Nouveau Monde

  • 1932. Dans la salle de bain d'un hôtel bruxellois, un espion français photographie les premiers documents décrivant une nouvelle machine à coder a priori inviolable : Enigma. Une machine que s'apprêtent à adopter les services secrets allemands. Quelques mois plus tard, avec l'aide des Français, un groupe de mathématiciens polonais entreprend de percer à jour le fonctionnement complexe de la machine. 1940. Malgré la défaite française face aux nazis, les Français et les Polonais transmettent leurs trouvailles aux Britanniques. À Bletchley Park se déploie alors une gigantesque entreprise de décodage. 1942. Sous le nez des Allemands, dans la France de Vichy, Français et Polonais continuent leurs efforts de déchiffrement. La Gestapo est à leurs trousses et le MI6 a pour priorité absolue de les exfiltrer. Pendant ce temps, les U-Boote allemands mènent une traque dévastatrice contre les navires alliés qui ravitaillent la Grande-Bretagne. Si les messages de la Marine allemande ne sont pas rapidement décodés, le Royaume-Uni ne tiendra pas. À Bletchley Park, l'un des cerveaux les plus brillants de l'histoire scientifique, Alan Turing, va apporter une contribution décisive...

  • Bir Hakeim Nouv.

    Bir Hakeim

    Pierre Koenig

    • Nouveau monde
    • 1 Juin 2022

    Bir Hakeim reste la bataille la plus emblématique jamais menée par les Forces françaises libres contre les troupes de l'Axe germano-italien, commandées par le général Rommel (27 mai-10 juin 1942).
    Voici en fin le témoignage du principal artisan de cette victoire française :
    Le général Marie-Pierre Koenig, commandant la 1re Brigade française libre, qui a été élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume le 6 juin 1984 par le président François Mitterrand.
    Il ne s'agit pas d'une autoglorification : « Nous reconnaîtrons volontiers que Bir Hakeim n'est qu'un fait d'armes parmi tant d'autres inscrits au frontispice de nos gloires, écrit Koenig.» Cela dit, la résistance inattendue de la garnison de Bir Hakeim a été déterminante parce qu'elle a rendu possible la victoire d'El Alamein, qui a contraint Rommel à faire retraite vers la Tunisie.
    La bataille est retracée au jour le jour, non comme un livre d'histoire, mais comme un récit d'un acteur de premier plan, d'un chef de guerre qui doit affronter à chaque minute des situations extraordinaires, prendre des décisions qui engagent la vie des combattants et le sort de la bataille : « La guerre moderne est par excellence l'école de l'imprévu, écrit Koenig.
    Au désert plus que partout ailleurs. »

  • L'homme qui n'existait pas

    Montagu Ewen

    • Nouveau monde
    • 12 Mai 2021

    Mai 1943. Sur une plage espagnole, on découvre le cadavre d'un officier britannique porteur de documents confidentiels. La police espagnole a tôt fait d'informer les services secrets allemands. Une des plus incroyables opérations d'intoxication de la Seconde Guerre mondiale vient de commencer.

    Il s'agit de convaincre les Allemands qu'ils ont intercepté les plans d'invasion alliés des Balkans et de la Sardaigne, afin d'éloigner de la Sicile - véritable objectif des Alliés - les troupes allemandes. La Wehrmacht transférera ailleurs ses divisions, ce qui permettra de réussir le débarquement et sauvera des milliers de vies.

    Ce projet rocambolesque, préparé pendant des mois, est ici raconté par Ewen Montagu, l'officier du renseignement naval britannique qui l'a coordonné, a imaginé la « légende » de l'officier décédé et conçu les papiers personnels retrouvés sur lui (y compris les photos et lettres d'une petite amie imaginaire).

    Cette opération, parmi les plus grandes réussites de la Seconde Guerre mondiale, est encore enseignée comme un cas d'école : elle est ici racontée de l'intérieur.

  • La course à la bombe ; et si Hitler avait eu l'arme atomique ?

