Plon

  • Rumeurs d'Amérique

    Alain Mabanckou

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Pour la première fois, j'ouvre les portes de mon Amérique, celles de la Californie où je vis depuis une quinzaine d'années, où j'enseigne la littérature française, mais aussi où j'écris tous mes romans. L'opulence de Santa Monica, l'âpre condition des minorités de Los Angeles, le désespoir des agglomérations environnantes, mais également l'enthousiasme d'une population qui porte encore en elle le rêve américain, c'est aussi mon histoire aujourd'hui. Faits divers, musique, sport, guerre des gangs, enjeux de la race, habitudes politiques et campagne de l'élection présidentielle, moeurs des Angelinos, découverte d'endroits insolites, tout est passé au crible ici pour dessiner le portrait d'une autre Amérique.

  • « C'était une vieille promesse. Confronté aux souvenirs des guerres que j'ai couvertes, j'ai voulu me rendre dans une contrée mythique et oubliée, le Mustang. Fermé aux étrangers jusqu'en 1992, ce petit royaume en Himalaya désormais rattaché au Népal est un «petit Tibet» à la culture protégée et sans la tutelle de la Chine.

    Avec deux amis, dont un aveugle, et trois Mustangais, dont un prince du pays, je me suis aventuré au-delà de l'Annapurna dans des vallées perdues, sur des montagnes isolées, dans des hameaux dépeuplés qui tutoient les cieux, dans des monastères en renaissance ou désertés. À chaque pas, le cheminement et le pèlerinage intérieur se révélaient plus importants que le sommet, le vagabondage davantage que la conquête.

    Après plusieurs semaines d'une marche souvent vertigineuse, cette quête de pureté et de la «montagne intègre» fut l'occasion de réflexions sur le temps, l'hyper-communication de nos sociétés, l'empathie et la compassion, loin du rythme effréné de nos quotidiens. »

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  • Le viol, au-delà des idées reçues Nouv.

    Parce que, pour comprendre ce que sont un viol et une victime de viol, il est impératif de connaître le fonctionnement du violeur, ce livre explique la catastrophe psychique que représente ce type d'agression, tout en se plongeant dans l'univers des criminels sexuels. Qui sont-ils ? Pourquoi violent-ils ? Quelles sont leurs caractéristiques, leurs tactiques, leurs cibles, leur lien avec l'alcool et la psychopathie, leur évolution ?
    Le viol n'est jamais un accident ou un jeu sexuel qui aurait mal tourné. Le viol n'a rien à voir avec une attirance sexuelle ou des pulsions sexuelles incontrôlables. Il est le résultat d'une lente et longue évolution depuis l'enfance, où la violence a toujours fait partie du quotidien. Les violeurs utilisent leurs victimes pour « se réparer », en les humiliant à leur tour. La vraie jouissance n'est plus le sexe, mais le pouvoir de vie ou de mort sur la victime. Et, dans la très grande majorité des cas, le viol est un acte intentionnel et récidiviste par nature.
    En s'appuyant sur la recherche scientifique et sa longue pratique professionnelle, la psychothérapeute Danièle Zucker s'attache à déconstruire tous les préjugés et à changer notre perception de la victime et de l'agresseur, afin de mieux combattre la vaste et douloureuse réalité du viol.

