Littérature traduite

  • Alors qu'il passe quelques semaines auprès d'un maître puisatier pour gagner un peu d'argent avant d'entrer à l'université, le jeune Cem rencontre une troupe de comédiens ambulants et, parmi eux, une femme à la belle chevelure rousse. Il s'en éprend immédiatement, et, malgré leur différence d'âge, se noue entre eux l'esquisse d'une histoire d'amour.

    Mais les promesses de cet été sont soudainement balayées lorsque survient un accident sur le chantier du puits. Cem rentre à Istanbul le coeur gros de souvenirs, et n'aura de cesse de tenter d'oublier ce qui s'est passé. C'est sans compter sur la force du destin qui finit toujours par s'imposer aux hommes, et leur rappeler ce qu'ils ont voulu enfouir au plus profond d'euxmêmes.
    /> Dans ce roman de formation aux allures de fable sociale, Orhan Pamuk tisse à merveille un récit personnel avec l'histoire d'un pays en pleine évolution, et fait magistralement résonner la force des mythes anciens dans la Turquie contemporaine. Avec tendresse et érudition, La Femme aux Cheveux roux nous interroge sur les choix de l'existence et la place véritable de la liberté.

  • Comme tant d'autres, Mevlut a quitté son village d'Anatolie pour s'installer sur les collines qui bordent Istanbul. Il y vend de la boza, cette boisson fermentée traditionnelle prisée par les Turcs.
    Mais Istanbul s'étend, le raki détrône la boza, et pendant que ses amis agrandissent leurs maisons et se marient, Mevlut s'entête. Toute sa vie, il arpentera les rues comme marchand ambulant, point mobile et privilégié pour saisir un monde en transformation. Et même si ses projets de commerce n'aboutissent pas et que ses lettres d'amour ne semblent jamais parvenir à la bonne destinataire, il relèvera le défi de s'approprier cette existence qui est la sienne.
    En faisant résonner les voix de Mevlut et de ses amis, Orhan Pamuk décrit l'émergence, ces cinquante dernières années, de la fascinante mégapole qu'est Istanbul. Cette «chose étrange», c'est à la fois la ville et l'amour, l'histoire poignante d'un homme déterminé à être heureux.

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  • Mon nom est Rouge

    Orhan Pamuk

    Istanbul, en cet hiver 1591, est sous la neige. Mais un cadavre, le crâne fracassé, nous parle depuis le puits où il a été jeté. Il connaît son assassin, de même que les raisons du meurtre dont il a été victime : un complot contre l'Empire ottoman, sa culture, ses traditions, et sa peinture. Car les miniaturistes de l'atelier du Sultan, dont il faisait partie, sont chargés d'illustrer un livre à la manière italienne...
    Mon nom est Rouge, roman polyphonique et foisonnant, nous plonge dans l'univers fascinant de l'Empire ottoman de la fin du XVIe siècle, et nous tient en haleine jusqu'à la dernière page par un extraordinaire suspense. Une subtile réflexion sur la confrontation entre Occident et Orient sous-tend cette trame policière, elle-même doublée d'une intrigue amoureuse, dans un récit parfaitement maîtrisé. Un roman d'une force et d'une qualité rares.

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  • Neige

    Orhan Pamuk

    Le jeune poète turc Ka - de son vrai nom Kerim Alakusoglu - quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, une petite ville provinciale endormie d'Anatolie. Pour le compte d'un journal d'Istanbul, il part enquêter sur plusieurs cas de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Mais Ka désire aussi retrouver la belle Ipek, ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée de Muhtar, un islamiste candidat à la mairie de Kars.
    À peine arrivé dans la ville de Kars, en pleine effervescence en raison de l'approche d'élections à haut risque, il est l'objet de diverses sollicitudes et se trouve piégé par son envie de plaire à tout le monde : le chef de la police locale, la soeur d'Ipek, adepte du foulard, l'islamiste radical Lazuli vivant dans la clandestinité, ou l'acteur républicain Sunay, tous essaient de gagner la sympathie du poète et de le rallier à leur cause. Mais Ka avance, comme dans un rêve, voyant tout à travers le filtre de son inspiration poétique retrouvée, stimulée par sa passion grandissante pour Ipek, et le voile de neige qui couvre la ville. Jusqu'au soir où la représentation d'une pièce de théâtre kémaliste dirigée contre les extrémistes islamistes se transforme en putsch militaire et tourne au carnage.
    Neige est un extraordinaire roman à suspense qui, tout en jouant habilement avec des sujets d'ordre politique très contemporains comme l'identité de la société turque et la nature du fanatisme religieux, surprend par ce ton poétique et nostalgique qui, telle la neige, nimbe chaque page.

