Seuil

  • Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scienti?ques et d'institutions annoncent la ?n de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si dif?cile d'éviter un tel scénario ?
    Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la « collapsologie ». En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de « crises » que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre.

    Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.

  • La France sous nos yeux : économie, paysages, nouveaux modes de vie Nouv.

    Qu'ont donc en commun les plateformes logistiques d'Amazon, les émissions de Stéphane Plaza, les livreurs de sushis, les stages de yoga dans la Drôme, l'univers des coaches et les boulangeries de rond-point ? Rien, bien sûr, sinon que chacune de ces réalités économiques, culturelles et sociales occupe le quotidien ou nourrit l'imaginaire d'un segment de la France contemporaine. Or, nul atlas ne permet de se repérer dans cette France nouvelle où chacun ignore ce que fait l'autre. L'écart entre la réalité du pays et les représentations dont nous avons hérité est dès lors abyssal, et, près d'un demi-siècle après l'achèvement des Trente glorieuses, nous continuons à parler de la France comme si elle venait d'en sortir. Pourtant, depuis le milieu des années 1980, notre société s'est métamorphosée en profondeur, entrant pleinement dans l'univers des services, de la mobilité, de la consommation, de l'image et des loisirs. C'est de la vie quotidienne dans cette France nouvelle et ignorée d'elle-même que ce livre entend rendre compte à hauteur d'hommes et de territoires.
    Le lecteur ne s'étonnera donc pas d'être invité à prendre le temps d'explorer telle réalité de terrain, telle singularité de paysage ou telle pratique culturelle, au fil d'un récit soutenu par une cartographie originale (réalisée par Mathieu Garnier et Sylvain Manternach) et des statistiques établies avec soin. Qu'ils fassent étape dans un parc d'attraction, nous plongent dans les origines de la danse country, dressent l'inventaire des influences culinaires revisitées, invoquent de grandes figures intellectuelles ou des célébrités de la culture populaire, les auteurs ne dévient jamais de leur projet : faire en sorte qu'une fois l'ouvrage refermé, le lecteur porte un regard nouveau sur cette France recomposée.

  • La mafia d'état Nouv.

    La mafia d'état

    Vincent Jauvert

    • Seuil
    • 7 Octobre 2021

    En France, un petit groupe de hauts fonctionnaires truste la plupart des postes clés et lucratifs - dans les grandes entreprises privées comme au coeur de l'État. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, jamais cette caste n'a été aussi puissante et aussi riche.

    Comment cette caste, unique dans le monde occidental, s'est-elle constituée sous le gaullisme, a prospéré sous Mitterrand, pour atteindre son apogée aujourd'hui ? Comment a-t-elle réussi à contrer toutes les tentatives pour réduire son pouvoir ? Pourquoi des proches d'Édouard Philippe sont-ils des archétypes de cet entre-soi ?

    Grâce à une quarantaine de témoignages inédits, La Mafia d'État révèle les secrets de cette tribu de grands commis souvent plus préoccupés par l'argent et le pouvoir que par l'intérêt général. On y apprend comment ils se cooptent dans les conseils d'administration de groupes privés, parfois aux limites de la loi ; comment ils font fortune grâce au démantèlement de l'État qu'ils ont eux-mêmes orchestré ; comment certains ont continué à manoeuvrer habilement et à prospérer pendant la crise sanitaire.

    Grand reporter à L'Obs, Vincent Jauvert est notamment l'auteur des bestsellers d'investigation Les Intouchables d'État et Les Voraces (prix Anticor 2021).

  • Le courage de la nuance

    Jean Birnbaum

    • Seuil
    • 11 Mars 2021

    « Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison », disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd'hui, tant l'air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d'ombres où le débat est souvent remplacé par l'invective : chacun, craignant d'y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu'éclairer les esprits.

