Cerf

  • Face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ? État, Église, nation, laïcité, que signifient aujourd'hui ces mots au sein d'un paysage confessionnel troublé, mais aussi d'un environnement international hostile ? Comment distinguer entre le culte et la culture ? Et pourquoi est-il urgent de réaffirmer la séparation du politique et du religieux ?
    Ces questions animent le dialogue entre Régis Debray, Didier Leschi et Jean-François Colosimo qui précède, dans ce livre, les commentaires personnels de chacun d'eux. Balayant l'histoire et l'actualité, leurs désaccords mêmes contribuent à éclairer un accord essentiel : nous ne saurions céder à la peur car l'exception française est plus que jamais indispensable à l'ordre du monde.
    Un appel à l'intelligence et à la lucidité.

  • Les juifs de France Nouv.

    Les juifs de France

    Robert Mauss

    • Cerf
    • 21 Octobre 2021

    Ce n'est jamais bon signe quand on recommence à s'en prendre aux juifs. Aujourd'hui, alors qu'ils ne représentent pas 1% de la population française, ils subissent une violence raciste sur deux.
    L'antisémitisme connaît un fort regain qu'encouragent les réseaux sociaux. Il est entretenu par la folle haine d'Israël. Il se nourrit des complotismes d'extrême droite et d'extrême gauche. Il grandit sous la rivalité des communautarismes. Il explose avec l'essor de l'islamisme. Dans le même temps, paradoxalement, la vie juive en France n'a jamais été aussi dynamique de toute son histoire.
    Qui sont vraiment nos compatriotes de confession ou de culture juive ? Le journaliste Robert Mauss a demandé à une bonne vingtaine d'entre eux de retracer leur passé, de décrire leur présent, d'envisager leur avenir. Responsables institutionnels, personnalités publiques ou citoyens ordinaires, ils se racontent. Certains expriment l'optimisme vital propre au peuple de la Bible. D'autres, l'inquiétude politique d'une minorité agressée. D'autres encore, le désir radical de l'exil.
    Quarante ans après Juifs et Français, l'ouvrage phare d'André Harris et Alain de Sédouy, cette enquête de terrain révèle comme jamais une réalité française sans laquelle la France ne serait pas ce qu'elle est.
    À lire absolument. Pour savoir et pour comprendre. Pour prévoir et pour parer.

  • L'islamisme militant va-t-il subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie ?
    C'est à cette question cruciale que répond l'ex-maire de Sarcelles François Pupponi, homme de gauche amoureux de la diversité, mais inflexible sur la République.
    Contre les errances idéologiques des islamo-gauchistes, les lâches démissions électoralistes des élus et les calculs des réseaux qui veulent influencer le parlement et le gouvernement, ce livre est une défense des idéaux universalistes et, en premier lieu, pour les musulmans.
    Des révélations chocs. Une apologie du véritable vivre-ensemble.

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  • GPA : le grand bluff

    Céline Revel-Dumas

    • Cerf
    • 16 Septembre 2021

    Une femme généreuse et compréhensive remettant tout sourire un enfant à un couple infertile qui l'a toujours attendu. Comment ne pas être ému devant cette vision du bonheur ? D'autant que les partisans de la gestation pour autrui se réclament de principes qui définissent notre société : liberté-égalité-solidarité. Mais qu'en est-il exactement ?
    Au terme d'une enquête rigoureuse qui convoque acteurs de la GPA, journalistes du monde entier, sociologues, philosophes, historiens et psychologues, GPA, le Grand Bluff met en lumière les vérités dérangeantes occultées dans le débat public, qui se résume bien souvent à distinguer une GPA commerciale d'une GPA prétendument « éthique ».
    Un essai coup de poing, sans concession, qui dénonce un scandale éthique et les velléités de légalisation qui menacent la France, où les couples sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l'étranger pour recourir à une GPA. Et qui met au jour la réalité d'une pratique qui ébranle profondément les principes qui constituent le coeur même de notre société.

