• Vive la dépense publique Nouv.

    La crise sanitaire a modifié la perception du rôle de l'État, désormais appelé à intervenir « quoi qu'il en coûte » pour changer l'économie. Arguments de fond et chiffres à l'appui, cet ouvrage dresse un bilan sans concessions des poli- tiques d'austérité menées en Europe au cours de la décen- nie passée. Il déconstruit le discours anxiogène sur la dette publique et ouvre le débat sur la politique qui devra être menée à l'issue de l'élection de 2022.
    Les auteurs soulignent en particulier les limites du plan « France Relance » et esquissent le chiffrage d'une politique permettant de remettre sur pieds nos services publics, d'organiser les relocalisations et d'amorcer une véritable transition écologique.
    Ils pointent les contradictions auxquelles sont confrontés les chefs d'États et de gouvernements européens. Ces derniers sont placés devant la nécessité de lancer un « Green Deal » européen, mais ils restent hésitants - voire réticents - à re- mettre en cause les textes imposant l'austérité et à enga- ger les dépenses communes sans lesquelles la zone euro pourrait être, à terme, menacée d'éclatement et de relégation.

  • Le manuel Économie politique en 3 volumes (économie descriptive et comptabilité nationale / théorie microéconomique / théorie macroéconomique) est devenu un classique parmi les manuels de premier cycle. Le succès constant de ses nouvelles éditions, depuis plus de vingt ans, manifeste l'intérêt des étudiants et des enseignants pour une pédagogie qui privilégie l'explication du raisonnement économique par rapport à la formalisation mathématique.
    Ce premier volume, dont le titre est « Économie descriptive et comptabilité nationale » propose une initiation aux mécanismes et concepts essentiels de l'économie à travers les outils de description du fonctionnement de l'économie réelle : comptes de la nation, comptes de l'entreprise, balance des paiements, budget de l'État.

  • Planification écologique, écosocialisme... autant de mots d'ordre qui remettent en cause le privilège de la classe dominante de décider par ses choix d'investissement de la trajectoire de toute une société.
    Autant de mots d'ordre qui s'opposent à la logique de la maximisation du profit qui a simultanément conduit à l'explosion des inégalités sociales et à la crise écologique.
    Autant de mots d'ordre qui appellent à repenser la place de la coordination des échanges économiques dans une société post-capitaliste et les relations coopératives entre les peuples du monde.
    Dans cette perspective, le défi auquel nous faisons face aujourd'hui consiste à trouver un calcul économique en mesure d'incorporer correctement à la fois les besoins sociaux et les contraintes environnementales.
    C'est à partir de ce double impératif que La nouvelle économique, l'ouvrage classique de l'économiste soviétique Eugène Preobrajensky portant sur les débuts de la planification socialiste, s'avère un guide théorique d'une actualité frappante.
    Cette réédition de La nouvelle économique est la bienvenue, car il s'agit d'un ouvrage important, à la fois pour l'histoire de la transition (avortée) au socialisme en URSS, mais aussi en tant que première esquisse théorique d'un modèle de socialisme. Les introductions de Pierre Naville et Ernest Mandel suffisent largement à situer l'ouvrage dans ce double contexte historique et théorique.
    Ce classique du marxisme a été édité en français en 1966 par les éditions Études et documentation internationales.
    Il était à ce jour épuisé.

  • Regards sur la zone euro Nouv.

    Cette analyse part des critiques à l'encontre de la zone euro (faiblesse de la croissance, niveau élevé du chômage structurel, faiblesse de la prise de risque dans l'innovation, dans le financement de l'économie..., retard technologique) et se demande si ces contre-performances sont dues à des politiques économiques inadaptées, à une mauvaise compréhension des mécanismes ou à des handicaps structurels.
    L'hétérogénéité des pays de la zone euro (pays « frugaux » versus pays « du Sud ») sera plus forte après la crise de la Covid et pour que la situation reste tenable, il semble indispensable de trouver un compromis entre solidarité et réformes.

  • Cet ouvrage vise à analyser les contraintes qui pèsent actuellement sur les politiques économiques, particulièrement dans le cadre européen. Mêlant analyses théoriques et histoire des faits économiques, il permet de présenter de façon accessible les grands débats actuels sur les politiques à mener au sein de cet espace européen.