    Avec ce livre, Jean Birnbaum veut apporter du réconfort à toutes les femmes, tous les hommes qui refusent la «brutalisation» de notre débat public et qui veulent préserver l'espace d'une discussion aussi franche qu'argumentée. Pour cela, il relit les textes de quelques intellectuels et écrivains qui ne se sont jamais contentés d'opposer l'idéologie à l'idéologie, les slogans aux slogans. Renouer avec Albert Camus, George Orwell, Hannah Arendt, Raymond Aron, Georges Bernanos, Germaine Tillion ou encore Roland Barthes, ce n'est pas seulement trouver refuge auprès de figures aimées, qui permettent de tenir bon, de se tenir bien. C'est surtout retrouver l'espoir et la capacité de proclamer ceci : dans le brouhaha des évidences, il n'y a pas plus radical que la nuance.

  • « On passe des commandes en ligne, on prend des apéros en ligne, bientôt on fera l'amour en ligne... Avec le Covid, notre société a gagné vingt ans. » Thierry, restaurateur amiénois.

    Il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget, qui l'élèvent au rang de « Progrès » à majuscule. Et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain.

    Il y a ceux qui rêvent d'un « vaste réseau numérique neural », de « digitalisation » et de « capteurs » partout. Et d'autres qui redoutent ce futur à la Matrix.

    Il y a ceux qui ne laissent pas le choix : « il faut accélérer », « aller de l'avant », « il y a une course, et la France risque de prendre du retard ». Et d'autres qui, avant de s'élancer, s'interrogent sur le sens de cette course : où va-t-on ? où veut-on aller ?

    Il y a ceux qui célèbrent le Prométhée tout-puissant, porteur du feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe. Et ceux qui reprennent son flambeau, mais autrement : Prométhée a surtout eu pitié des hommes, il a pris le parti des faibles, lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe ou de l'Élysée.

    Il y a leur progrès, et le nôtre.

  • Le parlement des citoyens : la Convention citoyenne pour le climat Nouv.

    Pendant plus d'un an, la Convention citoyenne pour le climat a réuni 150 citoyens tirés au sort et représentatifs de notre société. L'enjeu était le suivant : comment réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 40 %, dans un esprit de justice sociale ? Rares sont les livres à nous plonger au coeur d'une telle expérience. Or la compréhension de l'ingénierie démocratique est décisive, si l'on veut associer les citoyens à la décision publique et rénover la vie de la cité. Un grand livre de science politique, qui ouvre des voies radicalement nouvelles.

  • De livre en livre, Ivan Jablonka ouvre des voies nouvelles. Avec une audace et une créativité peu communes, il invente ses sujets et ses formes. Après Laëtitia, après En camping-car, il explore sa « garçonnité » dans les années 1970-1980, s'interrogeant sur le « nous-garçons » et les frontières incertaines entre masculin et féminin.
    De sa famille au service militaire en passant par l'école, il raconte sa formation au fil d'une enquête souvent poignante, parfois drôle - toujours passionnante - où beaucoup pourront se reconnaître. Car cette « autobiographie de genre » dévoile une intimité à la fois individuelle, sociale et politique : l'histoire d'une génération. Avec une honnêteté troublante, Ivan Jablonka analyse le « malaise dans le masculin » qui fut le sien, restituant le vif et l'éclat de l'enfance dans ses enthousiasmes, ses émois et ses peines.

  • Le « pic pétrolier » est de retour. Dans les années 2000, l'idée que la production de pétrole plafonnerait bientôt avant de décroître agitait le monde de l'énergie. Le boum du pétrole de schiste aux États- Unis a semblé invalider cette prévision, offrant un sursis à un monde toujours accro à l'or noir. Mais ce boum révèle ses fragilités, et le compte à rebours continue. Faute de réserves suffisantes, la production mondiale risque d'entrer en déclin au cours des années qui viennent. En se basant sur des données géologiques et industrielles jusqu'ici confidentielles, les auteurs lancent l'alerte sur une menace largement ignorée... sauf des pétroliers eux-mêmes ! L'ère de l'abondance touche à sa fin. Si l'économie n'anticipe pas ce sevrage, les conséquences promettent d'être sévères. De surcroît, prévient cet ouvrage solidement documenté, le déclin de la manne pétrolière risque de provoquer des bouleversements géopolitiques majeurs. Une solution existe : prendre au sérieux nos engagements climatiques, et sortir enfin de la dépendance au pétrole. Ce livre sonne comme un réveil urgent.

