Editions De L'aube

  • Nous avons changé. La maladie, la mort, la solitude, la peur du chômage et le désir de transformer nos vies sont partout. Nous avons vécu local et planétaire, télétravail et livraisons, mais aussi respect, nouveau ou renforcé, pour les soignants, les caissiers, les livreurs, les agriculteurs... et défiance accrue face aux décideurs et aux immenses bureaucraties publiques. Il est temps de penser à ce que nous ferons après.
    Divorcer, déménager, changer de métier, tout casser ? Nous avons vécu une tragédie qui nous a fait grandir. Les cartes ont envahi nos écrans, les départs de la ville sont impressionnants, la question de la lutte contre le dérèglement climatique est partout. Et si, grâce à cette pandémie, après un siècle de montée vers la ville, après la société industrielle, après la lutte des classes, on assistait au grand retour des territoires et des lieux, de l'unicité des individus et du sens de la vie ? Et si nous avions basculé dans une nouvelle civilisation, numérique et écologique ? Et si la révolution que l'on attendait était finalement arrivée ?

  • «Quel projet de société voulons-nous? Voilà la question qui sert de fil rouge à ce texte dense dans lequel Laurent Berger livre non "son" projet de société ni même "un" projet de société, mais une intimité, des réflexions et des combats. Lesquels, escortés par la double exigence de valeurs et de sens, invitent le lecteur à déterminer ses propres priorités et à partager avec le secrétaire général de la CFDT un projet à construire et à animer avec et pour la société.» Denis Lafay

  • Le football est donc une pornographie. La thèse paraît osée. Elle a en fait à voir avec l'évolution de ce jeu qui s'est, au fil des décennies, transformé en sport, puis en business, pour enfin devenir un divertissement planétaire. A la manière du glissement entre érotisme et pornographie, il découle de cette évolution une course effrénée, une surenchère de muscles saillants, de buts invraisemblables, d'argent éclaboussant un milieu dans des proportions jamais vues jusqu'alors.
    Cela concerne désormais tous les domaines du football, du gamin qui s'émerveille au supporter ultra, du joueur amateur du dimanche au Président de club, du présentateur vedette au geek qui ne jure que par ses jeux vidéo PES et FIFA.

  • Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nousmêmes : qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ?
    Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ?
    Une affaire de genre fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.

  • Télétravail : la fin du bureau? Nouv.

    Où et comment le travail de bureau s'exercet- il aujourd'hui ? À quelles finalités le bureau doit-il répondre ? Quelles répercussions peuvent avoir les bouleversements induits par la crise sanitaire sur le bureau de demain ? Autant de questions posées par nos nouvelles façons de travailler et auxquelles ce livre donne des réponses en s'appuyant sur des données d'enquête inédites. Révélant l'autonomisation et la fragmentation croissantes des lieux de travail, dressant un portrait des salariés de bureau en France, Sarah Proust analyse les évolutions en cours, que ce soit pour le travail en open space ou le flex office. C'est ainsi un tableau de fortes disparités - entre les classes d'âge, les catégories sociales ou les territoires - qui est esquissé.

  • "Le texte que l'on va lire permet de donner une assise solide à ce qui pourrait n'apparaître que comme des affirmations sans fondement. Il apporte la preuve scientifique que la crise sanitaire a révélé et exacerbé des inégalités sociales trop souvent invisibilisées. Il constitue un travail de première importance qui fera sans aucun doute date, comme la publication de La misère du monde de Pierre Bourdieu en 1993 avait fait date, en révélant au public les fractures à l'oeuvre dans la société française".
    Dominique Méda Anne Lambert et Joanie Cayouette-Remblière, sociologues à l'Ined, codirectrices de l'unité de recherche List (Logement, inégalités spatiales et ¬trajectoires) et responsables de l'enquête Coconel "Logement et Conditions de vie" , ont dirigé cet ouvrage.