  • La France est le pays de Louis Pasteur et pourtant c'est aussi celui où l'on résiste le plus à la vaccination. D'où provient ce phénomène antivax ? Qui en sont les acteurs et quels sont leurs arguments ? Quel rôle jouent les réseaux sociaux désormais très relayés ? À l'heure de l'épidémie de Covid-19, ces questions deviennent cruciales.
    De Jenner à Pasteur, les inventeurs de vaccins ont toujours été confrontés à de fortes résistances et hésitations : naturalisme, malthusianisme, prônant la régulation de la démographie, études frauduleuses affirmant que le vaccin HPV induit des cancers du col de l'utérus, débats sur l'aluminium, perte de confiance dans les autorités sanitaires et gouvernementales, conspiration supposée entre les grandes firmes pharmaceutiques, l'Organisation mondiale de la santé et les États... le profil des résistants à la vaccination est hétérogène, et le sujet n'est hélas que trop rarement investigué.
    Puisant dans l'Histoire, la philosophie et les faits actuels, le Dr Olivier Jourdain décrypte, sous la forme d'une enquête, comment nous en sommes arrivés là et rappelle que l'OMS a identifié le mouvement antivax comme une des dix principales menaces pour la santé de l'humanité.
    À l'heure de l'épidémie de coronavirus, et dans un monde où d'autres pandémies surviendront très probablement, il est essentiel de prendre en compte ce phénomène et lutter contre les peurs et les rumeurs sans fondements. La vaccination est un enjeu de santé publique qui nous concerne tous.

  • Empreintes

    David Farrier

    • Plon
    • 18 Mars 2021

    À quoi ressemblera le monde dans dix millions d'années ? Et comment les anthropologues de ce lointain futur interpréteront les traces que nous laissons aujourd'hui ?
    La civilisation moderne a créé des objets et des paysages susceptibles de durer dans le temps long : plastique polluant les océans, déchets nucléaires enfouis, routes goudronnées quadrillant la planète, vestiges urbains, carbone pouvant persister dans l'atmosphère pendant cent mille ans... Ces futurs fossiles d'une nature inédite ont le potentiel de révéler de nombreuses informations sur la façon dont nous vivions au XXIe siècle.
    Puisant dans la littérature, l'art et la science, le livre de David Farrier est une méditation profonde sur le changement climatique et l'Anthropocène - nouvelle époque géologique marquant l'incidence des activités humaines sur l'écosystème. De la mer Baltique à la Grande Barrière de Corail, en passant par Shanghai, une des plus grandes villes au monde, il décrit une planète dont l'évolution rapide et ses conséquences dépassent de loin l'actuelle compréhension humaine.
    Avec conviction, il nous interroge sur notre façon d'habiter la planète et d'en dilapider les ressources, et nous interpelle sur ce que nous avons déjà perdu, mais surtout sur ce que nous pourrions encore sauver.

    À la fois message d'espoir et requiem surprenant, cet ouvrage changera non seulement votre façon de penser l'avenir mais aussi votre vision du monde aujourd'hui.

  • Vous avez dit « libérées » ? Libres de leurs choix, libres de leurs corps ? Allons, ouvrons les yeux : il règne aujourd'hui un conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes. Lolitas incitées par la culture adolescente à se transformer en femmes-objets toujours disponibles; jeunes filles piégées par l'industrie du sexe qui fait désormais commerce du spectacle de leur humiliation ; femmes effacées, voilées, violées, vendues, mutilées, pour mieux être utilisées en privé par leurs propriétaires...
    Ici au nom de la modernité, là au nom de la tradition, le mâle dominateur reprend partout du poil de la bête. Pornographes et puritains poursuivent la même obsession millénaire, héritage de notre condition mammifère : le contrôle du corps des femmes. Non, celles-ci ne sont pas si libres qu'on le dit. Non, le féminisme n'est pas dépassé. Serions-nous en train d'assister, en silence, dans la complaisance, à la défaite des femmes ? Mais alors, ce serait aussi la nôtre, celle des hommes, celle de tous ceux qui chérissent le désir et la liberté d'aimer.

  • La sorcière et l'Occident

    Guy Bechtel

    • Plon
    • 14 Novembre 2019

    Qui étaient les sorcières, ou qualifiées comme telles ? Lançaient-elles vraiment des sorts ? Habitaient-elles les villes, les campagnes ? Étaient-elles toutes des femmes âgées ? Pourquoi, surtout, après les avoir tolérées de longues années, les tuait-on un jour ? Ces questions ont toujours embarrassé les historiens, qui laissaient volontiers le sujet aux romanciers.
    Dans la perspective large de Guy Bechtel, la liquidation massive des sorcières est liée à l'émergence de la modernité religieuse et sociale du continent, phénomène d'exclusion parmi d'autres dans une vaste histoire de la persécution qui n'a pas fini de produire des purifications ethniques ou politiques.