  • « Les Cahiers de l'Avenir en commun » permettent d'aborder le projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon à travers 4 thèmes : Démocratie et libertés, vite la 6ème République, La planification écologique, Le Progrès social humain, et Pour une France indépendante.

    Après une introduction de Jean-Luc Mélenchon, chaque numéro présente les sujets et les principales propositions. Au centre de la revue, un questionnaire consultatif permet aux lecteurs d'exprimer leur avis et de contribuer au programme.

    Ce mode de diffusion d'un programme et de consultation citoyenne est une première en France : il doit permettre aux lecteurs d'acquérir une vision globale du programme et d'en discuter.

    Le quatrième et dernier numéro de la revue "Les Cahiers de l'Avenir en commun" présente les mesures Pour Une France indépendante : Paix, Europe, défense, Nations Unies, migrations, francophonie, coopérations internationales ainsi que les enjeux liés à la mer, à l'espace et au numérique.

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  • Mémoires vives

    Edward Snowden

    • Seuil
    • 19 Septembre 2019

    Les Éditions du Seuil publieront en septembre prochain, simultanément avec 20 autres éditeurs dans le monde, Mémoires vives, l'édition française du livre d'Edward J Snowden, Permanent record. L'ouvrage original sera publié par Metropolitan books (Macmillan) aux Etats-Unis le 17 septembre 2019.

    En 2013, un jeune homme de 29 ans surprend le monde entier en quittant la communauté du renseignement et en révélant que le gouvernement des États-Unis poursuit le projet secret de collecter toutes nos conversations téléphoniques, nos textos et nos emails. Ils veulent établir un système de surveillance de masse sans précédent, capable de s'infiltrer dans la vie privée de chaque personne sur la planète.

    Il révèle pour la première fois dans ce livre son histoire, comment il a participé à la mise en place de ce système et la crise de conscience qui l'a conduit à la révéler au public.

    "Edward J Snowden a décidé à l'âge de 29 ans de sacrifier son avenir personnel pour le bien de son pays, déclare John Sargent, président de Macmillan USA. Il a témoigné ainsi d'un courage immense, et, qu'on le veuille ou non c'est une fabuleuse histoire américaine. Il n'y a aucun doute que le monde est plus sûr et respectueux grâce à ce qu'il a fait. C'est une immense fierté pour Macmillan de publier Permanent record." Porté par une passion sans faille pour la vérité et une inébranlable sincérité, Mémoires vives est un témoignage exceptionnel, appelé à devenir un classique de notre temps.

  • Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s'est lancée, sous prétexte de « modernité », dans une numérisation de l'école à marche forcée - de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre.
    L'école numérique, c'est un choix pédagogique irrationnel, car on n'apprend pas mieux - et souvent moins bien - par l'intermédiaire d'écrans. C'est le gaspillage de ressources rares et la mise en décharge sauvage de déchets dangereux à l'autre bout de la planète. C'est une étonnante prise de risque sanitaire quand les effets des objets connectés sur les cerveaux des jeunes demeurent mal connus. C'est ignorer les risques psychosociaux qui pèsent sur des enfants déjà happés par le numérique.
    Cet essai s'adresse aux parents, enseignants, responsables politiques, citoyens qui s'interrogent sur la pertinence du « plan numérique pour l'école ». Et s'il fallait au contraire faire de l'école une zone refuge, sans connexions ni écrans, et réinventer les pistes non numériques du vivre-ensemble ?

  • On ne peut pas supporter de voir les conditions de vie et de travail se dégrader alors que le pays a les moyens d'assurer le bien-être de tous.

