• La nuit du coeur

    Christian Bobin

    Tout commence à Conques où l'auteur passe une nuit. Il reste fasciné par cette abbatiale du onzième siècle, dont les vitraux ont été réalisés par Pierre Soulages. Il croit voir ce que, aveuglés par le souci de nousmêmes et du temps, nous ne voyons pas. Tout ce que ses yeux touchent devient humain - vitraux bien sûr, mais aussi pavés, nuages, verre de vin. C'est la totalité de la vie qui est embrassée à partir d'un seul point de rayonnement. De retour dans sa forêt près du Creusot, le poète recense dans sa solitude toutes les merveilles «rapportées » : des visions, mais également le désir d'un grand et beau livre comme une lettre d'amour, La nuit du coeur. C'est ainsi, fragment après fragment, que s'écrit au présent, sous les yeux du lecteur, cette lettre dévorée par la beauté de la création comme une fugue de Jean-Sébastien Bach.

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  • Décomposée Nouv.

    Dans son célèbre texte « Une charogne », Charles Baudelaire raconte avec une délectation morbide comment la vue d'un cadavre en putréfaction a pu l'émerveiller alors qu'il se promenait aux bras de sa muse, Jeanne Duval. Clémentine Beauvais, en un tour de force époustouflant, nous plonge au coeur de l'histoire de cette femme, Grâce, avant qu'elle ne devienne cette charogne. Elle l'imagine tour à tour prostituée, couturière, chirurgienne, avorteuse et tueuse en série.
    Ce court roman en vers libres, d'une grande modernité, transforme notre regard et nos a priori sur la déchéance féminine. Clémentine Beauvais s'inscrit dans le sillage des autrices qui redonnent leur voix à toutes ces femmes que l'Histoire a piétinées.

  • Les ronces

    Cécile Coulon

    Le recueil Les Ronces de Cécile Coulon est désormais accessible en poche.
    Sa poésie est une poésie de l'enfance, du quotidien, de celles qui rappellent les failles et les lumières de chacun.

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  • Dans ce recueil d'une trentaine de poèmes, Philippe Jaccottet livre une version moderne des grands textes qui l'ont inspiré. Nous traversons le royaume des ombres sur les traces d'Orphée, d'Ulysse, célébrons les travaux et les saisons, prenons part à des fêtes chargées de mystère. On perçoit en filigrane des références aux traductions de l'auteur (Homère, Ungaretti, Dante) qui viennent flouter le cadre temporel pour donner toute sa nuance de madrigal au recueil, comme un écho à Claudio Monteverdi.
    Les Madrigaux apparaissent dans l'oeuvre du poète comme le point d'orgue de son art : sa virtuosité dans l'usage du vers libre, son extrême musicalité, le fil continu du jeu de l'ombre et de la lumière.

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  • Thomas Vinau a remonté le fil des ans pour retrouver des poèmes devenus introuvables ainsi que des textes inédits.

    Le Coeur pur du barbare se compose de trois parties dont les deux premières ont connu une première vie : « Fuyard debout » et « Les derniers seront les derniers ». La troisième section, « Poèmes d'une Amérique imaginée », est entièrement inédite.

    L'auteur assemble des petits riens du quotidien comme l'orage d'un soir d'été, la lumière d'une fin de journée ou le souvenir fugace d'un rêve. Il leur apporte une valeur profonde, parfois philosophique, toujours émouvante, sous l'égide des artistes qui le fascinent et le nourrissent, comme Richard Brautigan, Raymond Carver, John Fante, Arthur Rimbaud, Sylvia Plath, Jim Morrison ou Basquiat.

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  • La position du mort flottant Nouv.

