Rocher

  • Enquête sur La Famille, une mystérieuse communauté religieuse Nouv.

    Voilà trois siècles que « La Famille », une étrange communauté religieuse, vit au coeur de Paris dans le plus grand secret. Ses quelque 4 000 membres, issus de huit patronymes différents, se marient uniquement entre eux depuis plusieurs générations. Coupés du monde, ces fondamentalistes chrétiens, descendants de jansénistes convulsionnaires sectaires, cultivent un mysticisme d'un autre temps, entre rites datés et interdits rigoristes. Dans une France en quête d'identité, ce modèle d'ultraconservatisme, prônant la pauvreté, la solidarité et les valeurs familiales, aurait de quoi séduire.
    Mais cet entre-soi, où la consanguinité fait loi, a aussi brisé quelques vies sans que les autorités ne soient alertées par les victimes, sous le joug de l'omerta. Dans cette micro-société, dont les adeptes admettent avoir « 50 ans de retard », l'avenir des plus jeunes est bien souvent bridé, les femmes réduites au rôle de mères et d'épouses silencieuses.
    Étienne Jacob, qui a rencontré ces « Mormons de Paris », nous livre une enquête fascinante et fouillée.

  • Cessons de maltraiter nos vieux ! plus de 3 ans d'enquête dans les EHPAD et à domicile Nouv.

    Aujourd'hui, 80 % des Français souhaitent vieillir chez eux. Comment faire face à la perte d'autonomie ? À quelles difficultés faut-il se préparer, notamment pour les aidants ? Et lorsque le maintien à domicile n'est plus possible, l'entrée en maison de retraite est-elle inévitable ?
    Élise Richard est partie à la rencontre des personnes âgées, des professionnels, des familles mais aussi des politiques qui s'intéressent à l'accompagnement du grand âge. Au cours de cette vaste enquête, elle a découvert les failles de tout un système, que la crise de la Covid-19 a révélées au grand jour : pénurie de personnel, cadences infernales, embauche de soignants sans diplôme et maltraitance institutionnelle.
    Face à ce constat, l'auteure nous présente des solutions et des alternatives qui mériteraient d'être développées, telles l'accueil familial ou l'habitat inclusif, offrant aux personnes âgées la possibilité d'être accompagnées dans une structure à taille humaine.
    Une investigation nécessaire, sur un sujet délicat qui nous concerne tous.

  • Ce livre s'applique à exhiber et analyser les conséquences politiques, culturelles, anthropologiques, et métaphysiques, d'une réalité qui projette les hommes dans une ère nouvelle, les réseaux sociaux. Leur montée en puissance est une volte des temps. Léviathan nouveau, ils entrent en guerre, en émissaire des GAFAM, contre le Léviathan traditionnel, l'État, pour exercer un pouvoir planétaire.
    Leur effet anthropologique tient dans la déprivatisation de l'homme, dont la domotique est l'un des instruments.
    Ils signent la fin de l'opinion publique, ce socle de la démocratie. L'auteur ausculte également les idéologies qui accompagnent les réseaux sociaux dans cette guerre, en particulier le mythe de la nature. oeuvre de philosophe, ce livre sans équivalent propose au public les analyses et les concepts pour comprendre et critiquer l'univers des réseaux sociaux, ainsi que lui résister.

  • Dans nos campagnes désertées, l'heure du sursaut a sonné. Face à des commerces qui ferment, des services publics qui se raréfient, agriculteurs, ouvriers, employés, enseignants, retraités... résistent. Ils investissent le champ politique et pensent la ruralité de demain. Dans cette France oubliée, des initiatives, des projets, émergent, souvent hérités de l'ère paysanne et du mouvement des Gilets jaunes.
    C'est le retour de l'autogestion : relocaliser, favoriser les enjeux écologiques et le circuit-court, regrouper les atouts de communes voisines, créer des services ambulants (dans le domaine alimentaire, médical ou culturel), reprendre les écoles fermées par l'État, réinventer une démocratie locale...
    Pour mener à bien son enquête, Anthony Cortes a sillonné la France et interrogé Annie, Didier, Marine, Mickaël... sur leur vision de la ruralité, leur engagement et leurs espoirs.

    Un reportage passionnant qui met en lumière les actions de ces combattants pour redynamiser leurs territoires.