    Le bien-être des Françaises et Français est au coeur du projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon : « on ne peut pas vivre heureux dans un océan de malheurs ! » Face à l'égoïsme et au chacun pour soi des logiques libérales, l'Avenir en commun défend une société de l'entraide et du « bien vivre ».

    Les leviers d'intervention pour créer les conditions du progrès social humain sont nombreux. C'est à l'État de s'engager, en commençant par refonder la fiscalité nationale pour qu'elle pèse moins sur le travail et qu'elle permette un juste partage des richesses.

    Le progrès social humain passe par la réduction des inégalités qui ont explosé en 20 ans ! Les salaires doivent augmenter, le temps de travail doit diminuer, la retraite doit être garantie : nous refusons les logiques de dégradation qui ont amené les gouvernements successifs à rogner sur les droits sociaux.

    Le programme de Jean-Luc Mélenchon propose d'accompagner tout au long de la vie les citoyens, en tenant compte de toutes les dimensions qui fondent l'humain : santé, culture, sport, formation, éducation et enseignement supérieur. Il s'agit aussi de faire toute la place nécessaire aux jeunes personnes, aux personnes âgées et dépendantes, ou encore aux personnes qui vivent avec un handicap. La société doit oeuvrer à une vie digne pour toutes et tous.

    Ce troisième numéro des Cahiers de l'Avenir en commun, le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, propose des orientations et des mesures prioritaires. Un questionnaire consultatif permet aussi de participer et d'exprimer son avis.

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  • « J'ai une passion, une pulsion, un vrai démon de la connaissance ! J'ai envie d'apprendre. Je suis toujours très reconnaissant à qui m'apprend quelque chose et j'aime toujours apprendre aux autres. C'est une priorité au quotidien. Avant même de manger ! C'est comme si j'avais la mission, au sens ordinaire du terme, d'enseigner. Et plus j'avance en âge, plus cela se présente comme : "Il faut. Ça urge !" ».
    Hubert Reeves.

    Astrophysicien de renommée mondiale, Hubert Reeves a nourri toute sa vie une passion pour l'histoire du cosmos. Pour lui, nous faisons partie d'un système où univers, nature et humanité sont interdépendants. Afin de préserver cet équilibre de vie pour tous, il est devenu un grand défenseur de la nature.
    Hubert nous confie ici les étapes de son cheminement, qui l'ont mené progressivement vers une belle sérénité. Il évoque les influences qui l'ont formé, ses choix, ses joies mais aussi ses doutes et inquiétudes, les difficultés qu'il a pu rencontrer et la manière dont il les a surmontées.
    Voici une source d'inspiration et d'énergie qui devrait nous inciter à assumer nos propres envies.

    Entretiens menés par Sophie Lhuillier.

  • Salamé ? Présente. Starck ? Présent. Pinault, Seydoux, Badinter, Goldman ? Présents ! Faire l'appel des anciens élèves de l'École alsacienne, c'est passer en revue des milliers de patronymes illustres dans tous les domaines : politique, affaires, médias, édition ou encore cinéma.
    Si une grande majorité des Français n'en a jamais entendu parler, à Saint-Germain-des-Prés, tout le monde connaît cette école qui plaît aux intellos chics notamment pour sa pédagogie progressiste et humaniste. L'École de la rue d'Assas a su de longue date cultiver les exigences de l'époque : épanouissement de l'élève, rapport horizontal à l'autorité, valorisation des pratiques artistiques, etc. Mais cet établissement de rêve n'est pas pour tous. L'Alsacienne déjà ultra sélective est victime de son succès. Difficile, voire impossible d'y faire entrer son enfant si l'on n'a ni les codes ni un solide carnet d'adresses. Comment est-on passé d'une école d'avant-garde à la forteresse de l'entre-soi d'une élite éclairée ? Dans cet ouvrage, on croise des protestants alsaciens, des rejetons de ministres, d'acteurs, ou d'écrivains, des parents qui réseautent aux goûters d'anniversaires, Gabriel Attal et Juan Branco en frères ennemis... À partir d'une centaine d'entretiens, la première grande enquête sur l'École alsacienne décrypte les mécanismes d'un autre séparatisme scolaire et social qui ne dit pas son nom.