    Dernier recueil de poésie publié avant la mort de Jim Harrison, La positions du mort flottant (en anglais Dead man's float) est un livre qui aborde de front les grands thèmes de la mort, de la vieillesse, du Temps... Son titre fait référence à une position utilisée par les nageurs pour se préserver lors de longues courses. S'il s'agit bien d'une technique de survie - pour Harrison, celle qui lui permet d'affronter la maladie, les séances de chirurgie, mais aussi d'appréhender l'approche de la mort et la perception de son corps vieillissant, toujours plus faible - les poèmes, pourtant, font bien plus que flotter.
    Car Harrison trouve, par l'écriture, un moyen de transformer le négatif en une opportunité d'introspection, de retour à la vie - ce qui le rapproche encore et toujours de l'enfance, les souvenirs, et ce qui reste, encore, au quotidien, pour lui qui sait qu'il n'a plus d'avenir à construire. Alors que la mort approche, il se concentre sur les petites choses de son monde quotidien, sur les souvenirs toujours vivaces qui le séparent, à peine, de son enfance.
    Comme s'il pouvait toujours, "soixante-huit ans plus tard (...) habiter le corps de ce garçon sans penser au temps écoulé depuis". Et comme si la vieillesse, au final, ne faisait rien d'autre que rejoindre l'enfance.

  • Une jupe trop courte ; récits de la cuisine Nouv.

    La nuit je regarde ton cou et je veux le serrer comme tu voulais m'étrangler par terre dans la cuisine Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

    C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

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  • La voix pleine de sourires et pleine de larmes Sincère comme ce père noir qui repart en pleurs d'un parloir J'ai eu la chance quelque part d'avoir été sauvé par l'art oratoire Ce volume se compose des textes de l'album L'Hiver peul mais aussi de nombreux poèmes inédits de Souleymane Diamanka. L'auteur jongle avec les mots, les fait « métisser ». Sa poésie prêche l'oralité, apparie avec finesse ses cultures peule et européenne, parce qu'il est fier d'être « habitant de nulle part et originaire de partout », dépositaire d'un chant intemporel, d'un appel à l'Amour, à la Tolérance et à la connaissance de l'Autre.

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  • Une colombe cruelle au coeur d'éléphant... Un coq qui perd son âme à mesure qu'une brodeuse emprisonne son chant dans le métier à tisser... Un homme qui verdit au gré des paysages qu'il traverse....
    La mère de Charlie Chaplin dont on emporte le corps dans une chaussette fine... Des amants assassinés par une perdrix... Cinq dames amoureuses d'un jeune homme soudain changé en papillon... Des étoiles qui clignent des yeux au rythme du télégraphe... Les proses que rassemble cet ouvrage composé de nombreux inédits révèlent un Federico García Lorca que peu de lecteurs connaissent : surréaliste et grinçant, cruel et facétieux, subtilement iconoclaste. Poèmes en prose, contes, nouvelles -, peu importe les classifications. Le poète se joue des traditions et des codes avec la virtuosité d'un toréador des mots.

  • Le désir en nous comme un défi au monde se veut un témoin de l'éclectisme de la création poétique actuelle. Ici, aucun courant poétique ni aucune doctrine littéraire ne font la loi.

    Adonis ; Olivier Barbarant ; Linda Maria Baros ; Joël Bastard ; Claude Beausoleil ; Tahar Ben Jelloun ; Zoé Besmond De Senneville ; Zéno Bianu ; Carole Bijou ; Alexandre Bonnet-Terrile ; Alain Borer ; Katia Bouchoueva ; Nicole Brossard ; Tom Buron ; Tristan Cabral ; Cali ; Rémi Checchetto ; William Cliff ; François De Cornière ; Cécile Coulon ; Charlélie Couture ; Laetitia Cuvelier ; Seyhmus Dagtekin ; Jacques Darras ; René Depestre ; Thomas Deslogis ; Ariane Dreyfus ; Michèle Finck ; Brigitte Fontaine ; Albane Gellé ; Guy Goffette ; Cécile Guivarch ; Cécile A. Holdban ; Philippe Jaffeux ; Maude Joiret ; Charles Juliet ; Vénus Khoury-Ghata ; Anise Koltz ; Petr Kral ; Abdellatif Laâbi ; Hélène Lanscotte ; Jean Le Boël ; Yvon Le Men ; Perrine Le Querrec ; Jérôme Leroy ; Sophie Loizeau ; Lisette Lombé ; Mathias Malzieu ; Guillaume Marie ; Sophie Martin ; Jean-Yves Masson ; Edouard J. Maunick ; Marie Modiano ; Marcel Moreau ; Emmanuel Moses ; Anne Mulpas ; Bernard Noël ; Carl Norac ; Serge Pey ; Paola Pigani ; Eric Poindron ; Joseph Ponthus ; Jean Portante ; Jean-Luc Raharimanana ; Suzanne Rault-Balet ; Florentine Rey ; Zachary Richard ; Jacques Roubaud ; Valérie Rouzeau ; James Sacré ; Florence Saint-Roch ; Eric Sarner Eugène Savitzkaya ; Jean-Pierre Siméon ; Jean-Luc Steinmetz ; Frédéric Jacques Temple Mila Tisserant ; Milène Tournier ; André Velter ; Laurence Vielle ; Yolande Villemaire ; Thomas Vinau ; Pierre Vinclair ; Sanda Voica.

