Littérature générale

  • « Joseph me montra un groupe de baraquements où ils avaient logé à leur arrivée. Les Houillères, prises de court par l'arrivée massive des immigrants, ont dû les construire dans l'urgence. Parallèlement, de vraies maisons sortaient de terre bien alignée... C'est devant l'une d'elles que la voiture s'arrêta. Nous traversâmes un terrain boueux qui deviendra le futur jardin. Catherine et Stanis, le mari d'Hélène, nous attendaient. Le visage de maman si grave tous ces derniers jours, s'éclaira en buvant le premier café en France. » Dans son premier roman intitulé « La petite polonaise aux chapeaux », le vécu des communautés polonaises nous est livré avec authenticité par Marie-Thérèse Filipiak. Inspirés de son exprérience familiale, portée par les propos tenus par sa mère, l'auteure décrit avec tact le quotidien d'une famille de 1922 à 1951 venue pour l'exploitation du charbon, Jean entrera ensuite à la fabrique de faïence voisine, tandis qu'Hélène, son épouse, modiste, ouvrira un commerce prospère de fabrication de chapeaux. L'émancipation est en marche pour un avenir meilleur !

    Sans nul doute, un témoignage rempli d'optimisme et de force.

  • Né le 5 janvier 1913 à Mülheim en Allemagne, arrivé neuf ans plus tard à Bully-les-Mines, près de Lens, César Marcellak a d'abord vu la vie en noir : la mine, le charbon, avant de mettre des couleurs à son destin grâce au vélo. Il aura ainsi passé un quart de siècle dans les pelotons - de 1933 à 1958. Une carrière longue et exceptionnelle, auréolée de 350 victoires, dans un sport très exigeant. Sans la deuxième guerre mondiale, Marcellak serait assurément devenu un crack international... Il a été un coureur régional exemplaire, honnête et passionné, décrochant le dimanche 27 juin 1948 un maillot tricolore qui lui colla à la peau jusqu'à la fin de ses jours. Grâce aux souvenirs de sa fille Régine, de ses petits-enfants, nous parcourons au fil des chapitres de ce livre les grandes étapes de la vie de Czeslaw devenu César. Impérial dans les sprints.César Marcellak aurait pu passer sa vie à l'ombre des terrils... Son enthousiasme pour le cyclisme, son souffle et son sérieux l'amenèrent sous le feu des projecteurs. Le plus populaire des champions cyclistes nordistes de l'après-guerre. Il s'est éteint le 17 février 2005.

  • Charlot a trois maîtresses. C'est beaucoup... Mais combien merveilleux ! Il les aime ses femmes. Charlot, le cocker noir se raconte :
    « Petit lutin au bout d'une laisse. Sans rien exiger, je demande tout. Triste clown de la vie. Je ris de ma condition servile. De mon humble voyage. Mais aussi j'observe.» Lucide et attendri, il porte un regard aigu sur les femmes : leur force, leur gaieté, leur manière d'être en amour et amitié. Puis le Chien devient aveugle et sourd. Son récit bascule. « Vieille Maîtresse» prend la relève, alors que Charlot le sensible navigue désormais dans un univers invisible et muet. Le petit handicapé demeure cependant la « Boule d'amour» indispensable au bonheur des deux petites filles, «Maîtresse Rousse» et «Longue Maîtresse» : « Une seule direction tout au long du chemin : celle de l'amour ».

    Sonate à quatre pattes est un roman plein de tendresse, où la place de l'animal est entière.

  • L'Epingle de Fanny est un roman chorale au sein duquel les personnages évoluent avec force et douceur, à l'image de la petite Miette... Il constitue le troisième roman de J. Wouters, après Le passage à canote et Au pied du sémaphore, auxquels il n'est pas étranger.

    "C'est avec une infinie tendresse que Fanny Dubar veille sur ses petits-enfants dont les parents n'ont pas vraiment le temps de s'occuper. Elle a le coeur broyé quand sa fille quitte le village avec sa famille pour suivre son mari..."

  • Dans la première partie de son premier livre intitulé Des gins d'Auno et d'ailleurs, L'auteur décrit d'une manière très humoristique des personnages d'Aulnoy (Valenciennois) et de villages environnants du Nord qui ont marqué leur temps : "El père Couet" (Le père Couet), El Couet, i t'not cha dé s'père m'tête bin dé s'grand'père qui mingeot toudis s'tatoulle au couet; "El brissaudeusse".

