Littérature générale

  • Baluchons palestiniens

    Hiyam Bseiso

    • Golias
    • 27 Février 2018

    Hyam Bseiso a choisi le titre de son dernier ouvrage, Baluchons palestiniens, pour évoquer ces bagages légers, rassemblés à la hâte, qui portent le passé et les rêves de ceux qui connaissent le drame de l'exil et de la séparation. Au fil des pages, des moments de vie, des petites histoires vécues ou observées, à l'intérieur de la grande et tragique histoire du peuple palestinien, expulsé un première fois en 1948 et repoussé sans cesse, comme effacé de sa propre terre. Le parfum des fleurs et des épices, le goût des fruits, des enfants qui courent, libres vivants .. Dans un style chaleureux et imagé, l'auteure se souvient du bruit et des images, de la chaleur du foyer et des amitiés, pour ne pas briser le miroir de la mémoire.

    Hiyam Bseiso a participé à des conférences dans le monde arabe et en Europe.

  • « La sortie du nucléaire c'est aujourd'hui ou jamais ! », tel est lemessage historique de Fukushima. Par cette si soudaine proximité de l'aujourd'hui et jamais à nouveau révélée, la catastrophe japonaise a renforcé l'urgence éthique d'en finir avec l'âge atomique. Tel est la sentence irrévocable qui s'impose aujourd'hui à tout lemonde.
    Plus que Tchernobyl, Fukushima a donc définitivement annihilé toutes les distances possibles, temporelles ou spatiales, réelles, techniques, conceptuelles oumême imaginaires, que l'on pouvaitmettre entre l'aujourd'hui et le jamais. La dite « sureté nucléaire » est désormais réduite à un oxymore et, indépendamment de toute catastrophe, reste entier ou se construit un autre oxymore celui de la dite « gestion des déchets nucléaire ». Toute ces choses ont été rapidement comprises en Allemagne et dans les autres pays d'Europe occidentale : il faut sortir au plus vite, en finir avec cette aventure technologique avant la catastrophe désormais inévitable.
    A Fukushima c'est fini, le « jamais » est déjà arrivé, comme à Tchernobyl sur des centaines demilliers de kilomètres carrés on ne sortira plus jamais du nucléaire. L'éternité atomique sous sa pire forme c'est déjà aujourd'hui.

  • James Joyce, auteur majeur du vingtième siècle, est célébré dans le monde entier.

    Pour autant aucune étude française sur son travail n'a été publiée depuis près de trente ans. Par une présentation des axes principaux de son oeuvre, le présent ouvrage vient combler une lacune. Sa vocation est d'encourager et de guider le lecteur à travers le corpus joycien qui n'a rien d'une forêt obscure.

    L'oeuvre de Joyce est joyeuse. À rebours du nihilisme ambiant, Joyce a oeuvré avec jubilation. C'est avec la même jubilation que l'on doit aller à lui. S'il est héritier d'une culture catholique, il s'affranchit de l'Église et incarne une mystique rénovée ayant rejeté le sacrifice. Joyce, être libre, « ni maître, ni esclave », accepte la vie dans sa totalité et dans sa tendresse dominante.

    Respectant la chronologie, tant biographique que bibliographique, ce livre révèle la grande cohérence d'une oeuvre immense. En délivrant de nombreuses pistes de lectures, Philippe Blanchon vous ouvre enfin ses portes et vous guide à travers les chefs-d'oeuvre que sont Ulysse et Finnegans Wake.

  • Cet ouvrage a la volonté de désamorcer les faux débats imposés par les opposants au projet de loi voulant accorder aux homosexuels le droit au mariage et à l'homoparentalité, comme le risque de polygamie que se plaît à agiter Alain Escada (responsable de l'association intégriste catholique Civitas) en expliquant que si l'on remet en cause une des deux conditions du mariage, rien n'empêche d'en faire autant avec la seconde, comme celle sur la différence entre le droit à l'enfant et les droits de l'enfant, ou encore la fameuse étude du Texas sur l'homoparentalité qui serait LA réponse scientifique qui donnerait raison au clan des opposants...