    Robert Arnaut

    • Nouveau monde
    • 26 Septembre 2019

    Voici l'un des plus formidables feuilletons de la Seconde Guerre mondiale. En février 1940, Joliot-Curie et Kowarski sont prêts pour une expérience décisive. La France détient alors un stock d'uranium obtenu dès 1939 par Joliot, mais elle ne possède que quelques grammes d'eau lourde, (oxyde de deutérium), indispensable en grande quantité pour jouer le rôle de « ralentisseur » dans l'expérience que les deux savants ont imaginée. La Société norvégienne d'Azote a réussi à fabriquer 185 kg de ce précieux liquide, qui constitue l'unique stock mondial.
    À la veille de l'invasion de la Norvège par les nazis, dont le but principal est de s'emparer de ce stock, le 2 e Bureau français reçoit la mission de prendre les Allemands de vitesse et de rapatrier le stock mondial d'eau lourde. Trois agents déjouent la surveillance des services de renseigne- ments allemands déjà sur place, et rapatrient ce stock, qui sera ensuite transféré en Angleterre.
    En février 1942, les Alliés apprennent que les Allemands essayent de mettre au point une bombe atomique. Pour réaliser ce projet, il leur faut de l'oxyde de deutérium.
    Il s'avère justement que les Allemands en ont repris la pro- duction en Norvège.
    Une nouvelle opération est montée par les Britanniques pour détruire l'usine : c'est un échec. En février 1943, des parachutistes infiltrés parviennent à détruire en partie l'usine. La production reprend en fin d'année. En février 1944, les Allemands décident de transférer par mer le stock d'eau lourde en Allemagne. Deux agents restés sur place font sauter le bateau. Les recherches de l'Allemagne pour concevoir la bombe atomique sont définitivement endiguées.

  • Des Malouines à la guerre du Golfe, de l'Afrique au Kosovo, de l'Afghanistan à l'Irak, les forces spéciales ont été enga- gées dans tous les conflits modernes depuis une vingtaine d'années. Elles sont aujourd'hui à la pointe de la lutte contre le terrorisme.
    Unités d'élite, entraînées pour conduire des opérations par- ticulièrement périlleuses, leur polyvalence et leur discrétion leur permettent d'intervenir dans toutes les situations et d'ac- complir des missions réputées « impossibles ». Elles sont l'arme secrète des états-majors quand tout est compromis.
    Qu'elles se livrent à des actions de renseignement, de sabo- tage, qu'elles encadrent des mouvements de guérilla à l'étran- ger ou qu'elles interviennent pour la libération d'otages, leur fonction est toujours de surprendre l'ennemi et de lui infliger un maximum de dommages.
    Les forces spéciales sont composées de combattants excep- tionnels et disposent d'équipements à la pointe de la techno- logie. Popularisées depuis les années 1980 grâce au cinéma américain, elles fascinent toujours autant.
    Ce livre, proposé par le meilleur spécialiste français du sujet, décrit leur entraînement, leurs modes d'action lors de leurs incroyables opérations secrètes.
    Il évoque tour à tour les forces spéciales françaises, améri- caines, britanniques, russes, israéliennes et celles de nom- breux autres pays qui ont coutume d'employer ces unités pour résoudre les conflits.
    Les chapitres, mêlant action, descriptions et illustrations, mettent en scène les unités des différents pays, présentées dans un contexte opérationnel précis : les Special Forces américaines en Afghanistan, les SAS britanniques en Irak, les forces spéciales françaises en Côte d'Ivoire, les Spetsnaz russes en Tchétchénie, les commandos israéliens à Gaza, etc.
    Un ouvrage indispensable pour comprendre le rôle de ces unités particulières qui sont de plus en plus sollicitées afin de faire face aux menaces terroristes et aux crises soudaines et violentes qui secouent la planète.

  • Les opérations commandos de la Seconde Guerre mondiale

    Dominique Lormier

    • Nouveau monde
    • 14 Novembre 2019

    La Seconde Guerre mondiale a été marquée par le développement des forces spéciales et des actions commandos chez tous les acteurs du conflit : cette guerre non conventionnelle faite de « coups de main » à l'intérieur des lignes ennemies a souvent joué un rôle crucial, jusqu'à renverser des rapports de force qui semblaient inéluctables.

    Pour la première fois, un ouvrage francophone offre un point de vue d'ensemble sur cette « guerre dans la guerre », à travers 30 des plus spectaculaires opéra- tions commandos conduites sur tous les fronts, analy- sant succès et échecs.
    Tous les groupes sont ici présentés, des plus fameux (SAS britanniques, FFI français, Spetsnatz soviétiques, hommes torpilles du prince Borghese, commando Otto Skorzeny...) aux plus méconnus (commandos skieurs finlandais, norvégiens, résistants grecs, com- mandos japonais, Chindits...).

