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Le Passage
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Splendeurs en héritage- Palais et chateaux d'Europe
Alexis Gregory, Marc Walter
- Le Passage
- 19 Octobre 2006
- 9782847420937
Ce beau livre illustre et décrit huit demeures qui appartiennent aux mêmes familles depuis l'époque de leur construction. Aujourd'hui encore, une fois partis les visiteurs, les conversations mondaines remplacent le bavardage des guides. Ce livre offre un regard de l'intérieur sur un mode de vie extrêmement raffiné. Les photographies transmettent l'atmosphère particulière de ces lieux et le texte fourmille d'informations rendues possibles par la longue amitié de l'auteur avec leurs propriétaires.
Le Palazzo Gangi de Palerme est un imposant palais baroque où vécut le prince de San Vincenzo. C'est là que fut tourné le film Le Guépard de Luchino Visconti. Sa salle de bal baroque présente diverses effigies de félins et la maison déborde de portraits de famille et de trésors de l'art décoratif italien. Près d'Utrecht, aux Pays-Bas, le Kasteel de Haar appartient toujours au baron van Zuylen qui habite toute l'année le petit château. Le Château de Harouet, en Lorraine, fut édifié sur le site d'une forteresse médiévale par Marc de Beauveau, prince du Saint Empire romain. Située dans le quartier historique de Séville, la Casa de Pilatos, appartient à la duchesse de Medinaceli. Le palais est un mélange d'architecture gothique et mauresque. Harewood House, dans le Yorkshire, fut édifié par la famille Lascelles. L'un de ses descendants hérita d'une collection de tableaux italiens, où se trouvent des oeuvres de Titien, de Tintoret, de Giovanni Bellini. Le Palacio de Fronteira, dans les faubourgs de Lisbonne, est le domaine de l'actuel duc de Fronteira. Il se distingue entre autres par un jardin à la française, une loggia ornée de statues Renaissance et de petits salons remplis de peintures et d'antiquités portugaises. Le Palazzo Sacchetti porte le nom du cardinal Giulio Sacchetti. Il est situé sur la via Giulia, entre le Vatican et le Castel Sant' Angelo. Sa gigantesque Sala dei Mapi est entièrement décorée de fresques du maniériste Francesco Salviati. Enfin, Schloss St Emmeram à Regensburg est habité par la princesse Gloria, veuve du prince Johannes von Thurn und Taxis. C'est un palais imposant, principalement du dix-neuvième siècle. -
Certains bars de Buenos Aires sont uniquement fréquentés par des hommes.
Ce sont des espaces où discussions, dialogues et monologues se répètent et se superposent à l'infini, comme un objet situé entre deux miroirs. Là les téléviseurs ne s'allument pas, les réfrigérateurs ne s'arrêtent pas de ronronner, les bouteilles ne se débouchent pas et la poussière ne s'essuie pas. Ces bars, qui passent presque toujours inaperçus pour le promeneur, se trouvent dispersés dans plusieurs quartiers de la ville.
Ils sont néanmoins en voie de disparition et reflètent les habitudes d'une autre époque. Ils sont en général partie intégrante de L'habitation du propriétaire ou du gérant. Ce qui est privé ou intime devient ainsi public et vice-versa : ils sont comme un salon qui appartiendrait aussi bien au patron qu'à ses clients. Ces bars, dont les horaires d'ouverture varient selon le caractère de chacun, sont des entités uniques et irremplaçables.
Chacun a une ambiance qui reflète la personnalité de son propriétaire. Parfois, c'est le patron en personne ou sa femme qui fait la cuisine ; parfois ce sont les sandwiches au saucisson qui prédominent. À la Casaquinta, ce sont les clients qui sont aux fourneaux. L'origine de ce livre remonte à 1991, quand Constanza Mirré est entrée dans un magasin qui faisait aussi office de bar et occupait une partie d'une maison en tôles de deux étages.
Un membre de la famille propriétaire de ce commerce était assis à une des cinq petites tables et panait des escalopes milanaises. À partir de cet instant, la photographe a consacré trois années à saisir et à sauvegarder la magie de ces lieux. -
Les photographies en noir et blanc d'Ann-Christine Wöhrl captent l'esprit d'une ville unique au monde.
Montevideo, qui s'élève lentement au-dessus d'une baie naturelle, sur la rive nord du Rio de la Plata, a eu un nom avant d'exister : la légende veut que l'une des vigies de l'expédition de Magellan se soit exclamée " monte vide eu ", subjuguée par le Cerro aperçu dès l'entrée du fleuve. Montevideo fut fondée en 1724, érigée comme un mur de défense plutôt que comme une ville afin de protéger les Espagnols des sièges des Portugais et des attaques de flibustiers et corsaires français et anglais.
Mais à peine ses premiers habitants installés - originaires de Buenos Aires pour la plupart et des Canaries pour certains -, ils ressentirent la démesure d'horizons aperçus depuis la côte d'un fleuve qu'ils aiment et célèbrent comme s'il s'agissait de la mer. Les côtes du fleuve sont pour Montevideo une aire de paix et de divertissements vers laquelle tendent toutes les rues et tous les regards de ses habitants.
Ce n'est pas un hasard si la moitié des Uruguayens, 1,5 million de personnes, a choisi d'habiter à Montevideo. Le rythme urbain, cadencé et suave tout comme les après-midi calmes, est une composante du tempérament des habitants. À partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, la population de Montevideo s'est enrichie de l'arrivée d'immigrants espagnols, africains, français, italiens, allemands, anglais et suisses.
L'heureuse rencontre de tant de traditions différentes a construit petit à petit un vigoureux éclectisme. C'est l'enchantement de ce cosmopolitisme que nous raconte ce livre ; La Rambla et le centre historique, le stade Centenario et les danses du Carnaval, les vertiges de la grande avenue et le charme tranquille des places de quartier. Plutôt qu'un témoignage, cette oeuvre nous révèle l'extraordinaire dimension prise, à Montevideo, par les actes du quotidien.