  • 3000 kilomètres à pied et plus de 12000 kilomètres parcourus en bus à travers les villages et les montagnes de l'Himalaya. Marcher, marcher, marcher, monter, pour redescendre et recommencer encore, et encore, chaque jour. Poser tous les matins le lourd paquetage sur les épaules et souffrir, aimer, rire, pleurer, admirer, prendre du plaisir. Elles ont vécu de nombreuses expériences.
    La principale rencontre aura été la leur, celle de Barbara et de Maud, à elle seule une grande aventure humaine dans l'aventure. Sans se connaître, elles ont vécu pendant un an dans la plus grande intimité. Impossible de se cacher derrière une montagne. Ici, on ne joue pas une pièce de théâtre.
    Elles se montrent telles qu'elles sont avec tout ce que cela comporte de bon ou de mauvais en nous. Bien sûr, il y a eu des moments de colère ou d'incompréhension, mais très vite dissipés par la discussion ou le respect de l'autre. Comme dans un couple, il leur a fallu trouver l'équilibre. Cette relation leur a beaucoup appris sur elles-mêmes, appris à être meilleures et à mieux respecter l'AUTRE.
    Et puis, les rencontres dans les villages, avec les hommes et les femmes. Les gens nous ont toujours ouvert les portes de leurs maisons et nous ont fait partager généreusement un petit bout de leur vie (et de chapattis.). Dire qu'elles ont noué de véritables relations avec eux serait idéaliste, car la barrière de la langue ne leur permettait pas d'avoir des échanges profonds sur tel ou tel sujet, mais elles ont pris ce qui était possible avec les moyens du bord : papiers, mimes, dessins, quelques mots.
    Les femmes qu'elles ont rencontrées, celles desquelles elles ont fait les portraits, mais aussi tant d'autres qu'elles ont cotoyées tous les jours, sont un exemple de courage et de force. Elles sont souvent privées d'éducation, de santé et très régulièrement battues (plus de 80% des femmes des villages au Népal le sont par des maris un peu trop alcooliques), et mènent une vie très rude à s'occuper des terres et de leur grande famille, mais elles nous donnent une véritable de leçon de vie car elles gardent toujours une certaine joie de vivre et une notion incroyable de partage.

  • Quand le 3 juillet 2012, Jean-Marc Ayrault annonce la programmation de la loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les homosexuels pour le premier semestre 2013 lors de son discours de politique générale à l'Assemblée Nationale, les opposants se font rares pour polémiquer sur la question.
    A-t-on estimé alors que le gouvernement n'irait pas au bout de sa démarche, comme il le fera pour le droit de vote des étrangers ?
    Espérait-on que la crise économique et lamenace de récession allaient dissuader la majorité d'agir ? Ou le vent des vacances soufflait-il déjà avec frénésie après une année électorale éreintante ?
    Toujours est-il, qu'à l'époque, seules deux voix se font alors entendre pour condamner ce projet : celle attendue de Christine Boutin, la pasionaria du PaCS et celle d'Alain Escada de l'institut Civitas.
    Dès juin, les deux hérauts de la cause intégriste, ont envahi les plateaux et accaparé lesmicros, lesmédias leur offrant une certaine légitimité pour se faire les porte-voix privilégiés des opposants à ce projet de loi. Avec le secret espoir d'être les leaders d'une nouvelle croisade.
    La loi dite «Taubira», qui ouvre les droits du mariage et de l'adoption aux couples demême sexe sera finalement promulguée officiellement le 18 mai 2013.Mais au bout de quel périple ? La France sera comme fracturée en deux pendant 10 longsmois, agitée et secouée sur une loi qui donnait des droits sans en retirer un seul aux autres.
    La France demai 2013 n'est assurément plus lamême que celle que conquit François Hollande un an plus tôt. Et c'est parce que s'est joué ici, l'un des débats de société les plus intenses de l'Histoire de la Cinquième République, avec pour la première fois une interaction immédiate entre tous les citoyens, qu'ils soient de la sphère politique,médiatique ou simples anonymes, qu'il convient de prendre le temps de comprendre ce qu'il s'est exactement passé et quelles auront été les conséquences sur la vie politique et sur le quinquennat de François Hollande.