  • « Te faire douter. Te faire avoir peur. Te faire avoir honte De ta couleur. Qui oubliera ? Qu'à un noir, On disait tu... ».
    Antiracistes, féministes, politiques, les mots de Lisette Lombé font battre le pavé et le coeur. Le poing levé, à coups de mots et de collages, elle dénonce les injustices et poursuit le combat de ses aînées, d'Angela Davis à Toni Morrison.

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  • Le temps de la poésie n'est pas celui des horloges ni de la mesure commune. Aussi l'intitulé de ce livre, en forme d'injonction sidérale, m'a-t-il été offert par un copain taoïste qui trinquait joyeusement un soir de pleine lune à une encablure de l'An mille... Séduire l'univers !
    Mais sur le chemin des étoiles et des exoplanètes une pandémie incurablement terrestre est venue assujettir nos destinées, imposant une réplique immédiate, un grand sursaut, une salve de poèmes jetés d'emblée À contre-peur.
    A. V.

  • L'Art d'être grand-père est un livre majeur par son ampleur, sa diversité, son architecture et l'entrelacement de ses thèmes, mais souvent ignoré du fait d'un titre réducteur qui suggère une succession de « recettes » pour séduire et amadouer les petits-enfants. Il s'agit en fait, comme toujours chez Victor Hugo, d'une somme qui se développe infiniment, et déborde sans cesse le cadre initial. Si le grand-père Hugo parle bien à ses petits-enfants et se réapproprie en leur nom le territoire de l'enfance (y compris l'apprentissage de la langue, les refrains et les chansons), l'oeuvre ne ressemble en rien à une suite d'enfantillages. Et c'est sans doute le message principal de ce recueil : la poésie destinée aux enfants se doit d'être de la poésie pour tous, avec sa part d'obscurité, son emportement, voire son érudition.

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  • Feux de voitures feux des confins feux de révolte feux d'injustice feux de colère feux d'abandon feux résistance feux déclaration feux d'indignés feux d'oubliés feux de sursaut feux consommés feux ciblés feux de consommation feux de vengeance feux d'impossibles feux de plaisir feux de joie feux ensemble feux d'unité feux de puissance feux d'impuissance feux d'urgence 14-Juillet Liberté-égalité-fraternité Nouvel An Liberté-égalité-fraternité feux des mensonges feux des promesses feux des mépris les nuits de feux Feux, des signaux

  • Adoniada Nouv.

    Adoniada

    Adonis

    • Seuil
    • 18 Mars 2021

    Adonis aime à présenter son Adoniada comme une autobiographie intellectuelle et poétique. Puisant dans une tradition arabe pré-islamique, il utilise la poésie dans une visée humaniste de tolérance et d'ouverture, sans jamais perdre le sens d'un lyrisme inspiré. Adoniada est tout à la fois une épopée qui raconte l'histoire mythique de la divinité du renouveau, Adonis, à qui le poète a emprunté son nom, et un témoignage bouleversant sur notre modernité. Beyrouth, Damas, Londres, Erevan, Shanghai, New York, Éphèse, Paris, autant d'étapes d'un voyage intérieur. Artaud, Baudelaire, Rilke : Rimbaud, Orphée, al-Mutanabbî, Confucius, Homère, Dante : autant de guides pour une descente dans l'enfer d'un monde dévasté et pour une élévation vers un rêve de lumière.

    Ô papillon, toi le papillon, es-tu venu pour me prendre ?
    Prends-moi, mon corps est une poignée de poussière, montre-toi et approche.

