Violences

  • Ou peut-être une nuit ; inceste : la guerre du silence Nouv.

    Charlotte Pudlowski avait 26 ans quand sa mère lui a appris qu'elle-même, enfant, avait subi un inceste. Sous le choc, la jeune journaliste s'est alors interrogée : Pourquoi un si long silence ? Pourquoi sa mère, dont elle est si proche, n'a-t-elle pas pu lui parler plus tôt ? Et comment peut-on si mal connaître une violence qui concerne 7 à 10% de la population, soit 2 à 3 enfants par classe de CM2 en moyenne ?
    Alors Charlotte Pudlowski a décidé de comprendre. Pendant deux ans, elle a rencontré des victimes, lu, cherché des explications auprès d'experts, sollicité ses proches. Ce travail à la fois intime et sociétal a donné lieu à un podcast diffusé à l'automne 2020 et au retentissement considérable : près d'un million d'écoutes, des milliers de victimes sorties de la honte, comprenant les mécanismes du silence autour de l'inceste. Puis la publication du livre événement de Camille Kouchner, La Familia Grande, a déclenché un débat qui secoue désormais toute la société. Le mouvement metooinceste va-t-il enfin donner lieu à des lois, ou la chape de silence va-t-elle retomber sur ce fléau si tabou ?
    Dans cette enquête choc, l'autrice montre à quel point les mots peuvent être l'arme et le rempart face à la violence, et tisse le fil de son histoire intime pour explorer la nouvelle frontière du féminisme : celle de l'abus des enfants par les pères, frères, oncles, cousins, un abus systémique, noyau structurant du patriarcat. Si l'on accepte de voir la nature de l'inceste et son ampleur, c'est tout l'ordre social dans lequel nous vivons qui doit être renversé.
    Finesse littéraire, rigueur, profondeur de l'analyse : un ouvrage nécessaire et magistral.

  • A seize ans, harcelée sur les réseaux sociaux parce qu'elle est libre de ses idées, de ses choix, de sa façon d'être, une jeune fille riposte en critiquant l'islam et en se moquant du prophète.
    Ce jour-là, Mila plonge dans un cauchemar : en quelques heures, des milliers de menaces de mort, de torture, de viol, déferlent du monde entier, mais aussi de son propre lycée.
    Elle est condamnée à vivre cachée, sous protection policière, prisonnière au pays des lumières et de la laïcité.
    Finis, l'école, les amis, l'insouciance, les rires.
    Aujourd'hui, elle raconte son parcours. Décrit la violence d'une époque intoxiquée aux réseaux sociaux. Dénonce les bourreaux protégés par leur anonymat. Et appelle le pays à ne pas être lâche et fragile : à ne jamais renoncer.
    Si vous croyez au combat sans cesse renouvelé pour nos vies libres, lisez ce livre.

  • En France, 250 femmes sont violées chaque jour. 32 % ont été victimes de harcèlement sexuel au travail. 1,2 million sont la cible d'injures sexistes chaque année. 6,7 millions de personnes ont subi l'inceste.
    Ces violences que subissent en France et dans le monde les femmes et les enfants ne sont pas une fatalité. Ce livre est un manuel d'action. Il donne à chacune et à chacun des outils pour que les violences sexistes et sexuelles s'arrêtent. Pour de bon. Tout simplement. Est-ce une utopie ? Non.
    Chacune et chacun d'entre nous a un immense pouvoir : celui de parler, de convaincre et d'intervenir pour faire cesser les violences. Et si nous sommes des milliers, voire des centaines de milliers à agir, nous pouvons les faire reculer.
    Ce superpouvoir, pour être activé, nécessite de connaître la réalité des violences (les chiffres, les définitions...), de comprendre les mécanismes et de disposer de techniques et d'outils pour agir dans nos familles, notre entourage, au travail, dans la rue.
    Identifier, comprendre, agir : trois étapes pour changer le monde.
    Avec pédagogie et humour, Caroline de Haas propose des outils clés en main, accessibles à toutes et tous.

  • Le sang des mots : les victimes, l'inceste et la loi Nouv.

