Littérature générale

  • La guerre n'a pas un visage de femme, mais les femmes ont été de toutes les guerres. Et Svetlana Alexievitch nous en donne une vision émouvante jusqu'à l'insoutenable. Cette évocation de la Seconde Guerre mondiale bouleverse par la justesse du trait, et se charge du poids de toutes les batailles, de toutes les souffrances, de tous les sacrifices. La vérité des êtres ordinaires surgit à chaque page avec une force insoupçonnée. Pour trouver dans nos coeurs un écho que seuls les écrivains essentiels savent faire résonner. Des centaines de destins forment un choeur tragique que la souffrance au quotidien nourrit à chaque page de son indicible beauté. Le sacrifice devient alors source de vie, et l'on se dit que jamais personne ne nous a parlé de ça comme ça, et l'on a la sensation que ces jeunes filles souriantes en vareuses de soldat seront toujours là, avec nous, et l'on se demande comment on a pu si longtemps se passer d'elles.

  • De tous les textes de Svetlana Alexievitch, celui-ci est le plus déchirant. Car qu'y a-t-il de plus terrible que l'enfance dans la guerre, de plus tragique que l'innocence soumise à l'abjection de la violence et de l'anéantissement ? Les personnages de ce livre ont entre trois et douze ans. Garçons et filles, ils ont grandi au coeur des ténèbres du plus inhumain des conflits, cette Seconde Guerre mondiale dont les plaies restent toujours béantes soixante ans après. Publié une première fois dans une édition tronquée, mutilée par la censure encore soviétique à la fin des années quatre-vingt, jamais traduit en français, Derniers témoins parait aujourd'hui pour la première fois dans sa version définitive, achevée en 2004. Il a donc fallu à Svetlana Alexievitch près d'un quart de siècle pour mettre un point final à ce monument de la littérature, dressé pour commémorer la plus injuste des souffrances. La poésie inhérente à l'enfance lui confère une force d'évocation qui nous touche au plus profond de nous-mêmes. Bouleversant par sa charge de vérité, émouvant jusqu'à l'insoutenable, Derniers témoins change notre regard sur l'histoire, sur le monde, sur la guerre, sur l'enfance, sur la vie.

  • 12 récits d'aventures réunis par la guilde européenne du raid qui, depuis quarante ans, rassemble "ceux qui font ce dont les autres rêvent

  • Après ses années de galère et de colère, qu'il a racontées dans son best-seller plus fort que la haine, tim guénard a pu surmonter son enfance brisée.
    Avec son franc-parler habituel, il mêle, dans ce nouveau livre, anecdotes et réflexions sur son combat pour l'acceptation de lui-même, son apprentissage de la vie conjugale et sa découverte de la paternité. au contact de jeunes en difficulté, il nous communique sa passion de faire jaillir la tendresse et l'espérance chez ces " princes qui s'ignorent ". ces mots venus du coeur font mouche. ils nous invitent à changer notre regard sur nos proches, les jeunes et la société, ils nous entraînent à devenir nous-mêmes des " tagueurs d'espérance ".
    " ce qui fait la force de ton écriture, c'est cette constante flammèche d'espoir, ce tremblotant désir d'aimer qui n'attend qu'une rencontre pour prendre flamme et devenir un vrai feu affectif. " dr boris cyrulnik.

  • mai 2006.
    philippe martinez se lance dans un défi, mortel une fois sur trois : gravir l'everest. mais il n'y va pas pour l'exploit. son but est de célébrer un culte chrétien sur le toit du monde et d'y enterrer une bible. ce livre au punch saisissant mêle habilement l'exploit sportif, le suspens et l'aventure intérieure. de camps en bivouacs sous les étoiles, philippe martinez tente de répondre aux questions que nous nous posons sur le sens de la vie.
    un livre sur la solitude, aussi, où, dans des conditions inhumaines, le dieu le plus humain se met à parler au coeur. a la fin de l'histoire, pas de doute, vous pourrez dire que vous avez fait l'everest. et qui sait, peut-être vous prendra-t-il l'envie de déplacer les montagnes...

