Azucena ou les fourmis zinzines

À propos

Azucena, mince et brune quinqua aux chaussures rouges, semble être chez elle dans le Train bleu reliant Nice et Paris. Elle y dort, y fait des rencontres, s'y protège des menaces parfois lourdes, y agit, aussi, réalisant des missions secrètes. C'est qu'à Nice, elle est au coeur de plusieurs groupes constitués en réseaux informels, amitiés, résistances. Avec les Paranos, elle distribue dans un stand près de la gare, légumes et graines bio aux abonné.e.s, comme s'il s'agissait de contrebande ou de produits illicites. Avec Luna, elle exfiltre des chiens ayant fui leurs maîtres autoritaires ou violents pour commencer une nouvelle vie. Tout autour d'elle gravite une foule hétéroclite, un rien fantasque, de doux rêveurs qui ne renonceraient pour rien au monde à la mise en pratique de leurs idéaux : Gouel, le marin irlandais, chanteur des rues, Alex, le poète et «prince des poubelles», Manu, Monique, Nadette, un cheminot syndicaliste, Siranouche ou encore la Chienne noire, son amie... Quelques-uns sont, tout comme elle, un peu cabossés, mais trouvent dans les liens qui les unissent des raisons d'espérer. Parce que l'espoir n'est pas une option. Tous, comme autant de fourmis invisibles et obstinées creusant des tunnels pour faire déraper, sans violence, notre vieux monde, oeuvrent ainsi par l'exemple plutôt que par le discours, à en créer un nouveau, plus libre et lumineux, plus solidaire et plus juste.



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782721009548

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    224 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    1.7 cm

  • Poids

    254 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Pinar Selek

  • Naissance : 1-1-1971
  • Age : 51 ans
  • Pays : Turquie
  • Langue : Turc

Pinar Selek est née en 1971 à Istanbul dans une famille de gauche (son père fut
emprisonné cinq ans à la suite du coup d'État de 1980). Sociologue, ses travaux portent
sur les minorités opprimées par la République turque. En juillet 1998, débute pour elle
un invraisemblable cauchemar judiciaire. Elle est accusée d'avoir participé avec des
rebelles kurdes à un attentat terroriste ayant fait sept morts. Arrêtée, torturée, elle
est incarcérée pendant deux ans, jusqu'à ce que les rapports d'expertises concluent...
à une fuite de gaz. Malgré trois acquittements et l'annulation de la condamnation à
perpétuité en juin 2014, le procès sur le fond du dossier est toujours en cours. Son
comité de soutien compte près de 4500 personnes, dont les écrivains Orhan Pamuk et
Yachar Kemal.
Réfugiée politique en France, Pinar Selek a enseigné à l'université de Strasbourg et mène
actuellement des recherches sur l'espace militant turc et les mouvements arméniens
de la diaspora à l'ENS Lyon. Son premier roman, La Maison du Bosphore, a paru aux
éditions Liana Levi en avril 2013 (Piccolo février 2015).
Site de l'auteur : www.pinarselek.fr

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