  • À partir d'une vingtaine d'affaires, Dominique Verdeilhan nous fait revivre plusieurs procès qu'il a suivis et interroge l'institution : pourquoi l'affaire du « petit Grégory » symbolise-t-elle l'échec de la justice ? Le dossier « Omar m'a tuer » s'apparente-t-il à une erreur judiciaire ? Comment justifier que Patrick Balkany et Jérôme Cahuzac n'aient pas eu le même traitement dans des dossiers similaires ? Maurice Papon a-t-il bénéficié d'une justice laborieuse ? En quoi le crime de Bertrand Cantat a-t-il marqué un tournant dans la lutte contre les violences faites aux femmes ? Pourquoi le cardinal Barbarin, d'abord condamné, a-t-il finalement été relaxé ? En quoi l'affaire DSK montre-t-elle l'opposition flagrante entre le système judiciaire américain et notre système français ? Comment le duo Gentil-Heaulme a-t-il pu bénéficier d'un double acquittement ? La justice a-t-elle tiré les leçons du fiasco qu'a représenté l'affaire « Outreau » ?
    Au fil des dossiers qu'il rouvre, en s'appuyant sur ses propres archives, Dominique Verdeilhan décode les bases de notre justice pénale : de l'intime conviction au mandat de dépôt en passant par la prison avec sursis, la révision, la prescription, les circonstances atténuantes, la justice antiterroriste, l'influence de la presse, la souffrance des victimes...

    Un ouvrage qui conjugue la narration et la pédagogie.

  • En 2015, la guerre en Syrie entre dans sa quatrième année.
    Face à la montée des périls en Orient, de jeunes volontaires ont répondu à l'appel : porter secours là où les chrétiens sont en danger. Alexandre Goodarzy est l'un d'entre eux. En 2014, ce jeune professeur d'histoire-géographie rejoint l'association SOS Chrétiens d'Orient.
    D'une révolution contre la dictature, la guerre en Syrie s'est transformée très vite en guerre religieuse où les chrétiens sont en première ligne, pris en tenaille entre un régime qui se durcit et des groupes islamistes de plus en plus sanguinaires.
    De Damas à Alep, des villes chrétiennes de Mhardeh aux portes de Palmyre, du krak des Chevaliers au Kurdistan, Alexandre Goodarzy va découvrir une autre Syrie. Une Syrie qui refuse la mainmise de Daech et d'Al-Nosra, qui se bat contre les Frères musulmans et leurs bailleurs de fonds, la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite.
    Avec son équipe, Alexandre Goodarzy va multiplier les projets de développement sur place avant d'élargir leur mission à d'autres pays : Éthiopie, Pakistan, Irak, Arménie, Jordanie...
    Partout où les chrétiens sont en danger.
    Jusqu'à ce jour de janvier 2020, où Alexandre Goodarzy et trois de ses collègues sont enlevés à Bagdad...

  • Nos enfants ont besoin d'être au contact avec la Nature pour s'épanouir. Et... la Nature a elle aussi bien besoin d'une nouvelle génération qui la connaisse et qui la défende !
    Frédéric Plénard a accompagné des groupes d'enfants et de jeunes pour des immersions à travers toute la France. Lors de cette grande aventure, il a assisté à leur redécouverte émerveillée de la Nature. Dans ce livre, il partage avec parents et éducateurs des outils simples pour recréer le lien perdu avec l'environnement, les animaux et l'univers qui nous entoure. Une méthode innovante pour faire de la transition écologique une réalité.

    Chaque chapitre présente :
    Le récit de l'exploration de la nature par les enfants.
    Des activités à reproduire en groupe ou en famille.
    Un contenu adapté aux différents espaces naturels.