  • Formations en ligne, stages, applis : la méditation est partout. Son succès révèle en creux le stress, le mal-être diffus ou l'inconsistance de nos existences. Mais la méditation peut-elle tout résoudre ? N'est-ce pas trop lui demander ?
    Sans nier son apport, Bernard Minvielle se tourne vers d'autres maîtres : les spirituels du Carmel. Il dialogue avec eux, les interroge, leur soumet nos questionnements essentiels : Comment libérer sa liberté ? Faut-il avoir peur de la vérité ? L'amour a-t-il ses chemins, ses lois ? Que penser de l'homme ? de Dieu ? Comment prier ? Comment affronter la mort ?
    Loin d'être les hallucinés extatiques que l'on imagine, ces maîtres apparaissent comme des experts en humanité, passionnants, souvent bouleversants, toujours stimulants.
    La force de leurs témoignages et leur profonde sagesse dilatent l'espace de nos vies, bien au-delà des ressources de la méditation et comme à l'infini.
    Ils offrent un traité magistral du métier de vivre.

  • Quatre millions de Français déclarent s'être consacrés à la méditation en 2019 : rien de plus commun, apparemment, que cette pratique. Rien de plus banal que d'être convaincu que la spiritualité est bien plus riche que la religion.
    Bien des idées reçues sur un tel engouement méritent cependant d'être questionnées. Ce mouvement n'est en rien nouveau. Ses racines ne résident pas dans les sagesses asiatiques. Ses maîtres ne viennent pas du fond des âges.
    Il fallait Jean-Marie Gueullette et son expertise dans ces domaines pour interroger nos approximations, analyser nos attractions et nous conduire à la source de ce phénomène. La spiritualité telle qu'on la conçoit aujourd'hui en Europe est une héritière directe de celle qui s'est développée depuis trois siècles aux États-Unis : au lieu de nous orientaliser, nous nous américanisons.
    Un tel enracinement pose bien des questions : la spiritualité est-elle plus profonde que la religion ? Comment et à quelles conditions la foi chrétienne peut-elle dialoguer avec ces spiritualités ? Sans jamais en médire, interrogeant avec beaucoup d'intelligence l'attrait de la méditation, des démarches psychospirituelles ou du lien entre nature et spiritualité, Jean-Marie Gueullette donne ici la synthèse de nombreuses études publiées en anglais sur ces questions.

  • Plus jamais ça ! La tempête révélant les crimes des fondateurs s'abat sur l'Église catholique. L'effort de transparence ne saurait pourtant se résumer, prévient Pavel Syssoev, à établir la comptabilité du passé. Avant le viol physique, il y a le viol psychique. Derrière l'abus sexuel, se tient l'abus spirituel. Les deux participent de l'abus de pouvoir et c'est toute une représentation de l'autorité qu'il s'agit d'évangéliser sans cesse.
    Sous le prétexte de favoriser les charismes, la vague spiritualiste des guides de la contemplation a tourné à l'épidémie assassine des gourous de la domination. Le conseiller de l'âme s'érige progressivement en maître de tout. Il est prêtre, mais aussi laïc. Homme, mais aussi femme. Chef de communauté, mais aussi franctireur. Invariablement, il dit apporter la liberté et réclame la servilité. Il met la paternité spirituelle au service de ses intérêts propres.
    Dressant l'histoire de la direction spirituelle, précisant ses formes et ses limites, analysant ses déviations, Pavel Syssoev appelle à une prise de conscience radicale sur ce mal qui est à la racine des maux actuels. Puisant dans la Tradition, il donne aussi le cadre et les repères indispensables à la reconstruction d'une authentique relation de paternité spirituelle.
    Un livre tranchant qui s'adresse à tous ceux qui désirent le renouveau de la vie spirituelle dans l'Église.

