Arts et spectacles

  • Une pérégrination de Philippe Claudel à travers une trentaine de chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Nancy qui ont façonné le regard du romancier depuis son enfance.
    Jan Sanders van Hemessen (vers 1500 - vers 1565), Jésus chassant les marchands du temple Erik Dietman (1937 - 2002), Voyage organisé dans l'Adriatique Pietro Vanucci dit Le Pérugin (1450 - 1523), Vierge à l'Enfant et saint Jean Eugène Delacroix (1798 - 1863), La Bataille de Nancy Émile Friant (1863 - 1932), Jeune Nancéenne Felix Vallotton (1865 - 1925), Honfleur dans la brume Yayoï Kusama (née en 1929), Infinity Mirror Room Fireflies on the Water

  • Enfant, William Ropp dévorait les ouvrages de son trisaïeul Louis Jacolliot, Le Coureur des jungles, L'Afrique Mystérieuse ou Voyage au pays des singes, livres d'aventures africaines qui allaient semer en lui une irrépressible envie d'Afrique. Devenu photographe, il partit un jour à la découverte du pays Dogon au Mali, puis du Sénégal, enfin de l'Éthiopie où il trouva des gens et une lumière propres à habiter pleinement son art de portraitiste.
    Uthiopie propose une autre rencontre rare : celle entre deux artistes, deux arts, la photographie et l'écriture, William Ropp et Philippe Claudel, qui offre sa plume aux clichés du premier à travers des poèmes qui sont autant d'échos entre ici et ailleurs.
    Uthiopie est autant un voyage en pays lointain qu'un voyage intérieur, autant une expédition qu'une rêverie.

  • Voici un livre intrigant, prophétique, cinématographique, apocalyptique !
    Et si la « civilisation » n'existait plus que sur les montagnes où elle a échappé à la montée des eaux ?
    Le photographe Carl de Keyzer et l'écrivain et réalisateur Philippe Claudel imaginent un monde à la fois inquiétant et captivant qui interpelle la sensibilité autant que les consciences.

  • Higher ground

    ,

    • Lannoo
    • 29 Novembre 2016

    The highlands as a place of refuge for the European population. No one knows whether it will ever be possible to return.
    In Higher Ground, Magnum Photographer Carl De Keyzer depicts a fictitious world in which people have fled from the tidal wave. It inspired the famous French author Philippe Claudel to write the short story Ararat in which he examines the psyche of De Keyzer's characters. The result is an intriguing and prophetic book - cinematic, poetic, apocalyptic. Higher ground is the sequel to the highly praised Moments before the flood.
    "The most important thing, it seems to me, is to pretend. To go on pretending. I can't help thinking that none of this is real." "Please forgive me, but I no longer speak to anyone except God." "The funniest thing is that my son, who wasn't awake on the morning I wanted to take this trip - my son whom I'd left sleeping in the hired apartment - do you know what his first name is? Noah. Yes. Noah. I'm not making it up." Les montagnes comme refuge pour la population européenne. Personne ne sait si un retour sera encore possible.
    Carl De Keyzer, photographe de l'agence Magnum, imagine dans Higher Ground un monde où les gens se sont réfugiés pour échapper au déluge. Ce monde a inspiré à l'écrivain Philippe Claudel la nouvelle Ararat, dans laquelle il se penche sur la psyché des personnages de De Keyzer. Cela donne un ouvrage intrigant et prophétique - à la fois cinématographique, poétique et apocalyptique.
    Higher Ground est la suite du très applaudi Moments before the flood.
    « Ce qui me semble le plus important, c'est de faire semblant. De continuer à faire semblant. Je ne peux pas m'empêcher de penser que tout cela n'est pas réel. » « Je vous prie de m'excuses, mais je ne parle plus qu'à Dieu. » « Le plus drôle, c'est que mon fils qui ne s'est pas réveillé le jour où j'ai voulu faire cette excursion, mon fils que j'ai laissé dormir dans l'appartement de location, savez-vous comment il se prrénomme ? Noé. Oui. Noé. Ça ne s'invente pas. »

  • Au gré de ses voyages et de ses promenades, au fil de sa vie publique et de sa vie privée, Laure Vasconi a capté ces moments fragiles ou la nuit cède au jour, l'ivresse des amitiés, la couleur de la nuit, le claquement des stilettos sur l'asphalte ou les parquets de danse. Les corps se frôlent, se cherchent. Les visages trop rapides aperçus, la lumière filtrée, manipulée, artificielle, urbaine. L'atmosphère si particulière des fêtes qui se terminent. La quête d'un taxi très tard dans une grande ville.
    C'est lors d'une séance de portrait avec Philippe Claudel, prix Renaudot pour "Les âmes grises", qu'elle a proposé à ce dernier d'écrire une fiction aux images.

  • Inventaire

    ,

    Le Muséum Aquarium de Nancy emmagasine ses collections dans une salle fermée au public. L'espace est assez réduit au vu du nombre très important de spécimens en tout genre qu'il abrite, rangés sur des rayonnages mobiles appelés compactus. Rentrer dans cet espace privé, c'est être confronté à l'imaginaire et au fantastique. Arno Paul, photographe, a appris en 2013 que le Muséum Aquarium de Nancy avait pour projet de déménager ses collections vers un lieu plus moderne, répondant aux dernières normes de stockage. Saisi par l'ambiance et le flot de souvenirs qui l'envahissent, il décice de réaliser cet inventaire photographique au moment du déménagement des collections. Les prises de vue ont été réalisées entre mars 2014 et février 2015, avec le soutien et le concours de toute l'équipe du Muséum Aquarium de Nancy.

    A regarder toutes ces images, on pourrait se croire au profond du ventre d'un navire, aux accents parfois felliniens, reposant et silencieux, composé de milliers d'alvéoles dans lesquelles on a emprisonné la vie, on l'a recelée, contrainte dans un faux sommeil qui n'est que d'apparence tant les regards, les positions, les précautions aussi avec lesquelles on traite ici les créatures, témoignent du prix du chargement - et quel est donc le bien le plus précieux sinon la vie ou ce qui joue à l'être ?
    On pourrait voir alors ici une version sèche, immobile, muette, anesthésiée, discrète de l'Arche de Noé...

  • Des nuées astrales, des éclipses, des iris malades, des yeux de chat...
    à chaque fois, un disque diversement identifiable se détache d'un cadre serré, aux dimensions d'une pochette de 33 tours. Alors quoi ? Rien, sinon que le sculpteur et plasticien Jean-Bernard Métais, dont les oeuvres monumentales trônent sur les places de Dublin, Luxembourg, Beyrouth ou Bruxelles, se passionne pour la transmutation des vins. Voilà cinq siècles que sa famille, de père en fils, cultive les mêmes parcelles du clos des Jasnières, dans la vallée du Loir.
    Voilà trente ans qu'il plonge son objectif au droit de ses cuves de vinification, attentif à la maturation du moût, à son « mutage », aux premiers bouillonnements, à l'éclaircissement d'un soutirage à l'autre... C'est chimie spirituelle qui illumine ces astres fixés comme au bout d'une lorgnette. Cette série de photographies en grand format (33 cm x 33 cm), est soutenue par un texte de Philippe Claudel, typographié à l'ancienne sur un papier de Rives

empty