  • Ils ont beaucoup d'enfants. Ils vont à la messe tous les dimanches. Ils récitent des prières. Ils partent en vacances à Lourdes ou à Paray-le-Monial. Ils sont partout. Peut-être même en êtes-vous. Mais qui sont vraiment les cathos ? Un catholique nous dévoile son monde en exclusivité à travers une soixantaine de dessins drôles et impertinents, mais avec un regard toujours bienveillant. Un témoignage étonnant !

  • Depuis l'origine, les chrétiens sont en première ligne pour la défense d'une fin de vie digne, et mobilisés contre l'euthanasie. Pour Corinne Van Oost, chrétienne engagée et médecin en soins palliatifs en Belgique, il en va autrement. Si elle était contre la loi au moment de sa promulgation il y a dix ans, c'est au nom de sa foi qu'elle accepte désormais de pratiquer les euthanasies aux patients qui en font la demande : " J'en ai assez d'entendre des médecins cathos expliquer que c'est au nom de leur foi qu'ils refusent de pratiquer des euthanasies. De mon côté, quand j'ai l'intime conviction que ne peux plus soulager autrement le patient, j'estime que je n'ai pas le droit de m'abriter derrière ma foi pour me soustraire à ce geste. La personne face à moi a la priorité sur mes convictions ! " Se basant sur son engagement vécu au quotidien à l'hôpital et sa réflexion à la recherche du " moindre mal ", elle cherche aujourd'hui à mettre en place un rituel pour permette à l'Eglise d'être présente aux côtés du malade qui vit cette expérience humaine inédite d'une mort anticipée et encadrée. Ce qui n'est pas sans déclencher des levers de boucliers. A l'heure où la France est en plein débat sur l'euthanasie - François Hollande a lancé une commission d'enquête peu après son élection : un projet de loi pourrait voir le jour fin 2014 -, voici un témoignage édifiant, fruit d'un cheminement humain et spirituel longuement mûri.

  • Fin des années 50, abandonné à 3 ans sur une route par sa mère, puis cloué durant deux ans sur un lit d'hôpital par les coups reçus de son père, tim est alors un petit garçon au coeur et au visage cassés.
    Arrivent ensuite les placements en famille d'accueil, avec leur lot de désillusions qui ne font qu'augmenter la carence d'amour d'un enfant qui va petit à petit durcir son coeur pour ne plus souffrir.
    Chef de bande à 12 ans, son unique désir est de réaliser l'exploit de se faire renvoyer de la maison de correction pour vivre " libre " dans le paris des années 60. et là, c'est un combat quotidien contre la faim, le froid, les mauvaises rencontres.
    Tour à tour commis épicier, braqueur de prostituées, gigolo, il découvre la perversité de certains milieux mais aussi l'entraide entre les plus pauvres et l'amitié vraie. cependant, le jeune homme garde au fond de lui la rage de vivre et de haïr. il apprend la boxe, gagne des combats et acquiert une certaine respectabilité. mais, derrière l'adversaire, c'est en fait son père qu'il veut mettre k. o.
    A 20 ans, il rencontre les cassés, les tordus, les handicapés que la société rejette et qui vont le bouleverser, au point de lui faire vivre une nouvelle naissance.

    A travers cette autobiographie, l'auteur nous dévoile l'itinéraire d'un enfant perdu, et retrouvé. ses mots ont la force de coups de poing, et l'écriture lapidaire délivre un message rempli d'espoir en la capacité d'amour et de pardon de tout homme, même du plus blessé.

  • Marguerite Binoix est une jeune femme heureuse.
    Elle va épouser l'homme qu'elle aime. Mais dès le jour du mariage, un engrenage infernal s'enclenche. De " Ma belle pampledouce ", elle devient, " Ma femme " puis rapidement " Mon boulet ", " Ma pauvre crotte "... et les coups commencent à pleuvoir. Incapable d'exprimer ses sentiments, son mari ne manifeste que possession et frustration. Incapable de respecter l'opinion de sa conjointe, il lui interdit toute initiative.
    Incapable de discuter, il frappe, la rend responsable de ses colères et de ses problèmes. Et lorsqu'elle veut partir, violence et chantage redoublent. Prisonnière de la culpabilité, Marguerite souffre en silence. Accusée, contrôlée, dominée, humiliée, injuriée, elle subit, accepte, espérant en dépit de tout que son bourreau changera. Mais la situation s'aggrave et la jeune femme dépérit, jusqu'au jour où, détruite psychiquement, elle attente à ses jours.
    Survient alors la prise de conscience que rien ne justifie les coups, que son mari est malade, pervers. Elle brise alors son isolement, entre en contact avec d'autres femmes battues, coupe les ponts et accède enfin à une liberté chèrement acquise. Emouvant, déchirant parfois, ce témoignage permet de mieux comprendre le silence des victimes et les invite à oser vivre.