  • Un véritable tabou pèse aujourd'hui sur la notion d'assimilation des étrangers, tabou qui a conduit nos élites à l'abandonner au profit de notions plus « politiquement correctes », comme l'intégration ou l'inclusion.
    Ce livre entend réhabiliter la tradition française d'assimilation, en rupture avec les critiques plus ou moins radicales dont elle a fait l'objet. Cela suppose de faire la généalogie d'une idéologie qui a voulu lui jeter l'opprobre, en l'identifiant à une forme de racisme ou de xénophobie, à une forme de négation de l'altérité de l'étranger. L'efficacité de cette idéologie a rendu presque impossible de revendiquer l'assimilation, même pour les esprits les plus courageux et les plus avertis, qui cherchent aujourd'hui à repenser la question de l'immigration.
    La déconstruction de l'idéologie qui a cherché à faire honte à la tradition française de l'assimilation est le premier apport de cet ouvrage. Mais son ambition est aussi de repenser l'assimilation de manière principielle. Il montre que l'assimilation n'est pas une option politique parmi d'autres, mais qu'elle est la condition même de la démocratie, son fondement impensé.
    Il n'y a pas lieu de rougir de l'assimilation. Il y a lieu au contraire de renouer avec ce qu'elle signifie : sans un minimum d'homogénéité nationale, la démocratie ne peut pas fonctionner. L'auteur invite ainsi à sortir du moralisme culpabilisant l'assimilation pour relégitimer celle-ci en tant que projet politique.

  • Elles récoltent chaque année plus de 500 milliards d'euros pour financer la Sécurité sociale. Soit plus de 1,5 fois le budget de l'État français. Elles prélèvent ces sommes auprès de 25 millions de cotisants en France (salariés, entreprises, artisans, professions libérales...), mais les lois qui leur attribuent des pouvoirs de plus en plus importants sont de plus en plus incompréhensibles. Résultat : les Unions de recouvrement de la Sécurité sociale et des Allocations Familiales, les URSSAF, ont beau jeu de procéder à des redressements juteux, dans lesquels le droit à l'erreur n'est jamais reconnu. Tous les ans, dans les PME, 90 % des contrôles opérés donnent lieu à un redressement.
    Des cas ahurissants, et parfois scandaleux, sont chaque jour jugés dans les tribunaux : une communauté Emmaüs à laquelle l'URSSAF demande près de 90 000 € pour avoir accordé un pécule à des laissés-pour-compte ; un voisin qui, pour avoir accepté un coup de main amical, se voit réclamer 8 000 € au nom du travail dissimulé ; la femme d'un restaurateur condamnée pour avoir remplacé son mari emmené en urgence à l'hôpital...
    Créées pour financer le « modèle social français », les URSSAF se sont développées, tel un cancer, en échappant progressivement à tout contrôle, au risque de devenir délétères pour le corps social et économique qu'elles sont censées servir.

  • C'est avec la promesse de soigner les grands maux du Brésil, la violence et la corruption, que Jair Bolsonaro, ouvertement misogyne, raciste, homophobe et nostalgique de la dictature, a réussi à séduire les Brésiliens en 2018. Un vent de dégagisme l'a porté à la tête de la première puissance économique d'Amérique latine. Depuis, le « Trump des Tropiques », soutenu par les pro-armes, les évangéliques et les grands propriétaires terriens, a multiplié les provocations jusqu'à pulvériser les usages de la diplomatie.
    Malgré la gestion désastreuse de la crise sanitaire liée à l'épidémie de la Covid-19, des inégalités aggravées par une économie qui patine, un chômage qui grimpe, l'escalade de la déforestation, sa popularité ne faiblit pas. Quel est donc le mystère Bolsonaro ? Quels sont ses échecs et ses réussites ? Qui parvient à l'influencer, ses fils ou les militaires ?
    Des réformes ont été lancées, mais le risque d'une nouvelle récession, la seconde en cinq ans, est réel. Pourtant, la préoccupation principale du président ultra-conservateur reste les élections de 2022. D'ici là, son clan pourrait être rattrapé par les affaires...
    Cette vaste enquête plonge dans les coulisses du pouvoir, dans l'entourage présidentiel aussi bien que chez ses détracteurs. Étayée par de nombreux témoignages, elle dessine le bilan des deux premières années du mandat Bolsonaro et nous offre le portrait d'un pays fracturé, une photographie pleine de contrastes de la société brésilienne.