    Le partage des compétences entre l'Europe et les États membres relève du principe de subsidiarité qui permet de distinguer la politique économiquede l'Europe de celle en Europe. Les mesures ne sont prises au niveau supranational que si l'on considère l'échelle européenne plus efficace que l'échelle nationale.
    Cette architecture unique des politiques économiques est-elle responsable des mauvaises performances économiques de la zone ? Une politique structurelle ambitieuse tournée vers une croissance inclusive et durable est-elle compatible avec la faiblesse du budget communautaire ? Le niveau très bas des taux d'intérêt constitue-t-il une opportunité à saisir pour mener une politique de relance européenne ?

  • En tant que variable socio-démographique, système sociétal hiérarchisé et grille de lecture analytique de la réalité économique, le genre est de plus en plus mobilisé dans les recherches comme dans les enseignements.

    En tant que variable sociodémographique, système sociétal hiérarchisé et grille de lecture analytique de la réalité économique, le genre est de plus en plus mobilisé dans les recherches, comme dans les enseignements.

    La publication d'un ouvrage sur l'Économie politique du genre vise à contribuer à cette tendance de façon novatrice. En s'appuyant sur une démarche d'économie politique, il cherche à mettre en avant l'intérêt d'une telle approche pour la discipline.

    Dans cette perspective, il s'appuie sur 3 grands axes :

    1. Un axe théorique et épistémologique permet de préciser les originalités du champ et de proposer l'orientation globale de l'ouvrage. Ce premier axe vise aussi à affirmer les différences avec la sociologie du genre.

    2. Un axe inégalités dresse un panorama des champs économiques dans lesquels la présence des inégalités de genre constitue une forte incitation à s'appuyer sur l'Économie politique du genre (école et marché du travail essentiellement). Celle-ci permet à la fois de repenser l'analyse de la réalité économique, comme la mise en oeuvre des politiques publiques traitant ces inégalités.

    3. Un axe international mobilise l'Économie politique du genre pour traiter des questions relatives au développement et au cas des institutions internationales, en particulier les banques centrales.

    Ce livre s'adresse essentiellement aux étudiants de master et de doctorat en sciences économiques, mais son contenu est susceptible d'intéresser un public plus large : étudiants en licence de sciences économiques, étudiants d'autres sciences sociales, et toute personne intéressée par les questions relatives au genre.

  • Publié en 1957, Trade and Market in Early Empires figure l'aboutissement d'un programme de recherches, l'Interdisciplinary Columbia Project dont Polanyi est la figure marquante. Polanyi est en fait l'inspirateur et l'architecte de cet ouvrage. Nombre de textes de ce volume sont des mémoires universitaires qu'il a fortement encadrés. Le titre de cette traduction française de 1975 reflète bien le structuralo-marxisme de cette période. Mais, la primauté accordée au « système » et le déni du marché caractérise un air d'un temps révolu.
    Pour situer l'enjeu de Trade and Market, il faut le relier à la thèse, qui a fait connaître Polanyi, telle qu'elle est développée dans The Great Transformation : la volonté de créer, au XIXe siècle, un « grand marché » autorégulateur exprime une mutation de l'ordre culturel occidental qui, désormais, prétend réduire la terre, le travail et la monnaie à autant de marchandises. Cette idée est largement utopique car, aux premiers mouvements de construction de ces marchés, répondent des « contre-mouvements » de « protection sociale ». Un double mouvement caractérise ainsi la société libérale. Le fascisme ou le New Deal apparaissent comme l'aboutissement catastrophique ou heureux de cette dialectique qui travaille la société de marché. La Grande Transformation et l'essentiel des Essais de Karl Polanyi (Seuil, 2008) mettent donc en exergue le processus de constitution du capitalisme et les différentes réponses historiques apportées à ce bouleversement inédit de la place du marché dans la société.
    L'ambition de Trade et Market est complémentaire : il s'agit de mettre en évidence les structures et le fonctionnement des économies primitives et archaïques. La subsistance de l'homme, récemment traduit par Flammarion, et qui est une recollection de textes écrits entre la fin des années 1940 et 1951, avait esquissé ce projet théorique en prenant comme aire d'application la Grèce classique et hellénistique. Un tel travail ne peut être fait avec autant d'efficacité aujourd'hui par l'économie dominante, même teintée de « coûts de transaction », parce qu'elle est paralysée par le concept normatif de marché auto-régulateur.
    Les travaux empiriques de Trade and Market sont enchâssées dans une vision théorique globale, que développe Polanyi et ses élèves (notamment Pearson) : les mondes non-capitalistes contenaient des marchés clairement subordonnés à d'autres modes sociaux d'intégration de l'économie, ce qui les plaçaient sous l'influence décisive des comportements socioéconomiques de réciprocité ou de redistribution.
    L'intérêt de cette vision prend tout sens au-delà même des sociétés du passé dont l'étude a été le prétexte. Ce n'est pas un hasard si l'économie sociale et solidaire trouve dans le « substantivisme » une référence fondatrice. Quant à une alternative « éco-socialiste » pour le XXIe siècle, elle ne peut que se nourrir d'une théorisation qui implique que les structures économiques ne soient pas, par principe, abandonnées à l'errance de l'auto-régulation marchande de la société. Commentant ce livre, Richard Swedberg, écrit : « Certains travaux récents de sociologie économique ont assez correctement indiqué la pertinence de la pensée de Polanyi dans l'analyse de l'économie actuelle », au-delà même des réflexions d'anthropologie et d'histoire économique. Oui, la sociologie économique, discipline, très vivante aujourd'hui, conteste l'empire de la science économique orthodoxe sur ses propres terres ; ses acquis sont cruciaux pour repenser autrement les rapports entre marché et société que dans les termes d'une domination de celle-ci par celui-là.