  • 1re siècle.
    L'empire est en plein chaos. tibère, caligula et néron précipitent la fin de la dynastie d'auguste. la judée se soulève contre rome. les juifs étendent leur combat désespéré au proche-orient et le messianisme connaît ses premiers martyrs. le conflit dépasse les hommes, car il s'agit bien d'un choc de civilisations, les soldats des ténèbres contre les soldats de la lumière.
    Prêtre du temple, général de galilée, flavius josèphe tente d'éviter à son peuple la tragédie qu'il pressent.
    Diplomate et stratège de talent, patriote au point de mener contre rome une guerre à laquelle il ne croit pas, puis partisan des romains lors du siège de jérusalem par titus, flavius josèphe est un personnage mosaïque.
    Ses écrits restent la seule preuve, hors évangiles, de l'existence de jean-baptiste, de jacques et de jésus. historien d'un siècle en mutation, flavius josèphe voit le pouvoir romain se déplacer vers l'orient, assiste au couronnement du premier césar issu de la plèbe, à la chute du temple de jérusalem, à la naissance d'un judaïsme rabbinique et à l'émergence de la pensée chrétienne.

  • Médecin de campagne, médecin de famille, médecin d'une cité ouvrière pendant près de quarante ans, Vladimir Guiheneuf raconte ses aventures et celles de ses patients.
    Il témoigne d'une époque que les praticiens des temps modernes ne connaîtront peut-être jamais plus : celle où le médecin était à la fois écouté comme un oracle et gardien des secrets de famille. Mais il révèle aussi comment ce métier a évolué. L'auteur croque le portrait de personnages attachants, drôles, pittoresques, pathétiques, dans le cadre nostalgique d'un village picard attaché à la terre mais peu à peu traversé par le progrès.
    Avec humour et sagesse, il montre à la fois la petitesse et la grandeur de l'âme humaine. Un récit qui nous plonge avec bonheur dans cette campagne française que nous aimons tant.

  • Née de mère vietnamienne et de père français précepteur du prince Norodom Sihanouk , Denise Affonço était promise à une existence paisible au Cambodge jusqu'à ce que les Khmers rouges fassent basculer sa vie. Quelques mois avant leur arrivée au pouvoir en avril 1975, les autorités françaises rapatrient leurs ressortissants. Denise Affonço reçoit l'ordre de quitter le pays avec sa famille. Son conjoint, chinois, communiste convaincu, décide de ne pas partir. Denise fait le choix de rester à ses côtés, espérant que les Khmers rouges mettront fin aux cinq années de guerre civile contre la république khmère pro-américaine totalement corrompue.
    L'histoire ne prend malheureusement pas le tournant attendu. Rapidement, Denise et sa famille, comme des millions de citadins, sont déportés vers les campagnes. Là, contrairement aux promesses d'une vie meilleure, ils découvrent l'enfer des camps de travail situés dans les marécages du nord-ouest du Cambodge, où règnent travaux forcés, famine, maladie et mort. C'est ce véritable cauchemar que décrit Denise Affonço. Jugé trop intellectuel par les Khmers rouges, son conjoint est arrêté. Elle ne le reverra jamais. Elle raconte aussi comment elle a assisté, totalement impuissante, à l'agonie de sa fille de 8 ans, et fut séparée de son fils de 11 ans. Le témoignage de quatre années d'horreur auxquelles mettra fin l'arrivée des troupes vietnamiennes en janvier 1979, qui permettront à Denise de retrouver son fils et d'être rapatriée vers la France. Le témoignage d'une « Mère Courage » qui, au milieu du chaos et du désespoir, n'a jamais cessé de se battre pour la vie.

  • Le témoignage inédit et bouleversant d'une avocate tunisienne engagée, depuis le Printemps arabe, dans un combat historique contre l'emprise islamiste sur son pays. Un hymne à la liberté et à la laïcité.

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