    Gisèle Raverdy relate également les croyances, les us et coutumes d'autrefois : "El puche" (Le puits)...

    En seconde partie, elle présente des saynètes comiques inspirées largement du vécu : "El carbonnière et l'tisonnier"...

    Tout ceci est double version : picard et français.

  • L'baraque à rires, second ouvrage d'Al et ZOM, propose des bamboches (courtes pièces comiques) ainsi que des poèmes relatant la vie des chtimis.

    Les auteurs s'entendent comme larrons en foire. L'un, Alain Lempens, écrit, cisèle les phrases, trouve les bons mots, les situations saugrenues et les chutes surprenantes. L'autre, Henri Wozniak, dessine et apporte dans chaque dessin sa note d'humour. Ensemble, ils ont réalisé un ouvrage très original (accompagné d'un C.D) dans lequel leur complicité transparaît à chaque page. L'interactivité entre le texte et le dessin crée une réelle harmonie. Le dessin suscite l'envie de lire le texte et le texte donne toute sa subtilité au dessin.

    M'n'Oliver nous fait rire avec ses quiproquos radiophoniques, Mes dogts redonne l'importance à nos doigts, Les garlouzettes de Mimille donnent l'envie de remettre des culottes courtes pour faire les pires bêtises... Avec L'recette de l'pourdaine, on n'sait pas pas si le plat sera prêt à être mangé...

    Les paroles enregistrées sur C.D à Douvrin nous emplissent les sens, comme une invitation à aller parler ovec eusses dans un pur moment de régal.

    Après I vaut miux rire que d'braire, notre acteur de théâtre - écrivain Alain Lempens pose ici ses valises pour la seconde fois.

  • Moqueux d'gins

    Alain Lempens

    Moqueux d'gins, troisième ouvrage des deux compères (AI et ZOM), nous propose des sketches, des poèmes et des chansons traitant des thèmes d'actualité mais aussi de la vie « d'nou taïons ». In donne des claques et parfos cha fait « Aïe ! ».
    L'interactivité entre le texte d'Alain Lempens et le dessin de Zom, alias Henri Wozniak, transparaît à chaque page. Le dessin suscite l'envie de lire et le texte donne toute sa saveur au dessin.
    Bertrand Cocq s'associe à la défense « ed'nou bieau parlache » en signant un avant-propos plein d'humour. Franck Thilliez met également notre langue à l'honneur en préfaçant ce livre.

  • Imaginez une soupière qui trône au milieu de la table de salle à manger depuis un demi-siècle. Une soupière que Hanna a emmenée dans ses bagages en quittant sa Pologne natale pour venir s'installer en France...
    ... Et à laquelle il a toujours été formellement interdit de toucher !
    À la mort de sa mère, sa fille se résout enfin à en soulever le couvercle. Elle y découvre alors des petits secrets de famille qui l'inciteront à partir en Pologne, sur les traces de Hanna et de sa soeur jumelle restée au pays. Là-bas, d'autres secrets seront mis à jour qui bouleverseront l'histoire de cette famille.

    Dans son quatrième roman intitulé La Soupière et ses secrets, Monique Vermeulin reste toujours attachée à son ciel du Nord. Mais elle invite surtout le lecteur à la suivre dans une belle aventure, pleine de rebondissements, au pays de ses ancêtres. Une jolie fiction palpitante, empreinte d'émotion et d'humour, mêlée à un récit fortement inspiré du premier voyage de l'auteure en Pologne, bien avant la chute du Mur...

  • Une vie en Polonia

    Edward Papalski

    Une histoire française. Oui, c'est bien ainsi qu'il faut comprendre le récit autobiographique d'Edouard Papalski, fils de mineur polonais débarqué dans la France des années 20. Quand les temps n'étaient pas encore à l'intégration et encore moins à l'assimilation, quand le communautarisme culturel et religieux générait son propre ghetto, il n'était pas facile d'en sortir pour oser se dire « Français d'origine polonaise ».

    A travers Une Vie en Polonia, voici cependant l'itinéraire exemplaire d'un homme engagé dans le sens d'une Histoire qui était à construire : celle de la véritable et unique Polonia de France.

