• Par son destin personnel comme par son oeuvre, Ovide, qui a vécu à la bascule du monde païen et du millénaire chrétien, a incarné la complexité de la mentalité latine, fière de ses légendes et sensible à la mythologie, mais aussi énergique et rétive à toute oppression. D'abord amusé par les jeux du monde et de l'amour, voire marchand de recettes érotiques, Ovide revint ensuite aux grandeurs des mythes (Métamorphoses) et des rites (Fastes), avant d'inventer les élégies du spleen et de l'exil (Tristes et Pontiques) et d'y méditer puissamment sur la destinée humaine.
    Tous les auteurs anciens l'ont admiré. Ils aimèrent le raffinement de son écriture, la diversité de son talent et la richesse colorée de son inventivité. Ils furent aussi touchés par la tragédie de sa fin de vie. Ensuite, il ne cessa d'être lu et imité, servant de réservoir inépuisable à l'imagination des poètes et des plasticiens. Il fut l'actuel de toutes les époques, grâce à la beauté, la diversité et la profondeur de son oeuvre.
    Le livre de Xavier Darcos montre l'éternelle modernité de cet artiste inclassable, de cet érudit libre et ironique qui a capté le mystère du vivant et la puissance des passions, tout en s'insurgeant à sa manière contre l'arbitraire des genres, des pouvoirs et des dieux.

  • « Je propose tout simplement d'évoquer ce qui me touche, m'étonne ou m'enchante dans l'Antiquité romaine. J'ai essayé, à partir des réalités pittoresques et des personnages hauts en couleur, de rendre intelligibles une culture, des splendeurs, des valeurs, des croyances, des comportements, une littérature... sans trop idéaliser, car la Rome antique fut raffinée mais violente et cruelle. Ces contrastes nous éclairent aussi sur nous-mêmes : certes nous sommes distincts de nos ancêtres latins, mais ils nous ont légué notre lexique, notre droit, nos canons esthétiques, nos figures légendaires, nos moeurs. On ressent toute la vigueur du génie de cette civilisation romaine qui a su transformer une bourgade rurale en capitale du monde. » Xavier Darcos.
    Un voyage érudit et jubilatoire unanimement salué par la critique.

    1 autre édition :

  • L'ouvrage de référence pour les études littéraires au lycée, en classe préparatoire et à l'université : un panorama complet de la littérature française, du Moyen Âge à nos jours, rédigé par l'académicien Xavier Darcos.
    - Un découpage par siècle, contextualisant les auteurs, les oeuvres et les courants majeurs de la littérature française.
    - De nombreux tableaux chronologiques pour chaque siècle.
    - Un répertoire de plusieurs dizaines d'auteurs, présentés sous forme d'encadrés biographiques.
    - Un triple index : auteurs, titres d'oeuvres, termes littéraires.

  • Cette anthologie essaie d'abord d'identifier la poésie française, en discernant ses caractères propres et en montrant qu'elle constitue une histoire analysable et continue. Ainsi perçues, les " écoles poétiques " sont des points de tensions, théorisant des vues extrêmes avant de se déliter, puis de laisser la place à d'autres bricoleurs qui se réclameront aussi de la novation et de l'audace. Cet immense ensemble forme un dialogue ininterrompu et cohérent. Ensuite, en insistant sur les auteurs-phares ou en regroupant des poètes proches, on peut suivre l'évolution du genre, pour montrer les beautés et les raisons de cette plasticité perpétuelle, y compris dans les formes extrêmes ou déconcertantes que les créateurs ont pu expérimenter.
    Xavier Darcos, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), est agrégé, docteur en études latines, docteur d'État ès lettres, inspecteur général de l'éducation nationale et professeur d'université. Maire, sénateur, ambassadeur de France auprès de l'OCDE, plusieurs fois ministre, il a publié de nombreuses études littéraires (notamment sur Mérimée, Tacite et Ovide) ainsi que des essais historiques sur l'École et sur la laïcité.

