• En 1534, dans l'Allemagne de la Réforme, le jeune Ruprecht rentre dans son pays natal. Dans une auberge, il est inter- pellé par les cris d'une mystérieuse jeune femme, Renata.
    Commence alors une aventure qui s'achève un an plus tard avec la mort du philosophe et alchimiste allemand Agrippa von Nettesheim et le suicide de son grand chien noir, habité par le démon. Avant de regagner l'Amérique, Ruprecht rédige la chronique horrifique des événements qu'il vient de vivre. Il y relate notamment comment le diable apparut à Renata sous les traits d'un ange de lumière, la séduisit et provoqua sa perte.
    L'univers reconstruit par l'écrivain russe « le plus cultivé de son temps » n'est pas seulement une somme historique, c'est aussi un magnifique roman d'amour violent et fatal, digne du théâtre élisabéthain. L'Ange de feu évoque tout à la fois Melmoth de Maturin, À Rebours de Huysmans, Le Maître et Marguerite de Boulgakov, mais aussi et surtout L'oeuvre au noir de Yourcenar.

  • A l'automne 382 après J.-C., Junius, Aquitain de dix-huit ans, débarque à Rome chez son oncle sénateur pour entreprendre des études de rhétorique. Pièges et tentations attendent le jeune provincial dans la Ville Eternelle. Délaissant rapidement l'art oratoire, il côtoie la société décadente du Bas-Empire : passions ravageuses, sectes étranges, hypocrisie et manipulation. Il se trouve entraîné malgré lui dans des aventures rocambolesques à rebondissements multiples sur fond d'événements historiques. Peu à peu, le cheminement de Junius devient quête de vérité et voyage initiatique. Roman d'apprentissage, saga en péplum, conte érotique, exercice d'érudition, testament philosophique, L'Autel de la Victoire ressuscite, dans tout leur foisonnement coloré, les principaux aspects de la vie quotidienne dans l'Empire romain d'Occident au moment où celui-ci vacille et jette ses derniers feux.

  • Tout jeune encore, Brioussov décide d'" importer " en Russie le symbolisme et d'en devenir le chef suprême. Il s'affiche en décadent, mais s'adonne à tous les genres - drames, romans, nouvelles, poésies. Très vite, c'est la consécration. Alexandre Blok et André Biely accourent. Salué par Gorki, il est le " capitaine " incontesté de la littérature russe entre 1900 et 1910. Mais l'hégémonie de celui qui a posé les fondements de ce Siècle d'Argent, cette éblouissante renaissance artistique russe du début du siècle, ne tarde pas à être ébranlée. " Brioussov ? lance un critique, c'est le Salieri, l'anti-Mozart de la poésie moderne ! " Meurtri, Brioussov répond, en 1915, avec ce récit qui prend de court ses détracteurs. Sobre, concis, d'une construction classique rigoureuse, il trace le cercle infernal de près de vingt-quatre heures de la vie d'un artiste dans un milieu essentiellement féminin, dessine le chemin diabolique de la quotidienneté qui enserre la vie d'un homme et le ramène chaque soir, inexorablement, dans son logis médiocre sans que la moindre rencontre, amoureuse ou professionnelle, puisse modifier ce trajet imposé.

  • Pensées intimes

    Valéri Brioussov

    • Keruss
    • 25 Octobre 2008


    amours blessés, amours déçus, attentes, trahisons, rapports de forces, de pouvoir, c'est l'amour sous toutes ses formes qui nous dévoile les parfums les plus subtils de l'âme.
    dans un style des plus modernes, brioussov malmène le naturalisme de ses contemporains. tout est en attente, en demi-teintes, imprécis, mystérieux. les personnages semblent ne jamais saisir ce qui leur est offert, comme sous l'influence d'une force supérieure, sans qu'elle soit divine.

  • Fidèle à ses idées symbolistes, Brioussov crée des situations où ses personnages ne font plus la part de l'illusion et de la réalité, franchissent les barrières du rêve, s'immergent dans leurs fantasmagories qu'ils prennent pour le monde tel qu'il est, faisant apparaître la pureté idéale au milieu de la luxure et de la déchéance...

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