  • Créé à la fin 1940 par l'Intelligence Service britannique, Jade est l'un des rares réseaux de résistance à n'avoir pas fait jusqu'à présent l'objet d'une étude systématique. Exclusivement déployé en France, il a pourtant maintenu son activité jusqu'à la capitulation de l'Allemagne. La liste de ses succès est impressionnante, de l'infiltration du service d'espionnage allemand à la transmission à l'IS de renseignements sur les plus importants dispositifs militaires de l'ennemi. Et le prix payé a été lourd en victimes, tant hommes que femmes - internés, fusillés, déportés, pendus à Buchenwald.
    Parmi les renseignements transmis à Londres, plusieurs étaient d'une importance stratégique considérable, y compris au moment où l'état-major des forces alliées après le débarquement en Normandie choisit de lancer le général Leclerc à l'assaut de Paris. Le réseau disposa d'une équipe chargée d'organiser l'atterrissage nocturne d'avions légers de la RAF afin d'assurer clandestinement le transport vers l'Angleterre de certaines personnalités éminentes de la Résistance française.
    Le présent ouvrage est l'aboutissement d'une enquête menée depuis les années 1990 auprès d'anciens membres du réseau et du dépouillement de plusieurs dépôts d'archives en France, Angleterre et Allemagne.

  • De la Seconde Guerre mondiale, le grand public ne retient que les grandes attaques ou les campagnes des généraux. Pourtant, manoeuvres et engagements armés ne sont que la partie visible de l'affrontement.
    Entre 1939 et 1945, les victoires sur les champs de bataille n'ont pu être remportées qu'au prix d'exception- nelles opérations de renseignement et de stupéfiantes ruses de guerre.
    Pour la première fois, ce livre révèle ces manoeuvres de tromperie, qui ont eu une influence déterminante sur la conduite de la guerre. Qu'il s'agisse des Américains, des Britanniques, des Allemands, des Russes ou des Japonais, tous ont rivalisé d'imagination afin d'induire leurs adversaires en erreur.
    Document à la fois passionnant et inédit, cet ouvrage retrace toutes les grandes opérations dites de « déception » de la Seconde Guerre mondiale, et met en lumière ces incroyables mécanismes.
    Pas seulement un récit historique passionnant, c'est aussi un véritable manuel, qui révèle les recettes des maîtres du leurre.

  • De 1944 à 1945, des plages de la Manche aux poches de l'Atlantique, les troupes alliées laissent une mosaïque de clichés. Dans les rues, les soldats améri- cains distribuent des chewing-gums, du chocolat, des cigarettes blondes, des sodas. Jazz, robes légères et bas nylon complètent ce décor de fête.
    Une autre facette du Débarquement, moins légère et réjouissante, sont les raids aériens qui dévastent les habitations. Cependant, les Français comprennent la nécessité de ces bombardements d'objectifs mili- taires allemands, destinés à préparer les opérations terrestres.
    Le point sur lequel ils manifestent la plus grande dé- ception est celui du ravitaillement. Les populations subissent des restrictions alimentaires alors qu'elles attentaient un retour à la normale. Le climat de tension s'accentue plus encore quand les soldats prennent trop de liberté, font usage de leurs armes, ou com- mettent des méfaits sous l'emprise de l'alcool.
    Mais la plus longue controverse de la Libération concerne l'établissement de l'AMGOT ou Gouverne- ment militaire allié de Territoire occupé. Le président Roosevelt jouait avec cette perspective pour alarmer le général de Gaulle. C'était une menace de mauvais goût dont l'impact se prolonge aujourd'hui encore.
    Les Américains avaient-ils l'intention de gouverner la France ?

  • En deux semaines de février 1939, près d'un demi-mil- lion de réfugiés venus d'Espagne entrent en France suite à la chute de la Catalogne aux mains des troupes franquistes. Un peu plus de 300 000 sont placés dans des camps où ils sont comptabilisés et identifiés par les services de la Sûreté nationale. Certains de ces camps, comme le Vernet ou Gurs, resteront ouverts jusqu'à la fin de la guerre. Ces camps, créés par la République française, serviront de modèles à ceux mis en place sous l'Occupation par Vichy.
    Cet ouvrage étudie les outils de contrôle mis en place par les autorités et les mesures d'exclusion prises à l'encontre de ces réfugiés, tant à titre individuel que collectif, dans les camps de l'Hexagone mais aussi de l'Afrique du Nord. À travers de nombreuses sources inédites, dont les archives du ministère de l'Intérieur, ce livre questionne notamment les origines républi- caines de Vichy au prisme du contrôle des étrangers.
    Il détaille les continuités et les ruptures entre les deux périodes au sein des différents services de police.
    Grégory Tuban retrace avec ce travail novateur, tant dans l'historiographie de la Retirada (l'exode des réfugiés espagnols de la guerre civile) que celle des camps d'étrangers, le parcours de ces indésirables de 1939 à 1944.

