Littérature générale

  • Prix première de la RTBF en 2009 On lira attentivement ce qui nous est livré ici sur cette quête acharnée, dérisoire et immense à la fois, conquête toujours insatisfaite, toujours recommencée, et toujours, pour une part, incommunicable. Hommage vibrant à la littérature. Derrière des vitraux sombres, démodés, on écrit des livres sans même savoir s'il fait beau dehors, ou s'il pleut.

  • Les tricheurs, en art, en sport, en politique, en communication comme dans la vie rebutent ou. fascinent. Fausses confidences (Marivaux), fausse maîtresse (Balzac), faux-monnayeurs (Gide), faux-fuyants (Sagan), faussaire (Des Cars), les altérations, duplications, travestissements sont courants en littérature, où le mensonge se fait parfois plus fort et plus éclairant que la vérité. Dans ce roman, un pareil jeu est mené avec une référence initiale à la peinture qui a également, ô combien, ses maîtres faussaires, célèbres ou inconnus. Le commissaire chargé de l'enquête, expérimenté et futé comme ses modèles, les grands détectives du roman policier, ne s'en laisse pas conter, fût-ce par un comte. Sur un tapis chamarré et mouvant, dans le décor qui lui est cher, l'auteur déroule une histoire singulière, accrocheuse dès la première page, qui fait avancer avec éclat et sûreté, comme sur un échiquier, les divers personnages animés d'un souffle vital mais aussi de sentiments troubles. Né au hameau de Faulx (ça ne s'invente pas) dans la commune de Gesves, non au château de la Belle au bois dormant mais dans une modeste demeure, Jean-Hubert Mabille a déjà évoqué son enfance rurale et traditionnelle dans d'autres livres. Il y revient ici, avec l'art du conteur amoureux de la langue et de son terroir.

  • Je lui dis alors que nous marchons en ville : « Je crois que je ne t'aurais jamais aimée si je t'avais rencontrée dans un autre contexte. » J'ai dû mal articuler ou bien une voiture est passée à cet instant et le vacarme de son moteur a couvert le son de ma voix. Elle me répond : « Je ne vais jamais dans les discothèques. » Dans une discothèque, on danse pour oublier. Oublier le stress, les contrariétés, les déceptions. Oublier qui l'on est. Là où j'ai rencontré Élise, nous dansions pour nous rappeler. Nous rappeler que nous sommes vivants. Dans une discothèque, on danse pour s'approcher de l'autre. Là, nous dansions pour nous approcher de nous-mêmes. Si je ne m'étais pas approché, jamais je ne l'aurais vue.

  • L'enfant a genoux

    Christalle

    Ce livre raconte l'histoire de Christalle qui, à quarante ans, sombre dans une grave dépression. Comment en est-elle arrivée là ? Et surtout, comment s'en est-elle sortie ? Son témoignage est un encouragement pour tous ceux qui souffrent. Il contient des moments poignants, tant la détresse est parfois profonde, mais il est aussi parsemé d'instants de bonheur. Émouvant, puissant, troublant, il alterne détresse et espoir. C'est l'histoire d'une renaissance.

  • La première partie de cet ouvrage est un essai autobiographique dans lequel la Belgique est un point de départ. La reconstruction du passé est certes une réinterprétation de la propre vie de l'auteur mais elle est également liée à l'histoire de la génération des années 50. Cet essai reflète l'esprit et les tendances de son époque, ses croyances, ses rêves et ses peurs. La deuxième partie de cette réflexion parle de la réalisation de l'Ailleurs. Elle commence par un départ volontaire dans une autre culture, s'accompagnant d'une vision autre de la vie et d'une autre manière de la vivre. Étudier et voyager ont été, pour l'auteur, les compas de mesure de l'étendue des choses en même temps que celle de ses limites.

  • De 1887 à 1891, la construction de neuf forts bétonnés et cuirassés fait de Namur une place forte moderne, selon les plans du général Alexis Brialmont. Les entrepreneurs font réaliser à cette occasion un reportage photographique exceptionnel, dont ils offrent l'album à Brialmont et à des ministres. Ces photos sont publiées pour la première fois dans leur intégralité, accompagnées d'extraits de la presse locale et précédées de la présentation des chantiers par les ingénieurs, tous textes inédits.