  • 2020 : année De Gaulle.50 ans après sa mort, son nom est partout. Étonnant retour en grâce,alors que les idées de l'État, de la nation, de la République et de lapolitique qu'il a incarnées durant toute sa vie sont foulées aux piedstous les jours par la plupart de ceux qui l'invoquent. La meilleureexplication est sans doute que ces derniers se rendent compte quele nom de celui qui, au xxe siècle, sauva deux fois la Républiquerencontre un écho dans l'opinion. Car De Gaulle, c'est le nom quebeaucoup de Français mettent sur le sentiment d'un vide que les politiciens d'aujourd'hui peinent à remplir. Malraux avait expliquéqu'il n'y aurait pas de gaullisme sans De Gaulle. Le problème c'estque le gaullisme n'a pas eu de remplaçant.Cet essai explore le manque que tant de Français éprouventconfusément à l'évocation, au bout d'un demi-siècle d'après-gaullisme,du nom du fondateur de la France libre et de la Ve République.Henri Guaino fut l'un des artisans, en 1992, de la campagne du « non » au traitéde Maastricht aux côtés de Charles Pasqua et de Philippe Séguin, et l'inspirateurde la campagne de Jacques Chirac sur la fracture sociale en 1995. Il a étécommissaire général au Plan, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Élyséeet député.

  • L'esclavage des Yazidis par Daech est l'un des drames les plus marquants de notre époque. L'histoire des passeurs, qui ont créé des réseaux clandestins pour libérer ces innocents, restait à écrire.

    En août 2014, Daech lance une guerre génocidaire dans les terres de la minorité religieuse yazidie, au nord de l'Irak. Des pères de famille et des personnes âgées sont exécutés et jetés dans des fosses communes. Des milliers de femmes et d'enfants sont kidnappés et destinés à devenir les esclaves sexuels ou les enfants-soldats du «califat».
    Face à l'horreur, des civils, femmes et hommes, renoncent à leur vie ordinaire pour devenir passeurs. Yazidis ou musulmans, ils sont marchand, chauffeur de taxi, médecin, journaliste ou avocat. Traqués par Daech, ils infiltrent les communications du groupe, recrutent des informateurs et des équipes clandestines jusqu'aux confins de la Syrie. Dans cette coalition hétéroclite, des intermédiaires aux motivations diverses parviennent à sauver des centaines de captifs. Sans eux, aucun Yazidi ne serait revenu vivant de l'enfer.
    Fruit d'enquêtes de terrain et d'entretiens inédits, ce livre propose un plongeon vertigineux dans la nuit de Daech, aux côtés des passeurs. Un récit intense et poignant où se mêlent courage, sacrifice et liberté.

    « Des récits de sauvetages impressionnants. ».
    (Beate et Serge Klarsfeld).

  • La transmission est en crise. Pour les Européens de notre temps, la tentation est grande de se laisser bercer par les écrans, les slogans publicitaires et le conformisme ambiant. De suspendre tout jugement critique. De cesser de penser.
    Par une sélection de 200 oeuvres marquantes dans l'histoire des idées, cet ouvrage pose des jalons essentiels pour quiconque veut penser le monde. Les textes présentés sont presque exclusivement des essais, auxquels ont été adjoints certains écrits fondateurs des mythologies européennes et de rares oeuvres de fiction ayant laissé une image indélébile dans l'imaginaire européen. Les oeuvres retenues sont d'une grande diversité, couvrant de nombreuses familles de pensée et la quasi-totalité des sciences humaines et naturelles. À qui veut aiguiser sa pensée, ce livre donne une vision du monde, tout en permettant d'explorer des voies transversales, nouvelles.
    Fruit du travail d'une quarantaine d'auteurs, cette bibliothèque idéale est la meilleure porte d'entrée pour accéder au patrimoine intellectuel de notre continent. Tous les grands thèmes traversant les sols d'Europe depuis plusieurs millénaires y sont traités avec clarté et rigueur.

  • Christian Laborde cette fois choisit l'abécédaire. Et, du A d'Anquetil au Z de Zaaf, du B de Louison Bobet ou de Joséphine Baker au H de Bernard Hinault, du F de Christopher Froome au P de Parasol, du R de Robic au V de Ventoux, et du V de Ventoux à celui de Vodka, le Tour passe en toutes lettres. Le Tour de France de Laborde est un roman d'aventures où le savoir et la saveur se disputent la vedette. Laborde, qui se souvient de Joseph Habierre, casseur de cailloux disputant le Tour de France en 1909, a bel et bien une mémoire d'éléphant. Il est surtout un fabuleux conteur. Les exploits, les duels, les grands cols, les paysages, les coups tordus, les abandons, les chutes, les tragédies, les larmes, les maillots, les vélos, l'accordéon, la caravane, les spectateurs, leur enthousiasme et leurs chapeaux de fortune : Laborde n'oublie rien, magnifie tout, fait le Tour de la question dans un style flamboyant. La légende des cycles brille d'un éclat neuf.
    Poète, romancier, pamphlétaire, chroniqueur à La Nouvelle République des Pyrénées, journal le plus lu par les ours, Christian Laborde, quand il n'écrit pas, monte sur scène ou sur son vélo.