  • Désobéir ; des policiers et des gendarmes sous l'occupation

    Limore Yagil

    • Nouveau monde
    • 13 Septembre 2018

    Engagées en première ligne dans la politique de contrôle et d'exclusion du gouvernement de Vichy, la gendarmerie et la police devaient plus que toute autre institution affron- ter le cruel dilemme : « servir face à l'ennemi ou servir l'ennemi ». Une partie des gendarmes et des policiers ont appliqué les ordres par vice, par fanatisme, par discipline, par antisémitisme, par aveuglement, par indifférence, par peur ou par intérêt. Mais nombreux sont ceux qui ont aidé à dissimuler des armes, à faire passer la ligne de démar- cation ou la frontière à des Juifs, à cacher des résistants et autres fugitifs, à faire libérer certains, etc. Même s'ils n'ont pas rejoint un réseau ou un mouvement de résistance, leur activité ne doit pas être oubliée, car elle a permis de sauver des vies. Or cette histoire-là est totalement ignorée. Déso- béir aux ordres, pour un gendarme ou un policier, c'est aller à l'encontre de toute sa formation initiale. Une attitude d'autant plus difficile à adopter en période de guerre et d'occupation. Mais ce livre démontre qu'il était possible de refuser d'obéir aux ordres de Vichy ou des Allemands.
    Face à une histoire traditionnelle, qui met en avant l'acti- vité des policiers ou des gendarmes qui ont appliqué avec un zèle excessif les lois et les ordonnances, il convient de « remettre les pendules à l'heure » et de révéler une autre histoire, celle des gendarmes et des policiers qui ont risqué leur vie pour secourir d'autres personnes. Cette fresque sans concession ni-faux semblant, basée sur de nombreux documents d'archives étudiés par l'auteur depuis une dizaine d'année, met à mal nombre d'idées reçues.

  • OSS ; la guerre secrète en France

    ,

    • Nouveau monde
    • 30 Novembre 2011

    Voici un livre qui bouscule les idées reçues et qui nous délivre une masse d'informations inédites sur un sujet qu'on pouvait croire épuisé par les spécialistes : la guerre secrète pendant la Seconde Guerre mondiale.
    L'OSS américain présente la singularité rarissime d'être un service secret improvisé en plein conflit par un belligérant, et qui de fait, a dû sans délai se mon- trer opérationnel, autant face à l'ennemi que devant les services britanniques parvenus dans cette même période à leur plus haut niveau d'efficacité. Vu de Londres, l'OSS pouvait apparaître audacieux et dési- reux de bien faire, mais on tenait les rênes courtes.
    L'auteur prend, pour la première fois dans cet ou- vrage, le point de vue d'Alger. Tout semble alors différent, car en Afrique du Nord, l'OSS a les cou- dées franches. Jeune géant, suppléant à l'expé- rience manquante par une rare capacité d'impro- visation, porté par une grand confiance en soi, il essuya des échecs, mais remporta des succès que des rivaux plus aguerris auraient pu lui envier. Son travail avec la Résistance française fut efficace, confiant, presque toujours dénué, au contraire des services britanniques, d'arrière-pensées politiques.
    Cet ouvrage, émaillé de personnages hauts en cou- leur, d'intrigues, de coups de théâtre, de trahison, d'actes héroïques, un pan de l'histoire souvent ignoré.