  • Ce qui s'est passé en Calabre, à Rosarno, dans les journées d'émeutes de janvier 2010, n'est pas un simple bégaiement de l'histoire à ranger dans les oubliettes de la mémoire où finissent les faits divers.
    A travers les trois jours de violences racistes et de lynchages qui ont ensanglanté cette bourgade rurale de 15 000 habitants, c'est tout un processus de dégradation des rapports socio-économiques qui se démasque et se banalise. Il faut y voir l'une des résurgences chroniques du traitement que l'on réserve systématiquement aux immigrés dans tous les pays membres de l'Union européenne, partout où les impératifs de la croissance et du profit drainent une main-d'oeuvre bon marché.
    Certes, le scénario catastrophe mis en scène dans cette région de la péninsule a pris une tournure spectaculaire ; l'ampleur de la "chasse au nègre" dans ce "progrom" anti-africain a mobilisé les médias et l'opinion nationale et internationale pour ou contre les protagonistes du conflit. Bien que le bilan ne dénombre pas de morts d'hommes- un miracle dû à la promptitude relative des forces de l'ordre et peut-être même à une tactique ponctuelle de la 'ndrangheta - l'affaire a acquis très vite une dimension renvoyant en amont à toute une chaîne de causes et de responsabilités.
    A peine amorcé le reflux de l'émotion effervescente des quotidiens et des journaux télévisuels, le Forum Civique Européen a jugé nécessaire de diligenter une enquête qui s'efforcerait de mettre à plat les rouages de ce drame exemplaire.

  • Le grand Auguste Escoffier (1846-1935), co-inventeur avec Monsieur Julius Maggi du bouillon « Kub », dans son « Guide culinaire » écrit : « La théorie de la préparation de l'omelette est très simple et très compliquée à la fois, car en ce qui la concerne les goûts sont très variés. Les uns la veulent très cuite, d'autres l'exigent à point ; d'autres, enfin, ne l'estiment que lorsqu'elle est déliquescente : l'essentiel est donc de connaître les préférences des convives. » Et dans la vie, n'en va-t-il pas de même ? Tout n'est-il pas toujours « très simple et très compliqué à la fois » ? Un livre succulent, à déguster sans modération !

  • Le capitalisme connais une nouvelle crise. On peut cependant lui reprocher tout ce que l'on veut, ce système sait susciter le désir.

    Les peuples qui sont tombés dans la marmite il y a presque un siècle ne demandent qu'à poursuivre. Ceux qui y échappent encore n'espèrent qu'à les imiter.

    Qu'opposer d'aussi fort que ce mythe d'une abondance généralisée ? Il ne suffit pas en effet d'avoir raison en politique. Encore faut-il rendre une alternative désirable.

    Et si la gratuité était ce nouveau paradigme qui manque tant ?