  • Depuis l'avènement du New Age dans les années soixante et l'engouement pour le développement personnel, des charlatans ont pris possession de notre santé et de notre bien-être.
    De nos jours, quatre français sur dix et 60 % des malades du cancer ont recours aux médecines dites complémentaires, douces ou alternatives. Du jeûne hydrique au respirianisme, en passant par la macrobiotique, la naturopathie, la kinésiologie, l'anthroposophie, le reïki, la dianétique, l'Access bars ou encore la méditation curative, les offres se multiplient à profusion.
    À partir de témoignages et de documents inédits, Georges Fenech lève le voile sur les dangers de certaines pratiques.
    Il dénonce sans langue de bois l'infiltration des communautés pseudo-thérapeutiques à tous les niveaux de la société : écoles, universités, entreprises, églises, ministères et réseaux sociaux.
    Ce cri d'alarme est lancé avant que le piège ne se referme définitivement sur notre bien le plus précieux, la santé.

  • Géolocalisation, réponses automatiques aux mails, propositions d'achats ciblant les goûts du consommateur... L'intelligence artificielle est déjà à l'oeuvre dans notre quotidien. Et sa place ne cesse de grandir, de s'affirmer à chaque seconde. « Pour notre bien », assurent les GAFA et autres géants du numérique. Pourtant, l'intelligence artificielle n'est pas une technologie comme les autres ni un simple progrès technique. Elle contient une philosophie, une vision de la vie et de l'Homme inquiétante. Promouvant en effet une équivalence entre l'humain et la machine, elle permet d'imaginer une pensée sans sujet qui nie la subjectivité. En imitant l'homme, elle le défie (et parfois le surpasse) dans des domaines essentiels de la vie en société : la justice, la médecine ou l'organisation du travail.... L'Homme risque ainsi de se retrouver passif, les rapports humains détruits, la démocratie sapée dans ses fondements. Pour quel bénéfice ? De nouveaux services, parfois utiles, certes efficaces mais qui viennent enrichir essentiellement les GAFA en déstabilisant dangereusement nos sociétés.
    Tout en expliquant clairement l'évolution des diverses technologies, cet ouvrage dissèque les défis que la machine lance aujourd'hui à l'Homme et s'inscrit en faux contre le discours dominant : Non, l'Intelligence artificielle n'est pas un progrès « comme les autres », un « sens de l'Histoire » irrévocable.

  • Dans un monde en manque de repères, nostalgique de grandes figures comme l'abbé Pierre, mère Teresa ou soeur Emmanuelle, le père Pedro apparaît comme leur successeur. On connaît le combat qu'il mène depuis près de trente ans contre la pauvreté à Madagascar à travers son association Akamasoa. On connaît sa bonté, sa générosité, son amour mais aussi son caractère volcanique, son franc-parler, ses saintes colères.Voici un manifeste et un livre de réflexions sur des sujets qui lui tiennent à coeur - l'école pour tous, la question des réfugiés, la guerre sainte et la mort, la décadence des politiques, la place des femmes, la démocratie, etc. -, dans lequel le père Pedro conjugue ses interrogations, ses convictions, ses indignations.Le message fort d'un insurgé qui réveille nos consciences.Pierre Lunel est écrivain, auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont beaucoup sont consacrés à de grandes figures de la fraternité comme l'abbé Pierre et soeur Emmanuelle : Insurgez-vous ! est le troisième ouvrage consacré au père Pedro et à Akamasoa, paru aux éditions du Rocher.