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  • « Le Vodou haïtien n'est pas un amalgame de croyances maléfiques où se pratique la magie noire, où on charcute des poupées à coup d'aiguilles. Il est un lieu d'apprentissage, une approche du sacré avec ses règles rigoureuses, ses cérémonies établissant une alliance féconde avec l'Invisible. Le Vodou, tel que je l'ai vu pratiquer et tel que je le pratique moi-même, est un mode de vie communautaire épanouissant, en même temps qu'une cosmogonie, une conception de l'homme en liaison avec ses origines spirituelles et sacrées.
    Un jour, je mourrai, après une bataille incessante contre des préjugés et des systèmes de vie défiant le sens commun. J'espère simplement que l'amour et l'attention avec lesquels mes initiateurs m'ont élevée me permettront de continuer ce combat qui était le leur. J'espère aussi que, grâce aux initiations que je conduirai comme ils me l'ont enseigné, je leur donnerai une nombreuse progéniture.
    Pour arriver en Haïti, mambo Assogwe, à la tête d'un péristyle, il m'a fallu faire comme Danballa, le Serpent Arc-en-ciel, ramper en silence, observer, accepter les soubresauts d'une colonne vertébrale qui défie la verticalité mais pourtant s'enroule aux arbres ou aux Potos mitan. Accepter de changer de peau au cours de mues successives, de plus en plus profondes.
    Je ne comprendrai que des années plus tard la vraie nature, la grande richesse des enseignements de Danballa et Aida Wèdo, les serpents sacrés : le combat de la force vitale contre l'adversité.
    C'est ce que je veux raconter ici. »

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  • Au-delà de montrer et d'expliciter que le vaudou est une religion à part entière, avec ses codes, ses clergés, ses mythes et ses rituels domestiques et collectifs, on portera un regard nouveau, incisif, pragmatique et original sur cette croyance (et ses actions de sorcellerie associées) dans le territoire d'origine (Afrique sub-saharienne).
    Que va-t-on découvrir ?
    - gestes sacrés du quotidien ;
    - cérémonies des revenants (Egungun) semeurs de mort symbolique ;
    - divination Fâ par les coquillages ;
    - consécration de fétiches (avec ce qu'apporte leur examen radiologique lorsque certains ont été transportés en Occident) ;
    - fouilles archéologiques dans les palais des rois d'Abomey (permettant de retourner aux origines historiques du vaudou) ;
    - récits de l'initiation de l'auteur et des élévations successives (récit « de l'intérieur ») ;
    - cérémonies nocturnes avec chevauchement des adeptes par les divinités ;
    (« possessions ») - pèlerinages syncrétiques chrétiens/vaudou (« Saut d'eau ») - cérémonie des morts où se croisent une extrême sensualité et une fascination morbide ;
    (« Guédés »)

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  • Créé en 1808 par Napoléon, le baccalauréat a traversé tous les régimes politiques, s'est adapté à chacune des transformations de la société, aux divers changements culturels et démographiques, et continue de servir de repère dans la société française.
    La première promotion de bacheliers comptait 32 lauréats. Ils sont aujourd'hui 500 000, garçons et filles, à être titulaires d'un bac général, technologique ou professionnel. Au XIXe siècle, le baccalauréat, qui n'était obtenu que par une infime partie des Français, était un « brevet de bourgeoisie », garantissant l'accès à de confortables conditions de vie. Au XXe siècle, il a été l'un des vecteurs de la démocratisation de la société.
    Actuellement au coeur d'un grand débat, le baccalauréat est-il complètement dévalué? A-t-il encore un sens ? Faut-il le conserver ou le supprimer ? En quoi pourrait consister une réforme du diplôme et que penser de celle avancée actuellement par Jean-Michel Blanquer ? Comment envisager le bac de demain ?
    La Grande Histoire du baccalauréat est un livre vivant composé de la somme des histoires de tous ceux, candidats, lauréats, enseignants, recteurs, ministres, surveillants, qui, depuis plus de deux cents ans, participent à la notoriété, à la valeur symbolique et au bon fonctionnement de ce diplôme. Il est enfin le fruit d'un engagement pour rendre au baccalauréat la place et le prix qu'il a su s'acquérir et qu'il est peut-être en train de perdre.