    Eva Thomas qui, en 1986, fut la première femme à témoigner de l'inceste à visage découvert à la télévision, adressait dans ce livre, bien avant la révolution metoo et metooinceste, des questions dérangeantes à une société sourde et aveugle face à ces crimes. À sa voix s'en mêlaient d'autres : celles des victimes d'abord, mais aussi celles des magistrats, des psychanalystes et des professionnels concernés.
    Le livre analyse l'incroyable efficacité de la loi pour les victimes d'inceste quand la justice rétablit la vérité des faits. Sans reconnaissance des actes subis, les victimes, niées une deuxième fois, peuvent difficilement se reconstruire.
    Aujourd'hui le viol incestueux et les violences sexuelles dans l'enfance sont enfin entendus dans leur ampleur et leur violence. Il est temps de les reconnaître dans les actes.
    Eva Thomas, fondatrice de SOS Inceste, a été institutrice, puis rééducatrice et psychopédagogue dans les écoles. Elle a longtemps milité pour l'allongement du temps de prescription et participe aujourd'hui à la réflexion collective sur l'inceste et les violences sexuelles. Son livre Le Viol du silence vient d'être réédité aux éditions Fabert.

  • L'État français aurait aboli la peine de mort le 9 octobre 1981. En réalité, la guillotine a été remplacée par des peines infinies qui tuent à petit feu. Des dizaines de personnes meurent chaque année derrière les murs. Violence des surveillants, manque de soin, désespoir...

    Depuis 40 ans, des prisonniers prennent la parole et dénoncent la mascarade de l'abolition : « Nous, prisonniers qui vivons dans le ventre de la bête carcérale, nous adressons cette supplique à ceux qui, réunis, fêterons l'anniversaire. Les prisons actuelles sont des mouroirs... » Joyeux anniversaire ?

  • Depuis deux décennies, l'Eglise prend progressivement conscience du problème de la pédophilie en son sein et s'attache à mener contre elle une lutte résolue. Ce livre fait le point sur cette action. L´auteur réfléchit à la manière de lutter efficacement contre la pédophilie dans l'Eglise.

  • Violences sexuelles : les 40 questions-réponses incontournables Nouv.

    Dénoncer les idées fausses, le déni et la loi du silence, demander que les droits des personnes victimes soient respectés, pour qu'elles soient protégées, reconnues et soignées, donner des outils pour mieux les comprendre et en être solidaires, c'est l'objectif de ce livre qui fournit des réponses claires :
    - aux questions que personne ne devrait plus se poser ;
    - mais aussi aux questions que tout le monde devrait se poser.

  • On ne se souvient généralement pas que la pédophilie a été considérée comme une cause défendable voici seulement une cinquantaine d'années. Au nom du processus de libération des moeurs, de grands intellectuels, de grands éditeurs, de grands journaux, à gauche mais aussi à droite, homosexuels comme hétérosexuels, l'ont défendue de façon passionnée. Certes, une telle position faisait débat. Mais certains étaient résolument convaincus que la lutte en faveur de la pédophilie était un combat politique qui valait la peine d'être mené.
    Ce livre se replonge dans les controverses de l'époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes. L'auteur observe ensuite comment ces controverses s'arrêtent, la défense de la pédophilie devenant peu à peu impossible. Mais c'est en 2020, avec la publication du Consentement de Vanessa Springora, que la question pédophile subit sa dernière métamorphose. Dans le sillage du mouvement #metoo, le livre connaît un retentissement mondial et paraît faire passer la France à une ère nouvelle : celle où l'on sait prendre la parole des victimes au sérieux.
    Cet ouvrage reprend les thèmes explorés dans L'enfant interdit et se veut un condensé de ce texte rendu accessible pour le grand public.

  • On ne peut pas comprendre le terrorisme islamiste sans l'articuler à la manière dont toute civilisation est conditionnée par la sexualité. En observant la violence ¬djihadiste sous ce prisme, la psychanalyse nous fournit une clé pour comprendre l'anomie terroriste dans laquelle le monde semble irrémédiablement s'enfoncer. Comme l'a démontré Sade, la prostitution généralisée est l'horizon inéluctable de la société marchande inaugurée par la "? mort de Dieu ? " .
    Cette marchandisation des corps se manifeste aujourd'hui sous la forme d'une pornographie envahissante. Certains sont donc tentés d'envisager le fondamentalisme religieux comme une résistance obscurantiste à la marche du progrès. C'est d'ailleurs ainsi que l'islamisme actuel se présente ? : comme un retour à une forme ancienne de société. Mais ne serait-il pas plutôt en train de fabriquer, d'une manière très moderne, une porno¬graphie de la violence ?? Bertrand Duccini est titulaire d'un doctorat en études psychanalytiques, psychothérapeute pour enfants et adolescents.
    Par ailleurs diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est titulaire d'un DEA d'histoire du Liban contemporain et a vécu plusieurs années au Moyen-Orient.