  • « Ce livre expose une idée radicale.

    C'est une idée qui angoisse les puissants depuis des siècles. Une idée que les religions et les idéologies ont combattue. Une idée dont les médias parlent rarement et que l'histoire semble sans cesse réfuter.

    En même temps, c'est une idée qui trouve ses fondements dans quasiment tous les domaines de la science. Une idée démontrée par l'évolution et confirmée par la vie quotidienne. Une idée si intimement liée à la nature humaine qu'on n'y fait souvent même plus attention.

    Si nous avions le courage de la prendre au sérieux, cela nous sauterait aux yeux : cette idée peut déclencher une révolution. Elle peut mettre la société sens dessus dessous. Si elle s'inscrit véritablement dans notre cerveau, elle peut même devenir un remède qui change la vie, qui fait qu'on ne regardera plus jamais le monde de la même façon.

    L'idée en question ?

    La plupart des gens sont bons ».

    Captivant et inspirant, formidable succès partout dans le monde, Humanité ouvre avec humour, sérieux et pédagogie de nouveaux horizons. Et si nous étions plutôt bons ? Et si un livre pouvait changer le monde ?

  • Énorme succès à l'étranger, ce livre haletant nous offre enfin la clé de compréhension des désastres climatiques, écologiques, pandémiques et économiques contemporains. Accuser Sapiens, un humain indifférencié et fautif depuis toujours, est une imposture. Notre histoire est sociale : c'est celle des structures de domination nées il y a cinq mille ans, et renforcées depuis cinq siècles de capitalisme, qui ont constitué un engrenage destructeur de la Terre et de l'avenir de l'humanité, une mégamachine.
    Mais ces forces peuvent aussi être déjouées et la mégamachine ébranlée. Alors que les alternatives ne manquent pas, quel déclic nous faut-il pour changer de cap et abandonner une voie manifestement suicidaire ? La réponse est dans ce récit. Car seul celui qui connaît sa propre histoire peut être capable de l'infléchir.

  • C'est l'histoire d'une ville qui s'effondre. Et d'un maire qui vacille. Ou l'inverse. Depuis l'effondrement, le 5 novembre 2018, de deux immeubles, rue d'Aubagne dans le quartier de Noailles à Marseille, près du Vieux-Port, et la mort de huit habitants, la gestion de Jean-Claude Gaudin est pointée du doigt de toutes parts. A la veille d'élections municipales qui marqueront la fin de vingt-trois ans de règne sans partage, la valse des prétendants prend les allures d'un fascinant jeu de massacre, où les marionnettes préfigurent la partition électorale à venir.

    Dans une ville qui se paupérise plus qu'elle ne se gentrifie, les réseaux d'influences se pilotent depuis les quartiers riches. De cet effondrement annoncé beaucoup espèrent alors émerger pour gouverner la ville. Mais rien ne pousse sur un tas de gravats. Sinon de l'herbe folle.

    Entre l'enquête de terrain et le réquisitoire implacable, La chute du Monstre dénonce le système d'une ville gangrénée par la corruption et l'incompétence.

  • « J'ai été bouleversée et inspirée par le courage de ces Saoudiennes, qui ont fui un pays où l'émancipation des femmes semble encore impossible. Les féministes du monde entier doivent entendre les voix de ces héroïnes en lutte contre le patriarcat le plus rigide. » Leila Slimani Un nombre grandissant de jeunes filles fuient chaque année l'Arabie saoudite dans l'espoir d'une vie meilleure. Hélène Coutard est partie à la rencontre d'une quinzaine d'entre elles, qui ont tout quitté - famille, travail et parfois enfants - pour échapper aux lois du tutorat saoudien. Malgré l'image moderne cultivée par le royaume, le pays continue en effet d'appliquer les principes d'un islam wahhabite rigoriste déniant toute liberté aux femmes.