  • Les derniers mondains

    Camille Pascal

    • Plon
    • 3 Octobre 2019
  • Une méthode concrète et simple pour aider les enfants et adolescents agressés et harcelés à l'école.

    Nous avons tort de croire que la réponse doit essentiellement être juridique et institutionnelle car nous risquons d'enfermer l'enfant dans une position de victime impuissante. Et si nous apprenions à nos enfants à faire face de manière juste, intelligente et efficace aux diverses formes de harcèlement ?

    Cette méthode largement illustrée par des mises en situation et des jeux de rôle permettront à l'enfant de retrouver un pouvoir sur ce qu'il vit.

  • « Je me souviens des chansons désuètes que me chantait ma grand-mère quand nous marchions dans les montagnes du Jura. De Ray Ventura à Georges Guétary, je les connais par coeur. Cette grand-mère je l'adorais. Et j'ai pris soin d'elle, sur la fin de sa vie. Ainsi que de nombreuses autres personnes âgées, à domicile ou en Ehpad. C'est cette vérité-là, ce lien unique avec nos aînés comme les coulisses de lieux pas toujours humains les accueillant, que ce livre vérité raconte.
    « Vieillir », « le troisième âge », » le quatrième âge », pourquoi ces mots font-ils si peur ? Pour certains de nos « vieux », ils sont synonymes d'une indépendance sans faille, d'une autonomie qui permet de profiter des années de labeur en partant en croisières, en voyages organisés, que sais-je encore. Mais pour tant d'autres, c'est la dure réalité d'une existence fragilisée qui s'impose, avec perte de l'autonomie, maladie, dépendance. Dans cet ouvrage, c'est de ceux-là que je souhaite narrer le quotidien, un quotidien dur, touchant, terrible vu par une soignante ayant décidé de les accompagner au mieux. Petits bonheurs, grandes tristesses face à l'institution qui ne met pas les moyens en place en fonction des véritables besoins, j'ai tout vécu et dévoile tout.
    Avec ce livre, j'ouvre les portes vers une humanité qu'on oublie voire met de côté, et dévoile les secrets des EHPAD, lieux où souvent les mots « humain », « dignité » sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit. » Anne-Sophie Pelletier.

  • Le concile de Vatican II affirmait que le mariage était une authentique vocation chrétienne capable de conduire les époux à la sainteté. Et pourtant, même si certains mouvements de spiritualité conjugale ont ouvert des pistes remarquables, la spiritualité conjugale demeure aujourd'hui le parent pauvre de la spiritualité chrétienne. Pourquoi ? Probablement parce qu'il lui manquait de pouvoir se construire sur une vraie théologie du mariage, ce qui la condamnait à demeurer au stade des intuitions.
    Ce socle théologique a été donné par Jean-Paul II entre 1979 et 1984, dans ses catéchèses sur la théologie du corps qui renouvellent entièrement la pensée de l'Église sur le corps, la sexualité et le mariage. Vingt-cinq ans plus tard, et dans le prolongement de son ouvrage La sexualité selon Jean-Paul II, Yves Semen brosse, dans ce premier essai de spiritualité conjugale, douze esquisses à partir de thèmes essentiels puisés dans la théologie du corps de Jean-Paul II : le mariage, une vocation ; l'eucharistie, modèle du mariage ; grandeurs et humilités du mariage ; le pardon dans la vie conjugale ; les croix et les joies du mariage ; les époux et la chasteté ; la sainteté à deux...
    Même s'il est solidement référencé au plan théologique, ce livre est accessible à tous et illustré d'exemples puisés dans le simple quotidien de la vie des époux.

