Robert Laffont

  • White

    Bret Easton Ellis

    Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d'en exprimer les contradictions, d'en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu'American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d'Amérique, d'une façon, comme il le dit lui-même, « ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ».
    Que raconte White en ayant l'air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d'American Psycho, roman d'horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : « Patrick Bateman, c'est moi. » Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ?
    P.G.

  • Les inspirés

    Nicolas Jacquard

    Ils sont trois mille, vivent depuis trois siècles en plein Paris, pratiquent l'endogamie comme une science, en attendant patiemment l'Apocalypse. On les appelle la Famille.

    Ils étaient là. Sous nos yeux, pourtant invisibles. Dissimulés à notre regard.

    Pour cette communauté jusqu'alors secrète, persuadée de détenir la Vérité, nous sommes "Le Monde", "La Gentilité", l'oeuvre du diable. Elle s'appelle "La Famille", compte trois mille membres installés dans deux arrondissements de l'Est parisien. Trois mille personnes, pour seulement huit patronymes. On n'entre pas dans la Famille, on y naît. On s'y marie entre cousins. En sortir est impossible.
    Elle pourrait être une secte parmi d'autres. Elle est bien plus que cela. La Famille est l'ultime avatar d'un mouvement religieux clandestin né au coeur du siècle des Lumières. Elle est le fruit d'une saga surréaliste de trois cents ans, épousant dans l'ombre l'histoire de France. Qui est cette Élie qu'elle a pris pour messie ? Qui est la mystérieuse soeur Élisée, prêtresse secrète et maîtresse de sulfureuses cérémonies sensuelles ? Quels sont ses liens avec la franc-maçonnerie ? Pourquoi certains de ses dissidents vivent-ils en reclus dans un village de Haute-Loire ?
    Au terme d'une vertigineuse enquête, plusieurs de ses membres se racontent pour la première fois. Les traditions de la Famille, ses tabous, ses croyances, ses joies, ses souffrances et son angoisse de l'Apocalypse sont dévoilés au grand jour. Son unique espoir : suivre la voie tracée par ses Inspirés, ceux des siens auxquels Dieu parle à travers d'étranges transes mystiques. Mais peut-être est-il déjà trop tard. Qui sait si pour la Famille, la fin des temps n'a pas déjà débuté...

  • Karl

    Marie Ottavi

    Roi de l'autofiction, Karl Lagerfeld était le premier narrateur de sa propre vie. Le personnage ambivalent, qu'il a savamment élaboré, a passé quatre-vingt-cinq ans à se réinventer pour ne jamais regarder en arrière, vers un passé trop terrifiant à contempler. Créateur inspiré, doté d'une culture immense, dépensier jusqu'à frôler la ruine, outrancier dans ses manières, insatiable dans le travail, asexué et hygiéniste, roi des piques et des bons mots, ultra-sensible et arrogant, solitaire rarement seul, bête médiatique toujours à la lisière du borderline, Karl Lagerfeld a eu plusieurs vies. Il a rajeuni, grossi, maigri, noyé sa mélancolie dans le travail après la mort de son seul amour, Jacques de Bascher, dandy désinvolte et strict opposé, qui suscita aussi la passion dévorante d'Yves Saint Laurent et brisa la longue amitié des deux couturiers.

    Cette biographie raconte les multiples existences de cet homme hors norme et, à travers elles, une histoire de la mode, qu'il a contribué à révolutionner. Elle est le fruit d'une longue enquête commencée avec deux entretiens exclusifs accordés à l'auteure par Karl Lagerfeld lui-même et enrichie par les témoignages de ses proches et de nombreuses personnalités : la princesse de Hanovre, Bernard et Hélène Arnault, Silvia Fendi, Bruno Pavlovsky, Tom Ford, Alessandro Michele, Valentino, Carine Roitfeld, Claudia Schiff er, Inès de La Fressange, Linda Evangelista, Tadao Ando, Fran Lebowitz...