  • La monnaie ? Inventée, croyait-on, pour faciliter l'échange des biens et des services, elle est devenue signe de division et facteur d'inégalité.
    Le crédit ? Instauré pour faire circuler la monnaie et libérer l'initiative, il a fini par écraser États et particuliers sous le poids de la dette.
    Le coupable tout trouvé, c'est « la finance » : marchés dérégulés, actionnaires sans coeur, fonds d'investissement indifférents au sort de la planète. Mais à quoi bon dénoncer la cupidité des uns et la rapacité des autres, si on n'en dévoile pas les ressorts ? La source de notre asservissement est peut-être cachée dans le tréfonds de nos mentalités. Et si le vilain petit financier, c'était chacune et chacun d'entre nous ?
    /> Face à un krach boursier ou une pandémie, l'État est capable de s'endetter massivement. Ce qui repose la question de fond : qui, en définitive, doit quoi à qui ?
    Enjambant les débats ésotériques, cette Petite métaphysique du fric interroge ce qu'est la monnaie dans nos têtes, ce qu'elle devient entre nos mains, et défie notre tendance à désigner les coupables sans nous remettre en cause.

  • L'islam de France est-il une impasse ? La laïcité a-t-elle trouvé ses limites ? La République a-t-elle faibli ? Où sont les musulmans face aux défis ? Et leurs imams, leurs responsables, leurs intellectuels ?
    En quoi, surtout, les dénégations et les hystéries, les polémiques et les capitulations favorisent-elles l'absence de solution ?
    C'est en praticien et théoricien sans égal que Didier Leschi répond ici à ces questions, sans présomption et sans concession.
    Le livre-vérité sur un dossier brûlant.

    Préface inédite de l'auteur.

  • L'angle mort

    Régis Debray

    L'acte souvent suicidaire du terroriste nous force à penser ce qu'on ne veut plus et même ce qu'on ne peut plus penser : la place de la mort dans notre vie.
    R. D.

  • Personne ne pensait une pandémie envisageable dans nos sociétés modernes. Une « crise sanitaire d'ampleur » a pourtant provoqué sur le plan international un phénomène de déstabilisation et d'effondrement en jeu de dominos. Il convenait d'inventer des réponses immédiates, concrètes et agiles.
    C'est au coeur de la crise, devant les lendemains incertains, quand le surplus d'informations condamnait au silence toute analyse, qu'une équipe de cent chercheurs rassemblés autour de l'éthicien Emmanuel Hirsch a décidé d'engager la réflexion. De la philosophie à l'anthropologie, de l'économie à l'épidémiologie, de la sociologie aux sciences politiques, ils retracent pour nous ce qu'est l'expérience d'un inattendu qu'il nous faut désormais penser, intégrer et surmonter ensemble.
    L'urgence politique actuelle consiste à créer les conditions favorables aux approfondissements, aux concertations et aux arbitrages. Une crise sociale sans précédent pourrait constituer l'autre rebond de cette menace pandémique. Comment décider de choix vitaux ?
    Un livre incisif, au coeur de l'engagement, décisif pour comprendre, anticiper, se mobiliser et relever les défis d'une pandémie ou de toute autre crise sanitaire à venir.

  • Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Eglise mais aussi dans l'Eglise. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres souffrances, devenues l'ordinaire des vies consacrées.
    Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ?
    Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité qui la vide de son sens.
    A rebours des idées reçues, la crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle.
    Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France.

  • Ce livre propose une réflexion simple et précise au moment des débats relatifs à la loi de bioéthique.
    L'Eglise entre dans le débat ! Un ouvrage courageux.