  • Ils agissent dans l'ombre, sur les terrains les plus hostiles, se glissent dans la nuit et frappent là où personne ne les attend. Par la mer et par les airs, ces membres des unités des forces spéciales de la Marine nationale sont ceux qu'on appelle en dernier recours. Nageurs de combat, tireurs de précision, experts en explosifs, chuteurs opérationnels, ils appartiennent aux commandos Hubert, Trépel, Jaubert, Montfort, Penfentenyo, Kieffer et Ponchardier. Leur chef : le lieutenant de vaisseau Ludovic Robin.
    Leurs missions sont secrètes et rien n'en filtre jamais. Appuis et destructions à terre, contre-terrorisme, opérations sous-marines, lutte contre la piraterie, renseignement en zones de guerre, libération d'otages, assaut en haute mer. Ils agissent souvent loin des côtes françaises, sans médiatisation.
    Pour raconter ce que vivent ces guerriers d'élite, il fallait enquêter au plus près, dans un milieu où la discrétion et l'humilité sont la règle. Manuelle Calmat s'est immergée dans ce monde fermé pour nous faire vivre les aventures des Commandos Marine sous forme de fictions, aussi vraies que le réel : leur sélection implacable, l'arrestation de narco-trafiquants au large de la Colombie, une libération d'otages au Groenland, le sauvetage de ressortissants français dans le golfe de Guinée, la lutte contre la piraterie et la pêche illégale en Guyane, l'interception d'un chef de guerre au Niger, une opération de la dernière chance au Yémen.
    Portées par une documentation rigoureuse et un sens du récit haletant, ces nouvelles sont une façon de comprendre ce que vivent les bérets verts « au coeur des tempêtes ».

  • « Entre 2015 et 2017, un auteur sévissant sous le pseudonyme de Hyacinthe Léonide rédigeait sous la forme d'un abécédaire un ensemble de propositions présentant toutes les bonnes raisons de refuser l'accueil des migrants. L'homme s'est donné la mort après avoir achevé son ouvrage et exigé qu'il me soit transmis, sachant que mes écrits me situent pourtant du côté de la gauche bien-pensante sentimentalo-bobo.
    Hyacinthe Léonide n'est plus, mais son esprit hante la France et l'Europe, comme un mauvais génie qui sème la peur de l'étranger bien au-delà des partis xénophobes - à travers la sainte trinité Migrant-Musulman-Islamiste, et ses très diverses déclinaisons. » Dans cet abécédaire parodique, à la fois drôle et glaçant, Yves Cusset traque allègrement nos peurs enfouies et nos fantasmes. Il s'appuie pour cela sur les propos très réels de nombreuses personnalités publiques, dont l'écho dépasse les limites de la droite anti-migrants - dans l'espoir qu'un rire salvateur, jaune ou de toute autre couleur, nous permettra de les exorciser.

  • Installer à la place de la société occidentale déclinante une « civilisation de substitution », l'islam, seule religion susceptible de rendre les hommes heureux : c'est l'ambition affichée par les États musulmans dans un document stratégique adopté par eux à l'unanimité il y a dix-huit ans, à l'automne 2000.Ce document décrit dans le détail la manière dont procèdent, aujourd'hui encore, les États musulmans pour étendre la charia en Europe. Apprentissage de l'arabe, communautarisme, financement des mosquées, etc. : tout y est décrit. Cette stratégie montre précisément comment s'engouffrer dans les failles et faiblesses de la société occidentale, quitte à favoriser ses fractures et dérives, pour mieux y installer l'islam.Ce document est officiel. Il aurait dû être connu et commenté depuis longtemps. Et il ne l'est pas, jusqu'à aujourd'hui. Jean-Frédéric Poisson est le premier responsable politique français à le commenter pour le faire connaître dans le détail à l'opinion publique, pour que les Français sachent. Et que tous les responsables publics ne puissent plus prétendre : « Je ne savais pas... » Jean-Frédéric POISSON est le président du Parti chrétien-démocrate. Ancien député, élu local, il a présidé la commission d'enquête parlementaire sur les moyens de Daech et piloté les travaux de la commission des lois sur l'état d'urgence. Titulaire d'un doctorat de philosophie consacré à la dignité humaine et à la bioéthique, juriste en droit du travail, ses deux dernières publications sont Notre sang vaut moins cher que leur pétrole (Éd. du Rocher, 2016) consacré aux chrétiens d'Orient, et Les Moyens de Daech (Éditions des Équateurs, 2016).