  • Virgile, notre vigie

    Xavier Darcos

    • Fayard
    • 29 Mars 2017

    L'oeuvre poétique de Virgile, qui vécut au tournant du premier siècle de notre ère en Italie, a traversé les siècles et fasciné les plus grands esprits de l'histoire. Comment expliquer cette longévité ? Outre le charme subtil et vibrant de sa langue, pourquoi ressentons-nous l'impression de nous ressourcer en lisant l'Enéide ou les Géorgiques ? Sans doute parce que Virgile est une vigie pour notre époque tourmentée, comme le démontre Xavier Darcos avec érudition, générosité et finesse.
    En latiniste émérite, féru de poésie et connaisseur intime du monde antique, il nous donne à comprendre et à entendre cette oeuvre majeure aux échos sonores et actuels : vivre en harmonie dans une nature magnifiée, ancrer la paix dans un récit fédérateur, trouver le sacré autour de nous, exalter les vertus chez l'homme et notamment la fides, ce sens de la loyauté si capital dans le monde romain. En parcourant ce livre dense et alerte, on mesure à quel point lire Virgile aujourd'hui, loin d'être un passe-temps suranné, est sans doute un des moyens d'analyser les tumultes de notre temps et d'en percevoir les remèdes possibles.

  • Le titre de ce livre n'est pas usurpé : il s'agit bien d'un dictionnaire qui parle d'amour, avec ses exaspérations et ses admirations. Mais, comme toujours, il a fallu faire des choix. Il en résulte un catalogue où alternent des thèmes sérieux et de minces anecdotes, selon une chronologie vagabonde.
    Cette promenade correspond au sujet, lui-même illimité. Car nous avons tous l'École en partage, par nos souvenirs d'écoliers ou par la scolarité de nos enfants. Chacun d'entre nous se sent habilité à évoquer son expérience, au point qu'on trouverait 64 millions de spécialistes de l'École en France. Ce rapport affectif est renforcé par la nature même de l'enseignement, qui suppose une relation humaine forte. Il explique aussi la vigueur des querelles scolaires, jamais vraiment calmées, dans une société en désarroi qui demande toujours plus aux éducateurs. Ce dictionnaire rend hommage à ceux qui stabilisent des repères et préparent l'insertion des jeunes, dans un monde en mutation perpétuelle.
                                                                                                     Xavier Darcos  

  • Merimee

    Xavier Darcos

    " Infatigable voyageur, Prosper Mérimée court l'Europe et le Moyen-Orient.
    Inspecteur général des Monuments historiques, il sillonne la France. Confident d'Eugénie de Montijo, sénateur sous le Second Empire, il se lance dans l'action politique. Erudit immense, critique acerbe, historien abondant, traducteur polyglotte, écrivain insoumis et provocateur, puis académicien narquois, il rédige une oeuvre éclectique et entretient une forte correspondance avec les plus grands esprits de son temps.
    Mais chez Mérimée, qu'il tombe amoureux ou qu'il s'engage, qu'il écrive Carmen ou qu'il sauve Vézelay, ce sont le recul et le masque qui intriguent le plus. Ils incitent à déchirer le voile. C'est ce double parcours, d'une vie et d'un monde, que j'ai cherché à restituer. " X. D.

  • La poésie française

    Xavier Darcos

    • Eyrolles
    • 23 Novembre 2012

    « Aimer, souffrir, espérer, se souvenir, croire, fraterniser? La poésie nous dit la vérité. Elle touche au coeur de tout ce qui nous est essentiel. » C?est ainsi que Xavier Darcos raconte l?histoire de la poésie française, en même temps qu?il définit le genre poétique. Chaque chapitre est consacré à une période dont il présente les courants, les auteurs et les oeuvres. Des citations, des pistes de lecture et des définitions complètent cette introduction. Un index des auteurs, un index des notions et une bibliographie en facilitent l?accès.

    Xavier DARCOS, membre de l?Institut (secrétaire perpétuel de l?Académie des sciences morales et politiques), est agrégé de lettres, docteur en études latines et docteur d?État ès lettres. Longtemps professeur de khâgne, puis inspecteur général et professeur associé de littérature comparée à la Sorbonne, ancien ministre, ambassadeur, il préside actuellement l?Institut français. Il est déjà l?auteur de nombreuses publications consacrées à la latinité et à l?histoire littéraire moderne, ainsi que d?essais sur l?École, la laïcité et la diplomatie culturelle.

    La collection « Mes passions » accueille des personnalités qui, par leur notoriété et par leur légitimité, ont à coeur de partager leur sujet de prédilection avec le public.

