclairage Madame Himself pose (entre théâtre et poème tragicomique) la vieille question de l'assignation des corps et de leur enfermement.Tout en vérifiant que le goût de la crème fouettée n'est pas éternel, l'auteur se demande si un amour féroce pour les amazones peut avoir un rapport avec un double cancer du sein...

  • La poétesse

    Liliane Giraudon

    La poétesse est un livre qu'on peut lire couché, debout ou assis. D'un trait ou par séquences. On peut le feuilleter la bouche pleine. Le résumer hâtivement en disant qu'il tourne autour de la question du sexe des livres. Et de ceux qui les ouvrent. Il y est question du dessin (" écriredessiner " tout attaché). On y entre dans une littérature accidentée. On y rêve d'une littérature de combat et on y évoque une autre de poubelle. On y rencontre une héroïne qui décide d'étrangler sa soeur jumelle (elle achète une corde mais sa soeur est déjà morte). Pasolini y rappelle qu'il était populiste comme Boulgakov se disait mystique à la cour de Staline. Une femme raconte son goût pour le crabe ou comment on vit quand on découvre qu'on a un cancer du sein. C'est assez simple. Tout travail sur soi-même est un travail sur le langage et par conséquent sur le bien commun. Quelqu'un dit: " ma guerre se nourrit d'une guerre, je dois essuyer un féminin terrible ". Il y a aussi l'artiste Kara Walker (qui n'est pas Joséphine Baker) et son contre scénario démystifiant la Fable esclavagiste puisque l'oncle Tom n'a plus de case, il est devenu pédophile.

  • De sales histoires ne sont pas des histoires sales.
    Dénaturées, plutôt, comme on le dit des alcools. A chaque histoire correspond, dans une sorte de partie immédiatement rejouée, une stoire. Autre tirage, au sens photographique, plutôt que variation musicale, les acteurs de ces planches contacts à développement variable ne s'en tireront pas. Pour la plupart héroïnes déplacées, ces personnages évoluent dans des décors réels (Moscou, Marseille, Bogota, La Havane...) ou incertains (hangars, berges, terrains vagues, cabanes...).
    Au centre du livre, s'agitent des mains coupées ; celles d'Ernesto Che Guevara. On y entend des voix comme celle d'Esteban Montejo, esclave noir fugitif. On peut y voir aussi des chiens plus gros que des moutons et empiffrés de chair humaine.

  • La réserve

    Liliane Giraudon

    • P.o.l
    • 1 Octobre 1984

    Alternance de longues séries de poèmes où circule, désarticulé, un récit, et de séquences de proses, fragments d'un journal intime. Rêves meurtriers, promenade dans une porcherie, évocation d'une Carmen rurale, braquage ou premier baiser dans la zone périphérique des villes, ici, l'amour de la poésie est inséparable de sa haine. Le recours à ce que l'auteur nomme des «genres mineurs», (journal, écrits de circonstance), doit être vu comme une véritable stratégie d'écriture, voire comme la tentative de mise en place d'un nouvel art poétique.

  • La nuit

    Liliane Giraudon

    • P.o.l
    • 1 Novembre 1986

    Voici une histoire intenable, qui échappe sans cesse à l'immédiat, qui pressent sa destruction et qui puise ses propres ressources narratives dans des passés décomposés. Comme certains immeubles, son architecture s'adosse au repentir : lettres disant que le présent est un fantasme, souvenirs avouant l'improbable, actes coulés dans une stupeur faite de canicule, de crimes anonymes mais organisés et de détails interdisant toutes projections salvatrices. La Nuit désigne un lieu, bien sûr, sorte de petit music-hall interlope mais révèle aussi l'image d'une ville quadrillée par des personnels de surveillance, gardiens d'un état d'urgence. Cette histoire de l'impossible métamorphose, dont le héros est un travesti, met, sur la scène d'un port inventé, comme sur les frontispices des «classiques», quelques personnages fatalement perdus.
    La Nuit inaugure peut-être un nouveau genre en littérature : le «small polar»...

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