  • Sauvons notre patrimoine

    Stéphane Bern

    • Plon
    • 5 Septembre 2019

    Le patrimoine est une passion française. Chaque année, des millions de nos compatriotes se pressent dans les monuments historiques, lieux de pouvoir, jardins privés, maisons d'illustres... sans doute parce qu'ils sentent que le patrimoine est notre héritage commun, ce qui nous relie à l'Histoire et que nous devons transmettre aux générations futures. Partout en France, des bénévoles se mobilisent pour donner de leur temps, de leur énergie et leurs moyens au service de cet immense chantier qui crée de la convivialité, porte de l'identité heureuse et génère de l'économie, notamment dans les villages où se trouvent la moitié du patrimoine national.
    Certes, 90 millions de touristes visitent la France chaque année, heureux de découvrir nos trésors patrimoniaux mais sur 44 000 monuments recensés à ce jour sur notre territoire, 9 000 sont dégradés, et plus de 3 000 menacés de péril. Faudrait-il les laisser tomber ? Abandonner ces trésors architecturaux à l'outrage du temps ? Renoncer à protéger cet héritage du passé et ces savoir-faire qui sont un conservatoire des métiers d'art français ? Ce serait assurément une faillite intellectuelle, une faute morale, une erreur politique, un non-sens économique et un hara-kiri culturel ! Le patrimoine doit rester une cause nationale et l'affaire de tous, qu'il soit public ou privé, archéologique ou du XXe siècle, castral ou religieux, paysager ou vernaculaire, industriel ou ouvrier... Victor Hugo, écrivait déjà en 1832 dans « Guerre aux démolisseurs », « il y a deux choses dans un édifice : son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde, à vous, à moi, à nous tous. Donc, le détruire, c'est dépasser son droit ».
    C'est pourquoi j'ai accepté la mission que m'a confiée le président de la République Emmanuel Macron en 2017 : dresser un inventaire précis des urgences région par région et trouver des solutions innovantes de financement. C'est ainsi qu'est né ce Loto du Patrimoine qui a tant fait parler mais qui s'est révélé un formidable succès. D'abord pour que les Français se réapproprient ce combat utile pour tous, ensuite comme levier économique dans les territoires ruraux.
    Comme vous pouvez l'imaginer, cette Mission Patrimoine n'a pas été une promenade de santé, mais bien davantage un chemin de croix doublé d'un combat de boxe, contraint, malgré ma nature conciliante, de pousser des coups de gueule pour forcer les blocages administratifs. C'est cette expérience unique, à la fois enrichissante sur le plan humain par les rencontres avec des passionnés et étonnante par cette plongée l'univers politique et administratif dont j'ignorais tout. Mais si parfois j'ai été tenté de tout abandonner, la cause valait tous les sacrifices. Car ce combat pour le patrimoine a donné un vrai sens à ma vie. Celui de la transmission d'un héritage commun, celui qui rassemble et réconcilie les Français.
    Car sauver le patrimoine, c'est nous sauver nous-mêmes.

  • Suprémaciste théorie

    Philippe-Joseph Salazar

    • Plon
    • 10 Septembre 2020

    « Ce livre décrit la résurgence de l'idéologie blanche, propulsée sur le devant de la scène internationale par ce qui se nomme l'Alt-Right. Le sujet est dur. Le sujet est fort. Ce livre est une enquête : comment saisir sur le vif cette idéologie en gestation, dans une suite de conversations avec ceux et celles qui pensent l'idéologie blanche.
    Je suis donc allé à la rencontre de protagonistes de l'Alt-Right, je leur ai parlé et je les ai écoutés. Mes interlocuteurs, qui tous - sauf un - sont des intellectuels, pas des militants qui brandissent des drapeaux dans les rues ou éructent sur le Web, ont été surpris de voir un philosophe, carnet en main, se comporter en investigative reporter. Certains d'entre eux voulurent m'engager dans un débat : je m'y suis refusé. Je ne prends pas parti : j'observe et je questionne. »