    Ce livre propose une réflexion simple et précise au moment des débats relatifs à la loi de bioéthique.
    Le " modèle français de bioéthique " repose sur la dignité humaine. Il se construit en référant toute avancée scientifique et tout désir à une donnée stable qui nous précède et qui nous est donnée comme un bien précieux à sauvegarder avec autant de détermination que celle engagée pour la planète qui nous accueille. " Tout est lié ", proclame le pape François dans Laudato Si'.
    Face aux techniques toujours plus sophistiquées et de plus en plus mises à la portée de tous, la bioéthique nous pose ces admirables questions : Comment recevoir l'être humain comme un bien qui nous précède, de la même manière que nous avons à recevoir la planète qui nous est plus propice que nous l'avions imaginé ? Comment protéger l'Homme en comprenant qu'il n'est pas transformable à volonté sous peine de conséquences néfastes ? Comment le considérer, en particulier le plus fragile, et construire ensemble notre " fraternité " ? Voilà les enjeux d'humanité auxquels nous sommes conviés aujourd'hui !
    De cela, il vaut le coup d'en débattre pour élaborer un droit qui institue des relations justes entre tous.

  • Je crois en l'athéisme

    Emmanuel Pierrat

    • Cerf
    • 2 Juillet 2020

    Voici la confession d'un enfant du siècle sur l'impératif de la spiritualité au sein d'un monde en voie de déshumanisation. Se livrant comme jamais dans ce récit autobiographique, Emmanuel Pierrat revient sur son itinéraire qui fait écho à nombre de parcours contemporains.
    Comment a-t-il été cet enfant empli de foi qui a grandi au rythme des messes dominicales et des cours de catéchisme, et qui a servi l'autel auprès du curé qui lui a tant appris ? Pourquoi est-il devenu cet adulte se découvrant athée et recherchant la fraternité auprès de la maçonnerie, la sagesse dans diverses traditions anciennes ou lointaines, la paix dans une approche libre et ouverte de soi et des autres ? Mais, dès lors, à quelle éthique se fier ? À quelle espérance se confier ? En bref, à quel saint se vouer ?
    Avec brio et humour contre ce qu'il nomme « le blues de l'athée », l'avocat des Lettres défend la redécouverte pacifiée de la verticalité et de l'altérité dans chaque moment de l'existence quotidienne. Avec style et inspiration, le président du PEN Club français s'applique à lui-même ce discernement, rouvrant pour ce faire l'Évangile.
    Une plaidoirie vivante et vibrante pour que l'amour de la culture réveille en nous ce culte de la joie qui nous vient d'ailleurs et qui ne cesse de nous convoquer au gré des tours et détours de notre destinée.

  • Que reste-t-il de la vie profonde quand l'emporte l'instinct de survie ? Comment réapprendre à respirer après la crise ? Qu'est-ce, d'ailleurs, qu'une catastrophe ?
    Impasses de la science et impuissances du politique, clashs culturels et conflits militaires, dérèglements climatiques et désastres épidémiques : à l'heure de l'épuisement des philosophies et de la fatigue des démocraties, que nous disent nos sources spirituelles et intellectuelles ?
    Lire en Pascal, Spinoza et Descartes les critiques de notre modernité, les rend nos meilleurs guides face à nos incertitudes.
    Questionner l'héritage de Nietzsche permet de saisir l'origine et l'étendue de nos désenchantements.
    Explorer les pensées de Confucius, Lao Tseu et Bouddha éclaire l'offensive de la Chine contre les valeurs occidentales.
    Redécouvrir le message du Christ, libérateur de nos inconscients et de nos imaginaires, apporte une vraie sérénité.
    Les expériences d'hier doivent servir la sagesse de demain. Mais cette sagesse devra être humble. Ouverte à tous et propre à chacun.
    En voici le dévoilement, l'éloge et le chemin.

  • Égalité, mais aussi laïcité et encore droit, justice : ces mots, qu'on croyait universels, sont, chaque jour, détournés de leur sens. Les responsables de cet assaut porté à la langue française ? Les communautaristes de toutes obédiences. C'est pour décrypter leurs méthodes que ce livre a été écrit.
    Du « féminisme », au nom duquel le voile intégral devrait être autorisé, au « patriarcat» qui n'est combattu que lorsqu'il se présente sous les traits du « mâle blanc», en passant par la « tolérance», invoquée pour justifier l'excision, ou la « culture », qu'on évoque désormais contre la loi de la Nation, c'est l'histoire d'un détournement sémantique qui nous est ici contée.