  • Un classique parmi les manuels de premier cycle, particulièrement apprécié pour sa pédagogie, qui privilégie le raisonnement économique par rapport à la formulation mathématique, et qui propose un enseignement pluraliste de la discipline. Ce premier volume permet d'appréhender le vocabulaire, les concepts et les mécanismes de base à partir d'une approche descriptive de l'économie et de l'initiation à l'interprétation des comptes de la nation, de l'entreprise, ou de la balance des paiements.

  • Cet ouvrage met en évidence les liens étroits que la recherche « à la frontière » entretient avec la pratique des banques centrales des économies les plus développées.

    Ce rapprochement systématique présente l'intérêt d'éclairer les fondements théoriques de l'action des banques centrales et d'évaluer les théories en les confrontant aux faits.

    En se fondant sur ces liens entre la recherche et la pratique, l'ouvrage a pour ambition d'expliquer l'action des principales banques centrales, en premier lieu le Système Fédéral de Réserve des États-Unis et l'Eurosystème. Il analyse notamment leurs choix et décisions face aux défis représentés par la dernière crise financière.

    Il s'adresse d'abord aux étudiants en Master 1 et 2 d'économie et à leurs enseignants ainsi qu'aux économistes et chercheurs de banque centrale. Il vise aussi un public plus large, notamment les journalistes, économistes de marché et gestionnaires de portefeuille qui sont conduits, dans l'exercice de leur profession, à étudier le comportement des banques centrales.

  • Le 11 septembre 2001, le marathon de Boston, Charlie Hebdo, mars 2016 à l'aéroport de Bruxelles, Orlando, le marché de Noël de Berlin ou celui de Strasbourg, le Bataclan... Autant de dates et d'évènements qui nous restent en mémoire. Il y en a eu bien d'autres : 17 000 attaques terroristes ont été recensées à travers le monde en 2019 faisant 45 000 morts. Les chiffres sont de 10 900 attaques et 26 400 morts en 2017. Si le terrorisme est un fléau difficile à appréhender tant il est protéiforme, il doit être soutenu par des moyens financiers pour prospérer. En effet, aucune entreprise licite ou non ne saurait fonctionner sans un appui économique, logistique et humain.
    Les moyens de lutter contre le terrorisme sont donc multiples : éviter le recrutement humain en appréhendant les systèmes de radicalisation et les endroits où ils se mettent en place (prisons, salles de sport, lieux de culte...), limiter l'accessibilité à des éléments nécessaires aux attaques (armes, munitions...) et enfin lutter contre son financement. Ce dernier point est l'affaire de tous. Dans un contexte économique ultra développé et dominé par les avancées technologiques où tout va toujours plus vite, des stratégies complexes ont dû être mises en place au niveau mondial, européen ou national.
    Tout l'intérêt de cet ouvrage est de croiser les enjeux mondiaux de lutte contre le terrorisme et la réalité de l'activité économique.
    Comment lutter efficacement contre le financement du terrorisme ? Comment réglementer une économie toujours plus mondialisée ? Comment trouver un équilibre entre la nécessité de faire du chiffre d'affaires et celle de rester prudent et vigilant ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage qui apporte les premiers éléments de réponses utiles.