  • Une découverte saisissante, comme il en arrive rarement. Une jeune femme, morte à vingt ans au matin de Noël il y aura trente ans le 24 décembre 2020, dont les poèmes soudain nous parlent au plus vif, et nous bouleversent par leur sens du tragique et leur rude lumière.
    Comme en témoignent ces vers qui ne laissent pas indemne :
    « Cela ira Je n'ai pas peur du noir Et puis il n'y a pas de vautours Dans les étoiles » Alicia Gallienne aura traversé le champ magnétique de la poésie comme l'une de ces sublimes comètes qui, un peu par miracle, illuminent et foudroient.
    Preuve que la mort n'a pas toujours le dernier mot.
    Une existence si brève, si intensément et amoureusement vécue, car si tôt menacée, qu'elle aura laissé une empreinte des plus inouïes dans la mémoire de tous ceux et de toutes celles qui l'ont connue.
    Une insolite jeunesse, partagée entre cette frénésie de vivre et les affres de la maladie. Entre la lecture de Cioran, De l'inconvénient d'être né, et la vie parisienne. De Jonathan Livingston le goéland à Belle du Seigneur, en passant par Si c'est un homme, Le Gai savoir ou encore le Manuscrit trouvé à Saragosse, tout en abusant des Marlboro qui lui piquent les yeux. Par jour de fol anniversaire, c'est une fête au Lido, au Balajo ou chez Castel. Par jour de solitude, ce sont les mots d'Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz ou du poète de Sueur de Sang qui la comblent. Quant à ses longues nuits d'insomnies, Alicia Gallienne les voue à l'écriture, passionnément.
    Pour avoir tant attendu, ce livre paraît peut-être à son heure, puisqu'il fait escorte au Printemps des Poètes 2020, sur un thème qu'Alicia n'aurait pas renié : Le Courage.
    « L'amour d'Alicia, c'est un fil qu'elle a tissé de ses mots... » écrit son cousin Guillaume Gallienne dans la postface à ce recueil inédit, comme une ardente déclaration d'admiration et de reconnaissance.
    Préface et choix de Sophie Nauleau Postface de Guillaume Gallienne.

  • N'avoir nulle part où aller sauf à l'intérieur de soi... Être assigné à résidence avec des livres pour seuls compagnons... Regarder le monde à travers une vitre en se demandant si le temps ne s'est pas arrêté... Telle est la situation évoquée par Yvon Le Men dans La baie vitrée. Le poète est enfermé à son domicile, seul et relié aux autres, à l'écoute des mauvaises nouvelles du monde et des chants d'oiseau qui l'apaisent. Il lit et écrit. Écoute et observe. Des poèmes naissent de ce quotidien empêché. Les mots de l'écrivain découpent alors des morceaux de ciel pour les oiseaux en cage. Des mots qui ouvrent portes et fenêtres, conjurent l'absence et invitent des hôtes essentiels à sa table de silence. Avec La baie vitrée, le poète a écrit le livre du réenchantement dont nous avons besoin. Jamais la poésie ne lui est apparue si nécessaire.

  • Laisse-moi te dire... Le titre de cette anthologie personnelle de Margaret Atwood paraît d'abord se donner dans un murmure : celui que l'on adresse "à l'indicatif présent" au "compagnon de route" ;
    Celui de l'intimité amoureuse, du foyer, de la cabane ou de l'igloo, motifs récurrents d'une poésie qui croit au possible bonheur des petites communautés humaines.
    Mais ce murmure ne saurait faire oublier la mise en garde qui vient sourdre dans les recueils que la romancière livre, dix années durant, de The Circle Game (1964) à We Are Happy (1974). Catastrophes provoquées par l'homme, fonte des glaces, oppression des petits par les puissants, destruction des espaces naturels... Les poèmes d'Atwood ne sont pas seulement visionnaires.
    En chantant la beauté du monde, ils font acte de résistance.

  • Chacun des 76 récits en vers de ce recueil est inspiré d'un « Que sais-je ? », puisé dans la bibliothèque de l'auteure qui les collectionne depuis toujours. Le tonus mental, Le peuple des abeilles, L'éducation des enfants difficiles, La douleur, La voyance, La vie en haute altitude, Les poètes français d'aujourd'hui...
    S'appropriant leur thématique, la condensant et la détournant, Pascale Bouhénic en fait ce qu'elle nomme un « récit en vers¿ », où le savoir, le monde et le moi se mêlent savamment et délicieusement.
    Entre encyclopédie miniature et autoportrait, ces 76 textes sont autant de façons d'entrer dans un sujet, de s'y perdre, de s'y trouver et d'en sortir. Pour le plus grand plaisir du lecteur.