  • « Je m'appelle Didier Lemaire, je suis professeur de philosophie. Il y a vingt ans, je suis arrivé à Trappes. Dans mes classes, j'apprends à mes élèves à douter, et à conduire leur jugement. En maîtrisant des concepts philosophiques, ils examinent leurs opinions, s'émancipent, découvrent le dialogue et le plaisir de penser. Cette expérience de la liberté exige confiance et patience. Quand la ville est devenue l'une des toutes premières pépinières jihadistes d'Europe, je me suis demandé si je pouvais encore enseigner comme je l'avais toujours fait, en considérant mes élèves comme des adolescents parmi d'autres... » Pour avoir alerté sur la réalité de ce qu'il vit, de ce qu'il voit, Didier Lemaire a été placé sous protection policière. Ce livre est son témoignage en même temps qu'un cri d'alarme. En espérant qu'il ne soit pas déjà trop tard.

  • De la part du calife

    Karl Laske

    Le procès des attentats de janvier 2015, le premier de la vague qui a frappé la France cette année-là, a révélé la faillite de l'antiterrorisme.
    Il y a, d'abord, l'échec patent des organismes de renseignement, qui ont levé la surveillance des futurs attaquants de Charlie Hebdo, pourtant déjà condamnés et connus pour leur implication dans la mouvance djihadiste. Puis la défaillance des services de sécurité qui ont suspendu le dispositif de protection en place en bas de l'immeuble qui abritait la rédaction. Enfin, l'aveuglement de plusieurs services d'enquête lillois censés surveiller un trafic d'armes qui, au final, a fourni au tueur de l'Hyper Cacher son attirail.
    En s'appuyant sur les pièces de l'instruction et sur le déroulement du procès et en ajoutant ses propres découvertes et conclusions, l'auteur dresse un bilan sévère de l'investigation antiterroriste sur les attentats de janvier 2015. Et livre une enquête inédite sur l'itinéraire de leurs auteurs ainsi que sur la nébuleuse de leurs amis et complices.

  • Que faire face à l'antisémitisme ? Nouv.

    Le 27 octobre 2018, la synagogue que Bari Weiss a fréquentée toute son enfance était victime de l'attaque la plus meurtrière jamais perpétrée contre des Juifs aux États-Unis. Onze fidèles y furent abattus à l'arme automatique en plein office. En Amérique comme ailleurs, la nouvelle de ce massacre fut accueillie avec effroi et sidération. Mais l'antisémitisme, la haine la plus ancienne qui accable l'humanité, progresse depuis une vingtaine d'années en Occident.
    Il s'exprime au travers des politiques identitaires chères à l'extrême gauche comme des réactions que celles-ci suscitent à l'autre extrémité du spectre politique. Il n'est plus l'apanage de quelques marginaux de diverses obédiences religieuses, mais on en reconnaît l'empreinte dans l'isolationnisme prôné par Donald Trump, dans le regain de popularité du communisme dans les pays riches, dans la banalisation de la propagande islamiste... Une haine encore taboue il y a peu devient de plus en plus ordinaire, banale et décomplexée, amplifiée par les réseaux sociaux et poussée par un vent complotiste qui nous menace tous.
    Dans ce livre porté par l'urgence, Bari Weiss déploie une puissante argumentation en faveur d'un renouveau des valeurs juives et libérales, tout en nous offrant un guide de survie essentiel pour nos temps incertains.

  • Le nouveau péril sectaire Nouv.

    Près d'un demi-million de Français vivent aujourd'hui sous emprise sectaire, souvent au péril de leur intégrité physique et mentale. Pourtant, depuis dix ans, la puissance publique a baissé la garde face à un phénomène toujours plus fragmenté et difficile à cerner.
    De la scientologie aux Témoins de Jéhovah en passant par l'anthroposophie, connue pour ses écoles alternatives, des mouvements historiques sont devenus de véritables multinationales, parfois assez influentes pour faire pression sur la sphère politique. En parallèle, une myriade de nouveaux mouvements ont proliféré sous des formes plus pernicieuses, tirant profit eux aussi de la vulnérabilité des personnes : gourous évangéliques promettant richesse ou guérison miraculeuse, pseudo-thérapeutes foisonnant sur les réseaux sociaux, « antivax » intégristes ou New Age...
    À travers un état des lieux alarmant étayé par des dizaines de témoignages de victimes de quinze mouvements différents, cette enquête inédite démontre l'ampleur du phénomène sectaire en France et la complaisance croissante des élites économiques et politiques.