  • C'est dans les phases de prospérité et d'insouciance que les crises se préparent, explique Minsky, car les investisseurs s'autorisent alors à prendre plus de risques et les régulateurs à moins réguler. L'auteur appelle ce phénomène le " paradoxe de tranquillité ". C'est en outre pour cette raison que notre système financier est fondamentalement et intrinsèquement instable. Il est donc essentiel de mettre en place des indicateurs à même de détecter les premiers symptômes d'instabilité pour mieux stabiliser le système.
    C'est cette hypothèse dite de l'instabilité financière, souvent oubliée, rarement enseignée, notamment de ce côté-ci de l'Atlantique, que l'on retrouve dans ce livre. Depuis la crise des subprimes, il n'est quasiment plus un seul discours sur les crises qui n'y fasse réfeérence. Il s'agit du premier ouvrage de Minsky disponible en français.

  • Un guide pratique et accessible pour comprendre comment fonctionne le modèle Mundell-FlemingSi les tenants et aboutissants des politiques budgétaire, fiscale et monétaire appliquées au niveau national apparaissent déjà complexes, comment donc comprendre les liens qu'elles entretiennent avec les mouvements monétaires à l'échelle mondiale ? Qu'est-ce que le taux de change ou encore la balance des paiements ? Quels sont les avantages qu'offrent des espaces monétaires tels que la zone euro ?  Ce livre vous aidera à :      ¿  Vous représenter l'équilibre macroéconomique mondial      ¿  Percevoir la dynamique des marchés de change        ¿  Comprendre les effets des politiques étatiques sur les échanges internationaux      ¿  Et bien plus encore !Le mot de l'éditeur :« Avec l¿auteur, Jean Blaise Mimbang, nous avons cherché à présenter aux lecteurs un condensé structuré et clair portant sur une extension du célèbre modèle IS-LM afin qu'ils puissent percevoir la dynamique des échanges en économie ouverte. »Juliette NèveÀ PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Culture économiqueLa série « Culture économique » de la collection 50MINUTES propose des documents qui invitent tous les curieux à réfléchir sur les enjeux et les réalités qui façonnent le monde économique actuel. Nous avons conçu la collection Business & Economics en pensant aux nombreux professionnels obligés de se former en permanence en économie, en management, en stratégie ou en marketing. Nos auteurs combinent des éléments de théorie, des pistes de réflexion, et dans certains cas des études de cas et de nombreux exemples pratiques pour permettre aux lecteurs de développer leurs compétences et leur expertise.

  • Mémoires de crise

    Ben S. Bernanke

    • Seuil
    • 8 Octobre 2015

    Bernanke s'est retrouvé au poste de commande clé (de 2008 à 2014), face à la plus grande crise financière et économique internationale depuis celle de 1929. Il a eu à décider de sauver ou non la Banque Lehman-Brothers, dont la faillite a mené la finance mondiale au bord du gouffre. Il a du ensuite mener des politiques monétaires pas du tout orthodoxes pour sauver l'économie américaine. Il a été impliqué dans toutes les discussions internationales pour tenter de coordonner la gestion de la crise, notamment avec les dirigeants européens et la Banque centrale européenne. Il livre ici le récit vivant d'une crise vécue de l'intérieur, au cour du système de gouvernance de l'économie mondiale.
    Excellent pédagogue, il a aussi le souci d'expliquer, de justifier et d'évaluer les politiques menées face à cette crise. La Lehman Brothers aurait-elle pu être sauvée ? Quelles sont les causes de cette crise ? Quelles leçons en tirer ?
    Ses choix politiques comme ses prises de position sont controversés en Europe. Tantôt encensé pour son interventionnisme efficace, tantôt contesté comme le défenseur d'un système économique dont il nie la responsabilité. Son analyse désormais libérée de toute obligation de réserve est attendue et sera assurément débattue par les économistes français.