  • Les idees des autres

    Simon Leys

    • Plon
    • 3 Novembre 2005

    " la plupart des gens sont d'autres gens ", disait oscar wilde.
    " leurs pensées sont les opinions de quelqu'un d'autre; leur vie est une imitation; leurs passions, une citation. il n'y a qu'une façon de réaliser sa propre âme, et c'est de se débarrasser de la culture. " en effet, beaucoup de florilèges me rappellent un assez morne personnage de ma connaissance; il avait noté une collection de plaisanteries dans un petit carnet, et chaque fois qu'on l'invitait quelque part, avant de se mettre en route, il commençait par mémoriser une douzaine d'anecdotes et de bons mots, dans l'espoir d'éblouir ses hôtes avec les feux d'artifice de son esprit.
    Toutefois, un florilège n'est pas nécessairement inspiré par un pathétique désir d'impressionner autrui au moyen de ce vernis d'emprunt que wilde avait raison de railler. il peut aussi refléter une réalité qu'avait bien saisie alexandre vialatte: " le plus grand service que nous rendent les grands artistes, ce n'est pas de nous donner leur vérité, mais la nôtre. " un florilège qui rassemblerait des citations choisies seulement pour leur éloquence, leur profondeur, leur esprit ou leur beauté risquerait d'être tout à la fois fastidieux, interminable et incohérent.
    Il ne peut tirer son unité interne que de la personnalité et des goûts du compilateur lui-même, dont il présente une sorte de miroir. s. l.

  • La pandémie médiatique

    Stéphane Fouks

    • Plon
    • 8 Octobre 2020

    Jamais, dans l'histoire de l'humanité, un événement n'avait occupé la totalité de l'espace médiatique mondial pendant aussi longtemps. La Covid-19 a révélé la forme d'un monde dans lequel nous vivions sans encore le savoir.

    Une nouvelle société, dont on pressentait jusqu'alors les contours, est apparue au grand jour - une société de l'image, de l'émotion, de l'angoisse.
    Une nouvelle société que nos gouvernants n'ont pas comprise, et à laquelle ils n'ont pas su s'adapter. Leurs erreurs ont amplifié la crise, en même temps qu'elles révélaient le fond d'un mal français : l'incapacité de ceux qui nous dirigent à communiquer, leur incompréhension du rôle crucial que joue la communication dans les démocraties actuelles.

    Ce décryptage d'expert décortique ce que nous avons collectivement vécu sans l'avoir compris. Il offre des clés pour décrypter les méthodes de la communication et cerner son rôle dans le monde de demain. Car ce livre est aussi un cri d'alerte : au-delà des dommages sanitaires et économiques que cause la pandémie, elle porte en elle le risque d'une crise démocratique de grande ampleur. Seule une nouvelle communication pourra nous permettre d'y échapper. Analyser la communication de la crise, et dans la crise, est une urgence collective.

  • Pour avoir enlevé son voile en public et incité d'autres femmes à l'imiter, l'Iranienne Shaparak Shajarizadeh a été condamnée en 2018 à deux ans de prison et à 18 ans de probation. Mère « ordinaire » au courage extraordinaire, cette femme de 43 ans est devenue une figure de proue du mouvement des Filles de la rue de la Révolution en Iran qui protestent contre le port obligatoire du hijab. Après être descendue dans la rue cheveux au vent, son foulard blanc hissé comme un drapeau au bout d'un bâton en mai 2017, la militante est menacée, arrêtée, emprisonnée et torturée. La bravoure de cet acte magnifiquement symbolique, elle le paiera dès lors au prix fort. Sans se plaindre. Et sans jamais baisser la tête.
    De son enfance en Iran jusqu'à son douloureux exil au Canada en passant par les horreurs de ses séjours en prison, Vivre libre raconte le destin hors du commun d'une superbe battante, Shaparak Shajarizadeh, distinguée en 2018 par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes au monde.