  • Xavier Grall, né le 22 juin 1930 à Landivisiau (Finistère) et mort le 11 décembre 1981 à Quimperlé (Finistère), est un poète, écrivain et journaliste breton.
    Léonard de souche, fils d'un militant sillonniste, Xavier Grall a reçu une éducation catholique et française.
    Son caractère rebelle lui vaut un parcours scolaire agité au collège du Kreisker de Saint-Pol-de-Léon, puis à Saint-Malo et à nouveau à Saint-Pol au Kreisker, avant qu'il ne "monte" à Paris, au centre de Formation des journalistes. Remarqué par Goerges Hourdin, il entre en 1952 dans l'équipe de rédaction de La Vie catholique et en deviendra le secrétaire général en 1961. Après son service militaire au Maroc, il épouse Françoise Jousse, qui lui donnera cinq filles. Il collabore également au journal Le Monde, à l'hebdomadaire Témoignage chrétien, aux Nouvelles Littéraires, à Croissance des Jeunes Nations, au mensuel Bretagne...
    Catholique et rebelle mais également volontiers polémiste, il consacre des livres à Mauriac, Bernanos, James Dean ou Arthur Rimbaud.
    Xavier Grall "redevient breton" lorsqu'il quitte Paris en 1973, pour retourner définitivement dans la région de Pont-Aven, à Nizon, dans la ferme de Bossulan. Son oeuvre mystique magnifie la Bretagne.
    Ses souvenirs et enquêtes sur la Guerre d'Algérie le conduisent à se détacher de la "haute" idée qu'il avait de la France :
    « J'ai fait la guerre d'Algérie, dans le soleil des loups mes yeux se sont ouverts. Déchirante révélation. Du Djebel Amour à la Montagne Noire, que de similitudes. Même tyran : l'État français. Même victime : le paysan. Même flic : le CRS (.). Quand on a vu la France torturer, on ne peut mettre que des bémols à la chanson dont on nous avait bercés (.). L'image de la France que je m'étais formée, très haute et pour ainsi dire mystique, se trouva à jamais ternie. » Xavier Grall prend alors conscience de son identité bretonne :
    « Tu te découvres Breton comme il n'est pas permis de l'être. (.) Et tu penses que ton pays ça existe, bon Dieu, terriblement. Tu te récupères. Tu te regardes en face. Tu te décolonises. Tu es Berbère, Kabyle, Breton.
    » À partir de là, ses oeuvres se diversifient : Xavier Grall, poète et romancier, construit une oeuvre unique, exemple de la littérature bretonne d'expression française.
    Avec ses amis Alain Guel et Glenmor, il est partie prenante de la fondation des éditions Kelenn, où il publie Barde imaginé (1968), Keltia Blues (1971), La fête de la nuit (1972), et Rires et pleurs de l'Aven (1978). Alain Guel, qui suivit ses premiers pas en littérature, et avec qui il entretint une abondante correspondance, compta parmi ses meilleurs amis, dont le soutien et l'amitié ne firent jamais défaut jusqu'à la fin de sa vie.
    Renouant avec son passé de chroniqueur, il publie Le Cheval couché, cinglante réponse au « folklorisme fossilisant » du Cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Hélias, livre qu'il regrettera par la suite. Xavier Grall poursuit aussi à distance sa collaboration avec Le Monde et La Vie. Il publie des billets, des chroniques - le billet d'Olivier, exposé de ses passions et de ses humeurs sur des sujets d'actualité -, des essais sur François Mauriac ou James Dean, etc.
    Au début des années 1970, il fonde le journal nationaliste breton la Nation bretonne avec Alain Guel et Glenmor, où l'on retrouve ses textes sous le pseudonyme de "Saint-Herbot", entre autres.
    Il meurt en 1981 d'un cancer des poumons due au tabagisme.

  • Les « Fables » de Jean de La Fontaine peuvent-elles encore recèler aujourd'hui un enseignement que l'on aurait jusqu'ici méconnu ? Ce serait prétentieux de l'affirmer. Elles ont été, depuis le 17ème siècle, tellement auscultées sous toutes les coutures. On s'est intéressé à l'auteur, le prétendu « bonhomme » La Fontaine, distrait et rêveur, dit-on, comme un stéréotype campe « les poètes » ; puis on a recensé ses sources, tous ces auteurs anciens ou plus récents auxquels il n'a pas hésité à emprunter le sujet de ses histoires. On a exploré son « monde » littéraire, son style, sa poésie, que certains appellent sa « poétique », ou encore ses recettes de fabrication, la « genèse » de ses fables. On s'est extasié devant le « peintre animalier ». On a tenté de déchiffrer sa philosophie, samorale ou encore sa politique à la faveur des leçons de ses fables qui offrent autant d'objectifs que demoyens à l'action. Sauf erreur, cependant, il ne semble pas que l'on se soit jamais interrogé sur l'école de l'information que sont ses fables.

  • Le conservatisme à l'oeuvre dans l'Église catholique, qui s'estmanifesté sous Jean-Paul II et plus encore sous son successeur (prochain accord en vue avec le schisme intégriste des Lefévristes) fait partie d'un vastemouvement de pensée qui, entre autres, est liée au néolibéralisme économique. Le tout s'articule dans une sorte de néo-conservatisme à la française qui se donne particulièrement pour but d'imposer sa pensée comme référence et de s'emparer pour cela des clés du débat d'idées, tout particulièrement dans le domaine de la philosophie et des sciences humaines et sociales : cercles intellectuels, universités, grands organismes de recherche (CNRS, École des hautes études en sciences sociales, etc.) sont peu à peu conquis.
    La Guerre des idées est un cri d'alarme en direction des intellectuels,mais aussi des citoyens ordinaires, pour qu'ils ouvrent les yeux sur ce mouvement de pensée qui pousse ses pions dans la société et pour qu'ils réagissent, dénoncent, s'opposent.