  • En 1988, Patrick Le Bescont, photographe et éditeur des toutes jeunes éditions Filigranes, publie son premier livre Échos du silence. Paysage du Québec en mars. Il y invite le grand écrivain et poète franco-chinois François Cheng à être son complice et son premier regard.
    En 2018, Créaphis publie une reprise de ce livre, dans la collection Format Passeport.
    Cette nouvelle édition traduit en miniature une immensité.

    Les poèmes de François Cheng, d'une forme brève de quelques vers libres, sont une sorte de précipité. Les auteurs se font écho, s'accordent à distance, s'attachent à saisir les différentes nuances du paysage de fin d'hiver, traduites dans des gammes de gris et de blanc où sont parsemés des points noirs d'une encre profonde.
    Entre ciel et fleuve, à peine visibles, une vie bien présente faite d'arbres, d'herbes, d'animaux et d'humains, de traces. Petits jalons posés comme des pointillés sur une page, les photographies sont aussi écriture de poésie par de petits signes calligraphiques.
    Il faudrait aussi pouvoir entendre ce livre. La voix murmurante de François Cheng fait aussi écho aux brisures, ruptures et craquements de la glace de ce Saint-Laurent en mars, au début de sa lumineuse débâcle.
    Les poésies ont gardé leur force et leur précision. Attitude contemplative empreinte d'une leçon de philosophie du corps et du paysage. Une belle réflexion en écho aux photographies.
    Dessinateur et ébéniste de formation, Patrick Le Bescont a construit lui-même sa chambre photographique en bois, de grand format. Dans ce voyage, il accomplit en artiste et en artisan une tâche et un chef-d'oeuvre initiatique.

  • Dans Le Silence des mots, le temps est comme suspendu. Dans cet arrêt devant le gouffre, le ressac de la mémoire se déploie autour d'êtres esseulés, des " déportés de l'intérieur ". Des échos du réel nous parviennent, un ballet d'ombres malmenées par les rues. Il y a aussi un désir intact : la lumière, une femme, l'odeur de la pluie. Ces moments ne sont suspendus que par les vers qui les retiennent, avant qu'un oubli effrayant et libérateur ne les avalent.
    Composés de strates de visions, d'inscriptions relevées, peut-être, au dos d'un livre ou sur un mur, ces poèmes sont autant de balises pour nous mener au-delà des " vérités avariées ", des mensonges et des faux semblants. Cet exil ne cessera qu'au terme du livre, une fois passé derrière les mots. " On ne se sépare pas du rien. "

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  • Une femme en crue, débordante de désir, sa faim de louve hantant la nuit... Un homme de la taille du torrent qui "fait la sourde oreille au jour", happé par le souvenir d'une autre femme... Le sommeil de celle qui s'est noyée... L'ombre de la morte au fond de l'océan... Et puis, la force des liens, les corps inassouvis, l'absence qui "imprègne d'iode le sexe de la femme en crue", la brûlure des doigts, leur tracé de neige des chevilles jusqu'aux seins, la cambrure du dos, ce tremblement où vivre...
    Les personnages du long poème narratif que livre Caroline Boidé porte en eux tous les débordements de la chair et de l'âme. Avec un sens inné de la suggestion, ses fulgurances déliant la prose de la vie, elle dégrafe l'imaginaire du lecteur "jusqu'à la meurtrissure". Hypnotique et saisissant.

  • Dire « Beat Generation », c'est penser Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William S. Burroughs. En un mot, une histoire d'hommes écrite par les hommes, pour les hommes. Mais voilà que l'histoire littéraire s'ouvre aujourd'hui à deux battants : qu'on le veuille ou non, il y avait aussi des femmes poètes dans le mouvement beat.
    Des femmes comme Hettie Jones, Lenore Kandel, Denise Levertov, Anne Waldman, Ruth Weiss... Des femmes qui furent tout à la fois « soeurs, saintes et sibylles ». Des femmes qui ont dû arracher leur liberté au diktat des familles, à la domination masculine et aux carcans sociaux. Sexe, drogue, avortements et rock n'roll ? Oui, à condition de bien comprendre que le droit d'être rebelle était un privilège masculin dans les années 1950.
    Un livre choc, indispensable à notre temps.

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