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  • Istanbul

    Orhan Pamuk

    Vaste roman et vaste fresque, Istanbul constitue avant tout l'éducation sentimentale d'un écrivain dans une ville. Oran Pamuk y retrace sa vie intime dans une grande famille bourgeoise de la ville, où l'on se veut laïque et progressiste. À travers son récit de la décomposition progressive de cette famille, qui va perdre à la fois son mode de vie traditionnel et son statut social, c'est la société stambouliote, et au-delà la société turque des années 1950-1960, qu'il décrit. C'est aussi la ville de cette époque, encore très proche, dans sa forme, de ce qu'elle était à l'époque de l'Empire ottoman. Ce monde en train de basculer revit à travers de superbes descriptions de lieux, de personnages, d'anecdotes et d'instants, relatés avec vivacité et souvent humour. Le récit s'appuie également sur des analyses historiques et politiques incidentes, des témoignages de voyageurs occidentaux d'autrefois, et sur plusieurs centaines de documents présentés in texte : photographies extraites de l'album familial de l'auteur, clichés pris par des photographes turcs et occidentaux, reproductions de dessins et de peintures. Au terme d'une recherche littéraire très aboutie, Oran Pamuk est parvenu à enserrer dans ces pages l'essence même de la ville et l'âme de ses habitants.

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  • Le musée de l'innocence

    Orhan Pamuk

    Kemal, un jeune homme d'une trentaine d'années, est promis à Sibel, issue comme lui de la bonne bourgeoisie stambouliote, quand il rencontre Füsun, une parente éloignée et plutôt pauvre. Il tombe fou amoureux de la jeune fille, et sous prétexte de lui donner des cours de mathématiques, la retrouve tous les jours dans l'appartement vide de sa mère. En même temps, il est incapable de renoncer à sa liaison avec Sibel.
    C'est seulement quand Füsun disparaît, après les fiançailles entre Sibel et Kemal célébrées en grande pompe, que ce dernier comprend à quel point il l'aime. Kemal rend alors visite à sa famille et emporte une simple réglette lui ayant appartenu : ce sera la première pièce du musée qu'il consacrera à son amour disparu. Puis, il avoue tout à Sibel et rompt les fiançailles.
    Quand, quelque temps après, Kemal retrouve la trace de Füsun, mariée à son ami d'enfance Feridun, son obsession pour la jeune femme montera encore d'un cran...
    Le musée de l'innocence est un grand roman nostalgique sur l'amour, le désir et l'absence, une nouvelle preuve de l'immense talent de l'écrivain turc.

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  • Le livre noir

    Orhan Pamuk

    Pendant une semaine, jour et nuit dans Istanbul, un jeune avocat, Galip, part à la recherche de sa femme Ruya, qu'il aime depuis l'enfance, et qui lui a laissé une lettre mystérieuse : est-ce un jeu ? un adieu ? Dans le fol espoir de la retrouver, il fouille ses souvenirs et le passé militant de Ruya. Il lit et relit les écrits de Djélâl, le demi-frère de sa femme - un homme secret qu'il admire. Mais lui aussi semble avoir disparu. À la recherche des deux êtres qu'il aime, Galip est en même temps en quête de sa propre identité et, bientôt, de celle d'Istanbul, présentée ici sous un aspect singulier : toujours enneigée, boueuse et ambiguë, insaisissable.

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  • «J'aimais qu'il m'emmène au cinéma, j'aimais l'entendre parler à un tiers du film que nous avions vu ; j'aimais sa façon de se moquer des imbéciles, des gens creux et teigneux, comme j'aimais l'entendre parler d'une nouvelle variété de fruit, d'une ville qu'il avait visitée, d'un livre ou des dernières nouvelles, mais je voulais surtout qu'il me cajole et m'aime encore plus.» Le grand écrivain turc Orhan Pamuk, Prix Nobel de littérature 2006, évoque dans une langue vibrante d'émotion la place de son père dans sa destinée d'homme et d'écrivain.