  • En France, 250 femmes sont violées chaque jour. 32 % ont été victimes de harcèlement sexuel au travail. 1,2 million sont la cible d'injures sexistes chaque année. 6,7 millions de personnes ont subi l'inceste.
    Ces violences que subissent en France et dans le monde les femmes et les enfants ne sont pas une fatalité. Ce livre est un manuel d'action. Il donne à chacune et à chacun des outils pour que les violences sexistes et sexuelles s'arrêtent. Pour de bon. Tout simplement. Est-ce une utopie ? Non.
    Chacune et chacun d'entre nous a un immense pouvoir : celui de parler, de convaincre et d'intervenir pour faire cesser les violences. Et si nous sommes des milliers, voire des centaines de milliers à agir, nous pouvons les faire reculer.
    Ce superpouvoir, pour être activé, nécessite de connaître la réalité des violences (les chiffres, les définitions...), de comprendre les mécanismes et de disposer de techniques et d'outils pour agir dans nos familles, notre entourage, au travail, dans la rue.
    Identifier, comprendre, agir : trois étapes pour changer le monde.
    Avec pédagogie et humour, Caroline de Haas propose des outils clés en main, accessibles à toutes et tous.

  • « FAUX ALIMENTS, VRAIS SCANDALES !

    La fraude alimentaire est un business juteux. Et pour cause : vendre de la nourriture trafiquée, illégale, contrefaite, contaminée est moins risqué - et parfois plus rentable - que de s'adonner au trafic de drogue ou d'armement.
    Étayée d'exemples hallucinants et de nombreux témoignages, cette enquête décrypte, preuves à l'appui, un phénomène savamment occulté. Elle remonte les filières, dresse le portrait des fraudeurs, explique pourquoi et comment des entreprises sortent des clous. Et montre que, dans tous les pays, France comprise, en plus des trafiquants à la petite semaine, le crime organisé écoule de faux produits via les supermarchés, les restaurants ou sur Internet.
    Des exemples ? Savez-vous que du thon avarié subit des injections chimiques pour revenir sous un bel aspect dans nos assiettes ? Que certains miels ne sont pas d'abeille ? Que les mafias infiltrent le marché des fruits et légumes ? Que le faux bio existe, comme le faux made in France, les faux pesticides, la tricherie sur les grands vins, l'huile d'olive sans olives ? Vous pensiez le scandale de la viande de cheval terminé ? Détrompez-vous.
    Le pire : face à un péril qui prend de l'ampleur, les autorités sont débordées. Et l'industrie agroalimentaire sait, mais ne dit rien. Heureusement, des solutions existent. Car manger du faux pour de vrai, personne ne le veut ! »

  • Les incasables

    Rachid Zerrouki

    « En enseignant en Segpa à des élèves âgés de 12 à 16 ans, je savais que je ne façonnerais pas des ingénieurs, des médecins ou des avocats, mais des manutentionnaires, carreleurs, tourneurs-fraiseurs ou professionnels de l'aide à domicile - des prolétaires sans qui tout s'effondrerait, mais que la société méprise, maltraite, sous-paye et exploite. En revanche, j'ignorais tout de ce que j'allais recevoir en retour : des leçons de vie en pagaille, des souvenirs impérissables et un sens à mon métier. » De 2016 à 2019, Rachid Zerrouki, connu sous le nom de Rachid l'instit sur Twitter, a été professeur à Marseille en Segpa, une section où se retrouvent les collégiens dont les difficultés scolaires sont trop graves et persistantes pour qu'ils suivent un cursus classique. Bien souvent, lorsqu'on recherche l'origine de ces difficultés, on découvre des drames, de la précarité, des vies marquées par l'adversité. Enseigner à ces élèves a entraîné Rachid Zerrouki à résoudre de nombreux dilemmes pédagogiques : ils ont les compétences pour lire La Sorcière de la rue Mouffetard et la maturité pour s'intéresser à Orgueil et Préjugés. Alors, que faire ? Insulter leur intelligence ou consumer leur confiance en eux ?
    En côtoyant au quotidien ces adolescents, Rachid Zerrouki a remis en cause sa formation et ses convictions. Dans ce livre d'une grande humanité, il dévoile son attachement envers l'école publique et partage tout ce que ces élèves lui ont appris.