  • Plus de 200 millions de femmes sont excisées dans le monde. 44 millions d'entre elles ont moins de 15 ans. En France, on en compterait 60.000, et 500.000 au sein de l'UE. Même si cette pratique barbare est interdite dans la majorité des pays, elle se pratique encore au nom de traditions obscures qui condamnent les femmes à la soumission sans plaisir physique. 4 millions de femmes sont vendues chaque année à des proxénètes, des marchands d'esclaves ou des maris. Les deux tiers des 900 millions d'analphabètes de notre planète sont des femmes. Plus de 30% des femmes sont confrontées à des violences conjugales, et une femme perd la vie chaque minute en accouchant.
    Ghada Hatem-Gantzer n'a jamais accepté cette terrible comptabilité de l'outrage et de la violence.

  • "Les races n'existent pas ! Au nom de ce gimmick présenté comme le point final de toute discussion raisonnable, un catéchisme subtil vient perturber notre compréhension du mot "race". Un catéchisme culpabilisant pour celles et ceux qui habitent ce corps racialement indicible. Un monde profondément marqué, si ce n'est obnubilé, par le corps de minorités dites visibles, lesquelles sont régulièrement sommées dans une injonction paradoxale d'"être comme les autres", de ne pas "se sentir différentes".
    Toute ma vie n'est qu'une perpétuelle réaction contre les attaques subies par mon corps, par la couleur de mon corps, par la forme de mon corps, par le bruit fait par mon corps, par l'odeur dégagée par mon corps et, pourquoi ne pas l'écrire, par un générique qui est censé ne pas avoir d'existence. J'ai fini par me convaincre que cette invisibilité et cette indifférence ne sont finalement que les piliers d'une forme nouvelle de soumission, et que le négationnisme racial ne sert qu'à perpétuer la domination des Blanc" Fabrice Olivet est un militant associatif.
    Il a déjà publié La ¬question métisse (Mille et Une Nuits, Fayard, 2011).

  • Les travailleurs modestes - du livreur à la caissière - sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l'occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d'après la crise : que faire pour que l'engouement dont ils bénéficient aujourd'hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d'aujourd'hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

  • S'appuyant sur des données solides, Antoine Bristielle décrypte le senti¬ment de défiance généralisé, exacerbé par l'épidémie de Covid-19. En effet, la nature des mesures adoptées lors de la crise sanitaire, mais aussi leur succès ou leur échec, a mis en évidence cette variable essentielle qu'est la confiance que les citoyens ont en leurs institutions et leurs représentants. Et à ce titre, la France est bien mal placée, puisque la défiance institutionnelle s'y aggrave d'année en année et produit de nombreux effets délétères.
    Un phénomène qu'il est encore temps d'enrayer ! Antoine Bristielle est professeur agrégé de sciences sociales, chercheur en science politique au laboratoire Pacte, Sciences Po Grenoble, et expert associé à la Fondation Jean-Jaurès.

  • On ne peut pas comprendre le terrorisme islamiste sans l'articuler à la manière dont toute civilisation est conditionnée par la sexualité. En observant la violence ¬djihadiste sous ce prisme, la psychanalyse nous fournit une clé pour comprendre l'anomie terroriste dans laquelle le monde semble irrémédiablement s'enfoncer. Comme l'a démontré Sade, la prostitution généralisée est l'horizon inéluctable de la société marchande inaugurée par la "? mort de Dieu ? " .
    Cette marchandisation des corps se manifeste aujourd'hui sous la forme d'une pornographie envahissante. Certains sont donc tentés d'envisager le fondamentalisme religieux comme une résistance obscurantiste à la marche du progrès. C'est d'ailleurs ainsi que l'islamisme actuel se présente ? : comme un retour à une forme ancienne de société. Mais ne serait-il pas plutôt en train de fabriquer, d'une manière très moderne, une porno¬graphie de la violence ?? Bertrand Duccini est titulaire d'un doctorat en études psychanalytiques, psychothérapeute pour enfants et adolescents.
    Par ailleurs diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est titulaire d'un DEA d'histoire du Liban contemporain et a vécu plusieurs années au Moyen-Orient.