  • Moi, j'embrasse

    Clement Grobotek

    • Plon
    • 25 Juin 2020

    « J'ouvre les yeux. Je suis allongé et le plafond blanc, immaculé - inconnu - m'éblouit un peu. J'ai du mal à bouger, mes bras et mes jambes sont entravés. Je veux parler ; je ne peux pas. J'ai ce tube dans la gorge qui m'empêche d'émettre le moindre son. » À son réveil sur un lit d'hôpital, la sentence tombe : overdose. La drogue fait partie des risques du métier, Clément le sait.

    Clément est escort. Il vend son temps, monétise sa compagnie, loue son corps. Ses clients sont des hommes aisés qu'il rejoint dans des lieux cossus de la capitale. Mais le sexe n'est qu'un ingrédient de ces soirées : l'alcool coule à flots, la drogue accompagne la prostitution. Il devient vite impossible de s'en passer, comme de cet argent rapidement gagné, qui paie les études, le loyer, les vacances, les loisirs.

    Ce livre est un témoignage inédit sur un phénomène de société qui se déroule à l'abri des regards. Il raconte un engrenage pernicieux et lève le voile sur une réalité sombre, derrière les illusions de la fête et du luxe.

  • Les silencieux

    Eric Delbecque

    • Plon
    • 27 Août 2020

    La France vit une grande illusion. Nous croyons être toujours le pays où l'on débat, où l'on échange des arguments, alors même que nous sombrons chaque jour un peu plus dans un climat intellectuel de guerre civile.
    Ce constat vaut en particulier pour le débat actuel sur la place de l'Islam dans la société française et sur l'ampleur du péril islamiste. Allons droit au but : l'Islam ne constitue pas une question en soi dans la France de 2020. L'adversaire de la République s'appelle le salafisme.
    La source du problème ne réside pas dans le Coran mais dans ceux qui le transforment en arme pour affaiblir la démocratie libérale. Dans ce camp, on trouve bien évidemment les jihadistes, mais aussi les salafistes et l'ensemble des acteurs contestataires davantage animés par une fureur décolonialiste que par une authentique ferveur spirituelle.
    Le centre de gravité de cette galaxie dangereuse est le salafisme. Leur stratégie, et les tactiques afférentes, font des salafistes dits « quiétistes » et « politiques » des Silencieux, ces petits cylindres également qualifiés de modérateurs de son, que l'on visse sur le canon d'une arme pour gagner en discrétion. Ils nous endormissent, démonétisent l'idée que c'est bien une nouvelle forme de totalitarisme qui tente de s'épanouir en France. Au mieux on déplore, puis on passe rapidement à autre chose... En attendant, les Silencieux franchissent les uns après les autres les remparts censés défendre la démocratie, les libertés individuelles et l'héritage républicain.

  • Le grand écart

    Pascal Perrineau

    • Plon
    • 21 Novembre 2019

    Au cours des trois dernières années, les vieux partis politiques ont presque disparu, le clivage entre la gauche et la droite s'est étiolé, de nouvelles forces et organisations ont émergé.
    L'année 2019 a vu trois registres de la démocratie opérer et tenter de dialoguer : la démocratie directe des Gilets jaunes, la démocratie participative du grand débat national et la démocratie représentative issue des urnes lors des élections européennes. Or tout laisse penser que leur complémentarité se fait de façon plus conflictuelle et fragmentée qu'auparavant.
    Fort de son expérience de garant du grand débat national - qui lui a permis d'entendre directement la parole de nombreux Français, leurs préoccupations comme leurs revendications, mais aussi d'être au coeur de l'expérience du pouvoir politique et d'en approcher les intentions et les doutes -, Pascal Perrineau prend ici la mesure de l'état de santé démocratique du pays.
    Et c'est le portrait d'une France politique changée, troublée, en certains points fracturée, dans un contexte de défiance politique majeure entre gouvernants et gouvernés, qui s'impose.