  • Le viol est un ogre qui se bâfre d'enfants. Le poison ainsi distillé s'infiltre dans l'âme jusqu'à son dérèglement, parfois irréversible. Stéphanie Dautel l'a subi dans sa chair à tout juste 12 ans. Longtemps, Elle pensait être la seule à avoir vécu cet enfer.
    Devenue éducatrice spécialisée, auprès d'adultes en grande exclusion, puis à la Protection de l'Enfance, elle fait le constat édifiant que les crimes sexuels sur enfants, loin d'être des exceptions, sont amèrement ''ordinaires''.
    Racontant avec bienveillance des dizaines d'histoires vécues par celles et ceux qu'elle a accompagnés, l'autrice fait l'autopsie de ce crime ordinaire. Elle appréhende les différentes problématiques liées aux abus sexuels, les adaptations inconscientes pour supporter le chaos intérieur et les réflexes de survie qui se mettent en place au détriment de l'individu.
    Stéphanie Dautel est ainsi venue en aide à des dizaines d'enfants et d'adultes abusés.
    Préface de Dr Guillaume J.C. , Pédopsychiatre, psychanalyste, secrétaire de le Fédération Française de Psychothérapie pour l'Enfant et l'Adolescent.

  • Une explication de la violence et du fanatisme religieux d'aujourd'hui.

  • Fruit d'un travail de longue haleine, l'analyse de la base de données construite par l'Institut Montaigne à partir de 1400 profils de djihadistes européens permet de dépasser les débats passionnés et de comprendre l'engagement djihadiste comme la rencontre d'un parcours sociologique, d'une biographie idéologique et de stratégies de recrutement.
    Alors que s'achève une décennie scandée par de nombreux départs pour la Syrie et de multiples attentats, le djihadisme continue d'ensanglanter la France et de menacer l'avenir. Mais qui sont vraiment ceux qui ont consacré leur vie, et parfois leur mort, à cette cause ? Quel itinéraire les a conduits à cet engagement extrême ?

    À partir d'une enquête inédite par son ampleur rassemblant plus de 1 400 profils issus de quatre pays (France, Royaume-Uni, Belgique et Allemagne), ce livre brosse le portrait d'une génération de militants : ces femmes et ces hommes européens, ces musulmans parfois convertis qui, de 2010 à 2019, ont choisi le djihadisme.

    Grâce à la profondeur de leurs données, Hakim El Karoui et Benjamin Hodayé dépassent les débats passionnés, souvent fondés sur des cas isolés. Ils étudient les parcours des djihadistes suivant trois axes : sociologique, puisque ces individus viennent presque tous des mêmes milieux sociaux, et que leurs failles personnelles peuvent les rendre vulnérables aux discours radicaux ; religieux et idéologique, pour décrypter les chemins spirituels qui peuvent mener au djihadisme, notamment via l'influence du salafisme ; militant, en reconstituant les réseaux à l'échelle locale, ce qui révèle la mécanique exacte du recrutement.

    Ainsi sont réunis les fils des parcours individuels, qui forment une toile inquiétante. Car le djihadisme n'a pas été vaincu. Ses racines sont toujours là, chaque attentat nous le rappelle douloureusement. Et l'analyse prospective présentée est alarmante, même si beaucoup de progrès ont déjà été faits. Reste désormais à prévenir ce phénomène et à désengager ses militants.

  • Le mouvement des Gilets jaunes a connu la violence de la police comme celle de la justice. Des milliers de personnes font alors l'expérience de la garde à vue - la plus courte des peines d'enfermement - et plus de 500 manifestants écopent d'une peine de prison ferme. Dix Gilets jaunes reviennent ici sur ce qui les a menés, eux ou leurs proches, du rond-point au tribunal, puis finalement à la prison.

    Dix récits de métamorphoses, de révoltes, de solidarités. Dix regards que rien n'avait préparés à la prison, qui mettent à nu, avec une force inattendue, la déshumanisation étatique.

  • Sur la base d'entretiens réalisés en Centres de Rétention Administrative (CRA) entre 2016 et 2019, Mathieu Gabard donne voix à des hommes séquestrés et à leurs familles.