  • Dans ses quatre précédents ouvrages, Adolphe Lambilotte, originaire de Lavaux-Sainte-Anne, a déjà évoqué tant de vieux usages de nos régions. C'est un peu sa marotte. Lorsque dans la prime enfance, on a observé une femme âgée, maniant une faucille et coupant des fougères pour liter son petit élevage, quand, bien jeune aussi, on a vu, rentrant au village, un homme courbé par les ans, porter sur le dos un fagot de bois sec -des sapinettes-, on porte en soi des images qui enrichissent le livre de notre vie. Comment oublier aussi cette femme coupant les pousses de la haie -dol brosse- pour les glisser dans le râtelier de sa chèvre ? Et tant de choses grandes et petites qui signent une époque. Lorsque, d'autre part, on assiste ébahi à l'évolution technologique et au déroulement quotidien de la vie actuelle, la tentation est grande de prendre la plume. D'autant plus que cet énorme changement s'assortit de la rapidité de la survenance. Adolphe Lambilotte nourrit l'espoir que les personnes de sa génération verront en ces quelques pages l'expression d'un fidèle souvenir et que les jeunes y trouveront un agréable sujet de méditation.

  • Yvonne Marin est auteur de contes pour enfants et a publié des nouvelles dans plusieurs revues. Elle a reçu le prix des lectrices de Femmes d'aujourd'hui pour sa nouvelle Les deux tables de Maître Gaspard. L'auteur évoque avec une rare maîtrise la nature et les hommes. Ce livre présente l'ensemble de ses nouvelles, où se mêlent poésie, amour, humour et quelques touches de fantastique. Il intéressera un large public.

  • Le personnage masculin de ce livre ne se trouve dans aucun dictionnaire, ni archives, ni Who's who national ou même régional. Cependant, il a existé de chair et d'os, avant même ce récit d'imagination et de re-composition. Il est reconnaissable par et pour ceux qui l'ont côtoyé et par la similitude avec tant de gars de chez nous qui ont vécu les grands moments, les épreuves, les bouleversements et les soubresauts de la seconde moitié du vingtième siècle et qui ont fait leur chemin, dans la plupart des cas, sans parchemins scolaires mais à la force du poignet, selon l'expression consacrée. Tout aussi important, si pas plus, est l'autre personnage du roman, qui fait contrepoids dans la balance et dans l'alliance à cet époux hors normes ou contrepoint, si vous voulez, pour une musicienne. France, la femme ici évoquée, conduit, parfait, sublime le couple, le fait rayonner. Comme un soleil ! Sans elle, en effet, pas de Ray. Sans Eve, pas d'Adam, ni d'histoire possible.

  • Trois amateurs de Félicien Rops se sont associés pour disséquer un dessin inédit de l'artiste. Sur base de copies rétro-inverses de l'oeuvre sur supports transparents, ils ont mis en évidence un bestiaire caché d'une très grande complexité. Chaque lecteur de l'ouvrage pourra se confectionner aisément son animalerie personnelle, avec pour seule limite l'ingéniosité et la ténacité de sa recherche. Mais au delà de son oeuvre graphique, le Beau Fély fut aussi auteur littéraire, en échangeant des milliers de courriers avec ses contemporains. Cet aspect de la personnalité ropsienne est reflété dans un ensemble de saynètes et fabliaux qui expriment, à la manière de Rops, les fortitudes et les turpitudes de l'humanité. En pleine année Darwin, les commentaires du bestiaire caché illustrent combien l'humain peut avoir conservé, au long du processus d'évolution, des comportements de type reptilien...

  • Profondeville, Arbre, Bois-de-Villers, Lesve, Lustin et Rivière, six villages plongés dans la tourmente de la seconde guerre mondiale. Un calvaire long de cinq années. Voici, comme le titre l'indique, une évocation minutieuse et richement documentée, vivante mais non romancée de la vie quotidienne dans la commune de Profondeville durant la seconde guerre mondiale. Un récit qui passionnera tant le lecteur namurois que le simple curieux ou le spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale dans nos régions

