Rivages

  • Les Intermittences du coeur, ce n'est pas seulement le titre d'une des sections les plus émouvantes, au coeur de la Recherche du temps perdu de Marcel Proust (dans Sodome et Gomorrhe) ; cela devait initialement en être, selon l'un des projets de Proust, le titre d'ensemble. On oublie trop souvent que Proust ne parle pas de la mémoire et de ses intermittences, seulement pour des raisons métaphysiques, mais d'abord comme d'un déchirement intime, dans les relations humaines.

    La perte des êtres les plus chers, elle-même, nous l'oublions le plus souvent ; et quand elle nous revient, involontairement, elle n'en est que deux fois plus douloureuse ; douloureuse par la perte qu'elle ravive, mais aussi par la culpabilité de l'oubli, qu'elle réveille.

  • Correspondance (1901-1919) Nouv.

    Proust dans cette correspondance avec Anne de Noailles analyse sans complaisance les moeurs et les secrets d'une société cruellement mise à nue, qu'il pare simultanément pourtant d'une beauté et d'une poésie fabuleuses.

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  • Quoique poète lui-même, le dandy excentrique et mondain superbe Robert de Montesquiou est moins connu pour son oeuvre, largement oubliée, que pour celles qu'il a inspirées. Muse d'un nouveau genre, on le retrouve sous les traits du baron de Charlus dans la «Recherche du temps perdus». De 1893 à 1921, Proust et celui qu'il appelle son « Maître » ont échangé plus de 300 lettres. Nourris d'admiration et de jalousie, ces échanges sont l'occasion de très belles réflexions sur l'inspiration et la création littéraire. Cette correspondance est l'occasion de rendre la parole à Montesquiou, éclipsé par l'astre Proust.

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