  • N'oublie pas d'être heureux ! Nouv.

    « Je suis sidéré de constater combien les Français, amoureux de la liberté au point de s'en être fait les porte-drapeau, sont, depuis plusieurs années, devenus si craintifs. Et exaspéré d'avoir l'impression que mon pays s'est transformé en gigantesque pouponnière. Nous, peuple de révolutionnaires, attendons les lois, les jurisprudences, les aides, comme des enfants attendent de leur père qu'il leur apprenne à marcher ou à faire du vélo.
    J'adorerais croire que c'est la faute de tel ou tel gouvernement, mais, malheureusement, c'est nous et nous seuls qui sommes en demande d'un parcours fléché. Comment en est-on arrivés là ?
    Je pourrais énumérer la somme des petits renoncements, qui, au fil des ans, ont fait prospérer ce sentiment indigeste - heureusement pas tout à fait objectif - selon lequel tout est, aujourd'hui, interdit. Ou, en tout cas, très, trop encadré. La période actuelle en est le summum, qui accepte l'écrasante victoire des prudents, pour ne pas dire des frileux - et il ne s'agit évidemment pas là de la crise du Covid-19 !
    Ce livre est un manifeste contre un tel étouffoir, mais aussi un message d'espoir : et si nous apprenions à devenir les artisans de notre propre bonheur ? »

  • Réconciliation

    Abd Al Malik

    L'heure est grave. En tant que peuple, notre fin est proche. Imminente, même, si notre pays continue de ne pas tenir compte des plus fragiles, de toujours attendre que les plus fortunés soient touchés pour que les choses fassent collectivement sens.
    Il faut en finir avec le siècle de la com', tout à la fois parole et action hypocrites qui piétinent dans un mouvement aveugle notre devoir d'humanité et nos droits fondamentaux.
    Le temps est venu pour les poètes de diriger le monde, pour enfin nous réconcilier sincèrement, que nous arrivions tous ensemble, avec nos différences et nos complexités, à faire pacifiquement France.
    Mais comment pacifier, si l'on n'est pas pacifié soi-même ? Comment concevoir positivement la République si le conflit est l'unique ressort de l'expérience vécue depuis toujours avec elle ?

  • Abandonner l'idéologie de la performance.
    Écouter son intuition et renouer des liens authentiques à l'autre.
    Renoncer au masculin destructeur pour devenir acteur des métamorphoses de notre monde.

    « J'étais joueur professionnel de rugby et coach pour leaders du CAC 40. J'avais tout et rien à la fois. J'étais convaincu que l'homme devait être un guerrier pour être accepté, admiré et aimé. Il me fallait être puissant, performant, viril, sans failles. Malgré un appel intérieur toujours plus pressant, j'ai trouvé toutes les raisons possibles pour ne pas changer, jusqu'à ce que le vase déborde. » Ferdinand Richter a longtemps eu la compétition au coeur de sa vie, comme chasseur alpin puis comme sportif de haut niveau et coach professionnel. Il livre ici le récit intime de son parcours, mais aussi des clés pour réinventer le masculin... et le monde.