  • Vous êtes passé devant, souvent, sans plus les voir. Ou bien ils sont cachés dans les fourrés, délavés, abandonnés. Pourtant, ces visages, ces dessins, ces inscriptions et ces bornes ont une histoire passionnante à raconter. Ces traces vous promèneront dans toute la province de Namur, hors des sentiers battus. Elles vous parleront de Napoléon et du Congo, de démons et de dragons, de sirènes et de Sarrasins. Vous croiserez des héros attachants et oubliés. Vous découvrirez des croyances anciennes, des récits émouvants, des créations surprenantes dans ce périple qui inclut le monde d'aujourd'hui.
    Journaliste, responsable des éditions namuroises du quotidien L'Avenir, Jean-François Pacco est féru d'histoire et de géographie. Après les Paysages du Namurois-et les Lieux insolites du Namurois, ce troisième livre veut, lui aussi, mettre en avant un patrimoine inconnu.

  • Avec pragmatisme et sensibilité, une visiteuse de prison nous fait découvrir qui sont les détenus, quel est leur passé, leur quotidien et leur avenir. Par ses témoignages aux jeunes et moins jeunes, à travers des initiatives artistiques avec des artistes et d'autres bénévoles, la visiteuse veille à être un lien entre l'univers carcéral et l'extérieur. Ce récit émouvant incite le lecteur à la réflexion sur la vie, la liberté et la responsabilité.

  • Contrainte d'abandonner son bébé à la naissance, une jeune femme, prise de remords, n'aura de cesse de le retrouver. Quand elle y parvient, avec difficulté et après plusieurs années, les choses n'en sont pas simplifiées. Le petit garçon, qui apprendra la vérité de manière brutale, a été adopté par une famille aimante et dévouée. Que faire ?
    Le poids du passé, la rupture avec le père biologique, le contact avec l'association caritative responsable du placement de l'enfant, la rencontre avec diverses personnes impliquées, tout cela tisse un réseau de relations surprenantes et complexes entre les protagonistes et amènent la jeune femme, poussée par le désarroi, le chagrin et la culpabilité, à des choix douloureux...

  • Les vingt-deux documents présentés ici sont, à l'exception d'un, dans le domaine privé depuis des décennies. Leur fil conducteur est l'histoire militaire namuroise des quatre derniers siècles.

  • Depuis les Promenades dans Namur de l'archiviste Jules Borgnet, soit depuis cent cinquante ans, l'histoire des enceintes de Namur n'a plus fait l'objet d'une synthèse utilisant des sources nouvelles, belges et étrangères. Au-delà des noms de rues, au-delà des rares éléments disparates qui ont survécu, ces pages racontent et expliquent ce qui a fait de la cité mosane, outre ses châteaux, une place de guerre majeure.

  • Par delà les tiges, chavées et tien-nes du Condroz, les héros de ces récits, pour la plupart, n'ont pas lu Sartre ni Camus. Peu importe ! Ces personnages simples et entiers se posent peu de questions et suivent le fil des jours selon leur humeur.
    Ce Condroz sent la sueur, le foin à peine rentré, l'encens du dimanche, l'accordéon à la Radio, les cabanes au fond des bois, le péket un peu râpeux et le jour de fête à la Tati.
    Ces contes et nouvelles, instantanés à la Doisneau, racontent avec humour et poésie le quotidien, qui use les hommes et les jours.
    Jo Guilleaume est né à Natoye en novembre 1942. Il a passé une jeunesse heureuse au sein d'une famille nombreuse, avant d'être engagé comme journaliste sportif au journal Vers l'Avenir, fonction qu'il a occupée pendant près de 35 ans. Il habite aujourd'hui à Courrière.

  • « Parcourir les rues et places d'une ville où il fait bon vivre. Découvrir la richesse de ses musées et la beauté de ses églises. omprendre son rôle politique et son importance économique. Apprécier son cadre de verdure et son environnement privilégié. Se promener le long de la Meuse et à la Citadelle. Aimer la ville de Félicien Rops, François Bovesse et Benoît Poelvoorde. Voilà l'invitation que vous adressent quatre Namurois, séduits depuis toujours par leur ville. » Il existe d'autres "beaux livres" sur Namur, celui-ci s'en distingue sur deux points : d'une part, tout en disposant d'un large choix de belles photos, il propose un texte détaillé au contenu assez dense et étroitement lié aux photos. D'autre part, il privilégie une approche thématique variée, en ne se limitant pas aux seuls aspects patrimoniaux, mais en traitant aussi de thèmes comme le cadre géographique, l'économie, la culture, les loisirs et la dimension politique de la capitale de la Wallonie.