    Vice-président du Congrès des Polonais en France, directeur du Millenium, l'une des plus prestigieuses chorales polonaises de France et première association enregistrée comme française, à l'origine aussi du premier comité des électeurs d'origine polonaise en France, les actions et les combats d'Edouard Papalski n'auront eu de cesse d'inscrire la culture et les traditions des Polonais de France dans le patrimoine culturel tricolore.
    De bruit et de fureur, de coups de coeur en coups de gueule, de bonheurs et de malheurs, l'histoire d'Edouard traverse celle de la France et de l'Europe : la guerre, la reconstruction, l'unité et l'espoir dans un siècle marqué par les idéologies, communisme, capitalisme, syndicalisme, extrême-droite, catholicisme traditionaliste... Se frayer un chemin digne dans un tel dédale d'excès et de contradictions, une ligne claire quand l'horizon était si indistinct, ne fut guère aisé et ne laissera pas indemne le militant.

    À l'orée du centième anniversaire de l'arrivée massive des Polonais en France, un itinéraire historique à méditer : une unification de la Polonia à promouvoir !

  • Dans ce troisième tome du Secret des Honnelles intitulé Les Enquêtes d'Erwin Flon, le détective, c'est vous nous dit Fabrice Lisiecki ! Développez votre esprit d'observation et de déduction. Jalonnées sur fond de romantisme et d'humour, ces 13 enquêtes sont à résoudre pour le plus grand plaisir des petits et pour que les grands se fassent un petit plaisir. Dénouez-les en famille, c'est plus rigolo. Elles sont graduées comme les ceintures de judo.
    A vous de trouver la solution et gare aux fausses pistes !

  • Il y a des mineurs de fond à la campagne. Avec ma Renault 5, je suis parti à leur rencontre.
    J'emprunte la ligne d'autobus des Geules noires, à travers le Nord et le Pas-de-Calais. Le cadre de vie bucolique, me dépayse.
    Je parle avec Jean-Pierre Désongnis, Louis Tonelle, passionnés par les roses et les géraniums. Il y a Léon Oliver, surnommé Ch'Roux, Octave Morel et son chien Canelle... Ils évoquent Adamo, l'mineur cinteux, Jean Corrette l'chiffloteux.

    Les ouvriers du charbon à la retraite, rencontrés ici, allèrent au puits en autocar. Les plus jeunes ont fini leurs années à l'usine automobile... Et les chauffeurs, Paul le pionnier, Louis Tellier et René Véret, si le débrouillard ! En parlant, chacun demandait des nouvelles de l'autre qu'il n'avait plus vu.

    Mon rêve, nous dit Patrice Dufossé, est qu'à travers leurs yeux, je réussisse à retrouver les couleurs des autobus, garées dans ma mémoire.

    L'autobus des Gueules noires est un livre nourri de témoignages et d'anecdotes, proposés spontanément par des anciens mineurs dont le travail dépendant du passage d'un autobus.

  • Urant toute l'occupation, les sites ferroviaires ont été les cibles des bombardements alliés pour des raisons évoluant avec la situation. De nombreuses opérations ont ainsi été menées sur les installations du Nord en vue de provoquer la dislocation des moyens de communication utilisés par les Allemands jusque la côte, puis pour renforcer la protection de l'Angleterre contre les armes de représailles V1 - V2 et des accès à leurs bases, pour fortifier le plan « Fortitude » auprès de l'Etat-Major allemand.

    Les photographies du 1er juin 1945 montrent que, dès la fin de la guerre, la SNCF s'est employée à remettre très rapidement en état de marche son matériel. Des ces années noires présentes dans les mémoires, il reste quelques éléments sur le terrain. La NATURE et la VIE ont repris leur place et offrent en ce printemps 2011 des images paisibles et des lieux invitant à la détente.

    À travers son ouvrage Après la tourmente, le retour à la vie, son auteur Danièle Lheureux nous emmène pour une promenade le long de la voie ferrée de Dunkerque à Bergues via Coudekerque-Branche. Partageant son travail de Mémoire, elle rappelle à chaque étape les événements qui s'y sont déroulés de mai 1940 à mai 1945 par des photos prises le 1er juin 1945. Présentées en parallèle, des photos récentes témoignent de l'évolution du secteur.

  • Beaucoup se retrouveront dans ses écrits (présentation picard - français), les villes étaient alors des cités industrielles florissantes dotées de belles renommées, les produits locaux issus des terroirs étant tout aussi appréciés et ce, jusqu'à aujourd'hui encore.
    Le coup de crayon habile de Jean-Marie Minot, accompagne les textes.

    A travers Chés Cornets et chés Ballots, voici bien un premier livre d'Albert Debert qui met à l'honneur notre belle langue picarde.

    «Dins l'bouke des gins du Nord Leu parlache ch'est tout leu or»

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