  • De Saint-Germain-des-Prés aux chaînes d'info en continu, l'intellectuel français est auréolé d'un pouvoir singulier. Défenseur des opprimés ou décrypteur de l'actualité, militant des causes perdues ou expert au discours ciselé, il occupe, au pays de Descartes, où l'on aime à théoriser, une place à part.
    Crise financière, attentats islamistes, poussée migratoire, montée des populismes, féminismes, épidémie... L'histoire est de retour, les idées gouvernent de nouveau le monde. La vieille opposition entre droite et gauche, périmée, s'est vue évincée par d'autres clivages, dans l'air du temps. Réacs, gauchistes, libéraux : chacun accuse l'autre d'avoir gagné la guerre culturelle.
    D'Alain Finkielkraut à Édouard Louis, en passant par Michel Onfray, de la Manif pour tous à Nuit debout, sans oublier les Gilets jaunes, qui a vraiment remporté cette bataille idéologique? À l'heure de la cancel culture, de l'hystérisation de la polémique, de l'immédiateté de l'information et du pouvoir de l'image, quel rôle l'intellectuel peut-il encore jouer? Le débat est-il seulement toujours possible, en France?
    Eugénie Bastié a mené l'enquête: pendant trois ans, elle a rencontré une trentaine de penseurs de tous bords. Elle décrit un paysage intellectuel morcelé, mais plus riche que jamais. Une plongée passionnante au coeur de l'intelligentsia, la France racontée au travers des idées qui l'agitent et des personnages qui les incarnent.

  • À quoi ressemble la vie d'un curé de campagne ? À l'heure de la désertification et des crises de conscience, celui-ci a-t-il encore un rôle à jouer ? Le père Christophe Bazin en est convaincu. En charge d'une soixantaine de villages et d'une cinquantaine d'églises, il s'est mis au service des fidèles, notamment des plus fragiles, et parcourt chaque jour des kilomètres pour leur apporter son soutien. Loin du repli sur soi, il cherche la rencontre de tous, dans le cadre de missions originales. Sans négliger ses temps de prière, il doit organiser, avec son équipe (prêtres, diacre, paroissiens...), les messes et cérémonies dans son doyenné et faire face à toutes sortes de questions relatives au patrimoine, aux relations humaines, aux finances... Homme d'Église résolument moderne, il a à coeur d'évoluer avec son temps et ne craint pas d'utiliser tous les outils propres à faciliter sa tâche.
    Dans ce témoignage, l'auteur partage les joies et les doutes, les initiatives et les difficultés qui parsèment son quotidien de curé de campagne.

  • HEC, ESSEC et EDHEC : trois écoles à la renommée mondiale, trois institutions où se forme la future élite économique et politique de la France. Un quart des patrons du CAC 40, des ministres et des dizaines de députés en sont diplômés.
    Pourtant, le rêve étudiant sur ces campus vire parfois au cauchemar. Bizutage, harcèlement sexuel, viols, racisme... Sous l'omerta imposée par des administrations avant tout soucieuses de préserver leur image, les dérapages sont nombreux, et les comportements les plus indignes souvent impunis. Dans ces bulles déconnectées, régies par des codes dégradants et où semble régner la violence, la loi du silence peut-elle être brisée ? Une enquête glaçante au coeur de la fabrique des élites françaises.

  • Il suffit aujourd'hui d'un clic pour commander des sushis, donner son linge à laver ou faire une rencontre amoureuse. L'ère numérique nous fait miroiter un monde nouveau, plus rapide, plus simple, plus moderne. Des plateformes comme Uber ou Deliveroo brandissent leur ambition de révolutionner notre quotidien.
    Oui, mais à quel prix? Chaque jour, à travers la planète, des millions de travailleurs oeuvrent pour le compte de ces start-up devenues des multinationales. Jeunes, précaires, souvent migrants ou sans-papiers, ils font aujourd'hui le travail qu'un robot effectuera probablement demain à leur place.
    Tandis que ces entreprises se débattent pour atteindre la rentabilité, les travailleurs «ubérisés », privés de nombreux droits et toujours plus mal payés, forment une masse invisible, que l'on croyait jusqu'alors silencieuse.
    Cette enquête leur rend la parole et décortique les effets de l'ubérisation sur nos vies et notre modèle de société - une immersion édifiante dans les coulisses d'un mythe devenu, pour beaucoup, une cruelle réalité.

