Instant Present

  • Se lancer dans l'aventure de la parentalité positive, c'est parfois angoissant !
    Mes observations et mes lectures de jeune maman m'y poussaient pourtant, conjuguées à mes réflexions de RH gérant au quotidien des adultes avec leurs soucis de motivation, leur quête de sens, leurs problèmes de communication et leur gestion des conflits assez approximative.
    Oui mais... Cette parentalité positive dont tout le monde parle, ça donne quoi au quotidien ? Est-il possible d'appliquer ces préceptes dans une vie normale, de parent raisonnablement occupé et pas plus patient que son voisin, sans aboutir à des enfants ingérables et des parents au bord de la crise de nerfs (voire en plein milieu) ? D'ailleurs, pourquoi faire autant d'efforts ?
    /> Parfois, quelques images valent mieux qu'un long discours.
    Plutôt qu'un énième bouquin sur la théorie, voici du pratique et du vécu : 200 arrêts sur image, 200 moments de parentalité positive racontés sur le vif. On y lira l'évolution d'une famille s'appropriant peu à peu, tant bien que mal (parfois mal !), une nouvelle manière d'éduquer et de communiquer avec les enfants.
    200 occasions de puiser de l'inspiration pour sa propre relation à son enfant, 200 occasions de mieux comprendre l'intérêt de tel ou tel principe obscur, nettement plus clair une fois qu'on le voit « en action », 200 occasions d'avoir envie d'approfondir, et surtout : 200 occasions, aussi, de se sentir moins seul en tant que parent qui ne fait pas toujours tout « comme dans les livres ».

  • Voici le texte de la conférence de Sophie Rabhi-Bouquet au Salon Primevère de Lyon en février 2018. Elle porte sur l'école qu'elle a créée en 1999 en Ardèche, devenue en 2016 une « école démocratique girafe ».
    Nous découvrons les inspirateurs du lieu (Maria Montessori, Alice Miller, Marshall Rosenberg et Thomas Gordon) et leur lien avec la pédagogie proposée aux enfants.
    Nous comprenons comment l'expérience, l'environnement de la nature et de la bienveillance, la rencontre avec le modèle de l'école démocratique ont contribué à faire de cette école un modèle de réussite.
    Les questions du public permettent ensuite d'enrichir le témoignage de Sophie Rabhi.

  • John Holt poursuit dans ce livre ses réflexions sur l'apprentissage initiées dans Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec. Cette fois, il s'intéresse aux modes d'apprentissage des jeunes, voire très jeunes enfants, d'âge préscolaire qu'il observe avec beaucoup de finesse et de tendresse. Comme pour Comment l'enfant échoue, L'école ou la fabrique de l'échec, les commentaires additionnels de l'auteur sans complaisance, vingt ans après la première parution, enrichissent encore davantage son propos.
    Holt fut l'un des premiers à affirmer et démontrer que chez les très jeunes enfants, apprendre est aussi naturel que respirer. Ce livre explique comment et pourquoi nous apprenons à parler, à lire, à compter ou à raisonner. Il évoque l'importance fondamentale du sens des apprentissages et de la motivation intrinsèque de comprendre le monde qui nous entoure.
    Paru initialement il y a plus de 50 ans, son message est toujours d'actualité, peut-être plus que jamais. Il questionne et bouscule notre vision de l'école, des apprentissages, et plus largement des enfants et de l'éducation.

  • Grâce au talent de conteur de John Holt, on comprend intimement comment il s'est rendu compte qu'enseigner ne pouvait qu'être inefficace et dommageable, même dans les classes conviviales qu'il avait mises en place : l'école est structurellement inadaptée pour apprendre.
    Grâce à des récits précis et pleins de vie issus de son observation de l'apprentissage en cours (ou pas) dans ses classes et aux notes qu'il a apportées vingt ans plus tard pour compléter la première édition, on voit comment John Holt a progressivement perdu foi en la capacité de l'école à se réformer : il est devenu à partir des années 1970 le penseur majeur du unschooling (autrement appelé « apprentissages autonomes »). De plus en plus de gens cherchent aujourd'hui à se défaire de la vision de la société centrée sur l'école, et c'est stimulant de lire les fondements de la pensée de John Holt.
    Ce livre sera utile aux parents qui hésitent encore à déscolariser un enfant en souffrance à l'école, ils comprendront pourquoi ce sera mieux pour lui, même si ce choix demande des aménagements familiaux compliqués. Il intéressera ceux qui veulent en savoir plus sur l'histoire de la pédagogie : on assiste en direct à la prise de conscience par Holt de l'impossibilité intrinsèque de la forme scolaire de transmettre quoi que ce soit à un enfant - en dehors de la soumission et de la dévalorisation de sa propre expérience.