  • Comment penser la question raciale lorsqu'on est blanc ?? Telle est la question que pose ce livre. La mort de George Floyd - après tant d'autres - et le mouvement qu'elle a suscité ont montré que la question raciale ne concerne pas seulement les "? racistes ? " ou les personnes qui en sont victimes, mais bien l'ensemble de la société. Pourtant, la question raciale reste largement impensée du côté des Blancs.
    Cet essai montre comment, du fait de l'héritage des systèmes raciaux européens, les Blancs vivent toujours dans une "? maison blanche ? " ? : une disposition intellectuelle, psychologique et affective qui altère leur regard et leur façon d'être au monde. L'auteur retrace, à partir d'expériences personnelles, les contours et les formes de cette situation, sans céder à la culpabilisation ou à l'angoisse que suscite souvent cette question.
    L'objectif de la prise de conscience qu'il propose n'est pas "? d'aider ? " ceux qui ont été ou sont les cibles des systèmes raciaux européens, mais de nous défaire de ce biais cognitif et affectif fondamental, afin de faire advenir un nouveau rapport au monde, et à nous-mêmes. Gauthier Marchais est enseignant-chercheur à l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex, en Grande-Bretagne.
    Il publie ici son premier livre.

  • La crise sanitaire l'a mis crûment en lumière :
    Nos sociétés traitent aussi mal nos aînés que les personnels auxquels elle en confie le soin. Comme si cette période de nos vies, étrangère à toute idée de performance, ne méritait aucune reconnaissance. À leur sortie d'HEC, Guillaume, Thibault et Clément, plutôt que la finance ou la « start-up nation », ont choisi le secteur du grand-âge, avec une philosophie simplissime : pour apporter le meilleur soin aux personnes âgées, il faut apporter le meilleur soin à leurs aidants. Autonomie et responsabilisation des salarié-e-s font ici écho à celles des personnes âgées elles-mêmes. Et si ce cercle vertueux pouvait, en repensant le lien qui nous unit les uns les autres, s'appliquer à l'ensemble de la société ?

  • Outre le débat sur les modalités du confinement ou du déconfinement des séniors lors de la crise pandémique, un autre sujet est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité sur le devant de la scène : celui de la condition même que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés. Car on pense de plus en plus la vieillesse, non comme une chance de vivre plus longtemps, une force de l'expérience, mais comme un handicap de vivre hors des schémas de la vitesse et de l'agilité que l'on exige de chacun. Une réflexion éthique et politique salutaire.

  • C'est la laïcité qui fait que la République française est une nation unique avec un peuple unique, et non un mille-feuille de communautés. La laïcité n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en en distribuant un morceau aux noncroyants.
    C'est un combat politique.

  • Prendre le train est une aventure. Instantanés de voyage, réflexions sur la place du train dans nos vies et sur son avenir dans nos sociétés peuplent cet ouvrage. Qui sommes-nous quand nous sommes sur les rails ?? Qui sont ces voisins que nous ne connaissons pas mais avec lesquels nous allons partager une certaine intimité, parfois pendant de longues heures ?? Que disent de nous nos "? tics de train ? " , de la peur de ne plus voir sa valise à celle de ne pas être assis à la bonne place ?? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?? Que nous l'empruntions pour le plaisir ou pour le travail, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune ou chacun d'entre nous expérimente plus ou moins régulièrement.
    Ce livre décortique cette expérience universelle avec tendresse, intelligence et humour. Vous ne prendrez plus le train par hasard ! David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef d'Ernest.

  • Portez-vous autour de votre poignet Halo, le bracelet d'Amazon ? Est-on passé de la standardisation à la customisation ? Doit-on dorénavant parler d'écorépublicanisme ? Le permafrost va-t-il nous faire entrer dans une ère pandémique ? Qu'est-ce qu'une Zoom Town ? Pratiquez-vous le E sport ?
    En une trentaine de textes précis, souvent drôles, toujours percutants, cet ouvrage fait le pari de proposer une ouverture sur nos sociétés en mutations à travers les idées, les faits, les lieux, les personnages, les objets, en un mot les tendances qui façonnent, influencent et orientent les grandes aspirations de demain.