  • En 1881, Jules Ferry institue l'école laïque, gratuite et obligatoire. Une démocratisation qui passe par un recrutement massif d'instituteurs. Bons élèves issus de milieux populaires, souvent fils de paysans, les « hussards noirs » bénéficient d'une ascension sociale qui fait d'eux de véritables « notables du savoir ». Les femmes ne sont pas en reste, avec la création d'écoles de garçons et de filles, ce qui féminise largement le corps enseignant. Bientôt, les instituteurs s'imposent comme un groupe social fortement attaché à une République qui leur a donné leur « chance », en rivalité avec les prêtres dans la formation des enfants. La loi de 1905 établissant la séparation des Églises et de l'État signe la victoire des instituteurs, renforçant encore leur identité.
    Du recrutement des maîtres à leur formation dans les écoles normales ; de la discipline à la « leçon de choses » ou à l'instruction civique ; du tableau noir à la distribution des prix ; Xavier Darcos dresse un tableau pittoresque du quotidien des instituteurs à l'époque de Jules Ferry.
    Riche de témoignages et d'anecdotes, L'École de Jules Ferry ne néglige pas la réflexion sur l'école et la laïcité aujourd'hui, thèmes de la loi du 3 mars 2004, dont l'auteur, alors ministre, fut l'un des principaux promoteurs.

  • À la sempiternelle question que résume si bien Bérenger : « Pourquoi suis-je né, si ce n'était pour toujours ? », Ovide a proposé sa réponse équivoque, mais finalement cohérente en ses incertitudes et sa dualité-même. Il en émane une impression de quête authentique, vécue, au lent cheminement personnel vers la vérité. Ovide nous y semble d'autant plus attachant qu'il y était plus mal préparé. Du moins, pour ce poète, chacun s'accordera-t-il à constater que la vie éternelle est le fait indélébile d'avoir été. Éternité et instant cessent ici de se contredire, comme le dit W. Jankélévitch. Ovide a donc eu raison de croire que mourir préparait à être sauvé à jamais.

  • « On aurait aimé que la commémoration de 1905 soit un stimulant pour imiter l'énergie d'hommes de cette trempe. Sur la question scolaire notamment. Car nous voyons bien que la pensée sur l'école fait la synthèse de tout grand projet politique. Il n'y a pas de doctrine sociale globale sans une conception maîtrisée et accomplie de l'éducation. Le rappel martial à l'ordre policier ne suffira pas. Les Républicains des années 1880-1905 l'avaient bien compris. L'État moderne croyait avoir réglé la question une fois pour toutes. Avec l'arrivée dans nos vieilles nations de nouvelles pratiques religieuses, tout recommence. »
    Xavier Darcos


  • Vers la fin du Ier siècle, l'historien latin Tacite s'interroge sur le destin du monde. Il fait la revue des moeurs collectives et des caractères privés, révèle les calculs et les manoeuvres des acteurs politiques, décrit la folie contagieuse, provoquée par la volonté de puissance, tout en se souvenant d'une cause déjà perdue : l'idéal républicain. Les lettrés, les propriétaires terriens et les militaires désintéressés, qui formaient l'élite romaine, ont cédé la place à des courtisans, à des technocrates, à des nouveaux riches. J'ai pris le parti de considérer que la pensée de Tacite a valeur universelle et qu'il s'adresse encore à notre temps. Certes, il évoque une période cruelle où les princes étaient surtout des tueurs ou des scélérats. Il montre comment le pouvoir peut dégénérer en despotisme de palais, en servilité, en affairisme et en bureaucratie. Nos manières sont plus policées. Mais ses formules, étincelantes d'intelligence et de pénétration, semblent subitement viser une actualité permanente. Sonnent-elles plus juste à nos oreilles parce qu'elles concernaient une forme de décadence ou de déclin ? Je laisse à chacun le soin d'en juger et de lire entre les lignes.

  • Oscar a toujours raison

    Xavier Darcos

    • Plon
    • 3 Octobre 2013

    Oscar Wilde aimait les artistes, le monde du théâtre et des salons, les quartiers interlopes, les gentlemen qui mènent une double vie, les miroirs, les poètes, le nonsense et les objets baroques. Cet esprit si libre est une cure de jouvence en ces temps de morosité mondialisée et moralisatrice.

    Wilde se méfiait des doctrinaires et des théoriciens. Il voyait la société comme une farce, où chacun joue la comédie. Il en révèle les déguisements et les feintes, s' en amuse au lieu de s' en offusquer. C' est de cette lucidité stimulante que je veux ici témoigner. Je prends Wilde comme il est, touche-à-tout, dispersé, indiscret. Je le laisse gloser sur tout, comme s' il était là, parmi nous, toujours titillé et, plus encore, consterné par le spectacle du monde.

    X. Darcos

  • La référence des classiques !

    Chaque ouvrage propose le texte intégral ou de larges extraits, des notes explicatives, des questionnaires au fil du texte, un appareil pédagogique comprenant des bilans, des documents sur l'oeuvre et son auteur, ainsi qu'un parcours thématique.

  • Jamais les classiques n'ont été aussi modernes !

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    De nouvelles couvertures résolument actuelles.

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