  • C'est dans le quartier occidental de Nisantasi que Djevdet Bey, un riche marchand musulman, s'installe avec son épouse pour fonder une famille. Nous sommes en 1905 et le sultan Abdul Hamid II vient d'échapper à un attentat. Les élites turques contestent de plus en plus fortement le règne despotique des dirigeants ottomans, le pays se trouve alors à un tournant historique que Djevdet décide de relater dans son journal. Trente ans plus tard, la Turquie n'est en effet plus la même après la réforme du régime politique, le bouleversement des moeurs, et la mise en place d'un nouvel alphabet.
    Les fils de Djevdet Bey en profitent pour prendre des directions différentes dans ce pays gagné par la modernité : Osman reprend les affaires de son père tandis que Refik s'adonne à la lecture de Rousseau et Ömer fait fortune dans les grands projets ferroviaires. C'est à la troisième génération, en 1970, qu'un besoin de retour vers les origines vient sceller cette fresque turque. Le fils de Refik, qui est artiste-peintre, s'attaque au portrait de son grand-père, décédé en 1965. Pour cela, il va devoir s'immerger dans le journal de Djevdet Bey, et ainsi revisiter soixante années de changements.
    Djevdet Bey et ses fils est le premier roman écrit par Orhan Pamuk. Toute son oeuvre affleure déjà dans cette immense fresque à trois temps qui dépeint magistralement l'émergence d'une Turquie moderne, thème qu'il déclinera sans cesse dans la suite de sa production littéraire.

  • La maison du silence

    Orhan Pamuk

    Un tout petit port turc, désert l'hiver, envahi par les touristes l'été.
    A l'écart des luxueuses villas, une maison tombe en ruine. Un nain y veille une très vieille femme, qui passe ses jours et ses nuits à ressasser ses griefs. Ils vivent côte à côte dans le silence sur les secrets qu'ils partagent. Comme chaque été, les trois petits-enfants de la vieille dame viennent passer quelques jours chez elle : un intellectuel désabusé et alcoolique, une étudiante progressiste et idéaliste, un lycéen arriviste, rêvant de la réussite à l'américaine.
    Leur séjour sera bref, marqué aussi bien par le passé de la famille que par les conditions politiques des années 1975-1980. Ce récit sensible dresse un tableau lucide de l'histoire des cent dernières années de la Turquie et pose une question essentielle pour ce pays : l'occidentalisation a-t-elle échoué ?

  • Le château blanc

    Orhan Pamuk

    Le narrateur est un Italien de vingt ans, féru d'astronomie et de mathématiques. Capturé par des marins turcs et jeté dans la prison d'Istanbul, il se dit médecin, et est offert comme esclave à un hodja, un savant. Le maître oriental et l'esclave occidental se ressemblent de manière effrayante, éprouvent une méfiance immédiate l'un pour l'autre. Mais ils ne se séparent pas, vivent ensemble, travaillent ensemble, quotidiennement, d'abord sur la pyrotechnie, ensuite sur une horloge, enfin sur une redoutable machine de guerre pour Mehmet IV, dit le Chasseur, sultan de 1648 à 1687. Ensemble encore, ils contribuent à l'éradication d'une épidémie de peste. Tantôt dominant, tantôt dominé, des années durant, chacun raconte sa vie à l'autre. Puis les deux doubles doivent s'engager, avec leur machine de guerre, dans la désastreuse campagne polonaise. Mise à l'essai sur un château blanc, la machine ne fonctionne pas. Craignant pour sa vie, le Maître usurpe l'identité, la personnalité et le passé du narrateur. Celui-ci reste à Istanbul, devient le Maître. Des années plus tard, il entend parler de l'Autre, comme d'un ancien esclave capturé par des marins turcs, et qui s'est évadé...

  • D'autres couleurs

    Orhan Pamuk

    D'autres couleurs nous plonge dans l'univers intellectuel et culturel, mais aussi intime d'Orhan Pamuk. Dans ces soixante-seize essais, discours ou récits, le romancier turc nous parle de son enfance à Istanbul, de l'obtention de son premier passeport ou de la mort de son père. Il se livre à une brillante analyse de la politique turque au sens large et de la place de la Turquie par rapport à l'Europe. Il se remémore également le tremblement de terre d'Izmit en 1999, sa peur, et les catastrophes liées au passage des pétroliers dans le Bosphore. Il rappelle l'importance de Dostoïevski, de Camus, de Thomas Bernhard dans son parcours, puis revient sur l'écriture de ses propres livres. Avant d'évoquer, au centre de son discours de réception du prix Nobel, la figure de son père...