  • À ce jour, mars 2018, cinquante agglomérations dépassent, sur notre planète, les dix millions d'humains. Soixante-cinq millions à Hong Kong et dans les alentours de la rivière des Perles ; quarante-deux millions pour Tokyo et son proche voisinage ; trente-cinq millions pour Jakarta...
    D'ores et déjà, la moitié de nos compatriotes vivent en ville. Bientôt, dans quinze ans, dans vingt ans, ce seront les deux tiers...
    Et si la ville était le creuset de toutes les inventions, le plus formidable des réservoirs de la vie ? Voilà pourquoi, en pestant, en ronchonnant, en rêvant de campagne, on se précipite pour y vivre. Alors, bienvenue dans deux cents villes d'aujourd'hui, dont trente françaises, de Paris à Guéret, de Lyon à Montfermeil. Bienvenue dans la vie moderne.
    E. O.

  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ?
    Le concombre espagnol est-il un serial killer ?
    La laïcité est-elle, comme le pot-au-feu, une spécialité française ?
    Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ?
    Face à la complexité du monde, cet ouvrage, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours des complotistes à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, il nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer.
    Un livre essentiel, à l'usage des jeunes générations, mais aussi de tous ceux qui souhaitent combattre efficacement langue de bois, intox, raccourcis, amalgames, fausses rumeurs et psychoses en tout genre.

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  • Elle a émergé avec la vie, s'est développée au fil de l'évolution, s'est magnifiée avec l'espèce humaine... Grâce à cette mystérieuse intelligence, nous avons tout inventé : l'outil, le langage, l'écriture, l'éducation, la science, et la faculté de nous interroger sur le monde. Aujourd'hui, cette belle histoire connaît une révolution sans précédent. Pour la première fois, le cerveau humain peut visualiser son propre fonctionnement. Pour la première fois, il transfère une partie de son intelligence dans des machines capables d'apprentissage.
    Au fil d'un dialogue fascinant, le grand spécialiste du cerveau Stanislas Dehaene et celui des neurones artificiels Yann Le Cun racontent, avec Jacques Girardon, cette longue aventure, des origines animales à nos jours, et s'interrogent sur notre futur. Les ordinateurs vont-ils bientôt éprouver des émotions, se doter d'une morale ? L'art, la beauté, la capacité d'improviser, d'anticiper, sont-ils à la portée de cerveaux immatériels ?
    Ce que les auteurs esquissent ici, ce n'est rien moins que la prochaine étape de notre évolution. À l'évidence, la lecture d'un tel livre change déjà radicalement le regard que nous portons sur nous-mêmes.

  • Pendant plus d'un an, Anna Erelle et Jacques Duplessy ont enquêté sur un phénomène méconnu de l'opinion et de plus en plus embarrassant pour les pouvoirs publics : la multiplication d'établissements scolaires qui passent sous les radars de l'Éducation nationale. Si, depuis Jules Ferry, l'instruction est obligatoire en France, envoyer son enfant à l'école ne l'est pas, du moment qu'un enseignement lui est dispensé. Or cette tolérance jusqu'ici marginale devient, à mesure que la peur du communautarisme grignote notre pays, un vrai problème de société : « écoles en ligne » et structures clandestines sont en plein essor.
    Outre le sujet explosif de l'école à la maison, ce livre, fruit d'une enquête de terrain extrêmement documentée, dévoile l'univers protéiforme de cet enseignement parallèle. On y découvre de nombreux adeptes des pédagogies alternatives. Mais aussi les promoteurs de l'islam radical, théologiquement et financièrement appuyés par l'Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie. D'autres qui relaient des thèses complotistes ou des récits fondamentalistes de la création de l'univers. D'autres encore qui flirtent avec des pédagogies aux relents d'extrême droite. Bien loin du modèle laïc inspiré des Lumières qui fonde notre République.