  • Par de petites phrases ciselées et ludiques,Michaël Faure nous emmène dans le no man's land du silence.
    Vacuité que l'on fuit et que l'on recherche, souffle de vie, lieu où se recueillir, le silence est une source inépuisable d'inspiration.
    En funambule, entre « l'écriture des silences et les silences de l'écriture », l'auteur nous laisse entrevoir les vertus et la sensualité « des silhouettes du silence ». P(l)ages de silence sur lesquelles il est délicieux de s'étendre, par-delà « le bruit du monde ».
    Un voyage tout en relief, doux en nuances et haut en couleurs.

  • Rien ne va plus dans la planète djihadiste : Une guerre fratricide se déroule au sein de la planète djihadiste à coups d'anathèmes, de conflit de légitimité et de procès en incompétence, à l'arrière plan d'une offensive majeure de l'Empire atlantiste visant à éradiquer leurs anciens sous traitants dans la sphère arabo-musulmane à l'époque de la guerre froide américano-soviétique.
    Ce conflit meurtrier met en scène les principaux protagonistes de l'Islam sous-tendant un enjeu de taille: le primat absolu sur la « Muslim Green Belt », la ceinture verte musulmane, autrement dit le leadership sur l'ensemble Musulman, une communauté humaine cimentée, malgré sa diversité, par une langue commune de prière (l'arabe), une continuité territoriale rarissime, à l'articulation des grandes voies de navigation transocéanique, à proximité des grands gisements énergétiques de ma planète. Une religion de dimension planétaire avec près de 1,5 milliards de croyants, dont le déploiement est de portée stratégique. S'étendant sur cinq continents, groupant 55 pays membres de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI), le Monde musulman se situe à l'intersection du Monde européen et du Monde indien. Renfermant les 2/3 des ressources énergétiques mondiales, il contrôle quatre des principales voies de navigation transocéaniques (Détroit de Gibraltar, le Canal de Suez, le Détroit d'Ormuz) avec en prime le Détroit des Dardanelles).
    Un ensemble désigné par les stratèges néo-conservateurs par le vocable de «The Muslim Belt », la ceinture verte de l'espace musulman, ayant vocation à encercler le « Heartland » eurasiatique (la Chine et la Russie) qui détient les clés de la maîtrise du monde.

  • C'est l'histoire de deux enfants en longue promenade dans l'Espagne profonde, aux temps douloureux de la Reconquête catholique. Elle n'aurait qu'un intérêt médiocre, si l'un n'avait pour nom Miguel de Cervantès. Ce merveilleux voyage, à pied, à cheval, en carrosse, les conduit de la ville d'Alcala, au bord de l'Hénarès, jusqu'à l'Escorial, palais du Roi Phlippe II. Le futur auteur de « Don Quichotte » y accompagne son camarade Rico, un étonnant garçon qui se bat sans relâche pour réaliser ses rêves les plus fous.
    Cinquante années plus tard, en écrivant son immortel chef-d'oeuvre, Cervantès se souvint sans doute de leurs aventures héroïco-burlesques dignes d'un grand romancero.

  • La guerre révèle une société à elle-même, en même temps qu'elle l'a fait changer : elle éclaire les mentalités, témoigne de forces d'inertie, provoque des évolutions. Ceci est vrai dans le domaine religieux comme dans celui de la politique et de l'économie. Eglises et chrétiens dans la Seconde guerre mondiale n'ont pas échappé à cette règle, que ce soit en France, en Allemagne, en Belgique ou en Hollande. - Quelles furent leur vie et leur attitude durant cette période ? - Que saisirent-ils de la «montée» des périls et de la «marche» vers la guerre ? - Quelle fut la capacité des évêques et des chrétiens à déchiffrer les signes des temps ? C'est à partir de ces questions que Christian Terras (directeur de la revue Golias) a mené l'enquête sur l'attitude des hiérarchies catholique française sous l'Occupation. Pourquoi cette place particulière accordée aux évêques ? Parce que dans les Eglises où le principe d'autorité est encore puissant, la composition de l'épiscopat, ses tendances principales, l'état de ses organisations sont des données importantes pour comprendre comment s'est joué le «destin» du christianisme durant la guerre.

  • Poésies intimistes, sensibles, à l'écoute de l'autre, partage d'une émotion au grès du temps... Les vers deMariejeh s'égrainent le long de son chemin personnel, à l'image des petits cailloux que sème dans la fable le petit Poucet...Véritable chemin initiatique à la découverte et redécouverte de soi.

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