  • Les rançonneurs d'Hitler

    ,

    • Nouveau monde
    • 31 Janvier 2019

    La persécution des juifs d'Europe par les nazis s'est accompagnée très tôt de différents projets d'échanges de prisonniers juifs contre des ressortis- sants allemands internés à l'étranger. Ces échanges seront dans les faits d'un volume très limité, mais cette politique de l'appareil bureaucratique de l'extermina- tion aboutira à la création d'une catégorie particulière de déportés qui sera appliqué à des dizaines de mil- liers de personnes et à la mise en place d'un camp au statut particulier à Bergen-Belsen.
    Thomas Ammann et Stefan Aust reconstituent la ge- nèse et le déroulement riche en péripéties de cette politique sur fond de luttes d'influence au sein de l'appareil nazi en faisant appel aussi bien aux témoi- gnages des personnes concernées qu'aux travaux des historiens spécialistes de la période.
    Ils reconstituent notamment dans ses détails les né- gociations menées un an avant la fin de la guerre entre l'Obersturmbannführer SS Kurt Becher et l'inter- médiaire juif Rudolf Kasztner pour obtenir la libération de juifs hongrois contre la remise aux nazis d'argent, d'armes et d'Allemands internés à l'étranger. Un jeu pervers qui finira après bien des revers par aboutir au sauvetage de 1 700 vies humaines.
    Dans cet ouvrage traduit de l'allemand, Thomas Amm- nann et Stefan Aust restituent un chapitre largement oublié de l'histoire de l'extermination.

  • Londres Vichy liaisons clandestines

    Pierre Abramovici

    • Nouveau monde
    • 30 Mai 2019

    Pendant trois ans, entre 1940-1943, la Grande-Bretagne a toléré sur son sol un consulat non officiel de Vichy. Egalement dix-sept consulats vichystes non moins officieux sur tout le pays et une demi-douzaine de missions économiques pour un total de plus de 200 fonctionnaires.
    Londres et Vichy ont signé pas moins de cinq accords éco- nomiques secrets, des accords bancaires, fiscaux, financiers bilatéraux, tous basés sur un fonds de réserve de Vichy à la Banque d'Angleterre de 18 milliards de francs et basé sur un compte équivalent à la Banque de France en zone sud.
    Une somme considérable que Londres utilisera pour mener une partie de son effort de guerre et empêcher de nom- breuses entreprises britanniques de fermer leurs portes.
    Pendant trois ans, il y aura deux Londres, l'un vichyste, l'autre gaulliste, qui vont se croiser dans les mêmes administrations avec les mêmes interlocuteurs.
    Pendant qu'à Londres l'administration britannique maintient officieusement la souveraineté de Vichy, le gouvernement bri- tannique va conduire de nombreuses négociations politiques et économiques secrètes en zones neutres comme le Portu- gal ou l'Espagne et prétendument neutres comme le Maroc.
    En observateurs, les Américains jouent leur propre partition avec Vichy et le général de Gaulle, dont tout le monde se méfie.
    Quant aux Allemands, ils en bénéficient quand ils n'inter- viennent pas directement dans les négociations.
    Ce livre est l'histoire secrète d'un grand jeu à quatre prota- gonistes mais pour le plus grand profit d'un seul : la Grande- Bretagne.

  • Une plongée passionnante dans les archives visuelles de l'Occupation et de la Libération, commentée par un des plus grands spécialistes de la période : Marc Ferro.

  • La France libre

    Jean-Louis Dufour

    • Nouveau monde
    • 10 Juillet 2008

    18 juin 1940.
    Alors que le maréchal pétain a demandé aux français de cesser le combat, le général de gaulle appelle la patrie à un sursaut d'honneur. quelques individus, " des hommes partis de rien ", des femmes, des militaires, des civils, répondront à son appel, de plus en plus nombreux. aux côtés du général, ils organisent à londres puis à alger les structures du gouvernement en exil. derrière leclerc ou koenig, ils se battent pour redonner son rang à la france.
    Koufra et bir hakeim seront leurs premières victoires militaires, la reconnaissance de la grande-bretagne leur premier triomphe politique, la croix de lorraine leur emblème désormais célèbre.