  • Voici un petit livre en deux temps : 10 pages à lire par le parent pour comprendre rapidement quoi faire avec son enfant, qui correspondent à 10 notions validées par la pratique et les recherches en neurosciences .
    100 autres pages permettent de découvrir comment cet apprentissage se met en place, aident à devenir patient en comprenant ce qui se passe concrètement, donnent des clés pour aider l'enfant à saisir les lettres pertinentes avec les « fiches de son », expliquent comment utiliser les difficultés de la lecture de l'enfant pour lui permettre de progresser en orthographe.

  • Lorsqu on souhaite aller vers une école du 3e type, qu on soit enseignant ou parent, Oui ! Mais... reprend toutes les réticences de ses interlocuteurs.
    Sur le fond, tout le monde est d accord sur l efficacité de l apprentissage quand il y a respect de la motivation intrinsèque et du rythme d apprentissage de l enfant. Mais le chemin est semé de doutes :
    Oui ! Mais, est-ce dans n importe quelle activité que les enfants construiront tous les langages dont ils auront besoin ?
    Oui ! Mais comment est assurée la sécurité ? La surveillance ? Etc.
    Il est sage d avoir et de connaitre toutes ces réticences. Aller vers une école du 3e type est un processus long et souvent difficile, ce cheminement optimise la pérennité des projets.
    Oui ! Mais n y a-t-il pas des langages qu il faudrait privilégier ? Peut-on laisser un enfant s enfermer trop longtemps dans la même activité ?
    Oui ! Mais, comment les enfants acquièrent-ils des connaissances ?
    Oui ! Mais comment se règlent les conflits ?
    Oui ! Mais comment est assurée la sécurité ? La surveillance ?
    Oui ! Mais, comment les enfants peuvent-ils suivre ensuite dans le cursus scolaire ordinaire ? Les parents ne risquent-ils pas de troubler l entité école s ils peuvent y entrer ?
    Voici quelques-unes des questions à propos desquelles Bernard Collot offre des pistes de réflexions riches et bienveillantes.

  • Nombres d'idées reçues sont véhiculées sur les enfants, sur ce qu'ils sont et comment on devrait les élever. D'une façon ou d'une autre, ces croyances sont devenues une opinion communément admise de notre société. On accuse les parents d'être tout à la fois laxistes et trop protecteurs, incapables de poser des limites et e rayés par l'idée que leurs enfants puissent échouer. On dit des jeunes qu'ils sont narcissiques, qu'ils se croient tout permis - entre autres descriptions peu fl atteuses.
    Dans Le Mythe de l'enfant gâté, Alfi e Kohn démonte méthodiquement ces croyances ; il ne se contente pas de remettre en cause les a rmations factuellement erronées, il dévoile aussi l'idéologie dérangeante sous-jacente. De récentes recherches révèlent que la «parentalité hélicoptère» est plutôt rare, et que lorsqu'elle existe, elle fait étonnamment plus de bien que de mal. Kohn fait valoir que la plus grande menace qui pèse sur le développement d'un enfant, c'est un style parental trop contrôlant, et non trop indulgent.
    Sur le même ton vivant et anticonformiste que dans son précédent livre traduit en français Aimer nos enfants inconditionnellement, Kohn s'appuie sur un grand nombre de données scientifi ques et sociologiques - tout autant que sur l'humour et la logique - pour questionner les a rmations qui surgissent dans la presse grand public américaine avec une régularité de métronome : les jeunes ont la grosse tête ; ils reçoivent des récompenses, des compliments et des bonnes notes beaucoup trop facilement ; davantage d'autodiscipline ne leur ferait pas de mal, et il faudrait qu'ils en bavent un peu plus. Ces croyances conservatrices sont souvent acceptées sans broncher, y compris par des gens dont les opinions politiques sont plutôt progressistes.
    Dans la culture française, quoiqu'un peu di érente de la culture américaine, on entend de similaires antiennes : « on n'a rien sans rien », « on n'a que ce qu'on mérite », « si tu crois que ça va te tomber tout cuit dans le bec », « dans la vie, il faut toujours un perdant », bref, cette idée qu'il ne faudrait pas que la vie des enfants soit trop facile est tout aussi prégnante - et délétère. Repli sur soi et peur de l'autre, accroissement vertigineux des inégalités, déséquilibres écologiques et autres bouleversements sociétaux : ce livre tombe à pic, car il est grand temps de changer notre regard sur les jeunes si on veut qu'ils deviennent des adultes capables de relever les énormes défi s qui les attendent.

  • Comme des « invitées de marque », les enfants de Léandre Bergeron grandissent et apprennent librement, dans la campagne de l'Abitibi, au nord de Montréal.
    Dans une langue savoureuse, l'auteur décrit le quotidien avec ces adolescentes qui ne sont pas allées à l'école - et qui n'ont pas été « éduquées ». Et pourtant, elles lisent, écrivent, travaillent, discutent, interagissent avec des gens de tous âges, avec enthousiasme et bienveillance, et sens des responsabilités.
    « Pourtant, je dois constater que, quand on ne le leur impose pas, les enfants apprennent avec une simplicité déconcertante. »

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