  • Vite

    Jonathan Curiel

    • Plon
    • 6 Février 2020

    Vite.
    Tout va trop vite dans cette société qui célèbre l'instant aussi intensément qu'elle l'oublie. Il faut aller vite, gagner du temps, ne pas en perdre, chasser les temps morts, ne plus attendre. La vitesse impose une accélération de nos modes de vie de plus en plus déstabilisante. Politique, économie, entreprise, société, médias, relations humaines : nous ne vivons plus que dans l'instant avec la sensation d'être toujours dépassé, soumis au diktat de l'immédiateté. Réformes rapides et temps court valorisé au profit du temps long en politique ; prise de décisions économiques sous la contrainte de l'instant au risque supposé d'effondrement du système mondial ; triomphe des grandes entreprises qui placent la lutte contre le temps au coeur de leur modèle de développement ; pression constante de l'urgence et de la vitesse en entreprise devenue la norme ; médias et réseaux sociaux vivant beaucoup dans le culte de l'instant ; relations humaines toujours plus expéditives symbolisées par les messageries instantanées et les sites de rencontres ; identités troublées par cette vitesse faute de pouvoir se construire dans la continuité sur le temps long.
    A travers une réflexion pluridisciplinaire ne s'interdisant aucune référence, de de la philosophie à la téléréalité aux chaines d'information en continu en passant par la littérature, la politique et la sociologie, cet ouvrage se met au défi d'analyser ce nouveau raz de marée de l'immédiateté ainsi que ses manifestations dans notre quotidien. Un raz de marée tellement puissant et effréné qu'il crée une nouvelle ligne de partage entre les rapides et les lents, les gagnants ouverts à la mondialisation et les perdants fermés, ceux qui font la vitesse et ceux qui la subissent.
    Il est encore temps d'adapter nos modes de vie et redonner du sens pour conjurer la vitesse. Pour éviter que le Vite nous fasse définitivement plonger dans le Vide.
    Voyage haletant et dynamique au coeur de la société de l'instant et de son fonctionnement, Vite offre une réflexion originale puisant dans l'actualité et l'air du temps, tout en dessinant des voies de sortie de ces nouvelles tyrannies de l'immédiat.

  • « Je suis femme, je suis française et de confession musulmane. Je suis française partout, avant tout et à chaque instant de ma vie. Féministe avant la lettre, la génération de ma mère s'est levée pour dire non à l'enfermement vestimentaire, au voile, au confinement dans les tâches domestiques. Aujourd'hui le mouvement s'inverse, les jeunes filles choisissent de profiter de la liberté qu'offre l'Occident pour s'enfermer et retourner à une condition de domestique, de ventre et de mineure ! Comment cela est-il possible ? Devons-nous laisser faire ? Impossible.
    Nous sommes à un moment charnière de notre histoire. Toutes les conditions d'une guerre civile, sur fond de scission religieuse et culturelle, sont aujourd'hui réunies. Le temps nous est compté, la France est une poudrière... Le mutisme des uns et la victimisation permanente des autres sont désormais perçus comme une forme de collaboration avec l'islamisme. Empêchons cette terrifiante issue qui serait la victoire de l'islam politique.
    Le rôle des Francais de confession musulmane dans ce combat est absolument déterminant. Citoyens avant tout, ils doivent entamer une lecture critique du Coran et abandonner certaines traditions afin de préserver l'unité et la fraternité. C'est par ces efforts seulement que l'Islam pourra entrer dans le 21ème siècle, délesté de ses archaïsmes et de sa violence. L'indignation ne suffit plus. Il est temps d'agir. Réveillons-nous et écrasons l'infâme ! » Lydia Guirous.

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