  • Edition bilingue, traduction et préface de Thiry B.
    «?Compás del vacío?» révèle l'histoire d'un amour et l'interrogation du poète sur l'art de le chanter. Deux thèmes majeurs se partagent le livre?: l'amour, qui, hélas, s'éteint ici sur un douloureux échec, et l'écriture, avec ses enjeux, ses réussites et les échecs de la page blanche. Voici donc un livre qui est, tout à la fois, récit, témoignage, méditation et art poétique. Un CD-audio accompagne le livre. Ce CD contient l'enregistrement du texte original et de sa traduction, avec les voix de l'auteur et du traducteur et avec accompagnement musical, au piano, de Vincent Rouard, qui en signe la composition et l'interprétation.

  • Pascal Lambot a trouvé dans la Basse-Semois, berceau de sa famille paternelle, un lieu où se ressourcer. Il nous présente ici le fruit d'une recherche historique qui l'a mené sur les traces de l'abbé Marenne. Cet Ardennais haut en couleurs anima pendant plus de cinquante ans la vie du beau village de Rochehaut. Bien que disparu en 1974, cet homme occupe encore une place dans le coeur de nombreux Rochaltois.

  • Avec la simplicité de l'enfant qui sommeille en chacun de nous, ces réflexions à la fois intimes et universelles nous touchent. Comme un appel à la vie, une ode à la tolérance, une poésie qui creuse le lit de l'espoir de se révéler meilleur à soi-même et au monde. Lorsqu'une fraîche ingénuité côtoie l'expérience de la vie, elles nous ouvrent les yeux sur ce que nous sommes, ce que nous voulons, ce qui nous entrave et nous libère. Tout est vrai. Rien n'est vrai. C'est une correspondance, des mots adressés à l'intimité de soi, dans la subjectivité, le partage, la générosité, l'être. Une initiation à se rencontrer soi-même et à voir la lumière qui éclaire les jours gris.

  • Pour nous parler du Condroz et de son village natal, Michel Lamy se penche sur son enfance, partagée entre la maison paternelle de Hamois et celle de ses grands-parents à Emptinne. C'est pour lui l'occasion de dresser une galerie de portraits de personnages, aujourd'hui disparus. Ce livre décrit la vie d'un petit garçon, âgé de trois ans en 1940 et qui découvre petit à petit la vie sociale et la rigueur d'une éducation sans concession.

  • On demeure confondu devant la maîtrise de Philippe Dieudonné. On remercie ces écrivains rares, tout à la fois pointus et accessibles, qui nous permettent de revivre une époque en cristallisant autour d'un personnage représentatif l'essence d'un temps éloigné de nous. Un roman historique donc, scrupuleusement documenté. Dès l'enfance, Philippe Dieudonné a baigné dans la culture de ses parents, grands liseurs et libraires; sa seconde patrie est l'Italie reconnaît-il. Néanmoins l'historien s'efface devant le romancier et pour un coup d'essai, ce dernier réussit un coup de maître. Le style est mesuré comme le pas d'un courtisan du roi Soleil; il étincelle de formules précises. Dans la foule des personnages secondaires et de figurants, Philippe Dieudonné réussit à rendre la complexité de son héros. On admire l'art d'étayer, d'argumenter de l'historien documenté, la maîtrise d'une écriture mimétique, l'aptitude à cerner en une métaphore la cruauté de la lutte pour la vie et la fragilité de la condition humaine. (Colette Nys-Mazure)

  • L'originalité de l'oeuvre de Jean-Claude Pirotte réside dans l'errance du récit qui déjoue les structures romanesques et qui est ressentie de prime abord comme un véritable bonheur?: vagabondages au fil de l'imaginaire pirottien, images et paysages restituant l'enchantement des «?poètes maudits?». Cependant, en filigrane, se révèle l'expression d'une profonde douleur?: quête vaine de l'enfance où le réel ne peut être aboli par les forces de l'imaginaire, maux divers révélant un profond mal-être et stratégies d'évasion qui ramènent fatalement le narrateur à une insupportable réalité.

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