  • L'esthétique du second degré a envahi notre quotidien, et l'ironie est devenue son moyen d'expression centrale. Elle est présente à la télévision, dans les séries, dans les bouche des responsables politiques cherchant à se défendre tant bien que mal lorsqu'une réponse cohérente leur manque, dans celles des journalistes qui cherchent à paraître cool ou encore des écrivains qui se sentent alors modernes. Et en moins d'une dizaine d'années, l'ironie est devenue, sur internet, le paramètre par défaut de la plupart de nos interactions sociales. On utilise l'humour et le second degré de façon quasi systématique. Comment expliquer la nouvelle hégémonie de l'ironie ? N'est-elle pas le signe d'une époque qui cherche à corrompre et dévaluer sans cesse la vérité ?
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  • Que veut dire « être féministe » aujourd'hui ?
    Un homme peut-il se dire « féministe » ? Toutes les femmes le sont-elles ? Quel rapport entre féminisme et laïcité ? Est-ce difficile d'être à la fois femme et scientifique de haut niveau ? Annie Sugier, dans des termes clairs et accessibles à tous, revient sur l'émergence du mouvement de libération des femmes, sur son propre parcours de femme engagée pour la cause féministe, et sur les enjeux majeurs de notre époque dans le combat féministe.

  • L'épidémie due au coronavirus met davantage en danger les populations fragiles, dont les sans-abri. Comment confiner dans leur logement ceux qui n'en ont pas et qui, dans la rue, sont vulnérables physiquement et exposés publiquement ? Comment gérer, en période épidémique, l'exiguïté et la proximité dans des foyers d'hébergement parfois surpeuplés ? Comment faire accepter un confinement qui, en l'espèce, vaut souvent enfermement ? Si la mobilisation a été exceptionnelle, il est temps désormais de revenir sur les dilemmes de l'action publique et de tirer les leçons de cette crise inédite.

  • «?Je ne me suis jamais mise nue devant un homme, déshabillée devant un homme. Jamais, jamais, jamais.?» Dans cet ouvrage, le sociologue Smaïn Laacher dialogue avec deux femmes - une mère et sa fille. Elles sont toutes les deux obèses. Elles vont se raconter à lui avec sincérité et pudeur. Comment vivent-elles le regard d'autrui dans l'espace public?? Comment parlent-elles de leur sexualité?? Comment ont-elles vécu leur scolarité?? Comment se projettent-elles dans le futur et dans leur vie familiale?? Dans une société où tout serait affaire de volonté, Smaïn Laacher propose un livre riche d'enseignements sur la place de l'obésité dans les discours et la vie quotidienne.

  • Quels sont les discriminations et les comportements racistes dont sont victimes les musulmans de France ? Quelles sont les situations où ils indiquent avoir fait l'objet de comportements discriminants en raison de leur appartenance religieuse ?
    Grâce à une enquête réalisée par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean-Jaurès, un certain nombre de réponses sont apportées afin d'objectiver du mieux que possible une situation finalement mal connue, et donner ainsi aux pouvoirs publics comme aux observateurs une idée précise de l'ampleur des discriminations subies en France par les musulmans en raison de leur religion.

  • Dans le monde musulman comme en Occident, les féministes dites « laïques » et « musulmanes » s'allient pour trouver des réponses aux problèmes liés au changement du statut des femmes :
    Elles réclament une égalité entre les genres et s'engagent dans la vie politique, religieuse et culturelle pour faire évoluer les mentalités à partir d'un paradigme islamique. Malika Hamidi raconte ici les fondements théoriques et historiques de ce mouvement et sa mise en oeuvre actuelle, en s'appuyant tant sur des textes fondateurs que sur des exemples tirés de l'actualité. Son message est clair : la femme musulmane peut et doit s'engager dans le combat féministe.

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