  • Avec le mouvement #metoo, la parole des femmes s'est libérée. Celle des enfants reste interdite. Ce livre, témoignages à l'appui, révèle les causes, les mécanismes et les conséquences dramatiques de ce silence. Un à deux enfants sur trente sont victimes d'agressions sexuelles et de viols, principalement dans le cadre familial, mais le sujet reste partout tabou. Ou, pire, quand les faits sont révélés, ils restent impunis. Pourquoi ?

    Ayant infiltré les groupes masculinistes, Patric Jean met en évidence l'idéologie qui protège pédocriminels et pères incestueux. Aujourd'hui, des pathologies pseudo-scientifiques, comme le « syndrome d'aliénation parentale », servent devant les tribunaux à exonérer les agresseurs, voire à mettre en accusation les mères et les personnels de santé qui les signalent. Pour confier la garde de l'enfant abusé au parent coupable.
    Il est indispensable de lancer l'alerte sur ce phénomène méconnu. Il y a urgence.

  • La mémoire perdue

    Francis O'Gorman

    • Rocher
    • 18 Mars 2020

    « La mémoire perdue examine comment et pourquoi nous en sommes venus à présumer qu'il nous faut vivre en nous passant de la plupart des récits - de récits complexes et riches, étranges et contradictoires, fondamentaux et difficiles, douloureux autant qu'instructifs, agréables autant que tristes. C'est un ouvrage qui s'interroge sur ce qui (comme Freud l'a bien montré) nous fait préférer voir l'histoire comme un trauma que la voir comme une richesse. Il analyse pourquoi la littérature, l'art et la musique du passé ne sont presque plus accessibles aux jeunes gens autrement que sous la forme de sujets d'épreuves scolaires ou universitaires, et, au-delà, n'ont guère d'utilité plus poussée, ni ne sont source de plaisir, de questionnements fructueux ou de sens. Il explore pour quelles raisons réfléchir sérieusement aux réalisations du passé est devenu l'apanage de quelques-uns, à l'égard de qui la modernité est en général soupçonneuse. Cette perte d'histoire se mesure en Occident à l'aune de la dégradation du goût (bien que, je le reconnais, on déplore une telle dégradation depuis que la notion même de goût existe) et de la compréhension des réalisations esthétiques et intellectuelles. Mais elle se mesure aussi à travers les multiples formes du déracinement moderne : solitude, exil, mal-être, absence symbolique et parfois littérale d'un foyer. Confrontés à l'oubli des idées et des êtres, et poussés seulement à s'efforcer d'atteindre des succès à venir qu'on présente comme s'ils étaient planifiés, les Occidentaux d'aujourd'hui habitent le séjour trépidant des égarés qui ne font qu'imaginer savoir vers quoi ils vont. »

  • Sur une petite colline abandonnée des hommes, enfouie dans l'oubli, un jeune homme dépose son rêve d'enfance. Très vite, il se heurte à des difficultés qui paraissent insurmontables. Toutes les conditions sont réunies pour l'échec. Le 16 juin 1978, la colline va s'embraser. La Cinéscénie du Puy du Fou est née. Puis le Grand Parc de l'Histoire de France, la Cité Nocturne, etc... Le Puy du Fou va devenir un fleuron français, un haut-lieu de la mémoire vivante.
    Au fil d'un récit haletant, Philippe de Villiers révèle comment les obstacles furent avalés. Il raconte la genèse d'un succès foudroyant qui a porté, en quelques décennies, le Puy du Fou sur le toit du monde. Aujourd'hui, depuis Los Angeles, les oscars et récompenses pleuvent. De nombreux pays, de l'Espagne à la Chine, sollicitent le Puy du Fou pour mettre en valeur leur culture, leurs racines. " Chacun veut son Puy du Fou ".
    C'est toute cette histoire improbable que raconte Philippe de Villiers. Et il s'interroge en conclusion : " Pourquoi donc le Puy du Fou connait-il une telle longévité? Pour trois raisons : l'Idée ne s'est pas affadie, le feu créatif ne s'est pas éteint et nous avons gardé nos ferveurs ". Le Puy du Fou est une oeuvre humaine, fragile, qui n'est pas tout à fait dans la main des hommes.

  • Marc Trévidic, Laurence Vichnievsky, François Molins, Renaud Van Ruymbeke, Jean-Claude Marin, Philippe Courroye, Eliane Houlette et bien d'autres.

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