  • « Les cahiers économiques » sont une analyse de la situation politique de notre monde actuel. Ecrits dans un langage simple, ils sont accessibles à tous, quels que soient son niveau d'instruction et ses racines culturelles. C'est bien connu, notre monde est dirigé par l'argent. En disant cela, nous ne savons pas si bien dire. Celui qui contrôle l'argent d'une nation, dirige celle-ci. Et il s'agit d'une dizaine d'individus : « Le Gouvernement Mondial ». Il l'utilise pour nous gouverner, nous manipuler et nous mettre en esclavage. Ce troisième opus sur cinq des cahiers économiques révèle ce qui se cache derrière la dette publique ou souveraine, de l'Etat. Depuis 1973 en France et la loi 73/7 du 03/01/1973, un véritable coup-d'Etat contre la souveraineté de la France, les français doivent payer des intérêts et enrichir les riches, pour utiliser leur propre argent. Au regard de la législation internationale, la dette de la France est illégitime...

  • « Les cahiers économiques » sont une analyse de la situation politique de notre monde actuel. Ecrits dans un langage simple, ils sont accessibles à tous, quels que soient son niveau d'instruction et ses racines culturelles. C'est bien connu, notre monde est dirigé par l'argent. En disant cela, nous ne savons pas si bien dire. Celui qui contrôle l'argent d'une nation, dirige celle-ci. Et il s'agit d'une dizaine d'individus : « Le Gouvernement Mondial ». Il l'utilise pour nous gouverner, nous manipuler et nous mettre en esclavage. Ce quatrième opus sur cinq des cahiers économiques reprend les données officielles de l'INSEE et du gouvernement français, et avec de simples opérations mathématiques, montre que c'est possible. Seule manque la volonté politique de créer le rapport de force avec la finance. En peu de temps, il est possible d'éradiquer la pauvreté et de permettre à tout un chacun de choisir son activité et sa contribution au bien-être de tous. [

  • Une banque centrale peut-elle mettre en gage l'épargne de tout un pays pour financer sa politique monétaire?
    Le cas de la Banque nationale suisse, dont le financement massif par le secteur bancaire aura longtemps passé inaperçu, permet d'apporter une réponse précise à cette question délicate.
    En parcourant cet ouvrage, on comprendra comment la BNS a siphonné le crédit bancaire suisse pour financer sa politique d'affaiblissement du franc. Et rendu iunéluctable, par une alliance de grande ampleur avec la finance spéculative européenne, une catastrophe prévisible de longue date.
    Mais ces errements ne peuvent de loin pas être exclusivement imputés à l'institut monétaire helvétique...
    Car la classe politique suisse, qui aura si longtemps gardé le silence sur la politique d'investissement suicidaire de la BNS, avait elle-même mis la Banque nationale sur les rails de la finance spéculative dès 2003.
    Avant de lui donner les moyens de répercuter le coût exorbitant d'une politique monétaire irresponsable sur le public helvétique.

  • OFCE n.169 ; varia

    Collectif

    • Ofce
    • 29 Décembre 2020

    Polarisation et bas salaires : comment sortir certains emplois de l'impasse ?
    Une analyse de la situation des salariés affectés aux tâches d'entretien.
    François-Xavier Devetter et Julie Valentin.
    L'élasticité de l'offre de travail des femmes en France.
    Petite revue de méthodes et de résultats.
    Karine Briard.
    Qui émet du CO2 ?
    Panorama critique des inégalités écologiques en France.
    Antonin Pottier, Emmanuel Combet, Jean-Michel Cayla, Simona de Lauretis et Franck Nadaud.
    Redistribution et immigration en Europe : y a-t-il un dilemme ?
    Michel Forsé et Maxime Parodi.

  • Titre: L'essentiel du risque de change et de ses instruments de couverture  Theme1: Droit - Droit commercial et des affaires - Droit financier / Droit bancaire / Droit du crédit Theme2:
    Résumé: L'essentiel du Risque de change et de ses instruments de couverture (1re éd.) est une synthèse rigoureuse, pratique et à jour de l'ensemble des connaissances que le lecteur doit avoir. 7 Chapitres.