  • En 2017, sur le territoire français, 219 000 femmes ont été victimes de violence conjugale.
    La violence physique démarre toujours par des violences invisibles qui sont entretenues le plus souvent par les protagonistes d'un échange :
    * l'injonction (on parle sur l'autre, plutôt qu'à lui) - c'est la pratique abusive de la relation klaxon (à base de tu, tu, tu...) ;
    * le maintien de la dépendance (en faisant trop pour lui et pas assez avec lui), en le contrôlant, en limitant son autonomie ;
    * la pratique de la dévalorisation, de la disqualification (en montrant ce qu'il n'a pas fait ;
    * l'usage de la menace, de la punition (qui l'infantilise et le met en doute) ;
    * l'introduction de la culpabilisation (qui entretient une confusion entre sentiment et relation, en laissant croire à l'autre qu'il est responsable de son ressenti douloureux).

    Fort de son expertise sur la communication, Jacques Salomé (avec son épouse)décrypte et analyse toutes ces phrases anodines toxiques qui sont le terreau d'une violence sous-jacente et nuisent aux relations de couple.

  • Fléau social mondial, les violences conjugales touchent tous les membres de la cellule familiale, à commencer par les femmes. En France, elles seraient 10 % à en subir.
    La culpabilité et la honte empêchent souvent les victimes de parler. Comment rompre la loi du silence ? Le mieux reste encore de recourir à un tiers formé à la clinique des violences conjugales.
    Dans cet essai, le docteur Liliane Daligand réaffirme qu'il existe des thérapies et des expertises efficaces pour lutter contre ce phénomène qui touche tous les milieux sociaux. Accompagnement, soutien, prise en charge médicale, sociale et judiciaire...
    Autant de pistes qui permettent de sortir de la situation d'emprise qui caractérise toute violence conjugale.

  • Comment débute le harcèlement scolaire ? Quelles questions poser à son enfant pour savoir s'il en est victime ? Quels rôles les adultes - parents ou enseignants - peuvent-ils jouer ? Comment arrêter un harcèlement par SMS ou sur Facebook ?
    Chaque année, plus de 700 000 élèves en France sont confrontés au harcèlement scolaire. Grâce aux conseils d'Emmanuelle Piquet, psychopraticienne, apprenez à décrypter les mécanismes harceleur-harcelé, à poser les bonnes questions à votre enfant et découvrez la manière dont vous pouvez l'aider efficacement.

  • Une étudiante humiliée par l'un de ses professeurs, un jeune homme manipulé par celle dont il est tombé amoureux, un enfant négligé par une mère absente ou encore un salarié sans cesse critiqué par son employeur... Nous pouvons tous, à un moment ou un autre de notre vie, être exposés à des violences psychologiques, ces souffrances invisibles qui peuvent passer inaperçues, parfois pendant longtemps, car elles sont plus difficiles à cerner que les violences physiques.
    Cet ouvrage vous propose de décoder les mécanismes des violences psychologiques (chantage affectif, contrôle et emprise, mode passif-agressif, dépendance, harcèlement...). S'appuyant sur nombreux témoignages, il invite à se questionner sur ces relations destructrices et à mettre en place des stratégies efficaces pour s'en protéger ou y échapper.

  • Le nom « Action directe » surgit lors d'une réunion dans un tout petit appartement donnant sur le cimetière de Montmartre. Il avait été proposé par un camarade italien proche d'Azione rivoluzionaria. Savait-il qu'« Azione diretta » appartenait à l'histoire de la puissante organisation du syndicalisme révolutionnaire italien au début du XXe siècle ? Lorsque ce nom apparut officiellement, nombreux furent les censeurs. Ignorants de l'histoire révolutionnaire, ils n'y voyaient bien souvent qu'une référence au militarisme ou à l'anarchisme de la propagande par le fait. C'est oublier que ce terme appartient au patrimoine de la classe ouvrière, qu'il fut le titre de la résolution finale d'un des premiers congrès de la CGT et qu'on le retrouve dans les luttes de libération nationale. « Action directe » est l'ancien terme pour « autonomie ».
    Du choix de la lutte armée à l'emprisonnement de 1980 et l'amnistie de 1981, de l'engagement avec les sans-papiers du quartier de la Goutte-d'or au retour à la clandestinité en 1982 puis à l'arrestation de 1987 en passant par les liens avec la Fraction armée rouge et les Brigades rouges, Jann-Marc Rouillan donne ici pour la première fois une histoire interne d'Action directe. Analyse critique par l'un de ses protagonistes, ce livre est une pièce indispensable d'un fragment de l'histoire politique française et européenne. Si cette histoire attend ses historiens, elle ne se fera pas sans ses témoins.