    À travers ses longs portraits de « fugitives », l'auteure décrit avec beaucoup de sensibilité le quotidien de ces vies volées ainsi que les stratégies étonnantes pour préparer, dans le plus grand secret, les départs. Un matin, faire comme si on partait tranquillement pour son cours d'anglais et demander au taxi de foncer vers l'aéroport.

    Mais l'exil n'est pas toujours le refuge attendu ; à l'étranger, elles sont déracinées, avec la peur au ventre d'être retrouvées par des familles prêtes à tout pour laver l'affront, et par les services saoudiens furieux que ces jeunes femmes, en prenant la parole, ternissent l'image du royaume. Loin des clichés, des destins de femmes aux vies et aux personnalités parfois très différentes qui ont pourtant une chose en commun : elles ont toutes eu la force de fuir et de se réinventer.

  • Créée en 1996, la section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) se bat pour le respect des droits et de la dignité dans les prisons françaises et milite pour la réduction du recours à l'emprisonnement. En vingt-cinq ans, l'association est devenue un interlocuteur essentiel pour les détenus mais aussi pour l'ensemble des personnes qui s'intéressent à la question carcérale. Elle est par ailleurs une force de proposition respectée des institutions qui sollicitent régulièrement son analyse. Pourtant, alors que la prison reste un espace de non-droit, l'Observatoire n'a jamais été aussi peu soutenu financièrement par l'État. Au point que son existence est menacée.
    C'est pour réaffirmer les valeurs qui sont au fondement de son action que des écrivains s'associent au combat pour sa défense. Leurs textes rappellent à quel point la prison hante nos consciences malgré les mécanismes d'occultation de sa dure et proche réalité. Chacun y raconte, dans une grande diversité de forme et de ton, son lien à ce lieu de relégation et dénonce le scandale de sa persistante inhumanité.
    Les bénéfices de ce livre sont reversés à l'OIP

  • Qu'y a-t-il de commun entre un T-shirt Dior à message féministe et une Barbie à l'effigie de Frida Kahlo ? Entre une pub pour du gel douche Dove ou des serviettes hygiéniques Always ? Entre deux multinationales qui affirment donner leur chance aux femmes dans leurs communiqués ...alors qu'elles sont poursuivies aux prud'hommes pour discriminations sexistes ? Tous pratiquent le « féminisme washing », ou son pendant publicitaire le « femvertising », et repeignent les marques aux couleurs du féminisme, sans questionner leurs engagements réels pour les femmes.

    Grâce à une enquête journalistique fouillée qui confronte les usages militants aux productions et ressources humaines des entreprises, Léa Lejeune démontre comment elles cherchent à séduire - parfois à berner - la nouvelle génération féministe. Elle s'appuie sur des exemples concrets et sur la vulgarisation de travaux de recherche en économie. Et conclut son livre en donnant des pistes pour les femmes engagées qui souhaitent s'affranchir des discours mercantiles. Et des pistes pour les entreprises qui veulent corriger leurs mauvaises habitudes ?

  • Dans nos sociétés offrant un accès virtuellement illimité à l'écrit, au son et aux écrans, de nombreux analystes annoncent qu'une nouvelle " économie de l'attention " prend le pas sur l'économie traditionnelle des biens matériels. La principale rareté ne serait désormais plus à situer dans les processus de production, mais du côté de nos capacités limitées de réception. Dans le même temps, d'innombrables publications dénoncent le déferlement d'images et d'informations qui condamneraient notre jeunesse à un déficit attentionnel pathologique.
    Cet ouvrage propose une vision d'ensemble de ces questions en prenant à contre-pied les lamentations courantes. Oui, la sur-sollicitation de notre attention est une question à mettre au coeur de nos analyses économiques, de nos préoccupations pédagogiques, de nos réflexions éthiques et de nos luttes politiques. Mais, non, l'avènement du numérique ne nous condamne pas à une distraction abrutissante.
    Comment dès lors nous positionner ? Faut-il que chacun apprenne à " gérer " ses ressources attentionnelles pour être plus " performant ", ou faut-il nous rendre mieux attentifs les uns aux autres ainsi qu'aux défis qui menacent notre milieu existentiel ? Ce livre choisit la seconde voie. Il esquisse les bases d'une écologie de l'attention qui serve d'alternative à une suroccupation qui nous écrase. Il espère que vous trouverez le temps de le lire...