  • La vie nouvelle

    Orhan Pamuk

    « Un jour, j'ai lu un livre, et toute ma vie en a été changée. » Osman, le jeune narrateur de La vie nouvelle, est bouleversé par la lecture d'un livre mystérieux. Il est aussi amoureux de Djanan, qui comme lui cherche à comprendre les secrets du livre. Mais Djanan aime Mehmet, et lorsque ce dernier et Djanan disparaissent tour à tour, Osman part à leur recherche, comme à la quête de la vie nouvelle promise par l'ouvrage qui l'obsède.
    Pendant ses années d'errance à travers la Turquie profonde, seul ou avec Djanan, le narrateur survit à plusieurs accidents de la route, découvre le complot d'une organisation secrète opposée à tout produit occidental, et s'interroge sur le sens caché des bandes dessinées de son enfance, tout en restant animé du même amour fou et du même espoir. Jusqu'au jour où il comprendra que ce monde nouveau tant désiré n'est peut-être rien d'autre que la mort...

  • Évocation d'une ville, roman de formation et réflexion sur la mélancolie, Istanbul est tout cela à la fois. Au gré des pages, Orhan Pamuk se remémore ses promenades d'enfant, à pied, en voiture ou en bateau, et nous entraîne à travers ruelles en pente et jardins, sur les rives du Bosphore, devant des villas décrépites, dessinant ainsi le portrait fascinant d'une métropole en déclin. Ancienne capitale d'un vaste empire, Istanbul se cherche une identité, entre tradition et modernité, religion et laïcité, et les changements qui altèrent son visage n'échappent pas au regard de l'écrivain, fin connaisseur de son histoire, d'autant que ces transformations accompagnent une autre déchirure, bien plus intime et douloureuse, celle provoquée par la lente désagrégation de la famille Pamuk - une famille dont les membres, grands-parents, oncles et tantes, ont tous vécus dans le même immeuble - et par la dérive à la fois financière et affective de ses parents. Dans cette oeuvre foisonnante, magistralement composée et richement illustrée, Orhan Pamuk nous propose de remonter avec lui le temps de son éducation sentimentale et, in fine, de lire le roman de la naissance d'un écrivain.

  • En 2010, devant les étudiants de l'université américaine de Harvard, Orhan Pamuk développe sa vision de la littérature grâce à six conférences données dans le cadre des 'Charles Eliot Norton Lectures'.
    Dans ce cycle d'interventions ? auquel s'ajoute un épilogue ? le prix Nobel n'hésite jamais à parler de sa propre biographie, de ses propres livres, de son travail d'écriture et surtout de sa pratique de lecteur. La thèse sous-jacente de ces sept textes est empruntée à Friedrich Schiller qui, dans un ouvrage célèbre (Über naive und sentimentalische Dichtung, 1796), schématise sa conception de l'écriture en distinguant le poète naïf, qui serait du côté de la nature, écrivant spontanément, du poète sentimental qui doute de son écriture, expérimente, réfléchit à la forme et aux enjeux esthétiques et sociaux de son écriture.
    À partir de ce postulat, Pamuk passe en revue les grands textes qui ont marqué notre histoire culturelle et s'appuie sur Tolstoï, Stendhal, Flaubert, Proust, Defoe, Sartre, Balzac, ou Dostoïevski pour construire cette belle introduction à la littérature.

  • Istanbul

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    Istanbul est un témoignage photographique sur la vie quotidienne de la capitale culturelle turque des années 1940 aux années 1980.
    Les sujets choisis par Ara Güler reflètent, avec un esthétisme poétique et sensible, l'oscillation entre tradition et modernité de cette ville, carrefour de l'Europe et de l'Asie, qui fut autrefois Byzance, puis Constantinople. Ces remarquables photographies en noir et blanc sont accompagnées d'un texte inédit d'Orhan Pamuk, autre grande figure de la culture turque. Nés tous deux à Istanbul, les deux hommes, dans leur jeunesse, voulaient devenir peintre.
    Et chacun, à sa manière, dépeint ici sa ville natale et capture, par l'image ou par les mots, son âme mélancolique.

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