• Pierre Talpain est musicien et poète. Il nous livre dans ce second recueil de poèmes sa rage de vivre, ses coups du sort, ses coups de coeur et ses colères mais toujours avec tendresse.

  • J'vaux onze euros / Je viens d'l'apprendre. / C'est pas grand-chose / Mais bon. à prendre.

    Imaginez / Que grâce à vous. / Vous qui m'lisez. / J'en devienne fou !

    Non parce que bon. / Jusqu'à maint'nant / J'avais du son. / Mais l'image nan !

    Alors que si / C'est édité. / Et que ravis / Sont mes conviés.

    Là je promets / Qu'activité / Autre n'aurai / De vous combler.


    Quarante-six ans, musicien dans l'âme, idéaliste et rêveur, Pierre TALPAIN s'emmerde dans cette vie structurée par ces obligations de résultat. Chaque émotion le transforme en machine à écrire, un besoin vital pour lui de mettre sur papier tous ses tourments, afin d'apaiser la tempête qui règne en son for intérieur.

  • Pour l'institution gériatrique, héberger des personnes âgées dépendantes revient à ne pas recevoir la totalité de la personne mais une découpe qui l'objective et la réduit. L'enfant et l'adulte qu'elle a été, le veuf ou la veuve qu'elle est devenue, sont exclus de ce lieu où la dépendance est traitée comme un ensemble de normes auxquelles résidents et soignants se soumettent. Au lieu d'entretenir le lien social, l'institution tend au contraire à le détruire en accentuant l'individualisation.  Dans ce contexte, les interventions analytiques permettent aux acteurs du soin de comprendre les processus à l'oeuvre dans les institutions gériatriques et en particulier ces symptômes spécifiques que sont les « troubles du comportement » des résidents.
    Pour les auteurs, les questions que la dépendance, la violence et la mort posent aux résidents et aux soignants ne peuvent être traitées qu'en groupe, dans des conditions qu'il revient au psychologue ou au psychanalyste intervenant en institution de poser et de faire respecter.

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