    - Étudiants en Management international - Étudiants des cursus universitaires de gestion et des IAE - Étudiants des écoles de commerce et d'ingénieurs Jean David Avenel , Doyen de la Faculté Administration et Échanges internationaux, Université Paris-Est Créteil, est Professeur à la Business School of Lausanne.

    Max Peyrard est Professeur de gestion internationale à l'École de Management de la Sorbonne (Paris 1).

  • Achieving macroeconomic equilibriumThis book is a practical and accessible guide to understanding the Mundell-Fleming model, providing you with the essential information and saving time.  In 50 minutes you will be able to:        ¿    Learn about the IS-LM model that the Mundell-Fleming is based on and how each of the three curves of the model graph are formed, as well as how to interpret them      ¿  Analyze different exchange rate regimes and the effect they have on production, income and interest rates        ¿  Understand the effectiveness of budgetary, fiscal and monetary policies and how they interact with exchange ratesABOUT 50MINUTES.COM | Economic Culture50MINUTES.COM provides the tools to quickly understand the main theories and concepts that shape the economic world of today. Our publications are easy to use and they will save you time. They provide elements of theory and case studies, making them excellent guides to understand key concepts in just a few minutes. They are the starting point for readers to develop their skills and expertise.

  • Il y a exactement quatre-vingts ans, John Maynard Keynes publiait sa Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, l'ouvrage économique sans aucun doute le plus influent du XXe siècle. Dans les dernières pages, Keynes ironise sur ceux qui, sans le savoir, sont "les esclaves de quelque économiste passé". D'aucuns pourraient sans doute retourner cette pique contre son auteur, estimant que c'est lui qui, aujourd'hui, appartient au passé.

    De fait, notre monde n'est plus celui de Keynes. La mondialisation a changé de nature : le capital s'est internationalisé, mettant en concurrence les travailleurs de pays aux institutions et aux niveaux de vie disparates. Ce qui complique singulièrement la régulation de l'économie par les Etats. Surtout, la menace écologique remet en cause nos modes de production et de consommation, ce dont Keynes ne se souciait pas.

    Pourtant, la crise de 2008 a offert une nouvelle jeunesse à sa pensée. Les Etats ont ressorti en hâte la vieille boîte à outils de la relance keynésienne, tombée en disgrâce à la suite de la stagflation des années 1970 puis de la vague néolibérale des années 1980.

    Mais sept ans après la grande récession de 2009, l'Europe connaît toujours une croissance ralentie et un sous-emploi persistant. Et les idées du maître de Cambridge continuent d'inspirer ceux qui cherchent à expliquer cette maladie de langueur. Ces keynésiens ont en commun de mettre l'insuffisance de la demande au coeur de leur analyse, mais au-delà de ce point d'accord, leurs interprétations peuvent être assez différentes. On peut les classer sommairement en trois groupes.

  • Puisant leurs valeurs dans l'Europe du Nord, Les États-Unis ont amplifié la valeur de transparence, nécessaire à l'efficacité de l'accumulation dans un monde de distance. Les distances sont raccourcies si l'on ne rajoute pas de l'obscurité dans les relations. Dans un pays neuf, cette valeur pouvait être poussée à l'extrême. Parce que les États-Unis jouent un rôle majeur dans la globalisation, la valeur de transparence s'exporte désormais, comme la valeur d'égalité s'était exportée hors de France après la Révolution française. La transparence bute pourtant sur des réalités, qu'elle devra contrer pour éviter des blessures voir des crises potentielles. Le futur n'est pas transparent dans un monde au changement accéléré. Pour toute décision portant sur le futur, exiger la transparence peut fragiliser la décision. Est-ce que tout est montrable ? Les frontières du « montrable » reculent tous les jours. Les conséquences sont incomprises. Montrer le difforme, montrer l'obésité est devenu commun.... L'obésité se montre dans tous les domaines : physiques, architecturaux, sociaux, économiques... . Pousser à montrer la difformité, les aspérités, est un encouragement à les créer, à les pratiquer ; des fonctions vitales de la société peuvent être ainsi blessées : l'économie, la diplomatie, l'intimité, l'équilibre psychologique, la santé. La transparence, une nouvelle tyrannie essaie d'apporter une réponse à la question : comment éclairer le despotisme de la transparence pour en éviter les inconvénients majeurs ?

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