  • Notre assiette est un puissant levier de lutte contre le réchauffement climatique et d'amélioration de notre bien-être. Comment agir ? Par où commencer ?

    Fruit de cinq années de rencontres aux quatre coins du monde, cette enquête explique pourquoi notre système alimentaire est le principal responsable des menaces qui pèsent sur la planète et sur notre santé. Dépassant ce simple constat, l'auteur suggère des solutions économiquement viables et à portée de tous pour changer la donne : réduction de notre consommation de viande, réinvention de nos habitudes alimentaires, méthodes de cuisine antigaspillage, transformation de nos déchets alimentaires, fermes municipales, cantines 100% bio, jardins partagés pour les plus défavorisés, politiques de soutien aux petits producteurs, etc. Du Brésil à l'Allemagne, de la Suède aux Etats-Unis, Benoît Bringer donne la parole aux femmes et aux hommes qui inventent un nouveau modèle alimentaire respectueux de la nature en démontrant que leurs initiatives sont bonnes, rentables, même à grande échelle.

    Quête d'un jeune père qui s'interroge sur la meilleure façon de nourrir ses enfants et sur le monde dans lequel ces derniers grandiront, ce livre porteur d'espoir est aussi riche de propositions vers une transition alimentaire indispensable. Il montre comment chacun d'entre nous peut être acteur du changement en l'absence d'initiative des pouvoirs publics.

  • La dynamique de la société « hyper-industrielle » est-elle compatible avec l'urgence écologique ? Les gains d'efficacité considérables mis en oeuvre par la machine industrielle ne suffiront pas à enrayer la catastrophe écologique qui menace. De nouveaux régimes de sobriété sont nécessaires. Mais, pour être désirables, ils doivent s'inscrire dans une réorientation des priorités productives : santé, éducation, alimentation, loisirs, sécurité, mobilité. Cette économie humano-centrée est en train d'émerger, mais son versant collectif reste largement à construire. C'est là que se trouvent les emplois permettant de sortir du monde thermo-fossile. Ainsi pourra-t-on fonder une nouvelle base productive, plus durable, enfin recentrée sur les besoins essentiels des êtres humains.

  • « Qui suis-je ? Si je le savais, cela réglerait un certain nombre de questions que je continue à me poser ! Mais heureusement, j'ai commencé par refuser d'être celui que l'on voulait que je sois. J'ai renoncé très jeune à rentrer dans une catégorie, case, obligation, ou bienséance. Finalement, j'ai exploré deux pistes : l'émerveillement, lorsqu'on observe les insectes on est dans l'étonnement, et le faire, parce que fabriquer de ses mains m'a toujours paru très important ».

    Gilles Clément a vécu son enfance entre la Creuse et Oran, où s'est ancré son goût du voyage et de l'observation. Jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, enseignant et écrivain, il n'a qu'une passion : le vivant ! Il est à l'origine de nombreux sites (privés et publics, en France et dans le monde) : le jardin de l'Arche de la Défense (Paris), le parc Matisse (Lille), le Domaine du Rayol (Var). Il en a dégagé certains concepts florissants (le Jardin en Mouvement, le Jardin Planétaire et le Tiers-Paysage) sur un principe de base : « Faire le plus possible avec, le moins possible contre » la nature, les énergies, la vie.


    Entretiens menés par Sophie Lhuillier

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