  • Fidèle à sa posture journalistique marquée par la réflexivité et l'horizontalité dans le rapport à l'enquêté, John Gibler raconte ici l'incroyable parcours d'un guérillero nahualt, Andrés Tzompaxtle, enlevé, détenu et torturé par l'armée mexicaine en 1996, jusqu'à son évasion, puis sa longue et difficile reconquête de la liberté.

    En recourant à une polyphonie narrative où se mêlent de façon presque imperceptible la voix du journaliste à celle de l'enquêté, L'évasion d'un guérillero articule de façon magistrale le travail d'archive, le journalisme de terrain, le témoignage et l'essai, et rend un hommage vibrant à la parole et à l'histoire d'un survivant qui incarne la force et la lutte inébranlable pour la dignité des peuples.

  • « Même si ce que je fais est grave, je sais que je n'irai pas en prison », déclare au Docteur Berger un jeune de seize ans qui a blessé plusieurs personnes.
    Oui, nous nous sommes doublement désarmés. Moralement, avec des textes légaux inadaptés et physiquement, avec l'absence de volonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir la violence.
    Maurice Berger exerce depuis de nombreuses années comme psychiatre dans un centre éducatif renforcé pour mineurs ultra-violents mais aussi auprès des victimes d'agression, ce qui lui permet de mesurer les dommages durables de cette violence.
    Comment faire en sorte qu'il y ait moins de victimes et moins d'auteurs d'actes de sauvagerie en France ?
    Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoin de rencontrer une butée concrète à leurs actes si l'on veut espérer un changement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité de modifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu'elles ne favorisent, toute possibilité d'amélioration de la situation. Face à la faiblesse de certaines réponses pénales et politiques, nous avons un besoin urgent, selon lui, d'un État « plus fort que la loi du plus fort ». Il fait dans ce livre, écrit avec les conseils de juristes, un rapport d'expérience précis et émet des propositions de dispositifs à mettre en oeuvre.

  • Récemment pris en compte par les pouvoirs publics, le harcèlement à l'école est présenté ici comme un échec de la dynamique de groupe. La pédopsychiatre, qui s'appuie sur de nombreux cas cliniques, propose des pistes pour y remédier aussi bien par l'incitation au respect mutuel que par des formes d'enseignement ou des modèles de coopération entre adultes, enseignants ou parents.

  • Pousser la porte d'un commissariat permettra à une femme de faire cesser les violences conjugales. Enclencher une procédure judiciaire lui garantira protection et équité.
    Ça, c'est ce que l'on croit.
    Car, en réalité, trop souvent, la femme qui trouve le courage de se tourner vers la justice signe pour un nouveau calvaire.
    Céline Marcovici, avocate, connaît bien ces femmes qui osent dire stop mais se heurtent au labyrinthe de la justice, à ses rouages, à sa méconnaissance des violences conjugales, à son manque de moyens. Son livre est entrecoupé de témoignages bouleversants.
    Beaucoup ont entendu cet étonnement dans le cadre d'un tribunal : « Mais Madame, il fallait partir ».
    Tous les Grenelle du monde n'y changeront rien : le sort des femmes victimes de violences conjugales ne sera pas allégé tant que la justice ne sera pas réellement formée pour entendre leur souffrance, démultipliée au moment du confinement.

  • 22 mars 2016, aéroport de Bruxelles. Janet Winston-Young et son mari Fred se trouvent dans la file d'enregistrement de la Delta Airlines lorsque, à quatre mètres, un kamikaze déclenche froidement sa bombe. « Je suis en train de mourir » se dit Janet avant de perdre conscience.
    Plus tard, elle ouvre les yeux au milieu du carnage. Elle est l'une des survivantes, Fred aussi. Sa rencontre avec la mort qu'elle a frôlé, avec la malveillance et la folie des humains soulèvent en elle des questions d'ordre existentiel, qui mettent à l'épreuve sa conception du monde, de l'homme et de Dieu.
    Pour tenter d'apporter des réponses à ses interrogations, l'auteure retrace le parcours des terroristes et montre les liens étroits entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, jusqu'en Syrie.
    Aujourd'hui, la violence et la mort rôdent à l'échelle planétaire dans un monde fragilisé par une pandémie. La succession de faits nouveaux ainsi que les procès qui se succèderont en 2021-2022 en France et en Belgique ne laissent entrevoir aucun répit.
    Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. Un livre pétri d'humanité et résolument porteur d'espérance.

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