  • « Il peut arriver que les patients attendent 10 à 12 heures ! Vous imaginez le stress, pour eux et pour nous ? Alors quand il y a des enfants, c'est terrible. On les laisse parfois au milieu de patients alcoolisés ou déments. Quand ils sont pris en charge pour arriver en chirurgie, il faut traverser la salle de transit, puis un couloir plein de brancards, avec des patients parfois dénudés qu'on tente de couvrir au mieux, des patients trachéotomisés et tout ce qu'on peut voir dans un service d'urgences. Spectacle traumatisant pour un enfant. » Scène de guerre dans un lointain pays ? Non, situation quotidienne d'un service d'urgences dans un hôpital en France. Ce témoignage est l'un des nombreux récits recueillis par Nora Sahara, elle-même infirmière depuis près de 15 ans.
    Une quinzaine d'années d'exercice de la profession d'infirmière, dans le public comme dans le privé, en hôpital, en clinique, en soins à domicile, aux urgences, en psychiatrie, etc. Une quinzaine d'années d'observation et de rencontres qui ont donné lieu à des témoignages poignants, parfois déstabilisants mais toujours liés à des expériences réelles qui révèlent l'envers du décor, cette facette de notre système de soins que le grand public ne voit pas, et que le monde médical ne veut pas ou plus voir.
    La crise sanitaire que nous avons connue aura eu une vertu pour toutes ces infirmières : libérer la parole. Récit franc, direct, brut, parfois brutal, chacune de leurs histoires surprend, questionne, interpelle. Si les gens savaient...

  • Prendre la parole en public est un exercice complexe et souvent source d'angoisse. On l'appréhende, on s'en fait une montagne, et l'on préfère parfois se taire plutôt que de se lancer dans un discours approximatif. La crainte du regard des autres, la voix qui se fait chevrotante, les mots qui s'entrechoquent, les mains qui tremblent... Qui n'a jamais connu ces instants de solitude qui virent, parfois, à la souffrance ?
    Mais avec une bonne préparation et les outils adéquats, tout le monde peut vaincre ses résistances et maîtriser l'art de l'éloquence. Même les orateurs les plus aguerris s'appuient sur des astuces : ils savent où placer leur regard, comment se tenir et comment poser leur respiration, à quel moment varier leur débit, moduler leur voix, incarner leur humeur...Confiance en soi, entraînement, authenticité, souffle et posture sont les règles d'or d'une prise de parole réussie à tous les âges de la vie et en toutes situations.
    En plaçant l'individu, avec ses singularités, son vécu et ses émotions, au coeur de son propos, en revenant sur des exemples concrets (bégaiement, entretien d'embauche, déclaration d'amour, conférence, réunion, changement de vie professionnelle, etc.), cet ouvrage vous donnera les clés de l'éloquence.

  • Les temps changent et forcément, entre YouPorn et Tinder d'un côté, Mee too et les réseaux sociaux de l'autre, il y a beaucoup de choses à dire sur l'évolution des moeurs amoureuses. Ou leur non-évolution !
    Le sexisme, l'ouverture d'esprit, la pudibonderie, l'orientation sexuelle, les partenaires multiples, le culte de la performance, la quête du plaisir, le goût de l'excès, les mensurations, l'âge, le plaisir, la simulation, le narcissisme, la lassitude, la liberté, l'humour au lit... Sur toutes ces questions, Les fables de la Fontanel apportent leur réponse :
    Désopilante, et particulièrement pertinente.
    En mettant en fables, et donc en vers, rimes et mots d'esprit quelques travers ou impasses de nos vies sexuelles, Sophie Fontanel englobe tout le monde dans un même rire. Et nous rappelle avec bonheur que la verve des fables, c'est la France, c'est nous, c'est tellement nous ! Le souvenir de La Fontaine, et Molière, mais aussi Audiard, Brassens (« 95 fois sur 100, la femme s'emmerde en baisant »).
    Ainsi... C'est la fayote qui rêvait de devenir la reine de pipes ("Le feu et l'allumette"). C'est le garçon dont le pénis n'est jamais raccord avec la situation ("La quille et la fille"). Celui qui craint d'en avoir un trop petit ("La croute et la mie"). Celui qui voudrait soudain calmer le jeu ("La porte et la pause"). C'est le garçon qui n'arrête pas de dire que l'homme est chasseur mais qui a peur d'une abeille ("Adam et la Dame"). C'est la fille qui ne trouve plus sa catégorie sur YouPorn ("Carla et sa catégorie"). Ou celle qu'on trouvait trop jolie pour n'aimer que les filles ("Le nénuphar et la mare").

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