    Indigènes réinventés, prétendus antiracistes, vrai-faux identitaires de droite comme de gauche, les nouveaux tartuffes sont démasqués! Un plaidoyer pour que l'écologie du langage serve à redonner voix à la politique et à la République fraternelle.

  • Le projet de ce livre ? Raconter simplement la vie de gens simples. Cet ouvrage dévoile en effet l'incroyable histoire de personnes qui, aujourd'hui en France, tentent de préserver la création dont ils ont hérité, et qu'ils devront léguer en bon état à leurs enfants.
    Entre juin 2016 et août 2017, Mayeul Jamin a traversé la France pour rencontrer ces hommes et ces femmes qui ont eu la gentillesse de lui accorder un moment, afin de lui faire découvrir l'étonnante vie qu'ils avaient choisie. S'ouvre ainsi une galerie formidable de portraits, et des conversations pleines d'humanité et d'espoir. Avec Ségolène, restauratrice de livres anciens ; Luc, troubadour des temps modernes et ancien candidat de The Voice ; Daniel, astro-poète boulanger ; Josué, fabriquant autodidacte de yourtes contemporaines ; ou encore Massoud, maçon rénovateur de châteaux... Tous vivent simplement, différemment de la norme peut-être, mais dans une joie qu'il est impossible de nier. Leur vie, dans des petits villages, des communautés, des monastères, des abbayes, est la preuve qu'un autre monde est possible - aujourd'hui et maintenant.
    Le manuel pratique de l'autolimitation et de la décroissance.
    L'atlas français des nouveaux modes de vie.

  • Qu'est-ce qui a brûlé quand a brûlé Notre-Dame ? Et comment reconstruire ce si beau monument ? Avec quels matériaux ? En combien de temps ? Ces questions opposent tous les Français depuis un an. L'émotion et les passions ont hélas brouillé un débat dont la nature aurait dû rester architecturale.
    Nicolas Reveyron met un terme à ces querelles. Il retrace la longue histoire de Notre-Dame, depuis Maurice de Sully, qui a lancé la reconstruction de la cathédrale de Paris au xiie siècle, jusqu'aux restaurations de Lassus et Viollet-le-Duc. Montrant que les modifications d'ampleur, les adjonctions, les aménagements, ont façonné la cathédrale du xxe siècle ; conjurant ainsi toutes les idées reçues sur la prétendue immuabilité de l'édifice.
    Tel est le pari de ce livre aujourd'hui nécessaire : avant qu'on ne reconstruise Notre-Dame à Paris, il faut la reconstruire sereinement dans nos têtes et dans nos coeurs.

  • Les femmes voilées ne sont pas des victimes : telle est l'affirmation sans concession de Fatiha Boudjahlat. Pour elle, ce ne sont pas les femmes voilées qu'il faut combattre, mais plus exactement le « voilement », acte politique qu'elle dénonce et analyse dans ce livre.
    Pour Fatiha Boudjahlat, la culture du voilement se répand en France grâce à un soft power d'un nouveau genre. L'essayiste revient d'abord sur le scandale provoqué par la représentante de l'UNEF, et la chanteuse Mennel arborant un voile tout en revendiquant une culture occidentale et faisant ainsi de ce symbole oppressif un élément de la panoplie des filles à la mode... Cet ouvrage de combat est aussi une réflexion sur la place du voilement dans la société. Ainsi, le « droit » pour les mamans voilées d'accompagner des sorties scolaires est une aberration : les femmes s'habillent comme elles veulent, mais l'école est une institution de la République qui, en tant que telle, doit l'emporter sur les revendications particulières.
    Exemples juridiques, factuels et médiatiques à l'appui, Fatiha Boudjahlat livre ici un discours construit en faveur d'une République exemplaire qui ne doit rien concéder à son exigence de neutralité et d'unicité.