  • Il est impossible de concevoir l'étude de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer le conflit germanosoviétique.
    Ce choc de titans est en effet une véritable guerre dans la guerre et le conflit de tous les superlatifs :
    Immensité des espaces russes, climat extrême, masses humaines et matérielles inouïes, destructions et massacres de civils à grande échelle, combat entre les deux grandes idéologies totalitaires du XXe siècle.
    Depuis 1945, les historiens occidentaux ont présenté la guerre à l'Est d'un seul point de vue car les archives accessibles n'étaient alors qu'allemandes. Aujourd'hui, la plupart des analyses ont été battues en brèche par des historiens anglo-saxons, allemands et russes qui, depuis la chute de l'URSS en 1991, ont profité de l'ouverture des archives soviétiques pour donner un souffle nouveau à l'étude de ce conflit impitoyable. Ce regard neuf est enfin traduit en français.
    À l'analyse de la planification et de l'exécution des opérations, l'ouvrage ajoute des considérations économiques, politiques et diplomatiques.
    Il s'agit d'écrire une nouvelle histoire de cette bataille en insérant des problématiques issues des sciences humaines. On trouvera ici une analyse complète de l'opération Barbarossa, de l'opération « Blau » (offensive stratégique de l'été 1942 qui mène les Allemands à Stalingrad), de la bataille de Koursk, des grandes opérations soviétiques et de l'art militaire de l'Armée rouge, longtemps minoré - voire méprisé - par l'historiographie occidentale.

  • Les amiraux de Vichy

    Odile Girardin-Thibeaud

    • Nouveau monde
    • 9 Juin 2016

    De  juillet  1940  à  septembre  1944,  70  %  des  amiraux  occupent  des  fonctions  civiles  ou  militaires  au  sein  de  l'État français.  Comment  et  pourquoi  ces  marins  se  sont-­-ils  retrouvés  en  situation  de  hérauts  de  la  Révolution nationale  ?  La  cohérence  sociale  et  professionnelle  peut-­-elle  seule  expliciter  ce  soutien  massif  ou  la  culture professionnelle  et  politique  de  ces  officiers  rend-­-elle  mieux  compte  de  cette  rencontre  idéologique  entre  le régime  de  Vichy  et  ce  corps  ?  Une  fois  au  pouvoir,  comment  ces  hommes  ont-­-ils  exercé  leurs  fonctions  ?  Quelles valeurs  de  la  Révolution  nationale  ont-­-ils  porté  ?  Peut-­-on  trouver  dans  leur  action  l'expression  de  sensibilités différentes  ?  Ont-­-ils  transféré  dans  la  sphère  publique  et  civile  leurs  pratiques  de  commandement  ?  Quels  furent leurs  soutiens  ?  Comment  ont-­-ils  été  perçus  par  leurs  interlocuteurs  politiques  et  administratifs  professionnels  ?
    À  l'issue  de  la  guerre,  leurs  choix  n'ont  pas  été  sans  conséquence  sur  le  plan  judiciaire  et  administratif, l'épuration  ayant  sanctionné  plusieurs  d'entre  eux.  Mais  pour  autant  les  mesures  d'amnistie  et  d'annulation  par le  Conseil  d'État  des  sanctions  administratives  ne  viennent-­-elles  pas  tempérer  les  déclarations  d'épuration rigoureuse  ?
    À  partir  des  fonds  privés  et  publics  des  archives  nationales  et  départementales,  du  Service  historique  de  la Défense,  de  la  préfecture  de  police,  mais  aussi  de  la  presse  et  des  Mémoires  des  différents  acteurs,  cet  ouvrage retrace  le  parcours  collectif  de  près  de  50  officiers  généraux.

  • Sports et sportifs français sous l'occupation

    Bernard Pretet

    • Nouveau monde
    • 23 Juin 2016

    À  la  veille  de  la  Seconde  Guerre  mondiale,  le  sport  conquiert  un  nombre  de  plus  en  plus  accru  de  pratiquants  et de  spectateurs.  Il  occupe  des  espaces,  mobilise  des  intérêts  économiques  et  politiques,  illustrés  pour  le  pire  aux Jeux  olympiques  de  Berlin  en  1936.
    Au  cours  des  «  années  noires  »  le  sport  français  est  soumis  aux  rigueurs  des  pénuries  et  de  l'Occupation  et  à  la volonté  du  régime  de  Vichy  d'en  faire  un  instrument  de  la  révolution  nationale.  À  ce  titre,  il  lui  est  attribué  un nouveau  statut  qui  le  place  sous  la  tutelle  légale  de  l'État  français.  C'est  pourquoi  on  peut  s'étonner  du  peu  de cas  qu'ont  fait  du  sport  les  ouvrages  généraux  sur  l'Occupation.   Le  mythe  de  l'«  apolitisme  sportif  »  cultivé  par  des  personnalités  et  des  groupes  influents  est  assez  répandu, malgré  les  tentatives  d'instrumentalisation.  Le  temps  de  Vichy  est  à  la  fois  celui  des  compromissions,  voire  pour certains  du  collaborationnisme,  et  pour  d'autres  du  refus  ou  de  la  Résistance.  Pour  une  majorité  de  Français,  le sport  reste  un  refuge.  Le  cas  des  sportifs  juifs,  à  l'exemple  du  champion  de  natation  Alfred  Nakache,  est  le  plus douloureux.
    En  quelques  années,  le  champ  sportif  se  trouve  ici  remanié  et  bousculé  comme  il  ne  l'avait  jamais  été auparavant.  Les  années  de  Vichy  laissent  une  trace  profonde  dans  le  sport  français.

  • Les Français partis combattre en Syrie s'inscrivent dans une longue tradition qui remonte au tournant des XVIII e -XIX e siècle. Après 1945, alors que l'Europe connaît une longue période de paix et une hausse du niveau de vie, les vo- lontaires qui quittent la France pour défendre des causes étrangères les armes à la main sont moins nombreux. Le goût de l'aventure ne disparaît toutefois pas ; il s'incarne dans des figures perçues comme des intellectuels et non des combattants (Gérard Chaliand, Régis Debray) ou même complètement oubliées aujourd'hui (Jean Kay, « Dominique » Borella).
    On retrouve des Français dans le conflit israélo-palesti- nien (1948, 1967, 1973). Certains rejoignent les chrétiens du Liban dans la guerre civile. D'autres participent à des conflits plus éloignés en Afrique ou en Asie. En Bosnie, des Français sont présents dans chacun des camps qui s'affrontent (Croates, Serbes, Bosniaques). Finalement, la tradition des volontaires armés traverse la guerre froide et s'intensifie après 1991. La Syrie constitue un apogée avec le phénomène jihadiste notamment.
    Il s'agit ici de retracer les parcours de ces Français qui, depuis 70 ans, quittent un pays en paix pour faire la guerre pour d'autres raisons que la défense du pays. Pour cela, il faut comprendre les motivations personnelles en entrant un peu dans leur intimité ; il faut éclairer les idéologies poli- tiques ou religieuses qui peuvent les animer et les filières qui ont facilité leur départ vers les théâtres de conflits. Il convient enfin de voir comment ils se réinsèrent ensuite, ou non, dans notre société.

  • La Seconde Guerre Mondiale

    Jean-Louis Dufour

    • Nouveau monde
    • 10 Juillet 2008

    La Seconde Guerre mondiale, drame majeur du XXè siècle, a bouleversé le monde à plus d'un titre : ce conflit a impliqué la planète entière, mobilisé les peuples au nom d'idéologies opposées, conduit à la mort des masses de population désignées au génocide, poussé l'économie de guerre à un degré jusque-là inégalé. À côté d'un éclairage géographique et chronologique indispensable, ce livre fournit au lecteur des clés de lecture sur ces différents aspects, qui ont eu des conséquences durables sur l'organisation du monde contemporain.

  • Dès juin 1940, une poignée de Français choisissent de continuer le com- bat depuis Londres sous les ordres du Général de Gaulle: un pari auda- cieux quand manquent les moyens humains, financiers et matériels. Tout est à inventer ou presque. C'est dans cet esprit que le colonel Passy orga- nise le Bureau Central de renseignements d'action (BCRA).
    Illustré par de nombreuses archives, cet ouvrage retrace l'aventure de personnages hors du commun qui ont marqué de leur empreinte l'his- toire des services secrets de la France Libre. Il met en lumière leurs re- lations avec le général, mais aussi leurs rapports souvent tumultueux avec leurs partenaires britanniques et américains. Il démontre la légende noire qui a parfois occulté le formidable apport du BCRA à la victoire al- liée et nous fait découvrir toutes les facettes de son rôle dans la lutte pour la libération de la France.
    OSS. La guerre secrète en France Les services spéciaux américains, la Résistance et la gestapo Fabrizio Calvi Créée pendant la Seconde Guerre mondiale, l'agence américaine de ren- seignement OSS s'est montrée opérationnelle autant face à l'ennemi que devant les services britanniques. Jeune géant doté d'une rare capacité d'improvisation, le bureau essuya des échecs, mais remporta des suc- cès que des rivaux plus aguerris auraient pu lui envier. Son travail avec la Résistance française fut sûr, efficace et presque toujours dénué d'ar- rière-pensées politiques. Quelle fut alors la part de chacun dans la libé- ration de la France? Quels poids eurent les réseaux d'action et d'espion- nage américains?

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