  • Même un demi-siècle après Mai 1968, nous devons encore résister à cette folle idéologie qui a consisté à tout déconstruire - l'autorité parentale et professorale, la morale, la politesse, les canons des arts, mais aussi la grammaire, l'orthographe, les méthodes de lecture traditionnelles...
    Avec ce petit traité à l'usage de tous ceux qui croient, encore, aux vertus de l'éducation, Pierre-Henri d'Argenson en appelle donc à un retour aux fondamentaux. De la formation des professeurs à la virtualisation du savoir, en passant par l'insupportable relativisme des connaissances, il dénonce avec humour la bêtise pédagogiste postmoderne, et rappelle que la tradition et l'apprentissage ne sont pas antinomiques de la créativité ni du bonheur.
    Parce qu'il n'y a finalement qu'un seul moyen de sortir des impasses de Mai 1968 : redevenir conservateurs.

  • Le 26 juillet 2016, l'assassinat du père Jacques Hamel par des djihadistes dans l'église de Saint-Étienne du Rouvray provoque une émotion planétaire. Sans attendre, Jan De Volder se rend sur place.
    Il enquête sur les circonstances, minute après minute, de cette tragédie. Il rencontre les autres victimes, les paroissiens, les élus, le clergé, la population. Il recueille les confidences des proches sur la vocation, l'engagement et la destinée de ce curé qui aura toujours choisi d'être aux périphéries, qui se sera constamment tenu auprès des plus démunis et qui sera resté prêtre jusqu'au bout.
    Voici la vie, la mort et le testament du premier martyr, en Europe, du XXIe siècle.

    Historien, titulaire de la chaire Cusanus « Religions et paix » à l'université catholique de Louvain, (KU Leuven), Jan De Volder compte parmi les experts reconnus du fait religieux contemporain.
    Un livre en collaboration avec Sant'Egidio préfacé par Andrea Riccardi suivi des homélies du cardinal André Vingt-Trois et de Mgr Dominique Lebrun.

  • Demeurer attaché quand s'installe l'indifférence vaut-il fidélité ? Devenir détaché alors que survient la différence vaut-il infidélité ? Qu'en est-il aujourd'hui de la promesse à soi, de l'engagement envers l'autre, de la confiance réciproquement accordée ?
    Face aux confusions dominantes sur le désir changeant, le temps passant et la parole donnée puis oubliée, il est urgent que nous redécouvrions ce que signifie être fidèle.
    Se saisissant de la tragédie de la Princesse de Clèves, de la comédie de Dom Juan, de la dramaturgie divine de la Bible, Véronique Margron déroule ici les trois figures essentielles de cette vertu minorée. C'est pourtant elle qui orchestre, au coeur de chaque existence, la quête de la liberté, de la justice ou de la paix. Car elle seule est indéfectiblement aimante. Et il n'est que l'amour qui soit digne de foi.
    Un éloge vibrant de la vie sincère, constante et loyale.
    Une invitation à aimer en vérité.

  • Nous vivons aujourd'hui une révolution morale et psychologique. Ce que sont devenus les sept péchés capitaux se propose d'analyser ce bouleversement à travers la façon dont nous concevons désormais l'avarice, la paresse, la gourmandise, la colère, la luxure, l'envie et l'orgueil. Ne vend-on pas « des desserts gourmands » ? Ne fait-on pas « l'éloge de la paresse » ? Certains proposent même un droit à l'adultère... Nos valeurs ont à ce point changé que notre monde n'a presque plus rien à voir avec celui d'avant. Et cela n'était encore jamais arrivé.
    Christian Godin signe ici un livre rare, entre philosophie et sociologie. Il décode malicieusement notre société contemporaine à la lumière des grands philosophes, et permet ainsi au lecteur de mieux comprendre ce monde qu'on lui vante, où tout serait permis.

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